Les sondages actuels et la mabilisation dans la rue montrent que la majorité des français est encore et toujours hostile à l'adoption de la loi El Khomri. De même il est établit qu'aujourd'hui une majorité de députés (frondeurs + républicains et FN) sont opposés à l'adoption de cette loi.
Et pourtant cette loi a toutes les chances d'être adoptée début juillet 2016 par le biais de menaces faites sur les députés socialistes contre ce texte attestant ainsi de sa dimension anti démocratique et anri constitutionnelle.
En effet le Parti Socialiste vient d'adopter une motion aux termes de laquelle tout député socialiste qui déposera ou votera une motion de censure contre le gouvernement s'exposera à des sanctions pouvant aller jusqu'à l'exclusion du parti. En même temps il annonce que le parti socialiste va organiser une primaire en vue de la désignation de son candidat à la préidence de la République début 2017.
Autrement dit le député socialiste qui osera déposé ou voté une motion de censure contre le gouvernement sera exclut du parti et donc non seulement privé d'investiture par le parti mais aussi exclut du processus de la primaire que ce soit our son compte ou pour soutenir un candidat à la dite primaire.
C'est vraiment une menace directe et anti démocratique portée contre des députés, menaces rappelant celle du 23 juin 1789 et ayant abouti à l'adoption du statut d'inviolabilité des députés et la phrase de Mirabeau : "Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes".
Nous sommes donc bien devant une situation anti démocratique et anti constitutionnelle où une loi va être adoptée par des députés soumis à une menace et une contrainte incompatibles avec leur statut de députés.
Car ce qui va être en cause début juillet ce ne sera pas l'article 49.3 de la Constitution en lui même, mais la validité de l'adoption d'une loi alors que des menaces et contraintes pésent sur des députés au moment de l'adoption de cette loi.
C'est bien un cas de conscience démocratique qui va dons se poser au Conseil Consitutionnel. Peut on valider une loi adoptée par des députés alors que plusieurs d'entre eux ne sont pas libres de leur vote en raison de menaces et de contraintes pesant sur leur avenir et leur carrière ou doit on la censurer ?
La réponse sera d'importance. Si la loi est validée le régime français bascule dans le régime présidentiel le plus fort et perd sa dimension démocratique laissant, de nouveau, l'ensemble du pouvoir législatif aux mains d'un homme seul. Situation qui a toujours aboutit dans l'histoire par une révolution et un bain de sang.
La question de la démocratie en France c'est maintenant qu'elle est posée.