N° 1094 : "François Hollande annonce l'arrivée du retournement économique comme il a annoncé l'inversion de la courbe du chômage :"
Par gabdel le 04/05/2014
Pendant deux ans François Hollande a annoncé aux français l'inversion de la courbe du chômage, inversion qui n'a pas et qui n'aura pas lieu. Bien loin de méditer les leçons de telles annonces mensongères François Hollande récidive et annonce l'arrivée d'un retournement économique.
Et oui, comme sa "boîte à outils" devait faire baisser massivement le chômage le pacte de responsabilité et la politique de rigueur vont amener la croissance, l'argent et le plein emploi.
Pas crédible pour un sou direz vous ? Personne pour croire de nouveau un menteur pathologique ? Hélas non tant on est face à une vague de mensonges organisés destinés à masquer la réalité aux citoyens.
Ainsi on annonce que les droits rechargeables pour les demandeurs d'emploi ne seront effectifs qu'au 1er octobre 2014 et non au 1er juillet 2014 comme initialement prévu. On se précipite pour expliquer que ce report est nécessaire pour avoir le temps de former les conseillers de Pôle Emploi et modifier le logiciel de calcul des droits des demandeuse d'emploi. Complètement bidon puisque les droits rechargeables au chômage sont prévus depuis 2012 et la loi dite de sécurisation de l'emploi il est faux de parler de délais nécessaires pour former les conseillers de Pôle Emploi. Chacun sait en réalité que les assedics ont un déicit abyssal (4 milliards d'euros rien que pour l'année 2013) et que le système est donc au bord de la banqueroute. Pour tenter d'arriver jusqu'au mois de décembre 2014 l'application des droits rechargeables, tout comme celui du cumul entre allocations et activités réduites sont repoussées au 1er octobre 2014 avant que d'être par la suite repoussée à une date ultérieure à "la revoyure" comme pour la hausse de l'indice des fonctionnaires.
C'est pareil en ce qui concerne la réalité de l’activité économique. Tous les médias ce sont vantés de la hausse des immatriculations de voitures neuves en France en avril 2014. Une embellie, un signe fort montrant que la croissance revient et que la consommation des ménages est forte et non affectée par les annonces d'économie et de rigueur. Qu'en plus ce sont les marques françaises qui profitent le plus de cette hausse, youpi !
Ben oui sauf que l'on oublie alors de mentionner d'abord que ce sont les entreprises qui ont alimenter cette hausse en renouvelant leur flotte grâce au Crédit Impôt Compétitivité et en anticipation du pacte de responsabilité pour ne pas avoir ainsi à embaucher. En réalité les ventes de voitures pour les particuliers a baissé montrant un essoufflement à venir du marché automobile. Surtout, comme ce sont les entreprises qui achètent des véhicules de fonction ce sont les marques françaises qui sont privilégiées, re youpi. Sauf que les modèles ainsi vendus sont fabriqués hors de France. L
es Dacia à bas coûts de Renault sont fabriquées à Pitesti, en Roumanie, et à Tanger, au Maroc. Mais la petite Renault Twingo est aussi assemblée ailleurs qu'en France, à Novo Mesto en Slovénie. 60% des Clio sont fabriquées à Bursa, en Turquie. Le petit "crossover " Captur est importé de Valladolid, en Espagne. Les Peugeot 107 et Citroën C1 proviennent de Kolin, en République tchèque. Le C3 Picasso est assemblé à Trnava, en Slovaquie. PSA a d'ailleurs averti récemment que les "petites voitures généralistes" seraient à l'avenir fabriquées hors de France. Les "compactes" de Renault et PSA sont certes produites en France - sauf la Renault Mégane assemblée en Espagne. Ouf. Oui, mais il y a un gros bémol. Leurs volumes de production chutent fortement. Renault a produit ainsi l'an passé 258.000 Mégane III seulement (y compris le monospace Scénic), trois fois moins qu'il y a dix ans. Chez Peugeot, la gamme compacte (308, 3008) a été fabriquée à 400.000 véhicules l'an passé, contre 515.400 modèles 307 en 2005. Cette augmentation des ventes de voitures neuves est donc profitables au monde entier sauf pour la France et surtout pour les français.
Un mot rapide sur le mariage pour tous et les représentants de la "manif pour tous" pris publiquement pour des débiles profond. En effet on leur annonce que dans la loi famille il n'y aura aucune disposition sur la PMA et la GPA qui resteront interdits en France et que d'ailleurs 'interdiction de ces pratiques sera renforcée par le refus de l'adoption par le conjoint de l'enfant né de PMA et de GPA; Youpi ! Seulement comme la loi va créer un statut de beau parent donnant l'exercice total ou partiel de l'autorité parental avec le conjoint du père ou de la mère de l'enfant, plus besoins d'adoption ou d'une quelconque décision de justice pour que l'enfant issue de PMA ou de GPA à l'étranger soit considéré comme celui des deux conjoints du même sexe. C'est bel et bien un "foutage de gueule" montrant bien que l'on prend les citoyens pour des imbéciles.
Enfin le plus gros des mensonges porte sur l'Europe elle même. Chacun sait que l'on vend l'Europe aux français et aux autres membres des pays européen comme un gage de paix. Il faut faire l'Europe car l'Europe évite les guerres entre pays, elle apporte paix et prospérité aux pays membres de l'Europe. Youpi ! Youpi si on n regarde pas l'Ukraine actuellement en guerre civile entre les pro-européens et les pro-russes. L'Europe qui pousse un peuple à la guerre civile ce n'est pas vraiment une action de paix. Mais bon comme c'est la faute de Poutine et pas de l'Europe ...
Autant de mensonges et de manipulations cela ne peut pas passer ce n'est pas possible. Malheureusement si si on croit les sondages aux termes duquel 64 % des français estime que Manuel Valls est un bon premier ministre. Reste à espérer que ces sondages soient eux mêmes une nouvelle tentative de dissimulation d'un pouvoir aux abois qui n'a pas le courage d'avouer son échec et de dissoudre l'Assemblée pour rendre la parole aux citoyens.
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N° 1093 : "Les socialistes ont voté pour la rigeur européenne et la règle des 3 % on va voir maintenant s'ils assument :"
Par gabdel le 30/04/2014
Les députés socialistes ont donc voté hier le plan d'économie de Manuel Valls, reprenant donc pour leur compte le slogan du Premier Ministre : "J'assume, oui j'assume". Et bien maintenant on y est et on va voir si les socialistes assument réellement leur vote.
D'abord au niveau des élections européennes. Les candidats socialistes doivent cesser de dire tout le mal qu'ils pensent de la rigueur européenne et de la règle des 3 % de déficit puisqu'ils l'on approuvés. A l'image de Pierre Moscovici ce matin sur RTL ils doivent assumer ce choix de soutenir la politique de rigueur européenne imposée par Berlin.
Ils vont devoir assumer le fait de ne plus appartenir à la gauche et d'être devenu social libéral. Notamment face à leurs électeurs et leurs adhérents ils doivent cesser de parler des valeurs de gauche. Ils n'ont plus ces valeurs et les remettent en cause. Il faut qu'ils assument que leur politique est approuvée par Frédéric Lefebvre, l'un des plus libéraux de l'UMP,
Ils vont devoir assumer les mesures libérales qu'on va leur faire adopter notamment celles remettant en cause l'unicité du SMIC. Notamment la possibilité pour un demandeur d'emploi de longue durée de n'être payé qu'à hauteur de 53 % du SMIC dans le cadre d'un contrat d'apprentissage.
Ils vont devoir assumer la réforme territoriale annoncée lorsque les français auront bien compris qu'il s'agit de supprimer tous les départements. Rien que le souvenir de la grogne au moment où l'on a supprimé les numéros des départements sur les plaque minéralogiques pas sûr que la suppression des départements soient bien acceptés par la population. Il faut un peu de temps pour que les français comprennent que l'on veut les faire retourner sous l'ancien régime avec 12 grands comtés ou duchés en charge de gérer le royaume de France.
Ils vont devoir assumer les suppressions de postes dans la fonction publique territoriale et le jeu malsain de "chaises musicales" qui va en résulter. Et oui suppression de la moitié des régions donc des postes en doublon à supprimer. Il va falloir donc harceler et faire partir les plus fragiles. Idem avec la suppression des conseils départementaux. Il va falloir recaser les petits copains du parti et les anciens de la CFDT donc il va falloir libérer des places.
On va voir s'ils assument de ne plus avoir qu'une majorité relative à l'Assemblée Nationale alors qu'ils vont perdre la majorité au Sénat au mois de septembre. Rien qu'avec la réforme pénale on va voir si la majorité relative du parti socialiste accepte de voter pour la suppression des peines de prison en matière de délit. On va voir comment les députés vont expliquer pourquoi, par exemple, l'auteur de l'agression sexuelle dans le métro lillois ne doit plus aller en prison et doit même être libéré et donc que l'on va décoré les passagers qui ne sont pas intervenus pour aider cette jeune femme la priorité étant la protection du délinquant.
On va voir s'ils assument les dons fait aux entreprises et aux plus riches pendant que de plus en plus de salariés modestes vivent dans la rue ou dans leur voiture.
On va voir s'ils assument d'avoir validé la stratégie économique de Manuel Valls qui a autant de compétence en matière économique qu'une baleine harponnée par un navire japonais au nom de la recherche scientifique et qui va finir dans les assiettes des riches japonais.
On va voir s'ils ont raison de soutenir l'autisme comme mode de gouvernement, à l'image d'un Juppé de 1995 ou d'un Sarkozy de 2007 à 2012, l'autisme de l’exécutif étant appelé conviction ou courage mais étant toujours néfaste dans le pays.
On va voir s'ils assument quand les mauvais chiffres de l'activité et du chômage vont tomber comme l'atteste la baisse de l'activité dans le secteur privé au mois d'avril ainsi que la baisse du moral des ménages au même mois d'avril.
On va voir surtout comment ils réagissent au "mur des réalités" qui attend les français à la rentrée de septembre au moment où ils devront donc faire face aux dépenses liées à la rentrée avec les hausses des prix de la rentrée (gaz, électricité, fioul, fournitures scolaires, cantines, habillement, garde d'enfant) mais des salaires ou traitements et des allocations gelées tout en devant payer des impôts locaux en forte hausse car post-élections municipales.
Dès le mois de juin quand François Hollande ne parviendra pas à obtenir de baisse de l'euro du fait des risques pesant sur le cout e l'énergie à cause du conflit en Ukraine on verra s'ils assument cet échec annoncé et acté.
On va voir s'ils assument qu'avec leur vote ils pensent que les français sont comme les bonobos c'est-à-dire qu'on peut leur faire accepter n'importe quoi du moment qu'on les laisse s'enculer entre eux.
On va voir donc s'ils assument.
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N° 1092 : "Les députés socialistes ont donc reniés leurs convictions et les fançais :"
Par gabdel le 29/04/2014
Par leur vote en faveur du plan d'austérité de Manuel Valls les députés socialistes ce sont donc reniés et ont, par la même, renié les citoyens qui les ont élu.
Avec ce reniement c'est donc le début du programme d'austérité qui va pouvoir être appliqué, programme identique a celui subit par l'Espagne, l'Italie ou le Portugal.
Les français ne vont pas tarder à ressentir les méfaits de cette politique d'austérité puisque l'activité a commencé à baisser dans le secteur privé en avril et le moral des ménages c'est effondré annonçant une baisse marquée de la consommation des ménages.
Bien entendu les dites mesures ne sont que les premières. Comme en Espagne, en Italie ou au Portugal les vrais mesures vont venir dans un second temps.
La remise en cause du SMIC a était déjà acté par Pierre Gattaz et François Hollande. De même le gel des salaires dans le privé (appelé modération salariale) est le mot d'ordre du MEDEF pour la suite des réjouissances.
On en va pas oublier les 11 milliards d'économie dans la gestion des prestations sociales autrement dit la disparition programmée des CAF et la baisse des allocations comme les allocations logements et les prestations destinées à la garde des enfants.
On ne va pas oublier la vague des suppressions de postes qui va accompagner la réforme territoriale et qui va faire exploser le chômage à la rentrée. Pour septembre, octobre 2014 la France sera en récession et la chômage proche des 15 % . Aujourd’hui en Espagne il est de 25,93 %. On a encore une belle marge d'augmentation.
Comme chacun le sait, même Manuel Valls à moins qu'il ne comprenne pas ce qu'il écrit ou qu'on lui fait écrire, la France n'obtiendra jamais la baisse de l'euro sauf à abandonner l'Ukraine à Vladimir Poutine. En effet trop de pays européens sont dépendants du gaz russe et sont obligés de diversifier leurs sources d'approvisionnement. Or toute baisse de l'euro entrainerait une hausse du cout de l'énergie inacceptable pour les pays en question.
C'est donc l'austérité, la récession et le chômage de masse qu'ont délibérèrent voté les députés socialistes pour garder leur place et leurs privilèges. Les français sont donc seuls désormais face à Bruxelles et à l'ogre allemand qui avance à marche forcée pour constituer le grand 4ème Reich dans lequel la France et l'Allemagne serait dissout pour ne laisser que les régions rebaptisées « land ».
Les français du fait de l'abandon et de la lâcheté de leurs représentants à l'Assemblée n'ont d'autre choix que de dire non à l'Europe le 25 mai. A moins que les français souhaitent l'austérité, la récession et le chômage de masse. Après tout plus rien ne peut me surprendre.
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N° 1091 : "François Hollande annonce la remise en cause du SMIC :"
Par gabdel le 29/04/2014
L'ensemble des éditorialistes dénonce la mascarade des députés socialistes qui voteront le pacte de stabilité et les mesures d'économie après avoir fait semblant de s'y opposer. Mais l'évènement n'était pas hier dans la représentation de ces "guignols", de ces "bouffons" qui n'ont plus aucun crédit d'ailleurs dans la population. Non l'actualité hier c'était l'annonce par François Hollande de la remise en cause du SMIC qui commence dès maintenant pour se poursuivre après les élections européennes.
En effet tout le monde sait que le pacte de responsabilité et les économies de dépensent publiques ne suffiront pas à rétablir la compétitivité des entreprises et donc de gagner des parts de marché pour générer croissance et emploi. Malgré les exonérations de charges et la mise en place d'un SMIC d'un montant inférieur au SMIC français et variable selon les branches d'activité en Allemagne, le salarié français reste plus cher que les salariés européens (pour ne pas parler au niveau mondial). Pour rendre les entreprises réellement compétitives il faut donc donner aux entreprises une main d’œuvre bon marché, autrement dit moins chère que la main d’œuvre européenne donc payé moins que le niveau du SMIC français actuel.
Ce n'est un secret pour personne puisque de Pascal Lamy en passant par le gouverneur de la Banque de France et le Président du MEDEF, tout le monde annonce la nécessaire remise en cause du SMIC en France.
Pour ceux qui faisaient encore semblant de croire que jamais un Président et une majorité socialiste n'oserait s'attaquer à ce symbole de justice et de conquête sociale, François Hollande a répondu on ne peut directement en annonçant dès hier la remise en cause du SMIC pour les demandeurs d'emploi de longue durée.
En effet, François Hollande a annoncé hier la possibilité de recruter des demandeurs d'emploi de longue durée (plus d'un an) en contrat d'apprentissage. Or, qu'elle est la particularité du contrat d'apprentissage ? C'est de ne pas payer les apprentis au SMIC.
Et oui dans le cadre d'un contrat d'apprentissage les salariés ne sont pas payés au SMIC. Ils ont payés selon un % du SMIC qui varie selon l'âge et l'avancée dans l'apprentissage du salarié. Pour ne prendre que la catégorie qui nous occupe, à savoir les plus de 21 ans, le salarié est payé 53 % du SMIC la première année (766 euros brut), 61 % la seconde année et 75 % la troisième année. C'est donc bien une remise en cause du SMIC que François Hollande a annoncé hier, remise en cause qui devra se poursuivre juste après les élections européennes.
Le vote de cet après midi n'est donc qu'un prélude aux vrais mesures libérales qui vont être prises par le gouvernement après les européennes et qui ont pré annoncées par François Hollande. Pour ceux qui pensent que c'est une bonne de solution que de pouvoir baisser des salariés moins que le SMIC on rappellera qu'1/4 des SDF aujourd'hui en France sont des salariés payés au SMIC. D'autoriser d'employer des personnes en les payant moins que le SMIC c'est donc produire des SDF en grand nombre condamnés à rester dans la précarité et la misère. Mais manifestement ce n'est plus une préoccupation pour le socialistes qui ont opté pour le libéralisme et ont tourné le dos à la justice sociale.
"Mort aux pauvres", tel est le futur cri de ralliement des députés PS après leur vote de cet après midi.
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N° 1090 : "La lettre à la fois ubuesque et honteuse de Manuel Valls aux députés socialistes :"
Par gabdel le 28/04/2014
La lettre que Manuel Valls a écrit aux députés socialistes pour tenter d'obtenir leur vote demain sur les économies a réaliser est disponible sur le site youscribe (www.youscribe.com/catalogue/tous/actualite-et-debat-de-societe/politique/la-lettre-de-manuel-valls-aux-deputes-ps-2440251).
Cette lettre va au-delà des pires craintes que l'on pouvait avoir sur la politique et la stratégie du gouvernement pour les années qui viennent.
Tout d'abord le Premier Ministre expose que le pacte de responsabilité avec la réduction des charges sur le travail est un puissant levier pour la croissance et la confiance poursuivant deux objectifs majeurs : l'emploi et le pouvoir d'achat.
Le problème c'est que Pascal LAMY mais aussi le gouverneur de la Banque de France ainsi que la plupart des économistes et analystes disent que la seule réduction des charges ne suffira pas à rétablir la compétitivité des entreprises. Que si on veut créer des emplois il faut dérèglementer le marché du travail et notamment revenir sur le SMIC qui doit être modulé selon les branches d'activité et indexé sur l'amélioration de la compétitivité et non plus sur l'inflation. Autrement dit qu'il faudra mener une politique toujours plus libérale et revenir sur l'ensemble des acquis sociaux si on veut que cela réussisse.
C'est tout de même un comble de demander à des députés socialistes de voter pour des mesures libérables sans leur dire jusqu'où ils devront aller dans le reniement à ce qui est sensé être leurs valeur et leur raison d'être.
Manuel Valls prend donc bien les députés socialistes et les électeurs pour des imbéciles.
Ensuite le Premier Ministre en vient aux 50 milliards d'économie jugé impératif par le Président de la république tout d'un coup sans justification précise sur l'urgence et sur le montant arrêté. Il en rappel d'ailleurs la répartition : 18 milliards pour l'Etat, 11 milliards pour les collectivités territoriales, 10 milliards pour l'assurance maladie et 11 milliards pour la gestion du système social. Cependant, magnanime, grand seigneur, Manuel Valls consent à faire l'aumône aux retraités modestes en dispensant du gel des prestations les 6,5 millions de retraités percevant moins de 1200 euros de retraite par mois toutes retraites confondues principale et complémentaire. Mais il n'est pas précisé que cet aumône faite aux retraités modestes abaisse le chiffre total des économies à réaliser, de même que le geste en faveur de la poignée de fonctionnaires de catégorie B qui entre en fonction.
Donc les aumônes faites aux retraités modestes et certains fonctionnaires devront être compensées par des économies supplémentaires qui seront supportées par les classes moyennes .
On est donc bien dans une mascarade totale. Et le pire c'est qu'il n'y a aucune garantie de résultat bien au contraire comme l'écrit le Premier Ministre lui même. Il écrit en effet qu'il a conscience que les économies réalisées vont peser sur l'activité à court terme donc sur la croissance et sans une baisse de l'euro qui est trop élevée la France sera en récession. Donc que tout va dépendre de la capacité pour François Hollande d'obtenir, après les élections européennes, une baisse de l'euro, baisse non souhaitée par une majorité de pays membre de l'euro !
Ce qui est donc demander aux députés socialistes c'est de trahir leurs convictions en votant des dispositions de plus en plus libérales et de tout miser sur la capacité de François Hollande à obtenir une baisse de l'euro, baisse que personne n'a réussi à obtenir jusqu'ici.
C'est tout simplement irréaliste et suicidaire. La réalité dépasse la fiction.
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N° 1089 : "Le double langage des socialistes qui confine à la schizophrénie :"
Par gabdel le 28/04/2014
Le double langage des candidats et élus socialistes atteint son paroxysme avec le plan d'économie de Manuel Valls imposé par Bruxelles et qu'ils vont voter demain à l'Assemblée Nationale.
Pourquoi double langage ? Parce que les candidats socialistes font actuellement campagne pour les européennes contre la rigueur qu'ils s'apprêtent à voter. Ils font comme s'ils n'étaient pas au pouvoir mais ils le sont. Rien ne les oblige à appliquer la politique d'austérité imposée par Bruxelles à la France. A quoi cela peut servir de voter pour les socialistes aux européennes puisqu'ils sont déjà aux commandes ? A rien. Ils ne changeront pas demain ce qu'ils ont décidés d'appliquer aujourd'hui.
Coincé dans leurs contradictions et leurs mensonges ils en viennent carrément à prendre les citoyens pour des imbéciles ou pour les insulter.
Prenons l'exemple des retraites. Manuel Valls et le gouvernement a donc décidé de geler l'augmentation des retraites au moins jusqu'en octobre 2015. Mais on apprend aujourd'hui qu'il va annoncer aujourd'hui un geste pour les petites retraites, réduisant ainsi les retraités à une condition de mendiants incapables de survivre avec leur retraites. Pour Manuel Valls les 6,5 millions de retraités qui touchent le fruit d'une vie de travail et de labeur ne sont donc que des assistés, des mendiants qu'il faut soutenir pour les aider à survivre. C'est tout simplement dégueulasse mais c'est bien à l'image d'un gouvernement qui méprise les gens.
Et en plus il prend les citoyens pour des imbéciles. Pour les smicards par exemple la baisse des cotisations salariales va être compensée par le gel des prestations et une augmentation du revenu imposable donc ils ne gagneront rien. Pour les la mendicité faite aux retraités moins bien considérés que des "roms" en France, ce cadeau devra nécessairement être supporté par les autres. Les autres, ce sont ces classes moyennes ou professions libérales qui ont le malheur de travailler et de gagner normalement leur vie. Pour eux même pas d’hypocrisie ils vont payer pour tout le monde.
Mais la palme revient quand même aux fonctionnaires que l'on prend pour des débiles profond avec la clause dite de "revoyure". Rien que le nom, "revoyure" inspiré de l’expression "à la revoyure" montre bien le foutage de gueule d'une telle clause. En fait ils avaient pensé à l'appeler "clause de la saint glinglin" ou clause de "à Pâques ou à la Trinité" mais il se ont dit qu'il y avait un risque pour que 2 ou 3 fonctionnaires non adhérent à la CFDT comprennent qu'on se moque d'eux.
Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est la clause de revoyure c'est la clause qui précise bien que le traitement des fonctionnaires est gelé pendant trois ans mais ans le cas où la France ferait 10 % de croissance ou que Manuel Valls épouse Dieusonné ou que Zlatan Ibrahimovic dans le lac des cygnes en tutu rose sur la place du Trocadéro alors on pourra se revoir pour discuter d'une éventuelle hausse du point d'indice.
Le parti socialiste s'enfonce dans ses contradictions et ses mensonges prenant les citoyens pour des imbéciles. On verra demain combien de députés ne sont pas dupes de cette fuite en avant ridicule.
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N° 1088 : "La très forte dégradation du marché du travail en mars ou chronique d'une catastrophe annoncée "
Par gabdel le 26/04/2014
Le chômage a donc augmenté au mois de mars 2014. Certes une augmentation en apparence contenue, + 1200 demandeurs d'emplois de catégorie A, mais c'est bel et bien une hausse et ce pour le troisième mois consécutifs après les hausses de janvier et février 2014.
Trois mois de hausse continue c'est bien le signe d'une tendance à la hausse du chômage et non une tendance à la baisse comme tente de le faire croire le gouvernement, gouvernement dont les actions contredisent totalement le discours.
En effet officiellement pour l'exécutif tout va bien. L'augmentation du chômage a tendance à baisser et le marché du travail est bien orienté, orientation annonciateur de baisse du chômage dans les mois à venir selon le nouveau ministre du travail François Rebsamen.
Problème, si tout va bien sur le marché du travail pourquoi cet affolement au plus haut niveau de l'Etat ? Pourquoi est ce urgent de réunir le Président de la République, le Premier Ministre, le Ministre du Travail, les Préfets et les représentants des collectivités territoriales en urgence ce lundi après midi sur le thème de l'emploi si tout va bien ?
En réalité les chiffres du mois de mars sont une catastrophe pour le gouvernement car ils montrent, comme annoncée, une dégradation longue et durable du marché du travail, dégradation résultant de la politique du gouvernement mené jusqu'ici.
Pour comprendre il suffit de prendre le constat fait depuis plusieurs mois, à savoir une baisse du nombre des demandeurs d'emploi de moins de 25 ans et, en revanche, une très forte hausse du nombre des demandeurs d'emploi seniors et l'allongement de la durée du chômage pour ses seniors.
Jusque là certains diront que cela ne fait pas de différence. Ce qui compte c'est que le chômage stagne voir baisse, peu importe que ce soit les jeunes qui profitent d'abord de l'embellie et pas les seniors. D'accord mais cela n'explique alors pas l'affolement de l'exécutif obligé de se réunir en urgence pour agir. Pourquoi cette urgence si le fait que les jeunes profitent de l'embellie du marché du travail et pas les séniors n'a pas d'importance ?
En réalité il y a urgence et cette urgence vient du fait de la loi de sécurisation de l'emploi a permis à un grand nombre d'entreprises de liquider un grand nombre de seniors moyennant de fortes indemnités de départ et avec un maximum de droits à l'assurance chômage. Le problème c'est que les seniors en question coutent très chers à l'assurance chômage et ils ne sont pas du tout pressés de reprendre une activité et en aucun cas une activité payée simplement au SMIC. Donc en ayant de plus en plus de demandeurs d'emplois indemnisés (les seniors) et non pressés de reprendre une activité l'assurance chômage ne parviendra pas à suivre financièrement et sera très vite en cessation de paiement. De plus, comme ces seniors restent longtemps inscrits comme demandeurs d'emploi ils constituent une masse structurelle qui empêche le nombre total des demandeurs d'emploi de baisser et qui amène même à l'augmenter à la moindre petite variation conjoncturelle.
C'est bel et bien ce phénomène, réel, qui panique l'Etat et qui provoque la réunion de lundi. Si on continue en effet à valider des plans sociaux créant des seniors non pressés de retrouver une activité et fortement indemnisés par les ASSEDICS le système sera rapidement en cessation de paiement et le nombre de demandeurs d'emploi ne pourra jamais baisser.
La réunion de ce lundi a donc comme objectifs de mobiliser les acteurs publics contre ce chômage des seniors, chômage qui devient structurel et menace de faire imploser le système. Le problème c'est qu'au cours de cette réunion ils vont se rendre compte qu'ils n'ont guère de solutions.
En premier lieu on ne voit pas les préfectures refuser des plans sociaux aux entreprises parce que ceux ci sont trop favorables aux salariés. Cela ne passera jamais. L'Etat s'est bel et bien piégé tout seul avec la loi dite de sécurisation de l'emploi véritable usine à fabriquer des demandeurs d'emploi n'ayant nullement intérêt à retravailler. D'ailleurs dans les faits les salariés se battent souvent pour partir contrairement à ce que l'on pourrait croire. Prenons l'exemple de La Redoute qui a tenu en haleine le public avec le refus de signer de la CFDT. Et bien il faut savoir que maintenant que c'est signé il y a trop de candidats eu départ. Faut dire qu'avec l'ancienneté certains vont partir avec un chèque de 100,000 euros plus 6 mois de salaire à 90 % puis 36 mois de prise en charge ASSEDIC.
Il va dont être demandé aux préfectures de mettre l'accent dans les plans de sécurisation sur la mise en place de cellules de reclassement avec, au besoin, l'aide matérielle de la préfecture pour reclasser les salariés partant. Problème les salariés qui partent partent sur une base volontaire donc on ne peut les obliger à passer par la cellule de reclassement, de plus on ne peut pas les obliger à accepter un travail déqualifiant et payé beaucoup moins que ce qu'ils avaient jusqu'ici. Pour les formations c'est pareil. Bon nombre de ceux qui partent sont des salariés qualifiés. Tout ce que l'on peut donc leur proposer ce sont des formations déqualifiantes pour devenir agent d'entretien ou de sécurité.
En effet le problème c'est que le CICE et le pacte de responsabilité exonère de toutes charges patronales les salaires au SMIC et de façon nettement moindre les autres salaires Les emplois qui sont crées sont donc des emplois précaires et payés au SMIC qui ne peuvent pas convenir pour des quinquagénaires qui paie une maison et les études des enfants et qui disposent d'allocations chômages supérieurs au SMIC.
Du côté des collectivités on va dire qu'on ne peut rien faire. On ne peut pas d'un côté reprocher aux collectivités de créer trop d'emplois, leur imposer des restrictions financières, leur annoncer leur disparition pour de l'autre leur demander de recruter des seniors ! On voit mal un conseil territorial devant disparaître recruter en CDI des seniors alors qu'il doit faire des centaines de milliers d'euros d économie avant de disparaître.
Reste alors le privé. Demander aux préfectures et aux collectivités de veiller à ce que les entreprises s'engagent à embaucher des seniors dans le cadre du pacte de responsabilité. Mais la logique même du pacte rend impossible cette demande.
En effet la pacte de responsabilité a pour but de rendre les entreprises plus compétitives par le biais d'une baisse de leur cout du travail. Comme les baisses sont concentrées sur les bas salaires elles se doivent de recruter des jeunes qui acceptent les dits bas salaires pour être le plus compétitif possible pour gagner des marchés. Les entreprises ne peuvent donc pas payer les seniors au niveau de rémunération auxquels ils aspirent sous peine de réduire à néant les gains de compétitivité. Et comme les entreprises ne peuvent forcer les seniors a accepter des bas salaires ni prendre le risque de pendre des salariés non compétents elles ne pourront pas embaucher les seniors qui grossissent les rangs des demandeurs d'emploi.
Voilà la réalité du marché du travail aujourd'hui, réalité qui n'augure rien de bon pour l'avenir bien au contraire.