Comme chacun l'a parfaitement compris aujourd'hui il n'y avait pas physiquement à Nice sur la Promenade des Anglais le 14 juillet 2016 l'ensemble des policiers nationaux qui étaient sensés assurer la sécurité sur la dite avenue. Conséquence logique de l'annonce par François Hollande lui même de la levée de l'état d'urgence et donc de la mise en œuvre de moyens réduits pour sécuriser les regroupements public.
Le problème c'est que justement du fait de cette annonce de l'allégement des mesures de sécurité par le Chef de l'Etat le 14 juillet 2016 devant la presse française et la télévision il ne faut surtout pas que la vidéo surveillance de Nice démontre l'absence de policiers nationaux les 14 juillet 2016 le jour du massacre sur la Promenade des Anglais. C'est la parole et la responsabilité du Président de la République qui sont en jeu.
Et si tout repose sur les vidéos prises par les caméras de vidéo surveillance c'est parce que le journal Libération, journal proche du parti socialiste, a remis en cause la présence physique et réelle de policiers nationaux au moment de l'arrivée du camion sur la Promenade des Anglais. Accusations portées par le journal Libération ce qui exclut la polémique politique que tente de mettre en avant Manuel Valls impliqué en premier lieu dans cette absence de policiers nationaux.
Du fait de ces accusations portées par le journal Libération et confortées par une policière municipale de Nice tout repose sur l'analyse des vidéos prises par les caméras de vidéo surveillance et sensé être faite par la justice dans le cadre de l'instruction ouverte suite au massacre de Nice.
D'ailleurs le Garde des Sceaux Jean Jacques Urvoas l'a rappelé ce matin à la radio, tout en faisant croire que cette instruction serait indépendante et objective et donc l'analyse des vidéos transmises également ce qui est très peu probable.
En effet si comme le Ministre de la Justice le prétend une instruction est en cours pour le massacre de Nice comment justifier qu'un témoin, en l'espèce la policière municipale de Nice, soit l'objet d'une plainte en diffamation par le Ministre de l'Intérieur ? Depuis quand est il légal de faire pression sur les témoins pour les empêcher de déclarer ce qu'ils ont réellement vus ou pas vus ? C'est quand même extraordinaire que tout le monde trouve normal de faire ainsi pression sur un témoin direct de ce qui c'est passé le 14 juillet 2016 sur la Promenade des Anglais à Nice.
Que dire de la décision assumée et revendiquée par le Garde des Sceaux d'ordonner la destruction des vidéos prises par les caméras de surveillance de Nice et encore en possession du Centre de Surveillance de Nice alors que l'instruction ne fait que commencer. Alors donc que l'on ne peut pas être sur que le les juges d'instruction ne demanderont pas à voir d'autres vidéos ni même qu'il soit nécessaire de demander de nouveau les images en cas de pertes de celles transmises voir d'effacement par erreur, comment expliquer cette demande en tout début d'instruction de détruire des sources de preuves potentielles et avérées des faits ? On a jamais vue ça. Comment peut on trouver normal la volonté de détruire des sources de preuves potentielles en tout début d'instruction?
Enfin le refus catégorique du gouvernement qu'une Commission d'Enquête Parlementaire soit mise en place pour enquêter justement sur la réalité des moyens mis en œuvre par le gouvernement pour sécuriser la Promenade des Anglais le 14 juillet atteste du refus par le gouvernement que d'autres images que celles officiellement remises par la police du Ministre de l'Intérieur à la justice soit vues et expertisées de façon indépendante.
Accusations par un journal proche du parti au pouvoir, pression sur les témoins, demande directe et formelle de destruction des sources de preuves, refus d'une Commission d'Enquête Parlementaire, tout prouve que les vidéos
Mais on a bien compris que les images qui seront analysées par les experts désignés par les juges d'instruction et transmises par les policiers du Ministère de l'Intérieur révéleront la présence de policiers nationaux au moment de l'arrivée du camion le 14 juillet 2016 car même si Peter Jackson et Georges Lucas sont hors de prix et étrangers à tout cela les images auront eu le temps de faire un crochet par les studios de Luc Besson qui a bénéficié de plus de 30 millions d'euros d'aides publiques directes et indirectes pour son film "Valérian et la Cité des milles planètes" et qui est un modèles d'effets numériques et de manipulation d'images...