L'un des rares mérites du confinement que nous avons connu est de démontrer la réalité de la tromperie menée par Macron et la REM sur les chiffres du chômage et ce depuis 2017.
En effet à son arrivé au pouvoir en 2017 Emmanuel Macron a décidé de ne plus prendre comme référence pour les chiffres du chômage ceux publiés par Pôle Emploi. Qu'à la place il ne fallait que prendre en considération ceux publiés par l'INSEE et correspondant à la définition du chômage telle que définit par l'OIT.
La différence entre les chiffres de Pôle Emploi et ceux de l'INSEE consiste dans la prise en compte ou non des personnes qui n'ont pas d'emploi et qui ne font pas de démarches actives pour trouver un emploi. Autrement dit les pauvres et les exclus. Si Pôle Emploi les considère comme des demandeurs d'emploi ce n'est pas le cas de l'INSEE. Pour l'INSEE seuls ceux qui recherchent activement un emploi sont des demandeurs d'emploi.
Dès lors depuis 2017 par sa politique de précarisation violente du marché du travail Emmanuel Macron a réussi à augmenter de façon importance les demandeurs d'emplois découragés, les exclus, et donc paradoxalement de faire baisser le nombre de demandeurs d'emploi selon l'INSEE.
La crise des gilets jaunes et les avertissements des associations sur l'augmentation constante de la pauvreté et de l'exclusion n'étaient pas entendu. Tout les médias, pseudos experts économiques et corps constitués avaient adopté la réussite de Macron en matière de chômage et parlait même de retour au plein emploi d'ici deux ans, retour qui devait être le fait de la réforme sur l'assurance chômage qui permettait d'exclure encore et toujours plus de demandeurs d'emplois du marché du travail.
Cette tromperie consistant à multiplier les exclusions et la pauvreté pour faire croire à une baisse réelle du chômage en France aurait pu durer ainsi indéfiniment s'il n'y avait pas eu le confinement, confinement venant démontrer le mécanisme infernal mis en place.
Oui car alors qu'au deuxième trimestre 2020 l'emploi salarié a baissé, qu'il y eu plus de 800.000 personnes qui ont perdu leur emploi voilà que le taux de chômage lui a baissé au cours de la même période. Plus de chômeurs mais moins de chômage voilà bien le paradoxe qui éclate au grand jour de cette manipulation grotesque.
En effet pendant le confinement ceux qui ont perdu leur emploi n'en ont pas activement chercher un autre faute de pouvoir sortir et se déplacer. Dès lors tout ceux qui ont perdu leur emploi et qui ce sont retrouvés confinés ne sont pas comptés comme des demandeurs d'emploi faute d'avoir activement chercher un emploi à cause du confinement.
Les chômeurs confnés ne sont pas des chômeurs pour l'INSEES. Ils rejoignent la catégorie des exclus des statistiques à savoir les plus pauvres et précaires ceux qui ont quasiment renoncés à retrouver un travail. Une véritable tromperie, un mensonge d'Etat.
Espérons maintenant que les médias et les institutionnels vont se reprendre et vont se décider à redire la vérité sur la situation de l'emploi en France. A défaut le 12 septembre peut être le début d'un nouveau mouvement d'ampleur, celui de ceux que l'on exclu des statistiques et que l'on condamne à la misère pour faire croire que le chômage baisse.