Alors que le Conseil Consitutionnel étudie en ce moment la loi macronienne de censure d'internet force est de constater que la liberté d'expression est aujourd'hui totalement inexistante dans notre pays.
Plus précisément elle est réservée uniquement à quelques personnes scrupuleusement agréées par l'Etat et soumises aux diktats des prétendus chaînes de débats permanents et leurs "experts" (BFMTV, Cnews, LCI etc...).
Oui aujourd'hui en France seuls les pseudos chroniqueurs des chaînes d'information continue ont le droit de s'exprimer. Les autres n'en ont pas le droit.
L'exemple vient de la réaction totalement disproportionnée aux déclarations de Camélia Jordana qui a déclaré "Il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic et j'en fais partie".
Franchement mais rien de condamnable dans ces propos dans une France soumise en permanence à la violence policière contre les manifestants que ce soit des gilets jaunes ou des femmes manifestants contre les féminicides. Un pays où moins d'1 % des cas avérés de violences policières aboutissent à des sanctions. Un pays où un jeune homme peut mourir en 2016 asphyxié par des policiers sans que personne ne soit jugé. Un pays où l'usage et les tirs de LBD sont légaux et encouragés alors que de telles armes sont interdites dans la très grande majorité des pays civilisés. Un pays où un jeune homme qui se prend une matraque dans l'anus est accusée d'avoir bougé au moment de l'impact...
Bien entendu qu'il y a de quoi ne pas se sentir en sécurité face aux policiers aujourd'hui. Aujourd'hui dans une France quadrillée par les Benalla troopers de la mort qui évitent le moindre regroupement par la force et arrêtent à tour de bras les leaders des gilets jaunes.
Alors pourquoi Christophe Castaner dénonce de tels propos ? Pourquoi menace t il cette jeune femme de poursuites ?
Parce que justement c'est une jeune femme. Et pour Christophe Castaner une jeune femme cela va se faire draguer en boîte de nuit mais cela ne s'exprime pas. Surtout si elle est d'origine maghrebine. Depuis quand elles auraient le droit de parler et en public en plus. Déjà qu'elle ne porte pas le voile. Faut pas éxagérer.
Donc en France une jeune femme n'a pas le droit de dire qu'elle ne se sent pas en sécurité face à un policier. Que ce sentiment, car elle ne parle que d'un sentiment, est partagé par des milliers de jeunes françaises. Non elle n'en pas le droit. Elle n'a pas de liberté d'expression liberté uniquement accordée aux chroniqueurs agréés des chaînes de télévision permanentes.
Le pire c'est qu'avec la loi de censure d'internet vôtée par la REM elle n'aura même plus le droit d'exprimer ce sentiment sur les réseaux sociaux sous peine de censure et de sanction. Comme toutes les jeunes françaises aujourd'hui elles n'ont qu'un droit à savoir celui de se taire. De porter en permanence le niqab de la censure, ce niqab invisible qui est pourtant imposé à tous et à toutes sous le régime du dictateur Macron.
Une jeune femme n'a pas le droit de s'exprimer publiquement en France surtout si elle est d'origine maghrébine. La liberté d'expression est réservée uniquement à une minorité de chroniqueurs triès sur le volet par l'Etat.
Triste réalité pour ce pays qui est sensé être celui des Lumières....