Le rejet par le Sénat à majorité socialiste de la réforme territoriale prouve bien ce que l'on savait déjà, à savoir que l'on est gouverné par une minorité de "réformistes" imposant ses textes par la contrainte et la menace de la dissolution.
En effet, le Président de la République peut dissoudre l'Assemblée Nationale mais pas le Sénat. Voilà pourquoi les sénateurs socialistes sont libres de voter contre la politique "transformiste" du gouvernement alors que les députés y sont contraints par la peur de perdre leur place.
Reste à déterminer ce qu'est un gouvernement et une politique "réformiste". Très difficile à définir car les "transformistes" ne savent même pas eux même ce que c'est. Tout ce que l'on sait c'est le maître mot de Manuel Valls : "il faut que cela bouge". Comme les gamins hyperactifs ou les "déréglés du bocal" il faut que cela bouge. On fait n'importe quoi, on improvise, on fait tout et son contraire, peu importe mais il faut que cela bouge.
Évidement comme le but est de bouger pour bouger, réformer pour réformer, il ne faut surtout pas que les autres puissent réfléchir aussi on les prend pour des cons, ouvertement, comme les syndicats avec le compte pénibilité.
Le compte pénibilité est sensé donner des points supplémentaires pour les salariés qui travaillent dans des conditions pénibles (bruits, rejets etc...) à partir du 01er janvier 2015. Et cela sera vrai comme l'a bien répété le Ministre du Travail au 01er janvier 2015.
Mais ce ne seront que des point virtuels car on repousse la mise en œuvre de ce compte au 01er janvier 2016. Autrement dit à partir du 01er janvier 2015 les salariés travaillant dans des conditions pénibles n'auront droit à rien car personne ne sera chargé de compter les points virtuels accordés pour leur retraite faute de barèmes et de volonté patronale.
Le but de la réforme est de transformer la société. En quoi ? Même les plus grands partisans du "réformisme" ne le savent pas. Il faut que cela bouge, il faut que cela change, mais en quoi ? Aucune idée.
Prenons l'exemple du pacte de responsabilité, texte de base du réformisme sensé transformer l'économie française basée sur la demande en une économie basée sur l'offre. Pour l' expliquer prenons l'exemple de Renault.
Renault est un constructeur automobile français qui a des difficultés à vendre ses voitures. en France. Pour y parvenir il va fabriquer dans les pays de l'est et en Chine un véhicule à coût réduit, la dacia, qui lui permet ainsi de vendre ses voitures en France grâce à un prix bas. Mais cela ne peut pas durer il faut changer les choses, transformer l'économie. Donc on va instaurer le pacte de responsabilité. Grâce à ce pacte on va tirer tous les salaires vers le bas et rogner les droits sociaux des salariés pour permettre de baisser le coût du travail en France et inciter ainsi soi disant Renault à fabriquer ses dacia en France plutôt qu'à l'Est.
Le problème c'est qu'en tirant les salaires vers le bas et en rognant les avantages sociaux des salariés français et bien on transforme la France en un pays à bas coût donc au marché intérieur faible. Moins les salariés ont d'argent et moins ils vont pouvoir acheter des dacia.
Le résultat ? Renault va se retrouver avec une main d’œuvre bon marché pour fabriquer un maximum de dacia mais avec de moins en moins de consommateurs-salariés pour leur acheter ces voitures...
C'est "le transformisme". On change pour changer et tant pis si cela n'aboutit à rien voir sur des résultats négatifs.
Avec la conférence sociale qui va s'ouvrir aujourd'hui il s'agit de modifier le code du travail. Transformer une législation moderne et progressiste en un amalgame de textes confus et contradictoires masquant un retour en arrière de plus de 50 ans en terme de droits sociaux.
Pour ce faire le gouvernement compte sur son allié "transformiste", la CFDT, cette organisation patronale déguisée en syndicat salarié, la Conchita Wurst de la sphère syndicale.
Mais ne comparons pas ce qui n'est qui n'es pas comparable. Alors que Conchita Wurst s'assume et se montre en plein lumière les "réformistes" eux sont petits et honteux, honteux au point de faire passer leurs textes pendant les vacances et en agissant par la crainte et le pourrissement.
La crainte c'est celles des députés socialistes de perdre leur poste à cause d'une dissolution. le pourrissement c'est celui de l'UMP qui assume son invention de "l'auto-racket" (ou le fait de voler ses propres adhérents) à l'image de Jean-François Copé qui a ouvertement détourné 24000 euros au profit de sa femme tout en clamant qu'il a choisi de ne pas se faire rembourser le foin pour le hamster de son fils, hamster portant déterminant dans la concentration de Copé pour écrire ses discours.
Manuel Valls et son gouvernement sont donc des réformistes, des transformistes, mais des transformistes honteux et sans aucune légitimité qui ne savent pas ce qu'ils font et qui ne l’assume pas. Rien à voir avec Conchita Wurst.
