Même si bon nombre de français ne se posent plus de questions sur les motifs de la grève à la SNCF du fait du lavage de cerveau mené par les médias et notamment BFMTV, il reste quelques résistants (oui, oui l'esprit de résistance salué par Emmanuel Macron) pour se poser les bonnes questions.
Dans le domaine de la circulation des trains de voyageurs la question qui se pose mais pourquoi donc ouvrir à la concurrence ce secteur d'activité ?
Ce n'est pas à cause de l'Europe. Les honorables membres de la secte de la REM et deBFMTV ne cessent de la clamer haut et fort. Ce n'est pas parce qu'une directive européenne de 2015 contraint à l'ouverture de la concurrence le secteur du voyage ferroviaire que le grand maître Emmanuel Macron a décidé de le faire. C'est Emmanuel Macron le grand sachem de l'Europe et personne d'autre.
Ce n'est pas non plus en raison de la dette de la SNCF puisque la SNCF est redevenue bénéficiaire.D'ailleurs rappelons que depuis que le Dalaï Macron Maître de tout ce qui vit a été élu l'ensemble des déficits se résorbe, l'argent rentre à flot dans les caisses de l'Etat, le chômage est résolu et nos jeunes chantent et dansent de joies dans nos universités. Si si c'est BFMTV qui le clame 24h sur 24.
Ce n'est surement pas pour l'amélioration du service. Les parisiens ont pu apprécier la catastrophe de l'ouverture à la concurrence du marché des vélibs et la privatisation des amendes pour stationnement interdit. C'est un tel marasme que la Mairie de Paris a été obligé de porter plainte pour escroquerie contre la société qui verbalise les stationnements interdits.
Mais alors pour quel motif faut il absolument ouvrir à la concurrence le trafic ferroviaire des passagers ?
Tout simplement pour augmenter les revenus de nos chers élus locaux. En effet qui dit ouverture à la concurrence dit appel d'offre. Qui dit appel d'offre dit lobbying donc petits cadeaux et petites intentions plus ou moins onéreuses et plus ou moins légales pour nos chers élus. Donc augmentation indirecte des revenus et du train de vie de nos élus.
Mais qui dit appel à la concurrence dit choix du moins disant, donc le moins cher comme pour les vélibs à Paris, et donc des économies pour la collectivité qui paie. Economies permettant aux collectivités de financer les augmentations de salaire que les élus s'adjugent plusieurs fois au cours de leur mandat. C'est d'ailleurs par tradition la première des dispositions adoptées par une collectivité fraichement élue, l'augmentation de la rémunération de ses membres.
C'est aussi simple que cela. Si le gouvernement décide d'ouvrir à la concurrence le trafic ferroviaire c'est pour calmer les élus locaux qui perdent bon nombre de leurs circuits de financement et de clientèles privilégiés avec la baisse des dotations de l'Etat et la future transparence sur l'attribution des logements sociaux devant être adopté en juin au Parlement.
Par pitié coupez BFMTV et n'écoutez plus les scientologues de la REM répétant en boucle le message écrit pour eux par les communiquants d'Emmanuel Macron et remettez vous à penser. A penser et à vous poser des questions, les vrais questions. Celles qui peuvent vous éviter bien des déconvenues à très court terme.