L'élection présidentielle qui se déroule actuellement offre le spectacle d'une classe politique qui ne cesse de se renier et qui annonce un pays totalement ingouvernable et incontrolable.
D'un côté on a les participants à la primaire de la gauche, en ce compris des élus socialistes, qui reviennent sur leur parole donnée de soutenir le candidat vainqueur de la primaire et qui lâche Benoit Hamon. De l'autre on a le candidat dit des "Républicains" qui revient sur son annonce qu'il ne serait pas candidat s'il été mis en examen et va même jusqu'à créer un climat insurrectionnel dans le pays en criant au complot et en faisant défiler ses troupes à Paris.
Au milieu on a un candidat "En marche" qui, du jour au lendemain, quand ce n'est pas d'une heure à l'autre, annonce le contraire de ce qu'il vient de dire ou d'annoncer, montrant à chaque instant que la parole publique n'a plus aucune valeur.
A ce stade il est temps de se poser la question de la légitimité, donc de l'autorité, que va pouvoir avoir le futur Président de la République compte tenu du discrédit que l'ensemble des candidats et de la classe politique donne à cette élection.
A droite le reniement de la parole donnée par François Fillon éclabousse l'ensemble de la classe politique et des électeurs de droite. Car François Fillon est le candidat qui, a ce jour, a reçu le plus de parrainages de la part d'élus. Donc les élus approuvent le reniement de la parole donnée en public par un élu. Pour eux c'est normal et légitime.
Idem pour tous ceux qui vont manifester pour François Fillon ce dimanche. Pour eux il est normal que François Fillon revienne sur ce qu'il s'est lui même engagé à faire à savoir se retirer de la présidentielle s'il été candidat. Celui qui se dit catholique pratiquant va devenir un "défroqué" de la République, autrement dit un homme qui renonce aussi vite à se voeux et engagements qu'il n'a pris de temps pour les prononcer.
Idem du côté du parti socialiste et de ses alliés, comme François de Rugy et le Parti Radical de Gauche, qui reviennent sur leur engagement écrit de soutenir le vainqueur de la primaire à laquelle ils sont pourtant participé. En remettant en cause la légitimité de la vainqueur de Benoit Hamon c'est tout le processus démocratique qu'ils remettent en cause en ce compris l'élection du Président de la République.
Et tout ces parjures vont se précipiter derrière l'inconnu Emmanuel Macron qui, de ce fait, va se retrouver à la tête d'une coalition de parjures et de menteurs professionnels le privant de toute crédibilité et légitimité déjà pour le second tour puis comme éventuel élu.
Oui car à partir du moment où des élus ou des partis ne respectent pas le vote des français, comme c'est l cas avec le résultat de la primaire de la gauche, pourquoi ceux ci iraient voter contre Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle ? En quoi seuls les élus seraient dispensés de discipline électorale ? Aucune raison que les français eux même ne suivent pas les consignes de votes du second tour adoptant la même attitude que leurs candidats.
On ne peu dire aujourd'hui qui sera élu Président de la République en mai prochain. Mais ce que l'on peu dire aujourd'hui c'est que cet élu n'aura qu'une faible légitimité et autorité du fait du discrédit de la parole politique dont l'ensemble des élus se rend coupable aujourd'hui et ce sans retenus.