N° 1108 : "TER trop larges et amende civile de 10000 euros : grotesque et ubuesque"
Par gabdel le 21/05/2014
Si tout le monde comprend l'énorme faute commise par la SNCF d'avoir commandé des trains trop larges pour entrer en gare, peu de personnes semble comprendre que la possibilité accordée à un juge aux affaires familiales de condamner un parent à une amende de 10000 euros est encore pire.
C'est encore pire parce que c'est une violation flagrante des droits de l'homme et de la défense une inversion des valeurs absolument grotesque.
Pour comprendre il faut déjà savoir ce que cela représente une amende de 10.000 euros. Et bien jusqu'à présent pour être condamné à un tel montant il fallait avoir commis un délit (vol, escroquerie, agression, coups et blessures, trafic de stupéfiants) car le maximum d'une amende en matière de contravention c'est 3.000 euros (et encore en cas de récidive). Et bien cela signifie que l'on va sanctionner aussi gravement celui qui n'a pas amené son fils chez son autre parent le week end qu'un voleur, un escroc, un violent ou un casseur tout en privant ce parent indélicat des droits élémentaires à se défendre pourtant reconnus aux escrocs et aux voleurs.
Pour bien comprendre l'absurdité de la situation prenons l'exemple d'un père ou d'une mère qui refuse de remette son fils ou sa fille à son ex. parce que son fils ou sa fille pleure pour ne pas y aller. Face aux provocations du nouveau compagnon de son ex. il s'emporte et le frappe au visage lui cassant le nez puis lui inflige un coup de pied lui fracturant deux cotes puis un second coup de pied lui fracturant un des deux bras. Le tout occasionnant une incapacité totale de travail de plus de 8 jours pour la victime.
Pour le refus de remettre l'enfant ce parent risque donc une amende civile de 10000 euros. Pourtant il n'a pas le droit de demander à ce qu'un avocat lui soit commis d'office pour être jugé. Non. Il n'y a pas de commission d'office d'avocat en matière civile. En revanche pour les coups portés il peut demander la commission d'office d'un avocat, on ne peut pas lui refuser. Deux poids, deux mesures.
Pour le refus de remettre l'enfant le parent va passer devant un juge unique donc sous l'influence directe du ou des avocats et qui n'aura pas connaissance de son casier judiciaire. Une femme ou un homme seul va devoir décider de sa condamnation et de son montant. Pur les faits de violences il va être jugé par le tribunal correctionnel donc 3 juges qui pourront débattre avec en plus la parfaite connaissance de son casier judiciaire pour déterminer au mieux l'éventuelle sanction à infliger. Deux poids, deux mesures.
Et au final ce monsieur peut donc très bien se retrouver condamner à payer une amende civile de 6000 euros pour avoir refusé de remettre l'enfant et 3000 euros d'amende avec sursis pour les faits de violence si l'excuse de provocation est retenue.
Une véritable prime à la violence. Une aberration et une absurdité toute aussi grave que de commander des trains trop larges pour entrer en gare.
Je n'arrive pas à comprendre comment on peut encore voter PS ou UMP à une élection, même européenne, quand on se rend compte de leur degré d'incompétence et des sommes d'argent qu'il détournent ouvertement aussi bien au PS qu'à l'UMP.
C'est vraiment un mystère.
Les commentaires :
N° 1107 : "La première couche du mille feuilles territorial c'est l'Europe, c'est donc l'Europe qu'il faut supprimer pour faire des économies :"
Par gabdel le 20/05/2014
Pendant que le gouvernement prend ostensiblement les français pour de sombres crétins (en leur faisant croire qu'il va baisser leurs impôts et leur cotisations alors que l'Etat doit trouver plus 12 milliards d'euros pour financer ses cadeaux aux entreprises) personne ne nus explique pour quoi ce sont les régions et départements qu'il faut supprimer et pas les autres étages du "mile feuilles" territorial.
En effet, François Hollande un jour en descendant de scooter a donc décidé de diviser par deux le nombre des régions et de supprimer les départements pur faire des économies et alléger les mille feuille territorial. Oui mais pourquoi les régions et départements et pas l'Europe et les communautés de communes ?
Le plus logique d'ailleurs c'est l'étage européen. Pour quoi supprimer des postes de fonctionnaires français si on paie des fonctionnaires européens de plus en plus nombreux et toujours plus payer ? Cela n'a pas de sens. En quittant l'Europe on a l'occasion de faire une économie substantielle très rapidement et sans avoir à supprimer un seul poste en France.
C'est la logique même donc que de commencer par se retirer de l'union européenne pour faire des économies et alléger le mille feuilles territoriale.
Que dire de ces communautés de communes sans fondement culturel, véritable duplicateur de dépenses inutiles, de caisse "noire" dans lesquels les élus se servent royalement comme ces sénateurs UMP qui ces ont servis dans les caisses du Sénat. Aucune raison de préserver cet étage administratif aux compétences et au contours plus que sombre et mal défini.
Puisque l'on veut faire des économies et simplifier la gestion du territoire alors revenons à un modèle simple :
- au sommet l'Etat (donc par d'Europe); - en dessous les régions; - en dessous les départements; - in fine les communes.
C'est simple et logique. Exit l'Europe et les communautés de communes et bonjour aux économies faites à un moindre cout social.
Simple mais non conforme à la mise sous tutelle de la France par l'Europe puis son intégration au 4ème Reich allemand. En effet si les socialistes ont décidé de diviser par deux le nombre des régions françaises et de supprimer les départements c'est pour la fédéraliser et la soumettre d'autant plus aux dictats de Bruxelles. le but étant qu'avec une France à 11 régions et une Allemagne à 16 lands on puisse très vite fusionner les deux entités avec un gouvernement commun dirigeant et gouvernant les 27 régions que composeront la France et l'Allemagne. Un gouvernement dans lequel l'Allemagne imposera sa loi aux français de par sa puissance économique. Un grand Reich économique avec un peuple, un territoire et un chef.
Le 25 mai il faut vraiment adresser un message très fort aux socialistes et à l'Europe, un message sans ambiguïtés : non à l'Europe allemande, non au 4ème Reich.
Les commentaires :
N° 1106 : "Garde alternée : la même faute que pour les rythmes scolaires"
Par gabdel le 19/05/2014
Ayant déjà écrit tout le mal que je pouvez penser sur le projet de loi actuellement débattu à l'Assemblée Nationale je vais simplement y revenir une dernière fois pour tenter d'éviter le massacre annoncé.
L'une des principales disposition du texte discuté consiste à faire de la garde alternée et du double domicile la règle en cas de séparation de couples mariés ou non.
Et bien la garde alternée c'est exactement la même chose que lorsque le gouvernement a supprimé l'école du samedi. C'est une mesure uniquement destinée pour les adultes mais totalement néfaste pour les enfants.
Pour les rythmes scolaires il a fallut quelques années pur s'en rendre compte et l'on tente, aujourd’hui, de corriger les choses avec tout le mal que l'on connait aujourd'hui pour remettre cette demi journée d'école.
Pour la garde alternée on le sait déjà aujourd'hui. Lors de la dernière réforme en 1998 le législateur avait refusé justement de faire de la garde alternée le principe parce que c'était mauvais pour les enfants. Aujourd'hui encore 5.000 psychiatres et psychologues alertent les pouvoirs publics pour leur signifier tout le mal que peut provoquer la garde alternée aux enfants.
Croyez vous que les députés vont entendre cet appel et prendre en compte cette souffrance des enfants ?
Non aucune chance. Le socialistes n'aiment ni les enfants ni les seniors ils n'aiment que ceux qui votent et l'argent.
C'est donc sans hésiter et sans état d'âme que ces bourreaux d'enfants vont voter ce texte de loi et rapidement encore. Il faut rassurer l'électorat gay qui attend le mandat de gestion quotidienne du beau parent peu importe le mal qui sera fait aux enfants.
Le malheur d'un enfant sous un régime socialiste c'est justement de n'être qu'un enfant...
Les commentaires :
N° 1105 : "40 % des français croient en la baisse d'impôts annoncée par Manuel Valls : ça fait froid dans le dos ."
Par gabdel le 17/05/2014
Depuis l'affaire Cahuzac qui a juré les yeux dans les yeux qu'il n'avait pas de comptes à l'étranger et la promesse non tenue de François Hollande d'inverser la courbe du chômage ont pouvez penser que les français avaient compris et qu'ils ne se laisseraient plus prendre par les mensonges du pouvoir socialiste.
Las. Un sondage montre que 40 % des français croient que le gouvernement va réellement baisser l'impôt sur le revenue de plus de 3 millions de personnes au mois de septembre 2014.
Comment peut on croire une telle chose quand les faits démontrent que ce n'est pas possible ?
Si on fait abstraction de la question de la légalité de la baisse annoncée dont le mécanisme d'ailleurs n'est pas précisée (augmentation de la décote ou modification du barème des impôts) il ne sera tout simplement pas possible de financer les baisses annoncées.
En effet il est bon de rappeler que le gouvernement doit déjà trouver 12 milliards d'économie pour financer les mesures du pacte de responsabilité. Le coût des mesures annoncées étant de 1 milliards d'euros c'est donc 13 milliards d'euros qu'il faut trouver. Inutile de dire que prétendre que l'on va financer ses milliards par la lutte contre la fraude fiscale ne tient pas la route. Jamais la lutte contre la fraude fiscale ne rapportera 1 milliards d'euro de plus que ce qui avait déjà été acté dans le budget.
Mais surtout, c'est la faiblesse de l'activité qui va engendrer une baisse des rentrées fiscales et donc une impossibilité de baisser les impôts comme annoncé.
En effet, après un premier trimestre de croissance nulle on apprend que l'activité dans le secteur privé au mois d'avril a encore ralentie :
"L'activité dans le secteur privé français a progressé pour le deuxième mois consécutif en avril mais à un rythme nettement moins prononcé qu'en mars, où elle avait renoué avec la croissance, selon les premières estimations "flash" des indices des directeurs d'achats compilés par Markit.
L'indice PMI composite, qui combine l'industrie et les services, s'est inscrit à 50,5 contre 51,8 un mois plus tôt. Il est repassé en mars au-dessus de la barre des 50, qui sépare croissance et contraction de l'activité, pour la première fois depuis octobre 2013.
Celui du secteur de l'industrie manufacturière est ressorti à 50,9, contre 52,1 en mars, soit nettement en deçà des attentes des économistes interrogés par Reuters, qui tablaient sur un indice à 51,9.
Le recul de l'indice du secteur des services a été tout aussi net : 50,3, à comparer avec 51,5 en mars et 51,4 attendu par le consensus des économistes.
Jack Kennedy, économiste de Markit, souligne que la reprise amorcée en mars s'est essoufflée ce mois-ci.
Ce ralentissement reflète selon lui le coup d’arrêt subi par la croissance des nouvelles commandes reçues par les entreprises, qui font état d'autre part d'une "certaine frilosité" de la part de leurs clients.
L'enquête fait apparaître en outre un recul de l'emploi pour le sixième mois consécutif."
(Source agence Reuters 23 avril 2014)
Conclusion il est impossible que la France connaisse le 1 % de croissance inscrit dans le budget et cette prévision sera donc abaissée au moment du collectif du mois de juillet.
C'est aussi à ce moment là, soit au mois de juin 2014, que l'on annoncera que l'on ne peut pas baisser les impôts pour septembre 2014 et que ce sera fait au 1er janvier 2o15.
D'ici là si les 40 % de français encore assez naïf pour croire dans la parole du gouvernement consomment sans mettre de côté pour le choc des dépenses de la rentrée 2014 il y aura beaucoup de personnes en difficultés à la rentrée. Mais les élections seront passés et le gouvernement n'aura plus rien à faire des promesses non tenues, il y en a déjà tellement eu.
Tant que ça marche pourquoi se priver.
Les commentaires :
N° 1104 : "De très mauvais chiffres sur l'emploi viennent encore contredire la politique économique du gouvernement :"
Par gabdel le 16/05/2014
Alors que Manuel Valls tente de faire croire aux 18 % de français encore prêt à voter socialiste aux européennes que les impôts vont baisser l'INSEE vient de publier de très mauvais chiffres pour l'emploi dans le secteur marchand pour le 1er trimestre 2014.
"Après une timide éclaircie en fin d'année dernière, la situation s'est de nouveau dégradée sur le front de l'emploi marchand au 1er trimestre : 23.600 postes ont disparu (-0,1%), en premier lieu dans l'intérim, réputé précurseur des évolutions du marché du travail.
Selon les premières estimations publiées vendredi par l'Insee, aucun secteur d'activité n'a échappé à ce repli: -0,3% dans l'industrie, -0,4% dans la construction et -0,1% dans le tertiaire, où sont comptabilisés tous les emplois en intérim qui ont particulièrement souffert en ce début d'année.
Le secteur du travail temporaire enregistre à lui seul une dégringolade de 24.900 emplois (-4,6%). Après une embellie à la fin de l'année dernière, il retrouve son niveau de début 2013." (Source AFP - Boursorama 16/05/2014).
C'est donc une suppression de postes dans le secteur marchand qui a eu lieu dans le secteur marchand et ce malgré la baisse des charges dont a bénéficié les entreprises par le biais du Crédit Impôt Compétitivité Emploi, de 4 % de la masse salariale en 2013 puis 6 % à compter du 1er janvier 2014.
Ces chiffres sont la preuve que la baisse des charges sur les entreprises ne permet nullement une hausse des embauches. Elle n'empêche nullement la destruction d'emploi bien au contraire.
Le problème c'est que c'est le cœur de la politique économique du gouvernement au-travers du pacte de responsabilité. Baisser les charges des entreprises pour qu'elles embauchent des salariés. Oui mais voilà cela ne marche pas.
Bien loin des modèles informatiques ( malgré tout le respect que l'on doit aux concepteurs de logiciel informatique surtout ceux qui fournissent le logiciel de l’éducation nationale qui interdit la pré rentrée des profs au moi d'août et oblige à repousser la rentrée des élèves au 2 septembre ...) la réalité économique démontre qu'une baisse des charges ne permet pas de créer un quelconque poste, bien au contraire il en finance la destruction.
Volant au secours du gouvernement qui ne fait qu'appliquer une politique qu'il ne comprend pas le MEDEF explique alors que ce n'est pas du tout ça le fonctionnement du pacte de responsabilité, c'est plus subtil.
Avec le pacte de responsabilité on baisse les charges des entreprises pour qu'elles puissent baisser leur prix et conquérir des marchés. Grâce à cette conquête des marchés il y a donc de la demande, de la croissance et les entreprises embauchent pour pouvoir satisfaire cette demande.
Problème c'est que, comme cela a été développé hier, l'INSEE vient d'annoncer une croissance nulle pour le premier trimestre 2014. Nulle, donc 0 demande supplémentaire et donc 0 embauche à attendre. Donc ce n'est pas vrai que la baisse des charges permet de conquérir des marchés et donc d'avoir de la croissance.
Reste alors les irréductibles. Ceux qui pensent que c'est bien de faire porter des jupes aux garçons pendant une journée alors que filles et garçons portent les mêmes pantalons tout au long de l'année (à part les filles rom qui n'ont pas les moyens de se payer des jeans avec des trous déjà fait et les jeunes filles croyantes voilées qui portent de très longues jupes par conviction religieuse). Pour eux, comme le millionnaire Michel Sapin, l'activité du 1er trimestre 2014 ne compte pas. C'est un accident. On fait comme si il n'avait jamais existé. On l'oublie.
C'est tout le problème d'être dirigé par des millionnaires enfermés dans leur tour d'ivoire. Le 1er trimestre 2014 ne peut absolument être qualifié d'accident de parcours et ce pour au moins deux raisons.
Première raison cela ne peut être un accident puisque la France connait depuis plusieurs années une telle croissance nulle ou à peine positive voir légèrement négative. Le 1er trimestre 2014 est donc parfaitement dans la norme de la croissance française depuis plusieurs années. Tout sauf un accident.
Deuxième raison la baisse spectaculaire de l'investissement dans les entreprises (-0,9 %) et la dégringolade de l'emploi intérimaire ( - 4,6 %) démontrent que les entreprises et les investisseurs anticipent un ralentissement de l'activité et ce malgré, ou à cause, de l'entrée en vigueur du pacte de responsabilité.
Comment expliquer un tel décalage entre les faux espoirs du gouvernement qui, à l'instar de l'INSSE dans ses prévisions pour le premier semestre 2014 publié en mars, annonçait une légère progression de l'emploi marchand soutenu par les effets du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi et la réalité économique ?
La réponse est simple. Pour bénéficier à plein de la baisse des charges et être compétitives les entreprises ne doivent surtout pas embaucher ou augmenter les salaires. Bien au contraire. Si elles veulent être réellement compétitives elles doivent se débarrasser d'un maximum de salariés dit séniors ou quadragénaires pour embaucher à moindre coût de jeunes salariés au smic et profiter ainsi au maximum de l'exonération de charges.
Grâce au pacte de responsabilité les entreprises vont donc pouvoir financer des plans de départs volontaires, à l'image de ce qu'à annoncer la SNCF et que prépare la plupart des banques et la grande distribution, leur permettant d'alléger au maximum leur masse salariale et d'accroitre ainsi leur compétitivité.
C'est donc bien une baisse de l'activité et une hausse du chômage qui est anticipée par les entreprises. Entreprises qui ne ré embaucheront que dans un ou deux ans et à la condition qu'ils puissent embaucher à un salaire inférieur au SMIC notamment pour les séniors et les chômeurs de très longue durée.
Comme parallèlement le gouvernement va supprimer massivement des postes dans la fonction publique territoriale au nom de la réforme territoriale c'est bien une hausse massive du chômage qui va avoir lieu à l'image de ce qui c'est passé en Espagne, en Italie ou au Portugal.
Maintenant pour ceux qui croient encore dans la politique du gouvernement malgré la réalité et les chiffres on ne peut rien faire pour eux.
On a bien du mal que cela peut représenter 18 % des français soit les intentions de vote pour les socialistes aux européennes. Non dans ces 18 % il doit y avoir les pervers, les sadiques. Ceux justement qui vont voter socialiste parce qu'ils savent qu'ils vont se planter et qui veulent voir ça et notamment la tête de ceux qui auront crus dans les mensonges énormes du gouvernement.
C'est vrai que cela peut donner envie de voter socialiste.
Les commentaires :
N° 1103 : "Manuel Valls récidive avec les impôts ou comment faire des annonces ridicules qui n'arriveront jamais :"
Par gabdel le 16/05/2014
On comprend mieux maintenant le choix de Manuel Valls comme Premier Ministre. Ce n'est pas en raison de ses compétences non. Il n'en a aucune surtout en matière économique.
Non si Manuel Valls a été choisie c'est parce qu'il est assez "bête" pour annoncer n'importe quoi, avec sérieux, tentant de faire croire que ce qu'il dit va arriver.
Ainsi en est-il pour la réforme territoriale. Le fameux "bing bang territorial" annoncé, et voté, par l'Assemblée Nationale, consistant à faire croire que l'on va tout supprimer pour ne plus avoir que 11 régions en France dotées d'une compétence générale et faisant concurrence à l'Etat comme les comtés et duchés sous l'ancien régime. Et bien il l'a fait. Sans complexe. Et les "bobos" socialistes qui ne comprennent rien ont voté sur le principe de cette énormité aujourd'hui enfin et heureusement dénoncée par l'UMP.
Et bien voilà qu'il récidive et cette fois à la radio et à une semaine d'un échéance électorale. Sans honte ni complexe il annonce une baisse d'impôts pour 3 millions de personnes dont l’exonération totale pour 1,8 millions de contribuables et ce dès le mois de septembre 2014, donc pour les impôts à payer sur les revenus 2013. Il va même jusqu'à donné des exemples chiffrés :
"Prenons un exemple : un couple de retraités percevant chacun une pension de 1.200 euros verra son impôt passer d'environ 1.000 euros à environ 300 euros. Un salarié célibataire au Smic verra son impôt totalement annulé : il bénéficiera donc d'une restitution plus importante au titre de la prime pour l'emploi d'environ 170 euros. Dernier exemple : un couple de salariés avec deux enfants et un salaire brut d'environ 3.600 euros par mois à deux verra son impôt annulé alors qu'il est actuellement d'environ 700 euros".
C'est vraiment se moquer du monde que d'oser venir prétendre que les impôts pour les particuliers vont baissés et ce pour les inciter à consommer, s'endetter, et de ne pouvoir faire face justement aux échéances de la rentrée.
Tout d'abord il est bon de rappeler que la France compte 36,5 millions de foyers fiscaux dont 19,5 millions qui paient l'impôt sur le revenu. Donc les prétendues mesures annoncées ne s'appliquent qu'à une faible proportion de foyers fiscaux. Ensuite quand on annonce 700 euros de soit disant baisse pour les retraités modestes on n'annonce pas en parallèle ce que leur fait perdre le gel des retraites, tant principales que complémentaires, mises en œuvre depuis plus d'un an et qui va se poursuivre. On ne dite pas combien leur coute l'imposition du supplément de retraite pour ceux qui ont élevé trois enfants qui jusqu'ici n'était pas imposable. On ne leur met pas non plus en balance l'augmentation des impôts fiscaux qu'ils vont devoir supporter.
Rien qu'avec cet exemple on voit bien que ces annonces ne sont qu'un écran de fumée destinée à faire croire aux plus modestes qu'on va leur baisser leurs impôts. Surtout que cela n'arrivera pas la mesure étant impossible car illégale.
En effet le Premier Ministre annonce des mesures qu'il n' pas le pouvoir de prendre. Pour que les mesures annoncées soient réalité il faut qu'elles oient inscrites dans une loi adoptée par le Parlement. Donc cela ne pourra être au mieux que dans un projet de loi de finances rectificatives qui sera débattue en juillet. Seulement cette mesure qui est donc rétroactive ne verra pas le jour car elle est illégale.
En effet, même si l'on admet traditionnellement qu'une loi fiscale portant sur l'impôt sur le revenu soit rétroactive sur une année (la petite rétroactivité) le Conseil d'Etat vient de préciser que cette rétroactivité soit sous tendu par un motif d’intérêt général intérét supérieur à celui de la nécessité de la stabilité fiscale. Or quel est l'intérèt pour la collectivité de baisser rétroactivement les impôts pour une minorité des contribuables et pas pour l'ensemble des contribuables ? Il n'y a en a pas. Rien ne justifie une telle rupture d'égalité des citoyens devant les charges publiques. Ce n'est que du clientélisme, du pseudo cadeau électoral totalement étranger à l'intérèt général.
Don cette baisse d'impôt annoncée n'aura jamais lieu en septembre 2014. C'est vraiment mentir et prendre les gens pour des imbéciles.
Mais c'est pareil que la réforme territoriale. "Plus c'est gros plus ça passe" et cela à bien failli marcher pour la réforme territoriale. Alors pourquoi pas ne pas faire croire aux plus modestes qu'il ne paieront plus d'impôt. Il n'en est plus à une énormité près "el manu", le fléau de la France et des français.
Les commentaires :
N° 1102 : "Croissance nulle au 1er trimestre 2014 ou la confirmation de la récession à venir :"
Par gabdel le 15/05/2014
Les incantations du gouvernement pour faire croire que leur politique économique est la meilleur voir la seule possible ne résistent pas à la réalité des chiffres.
En l’occurrence le chiffre de la croissance du 1er trimestre 2014 qui est de 0,00 % donc nul.
Compte tenu qu'au 4ème trimestre 2013 la croissance a été de + 0,2 % on constate chiffres donc à l'appui qu'il n'y a aucune reprise en France. Bien au contraire on est dans une stagnation dont malheureusement tout indique qu'elle glissera en récession.
Cet indicateur est très important dans la mesure où il concerne le premier trimestre de la seconde année d'application du Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) et le premier trimestre d'activité suivant l'annonce de la mise en oeuvre du pacte de responsabilité par François Hollande.
Premier constat donc cette croissance nulle atteste de l'échec du CICE en 2013 et de son augmentation en 2014. Le CICE, rappelons le est une réduction d'impôt pour les entreprises de 4 % des rémunérations brutes versées aux salariés de l'entreprise passant à 6 % à partir du 1er janvier 2014. Son assiette étant basée sur les salaires bruts versés il constitue donc une baisse du coût du travail pour les entreprises, baisse sensée les amener à investir et à embaucher massivement. Ors, et les chiffres ont sans appel, les entreprises n'ont pas plus embauché le chômage augmentant au 1er trimestre 2014, et surtout elles n'ont pas investie.
L'investissement en France a en effet reculé de 0,9 % donc 0,5 % pour les entreprises. C'est clair les entreprises ont moins investi au premier janvier 2014 malgré l'augmentation du CICE dont le taux passe de 4 à 6 %.
Cette baisse de l'investissement montre que les entreprises ne croient pas du tout en une reprise et encore moins dans la politique du pacte de responsabilité annoncé par François Hollande.
En effet, le premier trimestre 2014 est le premier trimestre d'activité qui suit l'annonce du pacte de responsabilité par François Hollande, donc d'une baisse des cotisations sociales venant s'ajouter au CICE déjà en application depuis un an.
Du fait de cette annonce si le entreprises croyaient aux bénéfices prétendues de ces mesures elles auraient dû investir, augmenter donc leur investissement pour bénéficier à plein de la croissance générée par le pacte de responsabilité. Ors c'est tout le contraire qui c'est produit puisque les entreprises ont baissé le montant de leurs investissements dans l'économie.
La baisse de l'investissement au 1er trimestre 2014 montre que malgré les prétentions du MEDEF les entreprises ne croient pas du tout dans le pacte de responsabilité et n'anticipent aucun prétendu retour de la croissance.
Si les entreprises ne croient pas dans le pacte de responsabilité c'est parce que les entreprises ne peuvent pas se baser uniquement sur les beaux discours. Elles doivent se fier aux réalités du marché.
Et le marché intérieur est très mal orienté puisque la consommation des ménages a baissé de 0,5 % au cours du 1er trimestre 2014. Une baisse de la consommation des ménages cela signifie moins de commandes et moins de clients donc impossible d'investir dans un marché qui se contracte.
Si les français consomment moins c'est tout simplement parce que leurs revenus et leur pouvoir d'achat stagnent voir baissent. C'est surtout vrai pour les retraités dont on s'obstine à geler les revenus entrainant ainsi une baisse de la consommation des séniors et des manges aidés par les séniors et une hausse de l'épargne comme l'atteste le rebond de la collecte des assurances vie au second semestre 2013.
Les français, et plus particulièrement les séniors, ont donc adapté leur consommation à leur niveau de revenus et anticipé une baisse à venir par le biais d'un recours à l'épargne au-travers de l'assurance-vie.
Conclusion les entreprises n'investissent pas parce qu'elles ne croient pas du tout aux bienfaits du pacte de responsabilité et qu'elles constatent à l'inverse une contraction de la demande sur le marché intérieur non compensée par une hausse des exportations qui, au contraire, continuent de baisser.
Inutile de dire qu'avec l'annonce et l'adoption du plan de stabilité comprenant le gel des retraites, du point d'indice du traitement des fonctionnaires et des prestations sociales la consommation des ménages ne va pas repartir bien au contraire. Impactant directement les classes moyennes moteur principal de la consommation la consommation des ménages va de nouveau se contracter au second trimestre n'incitant pas les entreprises à investir ou à embaucher.
Tendance lourde car si les ménages vont anticiper les effets du gel des revenus leur impact ne se fera vraiment sentir qu'à la rentrée des classes période de dépenses imposées très forte du fait de la rentrée scolaire, du paiement des impôts locaux et du remplissage des cuves de fioul en prévision de l'hiver. C'est donc une très forte baisse de la consommation des ménages qui va se produire à la fin du troisième trimestre 2014.
Comme les chiffres le montre la politique du gouvernement est voué à l'échec. Elle mène tout droit l'économie à la récession pour la rentrée de 2014. Les français ne sont pas dupes puisque 78 % d'entre eux jugent défavorablement la politique de François Hollande, plus haut niveau de mécontentement jamais atteint par un Président de la République.
Reste la question, la vraie. Puisque la politique du gouvernement et de François Hollande est mauvaise et catastrophique pour l'avenir pourquoi n'est elle pas sanctionnée par le Parlement ?
La réponse est simple. L'UMP est divisé en interne et ne parvient pas à rallier suffisamment d'élus pour pouvoir contrer le gouvernement. Mais surtout c'est parce que la grande majorité des élus socialistes a décidé de faire passer son intérêt avant tout et donc préfère voter pour une politique contraire à leurs idéaux et néfaste plutôt que de risquer de perdre leur place par le biais d'une dissolution.
Ce n'est pas un hasard si François Hollande et le nouveau Ministre du Travail ne parle que de 2017 et des résultats qu'il espèrent à ce moment là. Ils ne parlent jamais de 2015 et 2016 car ils savent pertinemment que ce sera deux années de récession et de hausse du chômae qui attendent les français.
Maintenant si les socialistes font moins de 15 % aux européennes et que le Front National est bien le premier ont peut espérer une nouvelle orientation de la politique économique du gouvernement voir, pourquoi pas, une dissolution de l'Assemblée Nationale permettant enfin aux citoyens de reprendre leurs destins en main.