Grâce au Front National, qui a lancé une pétition sur l'injustice fiscale imposée aux retraités par l'Etat, le gouvernement tente, aujourd'hui, de faire croire, qu'il va atténuer cette politique et rembourser les plus modestes d'entre eux.
L'expression "tente de faire croire" est importante car de sérieux doutes existent sur la possibilité légale de revenir sur une politique initiée en 2008 par l'UMP, renforcée et confortée par le Parti Socialiste depuis 2012, validée par le Conseil Constitutionnel et déjà programmée pour être renforcée avec le malus sur les retraites complémentaires.
Comme il est en effet expliquer aujourd'hui c'est l'UMP qui, en 2008, a décidé de faire payer la crise par les retraités en gelant les retraites et en supprimant la demi part supplémentaire accordée aux veuves ayant élevé des enfants et dont la suppression devait se faire progressivement sur plusieurs années.
Cette suppression de la demi part progressive a donc été validé par le Conseil Constitutionnel qui ne défend plus les droits et libertés de personnes depuis longtemps. Surtout, comme sa disparition est progressive elle est donc mentionnée chaque année dans la loi de finances et votée à chaque fois par les députés en ce compris les députés socialistes depuis 2012.
Gouvernement socialiste qui a d'ailleurs repris cette politique structurelle anti retraités en maintenant le gel des retraites, en augmentant la CSG, en confirmant la retraite à 62 ans.
Le gouvernement a ajouté à cette politique anti retraités une politique anti famille basée sur une baisse généralisée du quotient familial et une suppression des allocations familiales pour de nombreuses familles.
L'Etat a décidé depuis plusieurs années de faire payer la crise par la veuve et l'orphelin dans le but d'exonérer les plus riches de leurs obligations fiscales. Politique reprise et accentuée par le parti socialiste.
Le gouvernement de Manuel Valls qui tente de parer au plus pressé aujourd'hui a déjà programmé une accentuation de cette politique et même son élargissement à une nouvelle population à savoir les demandeurs d'emploi agés.
Ainsi tout le monde a entendu que le gel des retraites complémentaires pour deux ans encore vient d'être acté. De même la taxe CFDT - CFTC de 10 % qui va être prélevée sur les retraites complémentaires de ceux qui prennent leur retraite à 62 ans. Les retraites principales ne seront pas augmentées non plus.
Ce qui va achever les retraités c'est la réforme des allocations logement que les socialistes vont encore imposer par la force dès les élections passées. Avec moins d'allocations logements de nombreux retraités en situation précaire vont se trouver en difficultés et susceptibles d'être expulsés ou de mourir de faim pour payer leur loyer.
Réforme de l'allocation logement qui va toucher les retraités, mais aussi les familles (autre ennemie du parti socialiste) et les chômeurs notamment âgés et de longue durée auxquels le gouvernement a décider de s'en prendre aujourd'hui.
Dans la logique de prendre aux plus faibles et aux plus démunis pour exonérer les plus riches les courageux socialistes ont décidés de s'en prendre aux demandeurs d'emploi âgés ou de longue durée. Ainsi, après avoir formés et lâchés dans la nature les agents de la mort de Pôle Emploi au nom du contrôle renforcé le gouvernement va valider une convention d'assurance chômage qui va baisser le montant des indemnisations chômages, en diminuer la durée et les rendre de nouveau dégressives.
Le but est, encore une fois, de prendre aux plus modestes pour donner aux plus riches.
Cette politique est commune aux élus socialistes et Républicains avec peu de variantes. Les Républicains s'en prennent plus directement et plus ouvertement aux demandeurs d'emploi et aux allocataires du RSA, les socialistes plus aux familles.
Mais tous sont d'accord avec cette politique structurelle anti retraités et anti familles imposée par l'Europe et l'Allemagne au nom de la compétitivité économique, l'Allemagne ayant depuis longtemps sacrifié les retraités et les familles au point de devoir provoquer la plus grande vague migratoire que l'Europe ai connu pour compenser son absence de natalité.
A voir si les retraités, les familles, les demandeurs d'emploi et, plus généralement les français, vont voter pour la poursuite de cette politique de racket de la veuve et de l'orphelin en faveur des plus riches.