Au lendemain de l'article de Martine Aubry dans le "JDD", la seule question que se pose les politiques, médias et observateurs est celle de savoir ce que Martine Aubry ambitionne comme poste futur. Ce simple fait montre à quel point le politique est perçu négativement en France et est source de la catastrophe qui nous attend.
Oui car il ne vient à l'idée de personnes que Martine Aubry ne vise rien du tout mais souhaite éviter le pire à la France et aux français, à savoir la récession sévère que lui garantie le vote de budget tel qu'il est actuellement débattu à l'Assemblée Nationale. Non ce n'est pas possible.
Pourtant Martine Aubry précédemment déclarée qu'avec la baisse des dotations aux collectivités il y a allait avoir une baisse des commandes de chantiers donc une perte d'emploi de 3000 postes rien que dans le BTP du Nord et qu'elle craignait une explosion sociale.
Donc son but n'est pas de se positionner pour un poste mais de tenter de sauver ce qui peut l'être dans un pays où 80 % des français estiment que leur Président de la République est mauvais et que les politiques ne sont que des fraudeurs corrompus.
Sauver ce qui peut l'être ce n'est pas seulement en matière économique d'ailleurs mais aussi en matière sociétale avec la mise à mort annoncée de la "mère de famille".
En effet comme le démontre Eric Zemmour dans son livre la société s'est évertuée, à partir de mai 1968 a tuer, éliminer, la puissance paternelle, le père de famille. C'est chose faite aujourd'hui où l'homme n'a plus guère de pouvoirs ou de domaines réservés comme l'atteste la montée en puissance imposée et financée par les pouvoirs publics du sport de haut niveau féminin.
Sur le plan juridique la suppression de la référence au concept de "bon père de famille" dans l'ensemble des textes acte de la mort officielle du "père de famille" en tant que chef de famille où modèle de référence.
Seulement, à peine le "père de famille" enterré, c'est au tour de la "mère de famille" d'être dans le collimateur du consumérisme libérale, celle-ci étant passée du stade de complice à la consommation à celle d'obstacle à la croissance.
En effet la "mère de famille" a longtemps été perçu comme une complice à la consommation justement par le fait qu'elle avait des enfants, enfants source de dépenses et donc de consommation supplémentaire pour le commerce donc source de profits. Mais cette consommation liée à la fonction maternelle est devenue insuffisante pour une société toujours avide de profits supplémentaires aussi on s'est dit qu'une femme qui travaille, qui boit, qui fume, qui se drogue et qui baise comme un homme et donc qui vit de plus en plus souvent seule entre deux ou trois liaisons consomme plus qu'une mère de famille. Il faut donc, pour le bien du commerce et des profits, persuader les femmes de se comporter comme des hommes.
Avec la révolution sexuelle de 1968 puis la contraception et l'avortement on a érigé le droit à l'épanouissement sexuel de la femme comme une valeur supérieure au fait d'être mère ou d'avoir des enfants. On a vendu aux femmes le fait qu'elles avaient le droit, comme les hommes, de baiser qui elles voulaient et comme elles voulaient, de boire et de fumer comme les hommes jusqu'au moment où elles décideraient seules de se ranger et d'avoir un ou des enfants.
On leur a même donner les moyens aux femmes de mener cette nouvelle vie en les poussant à travailler et donc de gagner autant que les hommes. On a même réussie à les contraindre à adopter ce style de vie en leur faisant croire que l'on ne pouvait d'épanouir que par le travail et non par la maternité. Seules les femmes qui travaillent sont des femmes épanouies et accomplies, les femmes aux foyers n'étant que des femmes de seconde zone incultes et isolées de la société.
Les femmes ont tout naturellement pris le train en marche et ont fait leur le combat pour cette égalité, ce droit à la débauche et à son financement par le travail.
Cela a si bien réussi qu'aujourd'hui une femme de moins de 25 ans qui tombe enceinte fait le malheur de ses parents et de la société. De ses parents car la maternité est aujourd'hui perçue comme un obstacle aux études et à la carrière professionnelle et les parents préfèrent que leur fille attendent d'être installés professionnellement pour avoir des enfants. La société car cela la prive de toutes les dépenses de consommation liées à la vie libre et insouciant d'une jeune femme d'aujourd'hui qui baise, fume, boit et joue au foot comme un homme.
Aujourd'hui la "mère de famille" de moins de 25 ans est perçu comme un fléau pour la société et plus comme une chance.
Seulement demain c'est la "mère de famille" tout court qui devient un fléau. Aujourd'hui c'est la maternité à n'importe quel age qui pose problème. La maternité freine la carrière professionnelle des femmes. Elle donc aussi une gêne pour les entreprises qui doivent se priver de leurs cadres pendant des semaines voir des mois. D'où l'idée aujourd'hui de "tuer" la mère de famille, de dissuader les femmes d'avoir des enfants.
Ce processus est déjà en marche. La modulation des allocations familiales pour les revenus confortables est une première étape ainsi que la réduction du congé parental pour les femmes. La promotion des PMA et GPA dans le monde en est une autre. Une cadre supérieure n'est pas obligée de se mettre en congé pour avoir un enfant. Elle peut devenir mère sans avoir à porter ni accoucher l'enfant. Il lui suffit d'avoir recours à une GPA, une mère porteuse pour cela. Elle peut même faire une PMA puis une GPA si elle ne souhaite pas de père à l'enfant.
Et pour éviter le risque d'infertilité lié à l'âge il suffit de faire congeler ses ovocytes pour pouvoir ensuite enfanter au moment choisit par l'entreprise voir pour occupe sa retraite.
Et tout ceci n'est pas de la science fiction mais une réalité Facebook et Apple notamment incitant financièrement leurs salariées femmes à faire congeler leurs ovocytes pour qu'elles diffèrent le fait d'avoir un des enfants.
Progressivement on passe du "des enfants quand je veux et si je veux" à "des enfants quand la société et mon entreprise le veulent et s'ils le veulent", d'où un début de réactions timides de certaines femmes face à ce phénomène.
Sur ce plan c'est Lionel Jospin et Jacques Delors qui ont publié une tribune contre la GPA et la reconnaissance des enfants conçus ainsi à l'étranger au nom de la dignité de la femme.
Deux hommes que l'on ne peut pas accuser de se positionner pour des postes futurs mais simplement pour alerter l'opinion de ce qui se passe, pour sauver ce qui peut l'être encore.
Sauvez ce qui peut l'être encore tant sur le plan économique que sociétal, tel est le but de quelques personnalités qui pensent que c'est encore possible.