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| N° 1067 : "L'appel des 100 députés socialistes contre la pacte de solidarité :" |
| Par gabdel le 05/04/2014 |
A la veille du vote de confiance des députés vis-à-vis du gouvernement Valls est reproduit ci dessous les demandes d'une centaine de députés socialistes pour voter la confiance à ce gouvernement.
Il y est écrit noir sur blanc qu'il faut renoncer aux exonérations de charges en faveur des entreprises donc au pacte de responsabilité. On peut noter qu'il n'est absolument pas réclamé de réformes dites sociétales (euthanasie, PMA, statut beau parent) ni même de réforme pénale.
"Les conditions de la confiance
Pour un contrat de majorité
Agir et ne pas subir. La défaite d’ampleur historique que nous venons d’encaisser nous donne une responsabilité sans précédent. Bien plus qu’une protestation de circonstance, les Français ont exprimé des positions très politiques et, dans leur diversité, des demandes de justice, d’efficacité économique et d’égalité républicaine.
Depuis de longs mois, les élus locaux et les députés avaient alerté sur le fossé qui se creusait entre la gauche au pouvoir et son électorat. Cette défaite électorale ne doit pas se transformer en renoncement démocratique.
Au contraire, le temps du Parlement est venu. L’affirmation de la volonté politique est encore plus à l’ordre du jour. Le dialogue avec le nouveau Gouvernement s’engage dès maintenant. La représentation nationale doit être digne de sa mission et à la hauteur de ce moment de notre histoire. Il lui revient de participer aux nouvelles orientations qu’exige cette nouvelle étape.
Dans ce but, il faut aller plus loin que les habitudes et les certitudes. Pour répondre vigoureusement à l’épuisement institutionnel, nous proposons un contrat de majorité, dans la durée.
En effet, pour restaurer la confiance avec les Français, il faut recréer aussi la confiance avec le Parlement. Celui-ci doit apporter sa légitimité en soutien des choix que les citoyens de tous horizons attendent de la gauche au pouvoir.
Notre première contribution au contrat de majorité privilégie les orientations ainsi rappelées :
1)Obtenir une réorientation européenne mettant fin aux politiques d’austérité qui ont enfoncé l’Europe dans la récession. Pour cela, il faut mettre en œuvre des trajectoires budgétaires soutenables, compatibles avec le retour de la croissance et la baisse du chômage. Les trajectoires budgétaires imposées aux Etats et à l’Union, sans distinguer selon la nature des dépenses, ne sont pas des tabous. Il y a urgence à les rediscuter. La Commission doit enfin changer de cap. L’élection européenne, le 25 mai, sera aussi l’occasion de mener ce combat. Il n’y aura pas d’échappatoire au déclin si les consolidations budgétaires ne sont pas accompagnées d’investissements massifs publics et privés, soutenus par l’Union, dans les énergies renouvelables, les transports, le numérique, la construction de logements, la recherche, pas de consolidation budgétaire possible, et surtout pas d’échappatoire au déclin.
2) Concentrer les moyens publics sur la création réelle d’emplois et, ainsi, intensifier le redressement productif.
Pour cela, substituer un pacte national d’investissement, négocié jusqu’au niveau des entreprises, aux mesures les plus coûteuses et sans conditions actuellement envisagées dans lepacte de responsabilité.
Concentrer les marges de manœuvre de la France sur l’emploi, l’investissement, la formation, c’est la condition de la protection des salariés contre le chômage de masse.
3) Défendre des décisions de justice et de pouvoir d’achat : des mesures en faveur des bas salaires, la réforme fiscale et la CSG progressive, l’effort en faveur des retraites les plus modestes, que nous avons demandés depuis des mois. Ces améliorations de pouvoir d’achat, combinées au développement des emplois aidés non marchands pour les jeunes et les chômeurs de longue durée, et aux investissements public, contribueront à soutenir la demande, indispensable à la reprise économique. C’est par ailleurs la seule façon de rendre efficace les politiques d’offre déjà mise en oeuvre.
4) Réaffirmer et amplifier les choix et les engagements de 2012 :
• Muscler les efforts de régulation des activités financières et bancaires, et leur mobilisationpour l’investissement et les territoires. Promouvoir la responsabilité sociale et environnementale des multinationales et leur « devoir de vigilance ». • Rendre populaire la transition écologique : financement et avances pour les travaux de rénovations énergétiques, co-investissements citoyens dans les énergies renouvelables, plan de remplacement des véhicules et équipements anti-écologiques. • Engager un mouvement de transformation de l’Etat et des collectivités locales, avec les citoyens et les agents publics. Nous soutiendrons les économies efficaces, pas les régressions sociales : non aux économies de dépense qui conduisent à des reculs pour la Sécurité sociale ou à la panne de l’investissement public ! • Défendre l’égalité des territoires par un socle de droits (le « bouclier »), une relance des économies locales, un remaillage des services publics sur deux piliers : l’éducation et la santé. • Pour une revitalisation exigeante de la démocratie française. Un sentiment d’abandon exaspère aujourd’hui de nombreux Français. Ils se sentent oubliés, incompris, pas écoutés. Pour écouter les citoyens et mobiliser la société, nous devons inventer des formes participatives nouvelles, et lutter contre toutes les formes d’exclusion. Dans notre République, nous sommes différents, mais tous égaux devant la loi. Le pays ne se sent pas représenté, encore plus quand le Parlement n’est pas entendu. La nouvelle étape doit retrouver les droits et les devoirs du Parlement. Notre majorité sera plus soudée, si elle inaugure des manières modernes de préparer les grandes décisions et de délibérer.
Ne laissons pas s’installer de faux clivages entre les « cigales » et les « fourmis » ; mais nous savons aussi que jamais la France ne se redressera dans l’austérité et en laissant exploser le chômage et les inégalités. Nous faisons le choix d’une politique qui marche. Nous recherchons l’équilibre entre les salariés et les entreprises et entre les efforts et la justice, pour toutes les composantes de la société.
Refusant la fuite en avant façon Sarkozy, nous choisissons l’efficacité pour mener les politiques d’investissement, la transformation de l’Etat, l’innovation publique. Les Français n’ont pas changé depuis le 6 mai 2012, ils sont déçus. Ils ne sont pas versatiles, ni ralliés à l’UMP qui n’a rien d’autre à proposer que la dérégulation et l’austérité.
Il est impératif d’exprimer une vision claire et offensive du futur de la France et de son rôle en Europe. Les Français ont le sentiment que la politique qu’ils avaient choisie n’est pas assumée. Ils nous l’ont dit dans les urnes. Il faut maintenant passer des urnes aux choix et, pour nous, des mots aux actes. Les temps qui viennent sont pour tous, et pour chacun d’entre nous, une épreuve de vérité."
Nous saurons mardi s'ils ont été entendu et si ce n'est pas le cas s'ils sont allez jusqu'au bout de leur conviction en ne votant pas la confiance au gouvernement Valls. |
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| N° 1066 : "L'INSEE flatte le gouvernement pour sauver son budget :" |
| Par gabdel le 04/04/2014 |
L'INSEE est une direction du Ministère de l'Economie financé par l'Etat. Compte tenu des économies que doit annoncer le gouvernement l'INSEE a décidé de faire la communication du gouvernement pour limiter la baisse de son budget.
Tous est dans la communication et la façon d'interpréter les chiffres. Ainsi l'INSEE annonce que la France est en voie de reprise alors que la croissance ralentie. En effet l'INSEE nous dit que la croissance sera de 0,1 % au premier trimestre 2014 et au mieux de 0,3 % au second. Que ces chiffres sont le signe d'une reprise alors qu'ils sont en baisse par rapport à 2013 (+ 0,6 % au deuxième trimestre 2013 et + 0,3 % au quatrième trimestre 2013). Mais l'INSEE n'est pas folle. Alors que les chiffres montrent une stagnation de l'activité l'INSEE clame que l'économie est en voie de reprise et ce pour préserver son budget.
Mieux encore, l'INSEE annonce triomphalement que la politique de l'emploi menée par le gouvernement va permettre une stagnation du chômage jusqu'en juillet 2014 ! Là encore pure communication et flatterie. En effet la politique de l'emploi menée par le gouvernement à coups de milliards d'euros devaient avoir pour effet d'inverser la courbe du chômage donc de faire baisser le chômage. Mais l'INSEE ne va pas écrire que l'inversion de la courbe du chômage n'est pas pour demain. Elle écrit que l'on va vers une stabilisation du chômage. Elle précise d'ailleurs que cette stabilisation est directement liée au CICE (crédit d'impôt compétitivité) et aux emplois d'avenir pour flatter le gouvernement. Mis ce faisant elle oublie justement de préciser que la stagnation annoncée du chômage en France est artificielle car subventionné par l'Etat. Que si l'Etat, qui doit faire des économies, doit réduire la voilure notamment en ce qui concerne les emplois d'avenir la hausse du chômage est inévitable et mathématique. De même l'INSEE se garde bien de mettre en avant le gros coup de frein à l'embauche que constituer la mise en place du pacte de responsabilité et ma baisse progressive des cotisations patronales sur les salaires. En effet, tout chef d'entreprise un peu sérieux retardera au maximum tout projet d'embauche pour ne recruter qu'au moment où l'exonération de charges sera totale. Bien mieux, les entreprises ont tout intérêt à se débarrasser d'un maximum de salariés pour se restructurer et en recruter des plus jeunes et mieux formés l'année où l'exonération de charges sera à 100 %.
L'INSEE a donc tellement peur pour son budget qu'elle s'est transformée en agence de propagande en faveur du gouvernement. Là où les chiffre démontrent uns stagnation avec aggravation à venir du chômage menant tout droit à une stagflation, l'INSEE écrit que la France est en voie de reprise sans accélération avec stagnation du chômage jusqu'en juillet 2014.
Un citoyen, surtout s'il n'est pas sensible à la propagande, avertit en vaut deux. |
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| N° 1065 : "Pour aider Hollande (et les français) il faut que Valls n'obtienne pas la confiance de l'Assemblée :" |
| Par gabdel le 03/04/2014 |
Tout le monde sait et reconnait aujourd'hui sue François Hollande c'est planté dans sa politique économique. Non seulement la courbe du chômage ne c'est pas inversée mais, pire que tout, le déficit public à déraper pour atteindre 4,3 % en 2013.
Conclusion, François Hollande ne dispose d'aucune marge de manœuvre pour mettre en place les exonérations de charges annoncées (tant patronales que salariales) sauf à réaliser de telles coupes dans les dépenses publiques que la croissance qui redémarre sera considérablement réduite voir anéantie.
François Hollande n'a donc pas d'autres choix que de demander de nouveau un délai à Bruxelles au niveau des déficits publics qui doivent être ramené à 3 % en 2015.
Le problème c'est que la France a déjà obtenue deux fois des délais supplémentaires avec Nicolas Sarkozy mais aussi avec François Hollande par l'intermédiaire de Pierre Moscovici.
Problème, comment convaincre les autres pays européens de nous accorder un nouveau délai pour réduire nos déficits ?
François Hollande sait qu'il a peu de chances de l'obtenir s'il ne parvient pas à faire peur aux autres pays européens. Il a d'ailleurs confié cette mission à Michel Sapin dont il connait l'incompétence, son précédent passage aux ministères des finances ayant abouti à la plus grande défaite des socialistes aux législatives et le "suicide" de Pierre Bérégovoy.
Non François Hollande sait que pour obtenir un délai de Bruxelles il doit faire peur aux pays européens. Il doit leur démontrer que s'ils refusent il devra dissoudre l'Assemblée et que sen suivra une cohabitation avec une majorité UMP/FN, cohabitation empêchant toute réforme de fond.
Pour que son scénario soit crédible et que les européens y croient il faut donc que Valls n'obtienne pas la majorité à l'Assemblée, qu'il n'ait pas la confiance du Parlement.
Pour y parvenir François Hollande a mis toutes les chances de son côté. D'abord en nommant Manuel Valls comme Premier Minstre. Ce faisant ils s'assure que les élus du Front de Gauche et certains socialistes de la gauche dure ne voteront pas la confiance. En maintenant Christiane Taubira il s'assure qu'aucuns députés de droite ou centriste ne soit tenté de voter la confiance au gouvernement Valls. En nommant Ségolène Royal il confirme aux verts qu'il ne veut plus les voir et que Séglène est justement mise à l'écologie pour ramener certains électeurs tenter par les verts vers les socialistes. De même qu'avec Taubira il s'assure la défiance des avocats (nombreux dans l'hémicycle) il s'assure la défiance des médecins (également très nombreux dans l'hémicycle) en supprimant le ministère de la santé. Enfin en ne décidant pas à qui revient le commerce extérieur il s'assure une guerre entre Montebourg et Fabius discréditant ainsi le soit disant gouvernement de combat, resserré et compétent.
Ce gouvernement en réalité n'en est pas un. C'est un trompe l’œil, un leurre destiné à se planter pour convaincre l'Europe que si elle n'accorde pas des délais pour réduire les déficits la France sera ingouvernable.
Il est donc primordial, vital même pour Hollande et les français que Valls n'obtienne pas la confiance de l'Assemblée. Dans le cas contraire la purge sera telle que les années de crises qui viennent de se dérouler n'auront été qu'un amuse gueule au regard de ce qui va tomber ur les français d'ici peu.
Un député avertit en vaut deux. |
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| N° 1064 : "Ségolène Royal nommée pour piéger les verts :" |
| Par gabdel le 03/04/2014 |
François Hollande a donc décidé, suite au refus des verts de rentrer au gouvernement Valls, d'avoir la peau de ce parti. Pour cela il a mis au point un piège et choisit l’exécutrice des basses œuvres pour mener la chasse.
Le piège est gros mais simple. En donnant au gouvernement une semaine pour choisir les secrétaires d'Etats il donne en fait une semaine à Manuel Valls et Ségolène Royal pour acheter le vote de confiance des élus verts et ce contre des places de secrétaires d'Etat. L'appât de postes de secrétaires d'Etat et la peur des députés verts d'une dissolution sont les appâts du piège tendu par François Hollande et Manuel Valls pour tuer les écologistes.
Tuer oui car si les verts acceptent ils vont apparaître aux yeux de tous comme des vendus, des politicards qui placent leur intérêt personnel très au dessus de l’intérêt général, et surtout écologique, qu'ils prétendent incarner. Compte tenu de la piètre opinion des français pour la classe politique traduite notamment par l'abstention, le simple fait que les verts acceptent le moindre poste et votent pour ou s'abstiennent vis-à-vis du gouvernement Valls et ils seront discrédités auprès de bon nombre dé leurs électeurs qui auront l'arme supplémentaire du vote blanc pour les punir.
Nul doute qu'avec de tels postes à pourvoir Ségolène Royal ne parviennent à convaincre tel ou tel vert de devenir secrétaire d'Etat. La direction du parti sera t elle suffisamment lucide pour contenir ses velléités et faire admettre à tous qu'ils ont tout à perdre en votant pour se gouvernement et,au contraire, tout à gagner en votant contre ?
Certains y croit encore comme le site 20 minutes.fr qui titre "Valls 1" pensant qu'il y aura rapidement un 2 du fait de l'alliance gauche - vert. Pour ma part je n'y crois plus comme pour bon nombre d'observateurs de la classe politique. Les pleurs des parlementaires verts suite au refus de la direction de leur parti de ne pas participer au gouvernement Valls en dit long sur la véritable nature de ses personnes.
On peut d'ors et déjà parier qu'au moins un vert va devenir secrétaire d'Etat et que les verts n'oseront pas voter contre le gouvernement Valls. Au moins on sera combien ça coûte un élu vert.
L'abstention, le vote blanc et le vote FN seront les grands vainqueurs des élections européennes.
Sainte quenelle priez pour nous... |
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| N° 1063 : "Taubira maintenue au Ministère de la Justice : l'UMP et le FN sablent le champagne !" |
| Par gabdel le 02/04/2014 |
Décidément tous sourit à l'UMP et le FN bien aidé il est vrai par un Président de la République au sommet de son incompétence.
En effet c'est peu dire que l'UMP, mais aussi le FN, étaient gênés par la nomination de Manuel Valls comme Premier Ministre. Avec son image sécuritaire il privez les partis de droite du thème de la sécurité et, surtout, du débat sur la réforme de la justice devant supprimer les peines de prison pour les délinquants, débat programmé maintenant donc à moins de deux mois des européennes ! Oui mais François Hollande est mauvais et n'a toujours pas compris perdant tous ses paris les uns après les autres.
Ainsi en nommant Manuel Valls comme Premier Ministre il pensait que les verts n'oseraient pas quitter le gouvernement. Pari perdu les verts ne feront pas parti du gouvernement. Même en laissant la porte ouverte pour des secrétaires d'Etat, quand les élus verts vont comprendre qu'en ne votant pas la confiance au gouvernement non seulement Hollande ne dissoudra pas mais ils pourront obtenir des places au gouvernement et des postes de Sénateurs alors ils soutiendront la décision prise.
Face à ce refus des verts les socialistes étaient seuls pour former le gouvernement. Trop risqué en raison de la faible majorité à l'Assemblée Nationale. Et voilà comment François Hollande est obligé de maintenir Christiane TAUBIRA au Ministère de la Justice, celle-ci ne voulant rien d'autre et la Président du Parti Radical de Gauche étant embarqué dans une affaire de frais de bouche.
François Hollande n'a donc pas d'autres choix que de maintenir Christiane TAUBURA au Ministère de la Justice. Donc de maintenir la réforme pénale visant à supprimer les peines de prison pour les délinquants et donc de faire perdre à Manuel Valls tout le bénéfice de son image d'autoritaire et de partisan de la sécurité. Les élus de droite vont se faire une joie de pilonner le nouveau gouvernement sur ce point lui faisant perdre immédiatement tout crédit et l'assurant d'une défaire cuisante aux européennes !
On peut donc désormais affirmer que François Hollande a perdu son pari du remaniement pour avoir un gouvernement resserré et surtout compétent.
Si on ajoute à cela qu'il place le millionnaire incompétent Michel Sapin aux finances, le comique troupier Arnaud Montebourg à l'économie et son ex. à l'écologie qui va se faire une joie de tout mettre en œuvre pour qu'il se plante et qu'elle puisse se présenter à sa place en 2017, on ne peut que constater le massacre que constitue ce remaniement qui n'est ni fait ni à faire.
Si les verts ne comprennent pas que s'ils soutiennent ce gouvernement ils vont vers une énorme désillusion aux européennes et qu'à l'inverse ils ont tout à gagné en votant contre lui, alors ils doivent arrêter de faire de la politique ou de rêver avoir le pouvoir un jour en France. Les élus et membres du Front de Gauche l'ont compris eux mais ils ne peuvent agir seuls. Que les verts pensent à Grenoble et tout ce qu'ils ont à gagner d'une alliance avec la gauche hors socialistes.
Un vert, surtout s'il est élu, avertit en vaut deux. |
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| N° 1062 : "Une chance historique pour la gauche et les verts de prendre le pouvoir :" |
| Par gabdel le 02/04/2014 |
La décision prise par les verts (EELV) de ne pas participer au gouvernement Valls est un coup de génie politique qui peut amener les verts au pouvoir avant la fin du mois !
En effet le parti socialiste ne dispose, à lui seul, que d'une voix de majorité à l'Assemblée Nationale. Le Front de gauche ayant déjà annoncé qu'il ne votera pas la confiance au gouvernement ni le pacte de responsabilité les verts sont en position de force pour choisir le futur gouvernement et sa politique.
Ce qu'il faut, pour les dirigeants des verts et notamment les ex.ministres, c'est bien expliquer que jamais François Hollande ne dissoudra l'Assemblée Nationale si l'Assemblée ne vote pas la confiance au gouvernement. Tout le monde connait le précédent de 1997 prononcé&e par Jacques Chirac qui portera Lionel Jospin au pouvoir. Non même le Général de Gaulle quand l'Assemblée vota la défiance contre le gouvernement Pompidou n' pas dissous l'Assemblée demandant à Georges Pompidou de changer la composition de son gouvernement.
La gauche et les verts ont donc une chance historique de prendre, de fait, le pouvoir, et de dicter le choix du Premier Ministre et la politique à mener pour le pays. Reste à convaincre les parlementaires verts qui critiquent la décision prise par leurs collègues ex.ministres sous couvert d’intérêt personnel alors que c'est eux, en réalité, qui ont tellement peur de perdre leur siège qu'il ne voit pas opportunité historique qui s'offre à eux de prendre le pouvoir.
On va vite savoir si les verts profitent de cette opportunité ou laisse passer leur chance. |
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| N° 1061 : "François Hollande se venge sur les cadres et les classes moyennes :" |
| Par gabdel le 01/04/2014 |
François Hollande a donc réagit à sa débâcle électorale et c'est peu dire qu'il prend très mal cette défaite au point de vouloir tout de suite se venger des français et notamment des classes moyennes et des cadres qui l'ont lâché. Pour le comprendre il suffit de se reporter à ce que François Hollande a déclaré hier.
François Hollande a d'abord confirmé la mise en œuvre du pacte de responsabilité. C'est même le premier ordre de mission donné au nouveau Premier Ministre. Mais attention c'est un pacte de responsabilité un peu différent de celui prévu qui doit être mis en œuvre. En effet le Président à bien précisé que les baisses de charges pour les entreprises devaient porter essentiellement sur les bas salaires. C'est nouveau car jusqu'ici le débat était ouvert pour les partenaires sociaux sur ce point. Le MEDEF voulait une baisse des charges sur tous les salaires, la CFDT sur les bas salaires. C'est donc la baisse des charges sur les bas salaires qui sera privilégiée. Les cadres sont donc les grands perdants du pacte de responsabilité. Ne bénéficiant pas, ou très peu, de la baisse des charges sur les entreprises, ils deviennent la principale marge de manœuvre d'économie et de compétitivité pour les entreprises. Pour faire des économies ou devenir plus compétitives les entreprises doivent donc avant tout se débarrasser de ses cadres.
Deuxième annonce du Président de la République la mise en œuvre d'une baisse des des cotisations salariales, donc sur les salaires, baptisée technocratiquement pacte de responsabilité. Donc apparemment une mesure favorable à tous les salariés, en ce compris les cadres et les classes moyennes, si on oublie de prendre en compte la baisse des prestations familiales qu'engendre cette mesure nouvelle. En effet c'est aujourd'hui qu'entre en vigueur la réforme des allocations familiales qui baisse le montant des prestations pour les cadres et classes moyennes. Ainsi pour beaucoup la PAJE va être divisé par deux. Comme la contrepartie des baisses des allocations sur les entreprises et sur les salaires doit se traduire par des mesures d'économie, cela signifie que les prestations familiales vont de nouveau être baissées pour les cadres et classes moyennes. C'est obligé puisque Français Hollande n'a pas annoncé d'économies supplémentaires sur les dépenses publiques et que le déficit public a dérapé en 2013 à 4,3 % du PIB. Ce sont donc bien les cadres et les classes moyennes qui vont financer la baisse des charges sur les salaires par une baisse de leurs prestations familiales.
Ajoutons que si tous les cadres vont faire les frais de cette usine à gaz technocratique, les cadres qui perdront leur emploi vont payer beaucoup plus que les autres. En effet le cadre qui va perdre son emploi ne va pas bénéficier de la baisse des cotisations sur ses salaires. Il va donc être frappé de pleine fouet par la baisse de ses prestations familiales sans pouvoir bénéficier de la baisse des cotisations sur les salaires. Comme les cadres ne vont pas bénéficier de la baisse des cotisations patronales sur les salaires ils vont devenir la principale manette d'ajustement pour les entreprises et vont donc être de plus en plus sollicités pour partir de l'entreprise par le bais, notamment d'une rupture conventionnelle. Malheur à celui qui acceptera une telle rupture. En effet du fait du nouvel accord d'assurance chômage dénoncé par la CFE-CGC, le cadre qui bénéficie d'une indemnité de départ supra légale va subir un délai de carence de 6 mois avant d'être indemnisé par l’assurance chômage, autrement dit il va être 6 mois sans aucuns revenus tout en supportant de plein fouet a baisse de ses prestations familiales et sans, bien sur, bénéficier de la baisse des cotisations salariales.
Les cadres et les classes moyennes savent désormais ce qui les attend. C'est eux qui vont payer pour tout le monde au moins jusqu'en 2017 date d'une hypothétique baisse des impôts sur les ménages.
Un citoyen français, électeur aux européennes, surtout s'il est cadre, en vaut deux.
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