On ne se fait aucune illusion sur la future loi Macron, elle sera votée par l'Assemblée Nationale.
Emmanuel Macron et Manuel Valls savent très bien que ce n'est qu'une question de prix, pour des députés sans états d'âmes qui ne pensent qu'à conserver leurs postes et leurs comptes à l'étranger.
Donc non l'enjeu n'est pas du tout là. L'enjeu est de prendre les électeurs socilaistes et de gauche pour des "cons" et leur faire admettre que faire travailler des salariés le dimanche est conforme aux valeurs de gauche, que c'est une mesure de progrès social évidente.
Et donc Emmanuel Macron et Manuel Valls ont mis au point l'argumentaire destiné à faire croire que travailler le dimanche est un faveur pour les salariés.
Ainsi, le travail du dimanche est conforme aux valeurs de la gauche dès lors qu'il est volontaire et payé plus.
Sauf que le volontariat n'existe pas dans les faits et que les commerçants et les entreprises ne veulent pas de compensation salariale pour ouvrir le dimanche.
Pour ce qui est des compensations financières le PDS de Carrefour a été très clair. il est contre l'ouverture des hypermarchés le dimanche parce qu'il faudra payer plus les salariés, en revanche il est pour l'ouverture des franchises alimentaires (carrefour express ou city) dispensées de contreparties salariales obligatoires.
C'est clair et c'est bien pour cela que le projet de loi Macron dispense de toute contrepartie au travail du dimanche les entreprises de moins de 20 salariés. Cela signifie que même dans l'ameublement et le bricolage où les magasins sont franchisés les contreparties disparaitront au prix d'une maitrise de l'effectif à 20 salariés.
On peut d'ailleurs soulever la contradiction consistant à contraindre les partenaires sociaux à négocier sur les seuils sociaux source de blocage pour en ajouter de nouveau par la loi. Ainsi une enseigne de meubles ou de bricolages qui aura 20 salariés ne voudra pas recruter un 21è pour ne pas avoir à donner des contreparties obligatoires aux salariés ou à devoir fermer le dimanche.
Le travail du dimanche volontaire et payé double est un mythe et un contre sens économique. Il n'existera donc pas quoi que peut bien faire croire les Macron, Valls et compagnie.
Que dire du prétendu volontariat qui n'a jamais existé et qui n'existera jamais. A partir du moment où l'employeur est libre de faire de l'acceptation du travail du dimanche un critère de sélection à l'embauche il n'y a aucune possibilité réelle de volontariat. D'ailleurs un demandeur d'emploi peut et pourra d'autant plus être radié s'il refuse de répondre à une annonce dans laquelle il est spécifié qu'il faut travailler le dimanche, peu importe que ce soit une jeune mère isolée qui n'a personne pour garder ses enfants ou un(e) quinquagénaire n'ayant personne pour s'occuper de sa mère ou de son père invalide.
De la même façon à partir du moment où la loi autorise les employeurs à proposer une rupture conventionnelle de leur contrat de travail aux salariés qui refusent de travailler le dimanche comment refuser ? Si vous refusez on vous fait comprendre que l'on ne veut plus de vous. Que de toute façon vous serez licencié avec la prochaine charrette puisque la même li Macron va faciliter les licenciements économiques collectifs en permettant à l'employeur de choisir librement les critères déterminant le choix des personnes licenciées, critères strictement limités à l'entreprise et non plus au groupe. Il n'y a donc bien aucun volontariat.
Il n'y a que de l'exploitation de la misère humaine et du malêtre social devenu ainsi valeur de gauche.
Chaque élection partielle montre que les français ne sont pas dupes de ces mensonges pas plus que ses pseudos sondages destinés à faire croire que les français sont pour les "quenelles" qu'on leur assène à longueur d'année depuis 2007, date où l'on a commencé à vanter la "réformite", cette maladie consistant à tout changer et tout modifier au motif que cela ira mieux ensuite. Sauf que cela ne fait qu'empirer les choses comme le montre le chômage et la pauvreté qui ne cessent de progresser dans note pays malgré les "réformes" imposées de force par une poignée de députés corrompus par le système qui les couvre de bienfaits pour les contraindre à voter tout ce qui est présenté par un exécutif dépassé et impuissant.
Un jour la démocratie, la vrai, reviendra et reprendre ses droits. En attendant il faut subir les mensonges et l'incompétence encore et toujours.