Avec la loi donnant la possibilité aux entreprises de faire travailler leurs salariés 12 heures par jours et 60 heures par semaines sous peine d'être licencié sans motif contre un chèque de 3600 euros les socialistes quittent définitivement le camp de la gauche pour devenir libéral.
Autrement dit quelque soit le candidat à la présidentielle soutenu par la parti socialiste il ne sera pas un candidat de gauche mais de droite, de la droite libérale.
Si la gauche ne veut pas disparaitre dans ce que Christiane Taubira appel elle même la "droitisation" de la politique en France elle doit se mobiliser pour avoir un candidat à l'élection présidentielle faute pour elle de disparaitre définitivement du champ politique français.
Faute de candidat de gauche il n'y aurait donc que des candidats de droite au premier tour de l'élection présidentielle et Marine Le Pen seule vote contestataire possible contre cette politique libérale imposée à tous par Bruxelles.
Cela va être d'autant plus important si François Hollande se présente car personne ne lui pardonnera sa trahison consistant à se faire élire comme homme de gauche et d'appliquer une politique de droite et donc sans aucune chance d'être élu voir même de passer le premier tour.
Aux fins d'éviter un second tour entre le candidat libéral des Républicains et Marine Le Pen il est donc primordial d'avoir un candidat qui représente la gauche à ce premier tour.
Mais attention. Il en faut un et pas plusieurs sous peine d'émiettement façon "puzzle" synonyme de disparition aux législatives qui suivront. Que ce soit le Parti Communiste ou les autres partis de gauche et même les verts leur erreur est de croire, comme en 2012, qu'ils ne peuvent exister que s'ils ont un candidat au premier tour de l'élection présidentielle. C'est une erreur car cela aboutit en réalité à faire un faible score au dit premier tour, à plomber les finances des partis en question et surtout à enclencher une dynamique pour les législatives qui suivent immédiatement l'élection présidentielle.
Pour que la gauche survive à 2017 il est indispensable qu'elle se regroupe derrière un candidat ou un(e) candidat(e) unique pour enclencher une dynamique leur permettant ensuite de se présenter en force aux législatives qui suivront la présidentielle.
Jean-Luc Mélenchon a bien compris cette nécessité et n'a pas hésité à se proposer comme ce candidat unique de la gauche avec son site JLM 2017 : www.jlm2017.fr .
Les frondeurs socialistes, autrement dit ceux qui se prétendent de gauche comme les partisans de Martine Aubry, vont d'ailleurs devoir se positionner. En effet la question ne va plus être, pour ces députés, de craindre de perdre leur poste par une éventuelle dissolution ou un refus d'investiture du parti mais de ne pas être réélu du fait de la défaite annoncée de François Hollande à la présidentielle.
Que vont ils donc faire pour éviter la débâcle annoncée pour 2017 ? Se rallier à Jean-Luc Mélenchon ou faire appel à un ticket Montebourg-Aubry pour incarner un socialisme de gauche, historique et légitime ?
C'est ce que l'on va savoir dans les semaines qui viennent.