Contraint sous la menace de traiter positivement de la généralisation de la PMA à toutes les femmes les médias ne cessent d'écrire que l'acceptation de cette généralisation est acquise dans la société et qu'il n'y a pas de débats. D'ailleurs à tous ceux qui dénoncent le fait de faire des enfants sans père on leur répond, études américaines à l'appui, que les enfants élevés sans père se portent mieux que les autres.
Aucun argument ne peut donc s'opposer à cet état de fait qui va être imposé par la force à toute la société française. On donne des droits nouveaux aux gens, en l'occurence à toutes les femmes, celles d'avoir un enfant.
Seulement parler ainsi de la PMA c'est tromper les français. En aucun cas la PMA ne va donner le droit d'avoir des enfants à toutes les femmes. Ce droit elles l'ont déjà il convient de le rappeler.
Hétérosexuelle, homosexuelle, seule ou en couple, moche ou belle, petite ou grande, maigre ou grosse, blanche noire ou cuivrée toutes les femmes vivant en France ont actuellement le droit d'avoir un enfant. Rien ne s'y oppose. La seule chose qu'elles doivent faire pour cela c'est copuler avec un homme. Avoir un ou plusieurs rapports sexuels avec un homme.
Et cela se fait déjà depuis longtemps (la nuit des temps) en ce compris dans la communauté LGBT où il existe même des sites de rencontres pour cela. Un gay va faire un enfant à une lesbienne et vont se partager la garde de celui-ci.
Donc en aucun cas la généralisation de la PMA consiste à donner le droit d'avoir des enfants à des femmes. C'est une mensonge. Il s'agit de donner et de financer aux femmes le droit d'avoir des enfants sans avoir l'obligation d'avoir des rapports sexuels avec un homme ! De faire supporter par la société par le biais d'une intervention médicale ce qui peut être fait naturellement !
Dans PMA c'est le "médicalement" qui est important. On va médicalement faire et payer ce qui peut se faire naturellement aujourd'hui.
Quel fondement peut-on donc donner à une telle extension à la PMA ? Puisqu'en aucun cas il ne s'agit de donner le droit à des femmes d'avoir des enfants et donc de combler une quelconque inégalité où se trouve le fondement d'une tel recours à la médecine ?
Le Conseil d'Etat lui même dans son avis insiste bien sur le fait qu'il s'agit d'une décision politique. D'un choix. Qu'il n'est pas question de résoudre une quelconque inégalité.
Dès lors la question est quel est le fondement de ce choix politique ? Pourquoi généraliser et financer une pratique médicale qui n'a aucun fondement thérapeuthique ? Pour quoi faire et financer médicalement ce qui peut être fait naturellement ?
Et la réponse à cette question n'est ni accessoire ni anecdotique elle est même fondamentale. En effet l'homo sapiens sapiens, espèce d'hominidé à laquelle nous appartenons tous aujourd'hui, a comme base la reproduction sexuée. Des hominidés nés en laboratoire, conçus médicalement, ne peuvent plus être considérés comme des homo sapiens sapiens. Ils sont une nouvelle espèce d'hominidé différente de celle des homo sapiens sapiens.
Bien entendu socialement, juridiquement on peut mentir et affirmer le contraire. Ecrire que tous sont égaux et ont les même droits. Mais génétiquement, biologiquement ce n'est pas vrai. Un hominidé conçu par procréation et un hominidé concu médicalement ne sont pas les même et cette différenciation va s'accentuer en fonction des générations suivantes puisque la transmission génétique d'un hominidé conçu médicalement sera différent d'un hominidé conçu par procréation sexuée.
Quel principe peut donc justifier que l'on créé ainsi une nouvelle espèce d'hominidé remettant en cause notre appartenance à tous à la même espèce ?
Ce serait bien que les intellectuels et les médias posent aujourd'hui les bonnes questions plutôt que de céder à la dictature actuelle et ce avant que le mal soit fait, que le texte soit adopté sans avoir donné les réponses aux questions soulevées par cette décision de faire médicalement ce qui peut être fait naturellement.