En réponse à votre lettre en date du 13 janvier 2019 relative à la mise en oeuvre d'un grand débat en France je vous demande de préciser qui va décider à l'issue de ce débat de ce qui est majoritaire ou non.
En effet vous dite qu'aucune question n'est interdite et qu'il y aura des désaccords entre vous et les français. Mais alors qui va départager ?
En effet si, comme cela a été annoncé, vous refusez de soumettre, par principe, des questions à un référendum nous sommes toujours dans le fait du Prince. De la peine de mort en passant par le mariage pour tous ou la PMA pour toute en passant par l'appartenance à l'union européenne si les questions ne sont pas posées ce débat ne sert à rien. En aucun cas il ne permettra de dépasser les malentendus nés de décisions imposées sans consultation de la population.
De même si on ne peut remettre en cause les réformes que vous avez imposé au peuple contre sa volonté et qui sont rejettés par le corps social (plafonnement des indemnités de licenciement et ISF) à quoi cela sert ce grand débat ?
Si vous ne vous engagez pas à poser toutes les questions au peuple par référendum en ce compris celles aui vous dérange et celles relatives à vos réformes cela ne sert à rien.
Par ailleurs vous qui avez personnellement bafoué le résultat du référendum de Notre Dame des Landes vous engagez vous à respecter le résultat d'un éventuel référendum même si ce résultat n'est pas conforme à votre volonté ? Je ne le pense pas. Mais j'attends cette précision.
J'attends donc de savoir qui va décider de ce qui sera retenu aux termes de ce débat à savoir : vous tout seul ou le peuple souverain par le biais d'un référendum à questions multiples dont les questions auront été retenues par une commission indépendante ?
Si c'est vous uniquement alors cela ne sert à rien. Ce n'est pas un grand débat mais une vaste opération de communication destinnée à vous maintenir au pouvoir et à de faire croire aux français que vous êtes le seul a avoir raison.
Aussi j'attends cette précision avant de décider si je participe ou non à ce que vous appelez la grand débat national.
Recevez Monsieur le Président l'expression de mes salutations les plus simples.
Gabdel.