Au moment où le retraité Bertrand delanoë annonce son ralliement à Emmanuel Macron au motif que le programme de Benoit Hamon serait catastrophique il est bon de se pencher sur l'ersatz de programme d'Emmanuel Macron.
En ce jour de revendication des femmes pour l'égalité salariale commençons donc par la conception du dialogue social selon Emmanuel Macron tel que décrit sur son site"En Marche !".
"Nous proposons que, dans le cadre de principes définis par la loi, les règles qui régissent le quotidien des salariés soient fixées au plus près de là où ils travaillent, dans l’entreprise.
Demain, les rôles respectifs de la loi, de l'accord de branche et de l'accord d'entreprise seront redéfinis. Les acteurs de la négociation collective, en particulier les syndicats de salariés, verront leur place renforcée. Les négociations à l’échelle de l’entreprise, ou à défaut les accords conclus au niveau de la branche, seront privilégiés."
Autrement dit Emmanuel Macron propose purement et simplement la suppression de fait des Conventions Collectives destinées à ne s'appliquer qu'à défaut d'accord d'entreprise applicable dans l'entreprise en question.
Prenonc un exemple simple. Une Convention Collective prévoit que dans un secteur déterminé les 25 décembr et 01er janvier soient des jours fériés et chômés. Ce qui n'est pas le cas dans la loi seul le 01er mai étant, dans le Code du Travail, obligatoirement chômé. Et bien aujourd'hui cette disposition s'applique à toutes les entreprises de la branche consernée par la dite Convention Collective ce qui guarantie à l'ensemble des salariés de toutes les entreprises de cette branche les mêmes droits. Mais, demain, si Emmanuel Macron est élu, ce ne sera plus le cas. Une entreprise pourra poposer à ses salariés de travailler les 25 décembre et 01er janvier malgrè la Convention Collective en échange de l'embauche de 15 CDD à temps partiel ou de l'ouverture d'une crêche d'entreprise. L'accord signé l'entreprise pourra donc travailler les 25 décembre et 01er janvier et contraindre les autres entreprises du secteur à faire pareil pour rester compétitives. Dès lors il y a suppression de fait des jours fériés des 25 décembre et 01 er janvier dans la branche ou le secteur en question puis dans l'ensemble de l'économie.
Promouvoir l'accord d'entreprise au détriment de la Convention Collective comme le propose Emmanuel Macron cela signifie une suppression massive d'avantages pour les salariés à commencer par les salaires minimas de branche et les grilles de salaire !
Et oui. Dans de nombreuses branches d'activité il existe des salaires minimas supérieurs au SMIC et des grilles de salaire fixant la rémunération minimale des salariés selon leur poste et/ou leur ancienneté. Permettre à une antreprise de déroger à ces minimas c'est, inévitablement les rendre caducs chaque entreprise du sceteur considéré devant lui même renoncer à ces minimas pour rester compétitif.
A ce titre les plus menacés sont les cadres, puisque minoritaires dans une entreprise, et à la merci d'un vote majoritaire des autres salariés pour leur supprimer nombre d'avantages, dont le salaire minimal.
C'est bien pour cela que l'on ne comprend pas bien pourquoi justement les cadres sont présentés comme les plus fervents soutiens d'Emmanuel Macron. Sauf à considérer qu'ils n'ont pas bien compris le sens du programme d'Emmanuel Macron ou qu'ils se croient trop indispensables pour ne pas subir de baisse d'avantages et de rémunérations par accord d'entreprise.
Et oui avant de voter Emmanuel Macron il s'agit de bien lire ce qu'il propose pour ne pas s'en mordre les doigts comme avec François Hollande.