Gérald Darmanin vient de déclarer à la Sorbonne : "Si nous ne voulons pas être dans le Brexit intérieur (...), nous devons tous intégrer et pas seulement expliquer, mais entendre et comprendre, ce que c'est de vivre avec 950 euros par mois quand les additions dans les restaurants parisiens tournent autour de 200 euros lorsque vous invitez quelqu'un et que vous ne prenez pas de vin".
En premier lieu on espère qu'il tient le même discours à ses collègues du gouvernement qui se sont octroyés des hausses de revenus de 25 à 50 %. Benjamin Griveaux et Marlène Schiappa peuvent ainsi déjeuner tous les jours au restaurant avec les vins.
En second lieu il est bon de rappeler au jeune Moussa (deuxième prénom de Géral Darmanin) qu'il peut toujours venir déjeuner à Tourcoing, ville où il est premier adjoint au Maire, ou à Valenciennes, sa ville natale, pour y déguster une spécialité locale (kebab, couscous, tajine) qui lui rappeleront la cuisine familiale et qui lui couteront bien moins cher.
En troisième lieu il est bon de lui rappeler qu'il est le Ministre de l'action et des comptes publics et qu c'est lui qui fait voter les taxes sur les carburants qui fait sortir les français dans la rue. Il ne tient qu'à lui, ainsi qu'à Mr Le Maire qui s'est toujours prétendu de droite et contre les impôts, de supprimer la hausse de la taxe sur les carburants. Qu'il mette ses actes en conformité aves ses paroles et le pays ne s'en portera que mieux.
En quatrième lieu c'est quoi un 'brexit intérieur" ? N'est ce pas la version bobo technocratique de rupture avec la population donc de révolte voir de révolution ?
Bien sur que si. En annonçant qu'il craint un "brexit intérieur" Gérald Darmanin voit bien que ce qui se passe va au-dela d'une simple jacquerie et qu'un mouvement beaucoup plus profond est dangereux est en marche tel un rouleau compresseur.
D'ailleurs on peut noter que la Préfecture de Paris en choisissant le Champs de Mars comme lieu de réunion des "gilets jaunes" verse aussi dans la référence révolutionnaire.
Car samedi, tout comme il y a 227 ans, l'Elysée lâchera ses Benallas pour provoquer des incidents et une répression de la garde nationale, pardon des CRS, campés tout autour du dit Champs de Mars sera mise en oeuvre pour réprimer ce mouvement.
A ce titre que les manifestants ne cherchent pas à fuir par les égouts, on peut y attraper des maladies de peau incurables...
La monarchie républicaine d'Emmanuel Macron est bien dans le collimateur des gilets jaunes qui, comme il y a 227 ans, vont se rendre sur le Champs de Mars pour signer la pétition contre la politique de Macron et de réclamer un référendum.
Signé:
L'ami du peuple (sans la baignoire).