L'UMP est clairement en danger de disparition et celle-ci pourrait avoir lieu juste après les départementales.
Les signes sont d'ailleurs très nets. Une fuite des électeurs comme l'atteste la législative partielle du Doubs, mais aussi une fuite des candidats et élus vers le Front National comme le démontre les candidatures aux élections départementales.
Pourquoi une telle désaffection ? Tout simplement parce que l'UMP perd sa raison d'être à savoir celle de s"opposer au gouvernement. Ors, l'UMP ne cesse de saisir toute les occasions pour, en réalité, conforter le gouvernement de Manuel Valls et s'occuper uniquement de l'élection présidentielle de 2017.
A ce propos d'ailleurs l'adoption de la loi Macron prévue mardi à l'Assemblée Nationale va marquer le point d'orgue de cette alliance de fait entre l'UMP et le PS de Manuel Valls qui déplait tant à de nombreux électeurs et élus de droite.
Oui car comme le démontre le dédain avec lequel Emmanuel Macron traite les "frondeurs" du parti socialiste la loi sera adoptée mardi par une minorité d'élus PS et un nombre conséquent de voix UDI et UMP donnant la majorité à ce texte dont personne ne veut.
Ainsi il sera fait la démonstration que l'UMP n'est pas un parti d'opposition, qu'il n'est pas "l'opposant" premier au gouvernement et que seul le Front National représente la véritable opposition au gouvernement.
Après ce vote, l'UMP sera donc totalement discrédité aux yeux d'une bonne partie des électeurs de droite (dont les professions libérales) qui ne lui pardonneront pas d'avoir laissé voté cette loi qu'ils détestent tant. Aussi l'UMP sera clairement et durement sanctionné au cours des élections départementales du mois de mars 2015.
Et ensuite ? Ensuite l'UMP qui va imploser et disparaitre. Les partisans de Nicolas Sarkozy vont se placer dans le successeur de l'UMP avec un nouveau nom et Alain Juppé va s'en éloigner pour rejoindre François Bayrou et représenter ainsi un "ticket" centriste pour l'élection de 2017 Jupé Président et Bayrou Premier Ministre.
La mission de Nicolas Sarkozy sera alors de représenter une droite "dure" et "ultra nationaliste" face à Marine le Pen, le but étant même de la supplanter dans ce créneau.
Pas sur du tout que Nicolas Sarkozy y parvienne. Il va lui manquer des moyens financiers, moyens dont l'UMP déjà surendettés sera privé en partie après l'échec aux départementales.
Tout ceci profite évidement à François Hollande qui lui ne voit personne fédérer sur sa gauche et capable de faire imploser le parti socialiste. A moins qu'Arnaud Montebourg revienne en politique soutenu par Benoit Hamon et Marine Aubry en se présentant comme le sauveur d'une gauche souverainiste orpheline de Jean-Pierre Chevènement et d'un vrai leader au parti communiste.
On verra en juin si Arnaud Montebourg se rapproche de nouveau du parti socialiste ou non à moins qu'il ne prenne le contrepied de tout le monde et prenne la présidence du Parti Radical de Gauche en remplacement de "papy" Baylet pour se démarquer nettement du parti socialiste tout en s'affichant à gauche.
Ce qui est sur c'est que le vote de mardi de la loi Macron sera lourd de conséquences pour la suite de la vie politique française, surtout pour l'UMP qui joue sa survie sur ce vote.