Je ne suis pas féministe et n'aime pas les mouvements féministes loin s'en faut. Cependant, la maltraitance institutionnelle actuelle à l'encontre des femmes oblige à réagir face à tant d'injustice.
Injustice car il est de plus en plus évident que ce sont les femmes les principales victimes des effort demandés à la population pour sortir de la crise.
Cela a commencé avec les veuves condamnées à la mort fiscale par Nicolas Sarkozy avec la suppression de la demi part supplémentaire pour les veuves ayant élevé des enfants. C'est vrai qu'une veuve qui a élevé des enfants cela ne sert plus à grand chose. Donc on massacre fiscalement. Cette politique anti veuve a été reprise et accentuée par le parti socialiste qui en plus de cette suppression de la demi part supplémentaire a gelé les retraites pour que les veuves sentent bien qu'elles ne servent à rien et qu'elle doivent payer pour tout le monde.
Et c'est toujours le cas aujourd'hui où le parti socialiste clame sur tous les toits qu'il ne rétablira pas la demi part supplémentaire pour les veuves qui ont des enfants.
Les partenaires sociaux ont repris à leur compte cette politique anti veuve et anti vieille en gelant les retraites complémentaires. Les veuves sont devenues des êtrs de seconde zone à qui on ne doit laisser que ce qu'il faut pour subsister et pas plus.
Mais aujourd'hui ce n'est plus seulement aux veuves que l'on s'en prend mais aussi et surtout à ce nouvel ennemide la croissance et de l'économie, à savoir la mère de famille.
Ainsi le gouvernement a instauré un gel des prestations familiales et une baisse du quotient familial pour bien montrer aux femmes que devenir une mère de famille était aujourd'hui un handicap. Que c'était mal vue par la société. Surtout celle qui ose prétendre à une famille nombreuse. Qu'elle horreur.
Le législateur avec la loi sur le travail le dimanche et de nuit et les partenaires sociaux amplifient encore ce désaveu d'Etat contre la mère de famille. La femme qui fait des enfants assument. Elle n'a plus droit aux dimanches et aux soirées avec ses enfants. D'ailleurs on voit ici que la victime privilégiée de toutes ses réformes c'est la mère isolée. Celle qui prétend élever seul son ou ses enfants. Mais qu'elle horreur. Qu'elle se débrouille pour faire garder ses enfants le dimanche ou le soir.
Avec la réforme des retraites compléemntaires et le malus de 10 %, alias l'impôt CFTC-CFDT, pour ceux qui vont oser prendre leur retraite à 62 ans sans avoir tous leurs trimestres, c'est encore plus flagrant. Chacun sait que les femmes n'ont pas toujours des carrières complètes du fait justement de leurs maternités et surtout ce sont elles quis ont le plus souvent à temps pariel donc avec dèjà une retraite moindre.
Mais peu importe. Les femmes ont voulu l'égalité et elles vont l'avoir. L'égalité dans la pénibilité et la précarité et même l'inégalité sociale instituée surtout pour les mères isolées.
D'ailleurs au moment où la Chine annonce qu'elle met fin à sa politique de l'enfant unique la France elle lance la politique de "l'enfant de vieux" ou "enfant éprouvette'"pour tous. Autrement dit une politique de dissuasion de faire des enfants pour les femmes avant 40 ans dans le but de limiter ainsi le nombre d'enfants mais aussi de favoriser le développement d'une économie de la conception car à partir de 40 ans il est plus difficile d'avoir naturellement un enfant. Mais la France vient d'autoriser les femmes à faire congeler leurs ovocytes pour leur garantir une procréation médicalement assistée au moment où elles voudront avoir leurs enfants.
La congélation d'ovocytes ayant un cout cela permet aussi de réserver la procréation à la bourgeoisie et aux plus riches, les plus pauvres devant souffrir de plus en plus s'ils osent avoir un ou des enfants.
Non le gouvernement et les partenaires sociaux n'aiment pas les femmes. Surtout ils détestent les mères de famille et surtout les mères isolées qui sont un fléau pour la croissance et l'économie. Il n'est plus question pour les femmes d'avoir un enfant si elles le veulent et quand elles le veulent mais il est question d'avoir un enfant si la société le veut et au moment décidé par la société.