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N° 1039  :  "Les français condamnent leur justice :"
Par gabdel le 16/02/2014
La presse fait écho d'un sondage dans lequel 75 % des français déclarent que la justice française fonctionne globalement mal. Soyons clair, ce sondage n'est pas du tout une surprise et cela ne va pas aller en s'améliorant.


Tout d'abord le constat.

Si les français jugent sévèrement leur justice c'est parce que celle ci ne remplit plus sa mission première à savoir sanctionner. La justice pénale est en effet la vitrine de la justice en général et les français constatent que cette justice ne punit plus les délinquants.

A peine arrêtés ils sont libérés. Sous contrôle judiciaire peut être mais libres quand même donc non punis. Une fois jugés, parfois 6 à 9 mois après les faits, ils prennent, au pire, une peine assortie du sursis après une audience qui aura durée a peine 20 à 30 minutes. Pas d'auditions des témoins, pas de possibilité pour la ou les victimes de s'exprimer on va à l'essentiel, à savoir éviter la prison aux délinquants pour faciliter sa réinsertion. La justice ne sanctionne plus elle sociabilise, se transformant peu en peu en bureau d'aide sociale plus qu'en autorité chargée de sanctionner et de faire respecter les lois.

En matière civile la justice familiale est devenue une caricature de justice depuis l'instauration du juge unique en matière familiale.

Les justiciables naïfs pensent qu'ils vont pouvoir être entendus dans leurs demandes et leurs souffrances et que le juge aux affaires familiale va rendre la justice. Alors là ils déchantent très vite. En guise de procès ils passent 20 à 30 minutes devant une juge aux affaires familiales débordée, le plus souvent en l'absence du greffier pourtant obligatoire. La juge fait semblant d'écouter le ou les avocats et fait taire les justiciables qui veulent parler. De toute façon elle n'est pas là pour juger. Elle est là pour rendre la moins mauvaise décision en matière de montant de pension alimentaire ou de droit de visite et d'hébergement, le tout après une audition des personnes de quelques minutes et sur la base des conclusions remises par les avocats.

De toute façon quand elle rend son jugement, 3 semaines à un mois après l'audience, elle ne sait même plus à quoi ressemble les personnes ni ce qu'elles ont pu dire. D'où le sentiment d'injustice des personnes quand ils reçoivent le jugement rendu qui le plus souvent ne satisfait personne.

La palme revient quand même à la justice prud’homale tant redoutée, soi disant, par les employeurs. La justice prud’homale c'est la caricature du "pot de fer contre le pot de terre".

Dans le cadre de la justice prud’homale en effet ce sont les avocats qui font la loi. A peine arrivés dans la salle, si leur adversaire est un salarié sans avocat, il le recherche pour l'alpaguer et le décourager, lui faire peur, lui faire comprendre qu'il n'a rien à gagner mais tout à perdre. Et puis dès le début de l'audience c'est le bal des corbeaux. Tout de noir vêtu ils imposent aux juges des reports d'audience de 4 à 6 mois au grand dam du malheureux salarié qui croyait que c’était un procès et qu’il allait pouvoir s’exprimer. Mais de procès il n'y en aura qu'au bout d'un à deux ans s'il tient la distance. Un procès sans audition de témoins ou de confrontation mais un procès sur dossier.

D’où le fait qu’il n'aura pas un procès équitable car en face de lui il a l'avocat qui se fera une joie de mettre dans son dossier des pièces non transmises et qui, au cours de sa plaidoirie, mettra tout en œuvre pour déstabiliser le salarié qui voudra répondre mais sera rabroué par la cour.

Pauvre salarié qui pense d'ailleurs que ce qu’il dit est important alors qu'en réalité le plus important c'est le dossier remis à la fin de l'audience. C'est sur ce dossier que les conseillers prud’homaux vont jugés un à deux mois après l'audience. Donc en ayant totalement oublié la tête du salarié et ce qu'il a bien pu dire. Et les salarié qui n’aura pas pensé ou réussi a mettre dans son dossier des témoignages écrits sur le formulaire officiel avec la copie des pièces d’identité des témoins criera à l’injustice après avoir étai débouté par la « justice prud’homale ».


Comment voulez vous que les français aient une bonne opinion de leur justice ?


Ensuite les réformes annoncées. Les réformes à venir ne vont faire qu'empirer les choses.

Ainsi en matière pénale on s'apprête à supprimer les peines d'emprisonnement pour les délits punissables aujourd'hui de 5 ans d'emprisonnement. Toute cette réforme a pour but de mettre en avant la nécessité de ne pas couper le délinquant de la société. Il faut qu’après avoir était jugé rien ne soit fait pour qu’il perde le contact avec la société (famille, travail, amis). Il ne faut surtout pas qu’il subisse un préjudice lié à sa condamnation.
Donc la justice ne sanctionne plus. Elle tape sur les doigts par un rappel à la loi. Elle gronde le vilain par une composition pénale. Elle le mets au coin par une assignation à résidence avec bracelet électronique. Plus aucune sanction exemplaire dissuadant par exemple ceux qui massacrent des animaux pour ensuite filmer et diffuser leurs exploits sur internet. Plus aucune sanction qui fasse peur et qui dissuade les jeunes sollicités par les trafiquants de passer à l'acte. Non on ne punit plus. Et peu importe le sentiment d’injustice de la ou des victimes qui constate que celui qui les a volé, harcelé, voir violenté n’est pas punit et donc pourra recommencer.

En matière familiale c'est encore plus simple la justice jette l'éponge, elle renonce. Comme l'a annoncé Jean Marc Ayrault on va transférer tous les dossiers familiaux aux greffiers à des médiateurs familiaux chargés de tenter que les personnes se mettent d'accord. De justice il n'est plus question non.

Il est question d'éducateurs spécialisés salariés d'associations grassement dotées par l'Etat, les conseils généraux et les CAF qui jouent les pseudo psychologues et font la morale aux gens pour tenter de les convaincre d'organiser leur malheur et leur vie saccagée, le tout pour 2500 à 3000 euros de salaire par mois, salaires pris en charge en tout ou partie par l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.

Pour les plus aisés et les classes moyennes il s'agira de passer par un médiateur-avocat qui fait exactement la même chose mais avec un aspect psy et une facture beaucoup plus élevé (de3.000 à 8.000 euros la médiation) cette fois à payer de leur poche bien sûr.

En matière prud'homale comme on a mutualisé les greffes on a allongé tous les délais. Aujourd'hui il faut au mieux un mois rien qu'entre le jour où un jugement est rendu (après 18 à 24 mois de reports) et le jour où ce jugement écrit est envoyé aux parties. Comme on parle encore de faire des économies il faudra bien 3 ans pour avoir son dû si on agit aux prud’hommes.


Constat accablant que celui des français qui ne se font d’ailleurs aucune illusion sur l’avenir. L’aspect rassurant de ce sondage c’est qu’ils ne sont pas dupes et qu’ils savent que de justice il n’y en a pas, il n’y a qu’un ersatz de justice, une coquille que l’on vide de plus en plus de tout contenu.
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N° 1038  :  "Il vaut mieux en rire qu'en pleurer :"
Par gabdel le 12/02/2014
Tous les jours je prends sur moi pour ne pas écrire un nouvel édito. C'est dur, surtout en regardant la photo de François Hollande entre les Obama (parfait sosie du Pingouin du film Batman le Défi) tout petit sans son scooter.

Mais là la suspension du décret autorisant les magasins de bricolage à ouvrir le dimanche par le Conseil d'Etat c'est trop. Surtout quand on apprend que le gouvernement va sortir un nouveau décret pour permettre aux magasins d'ouvrir ce dimanche à moins que le Conseil d'Etat ne l'annule...

Non mais on touche au comble du ridicule. Déjà que l'on a un Président de la République qui ordonne aux partenaires sociaux de négocier des contreparties en échange d'une baisse des charges et le Président du MEDEF qui refuse toute contrepartie, un décret instaurant l'obligation pour les véhicules avec chauffeur d'attendre 15 mn avant de prendre un client aussi suspendu ce qui a déclenché la colère des taxis, mais jusqu’où allons nous descendre dans l'absurde et l'incompétence ?

Si on reprend la problématique de l'ouverture des magasins de bricolage le dimanche le gouvernement a donc adopté un décret autorisant l'ouverture des magasins de bricolage le dimanche et ce jusqu'au 01er juillet 2015. Saisi par des syndicats le Conseil d'Etat suspend l'application de ce décret parce qu'il est contraire au principe constitutionnel du droit au repos hebdomadaire devant se dérouler en principe le dimanche. Ce n'est quand même pas rien comme fondement pour une suspension. Le Conseil d'Etat qualifie bien ce texte et le principe d'ouverture permanente le dimanche comme un acte contraire à la Constitution donc aux Droits de l'Homme.

Conséquence de cette anti constitutionnalité, de cet acte contraire aux acquis obtenus en 1936 par le Front Populaire ? Et bien le gouvernement Ayrault, qui se prétend de gauche, va prendre un nouveau décret donc anti constitutionnel pour que les magasins de bricolage puissent ouvrir quand même le dimanche de façon permanente.

C'est de la folie furieuse. Alors le gouvernement de Jean-Marc Ayrault aurait le droit de violer la Constitution ? Mais alors c'est une voie de fait. Les syndicats pourront donc saisir de nouveau le Conseil d'Etat pour faire suspendre cette voie de fait etc...

Un Président déguisé en Pingouin ridiculisé par le Président du MEDEF, un Premier Ministre qui fait n’importe quoi et édicte des textes suspendus par le Conseil d’Etat, mais oui c’est l'époque du Carnaval !


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N° 1037  :  "Les suisses sont ils des "monstres" ?"
Par gabdel le 10/02/2014
Les suisses viennent, par référendum, de revenir sur leurs accords conclus avec l'Europe au sujet de la libre circulation des européens en Suisse. Qu'elle horreur. Une remise en cause du dogme européen de libre circulation des personnes et des biens en Europe jugée criminelle en France.

Oui car il faut rappeler qu'en France vous êtes au mieux un dangereux extrémiste et, au pire, un criminel si vous osez évoquer de remettre en cause la libre circulation des personnes et des biens en Europe. Criminel car on vous explique que seule la construction européenne évite la guerre entre pays européens et que sans l'Europe ce serait la troisième guerre mondiale. Peu importe que les anglais ont toujours refusé Schengen et cette libre circulation et annonce leur retrait de l'Europe par référendum, c'est toujours nous qui avons raison et les autres qui ont toujours tort.

Imaginez la Suisse a encore une monnaie, le franc suisse, ouaaf, MDR, oh les ringards ils ne sont même pas à l'euro. Comment peuvent-ils rejeter cette monnaie qui cause la pauvreté dans de nombreux pays européens et fait la richesse de l'Allemagne ? Franchement un taux de 3 % de chômage ce n'est pas sérieux. Avec l'euro ils pourraient rejoindre la moyenne européenne de 11 % de chômage.

Donc les suisses sont des dangereux extrémistes et des criminels puisqu'ils osent être contre l'Europe de Bruxelles. Ils sont des arriérés en matière économique puisqu'ils ont encore une monnaie. Enfin sur le plan sociétal ce sont de dangereux réactionnaires qui vont contre le sens de l'histoire.

Oui réactionnaires car en Suisse on refuse le mariage et l'adoption aux homosexuels ainsi, bien sur que la PMA et la GPA. Comme Jean Marc Ayrault et le PS ont bien expliqué qu'il fallait être réactionnaire et rétrograde pour refuser la PMA et la GPA, les suisses sont donc des réactionnaires et des rétrogrades qui vont contre l'élan de l'histoire.

Mais qu'est ce que c'est que ce pays extrémiste, arriéré et réactionnaire ? Comment peut-on tomber si bas ?

Tout simplement parce que la Suisse est un pays où c'est le peuple, par des votations (référendum) et non les élites qui décident. Il n'y a pas le culte de cet homme ou de cette femme suprême qui connait seul la vérité et l'applique contre son gré au peuple ignare et incapable de savoir ce qui est bon pour lui.

C’est marrant je pense comme un suisse et je n’en est pas honte. C’est fou non ?
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N° 1036  :  "Et si François Hollande était un génie de la politique ?"
Par gabdel le 06/02/2014
L'impopularité record de François Hollande (23 % de français satisfait) et son échec dans l'inversion de la courbe du chômage peuvent faire douter certains de sa capacité à continuer à gouverner le pays dans la durée. Pour bon nombre de commentateurs et d'analystes Hollande a déjà perdu en 2017 surtout si Nicolas Sarkozy se représente.
Mais raisonner ainsi c'est sous estimer un homme qui a réussi à se faire élire au détriment des favoris annoncés (DSK, Ségolène Royal) montrant sa particulière acuité à s'adpapter voir à profiter des circonstances.

Il en est ainsi aujourd'hui où François Hollande a largement anticipé une défaite électorale aux municipales et aux européennes en instaurant une cohabitation de fait lui permettant d'éviter une cohabitation de droit.

François Hollande a bien compris que son impopularité et son achec dans l'inversion de la courde du chômage le place en situation inconfortable au vue des échéances électorales de 2014. Même si légalement il n'y était pas contraint, une débâcle du parti socialiste aux municipales et eux européennes le contraindrait à dissoudre l'Assemblée Nationale et donc de voir une majoritée UMP-FN arrivée à l'Assemblée.

Pour éviter ce scénario, François Hollande a donc décidé d'agir comme s'il est était déjà en cohabitation, cohabitation non pas avec la majorité parlementaire mais avec la grande majoritée des français.

Dans le cadre de cette cohabitation de fait il pend acte du mécontentement des français à l'égard des impôts et des accusations d'être anti entreprises donc anti économique. Pour couper court à ses accusations il invente donc le pacte de responsabilité. Ce pacte est en réalité un transfert de compétence de la politique économique du pays de l'Elysée vers la société civile au-travers des partenaires sociaux (MEDEF essentiellement). A eux maintenant de mener de la bataille pour l'emploi et la croissance. L'Elysée, et donc Matignon ne seront plus que des chambres d'enregistrement des décisions prises par les partenaires sociaux. En matière économique c'est eux désormais qui décident.

Idem pour les réformes de sociétés. Le message de François Hollande a était très clair après le report de la loi famille : pas plus d'une réforme de société par quinquennat. C'est terminé on ferme la boutique. Si les parlementaires souhaitent procéder à des réformes de société qu'ils se débrouillent eux mêmes pour convaincre les français du bien fondé de leurs réformes et pour trouver une majoritée au Parlement pour les adopter.

Autrement dit que ce soit la réforme du droit de la famille, la réforme de la fin de vie, la légalisation du cannabis ou le droit de vote des étrangers, ce n'est plus du ressort de l'Elysée. Aux parlementaires de prendre des initiatives et d'assumer celles-ci vis-à-vis des français.

C'est d'ailleurs le message qu'à bien transmis Jean-Marc Ayrault ce matin : le gouvernement est disposé à faire adopter les propositions de loi sur la famille émanant des parlementaires notamment en matière d'exercice de l'autorité parentale des parents qui dise séparent. Exemple certainement pas pris au hasard, Jean-Marc Ayrault rappelant les pères ayant exprimés leur détresse en grimpant sur des grues. Sous entendu, à vous, députés et sénateurs, d'assumer vos propositions devant les français. Ainsi si une proposition de loi impose la garde alternée et introduit le statut de beau parent ce sont les députés qui devront assumer l'obligation ainsi faite à toute personne avec enfants qui se sépare à devoir habiter à proximité de son ex. et de voir le nouveau compagnon (ou compagne) de celui-ci s'approprier l'éducation de ses enfants.

Et oui François Hollande est incontestablement un génie de la politique. En confiant la responsabilité de la politique économique aux partenaires sociaux et celles des réformes de société aux seuls parlementaires il anticipe sur les désastres électoraux à venir tout en se mettant en retrait pour pouvoir reprendre la main en cas d'échec et d'apparaitre, de nouveau, comme le sauveur de la nation. En plus cela lui laisse tout le temps de se balader à l’étranger et en scooter dans Paris.

Quel génie.
Les commentaires :
(orlando):
c'est surtout un gros quenelleur
 
N° 1035  :  "Et si la PMA n'était pas le motif du report de la loi famille ?"
Par gabdel le 04/02/2014
Au lendemain de l'annonce du report de la loi famille, tout le monde, à commencer par les médias et les politiques, attribue ce report au refus du gouvernement d'inclure la question de la PMA et de la GPA dans ce projet de loi. Mais si la réalité était toute autre ? Si ce report n'était pas lié à l'homoparentalité mais à la légalisation du statut de bezu parent, autrement dit de la coparentalité sociétale ?

En effet jusqu'à aujourd'hui la société fonctionne sur un principe simple à savoir que ceux qui élèvent les enfants, qui en sont leurs tuteurs sont, en principe, ceux qui ont conçu les dits enfants. Nul autre, sauf disparition des parents ou carence éducative, ne peut élever des enfants qu'il n'a pas conçu. Cependant, du fait du nomadisme sentimental qui caractérise les rapports familiaux d'aujourd'hui c'est ce principe que le législateur veut remettre en cause aujourd'hui.

L'argument essentiel consiste à dire que de plus en plus d'enfants ne vivent pas avec leurs deux parents. De plus en plus souvent ils vivent avec l'un de leur parent et le compagnon ou la compagne de celui-ci. Cette compagne ou compagnon du parent de l'enfant n'a aucun droit sur celui-ci ni obligation ne serait ce en matière alimentaire. Situation jugée jusqu'à aujourd'hui tout à fait normale mais qui, aujourd'hui, est devenue (on ne sait pas pourquoi) un enjeu de société qu'il faut traiter sur le plan législatif.

Le législateur décide donc qu'il faut donner un statut à la compagne ou le compagnon qui partage la vie du père ou de la mère d'un enfant. Ce statut, appelé statut de beau parent, permettrez à cette compagne ou ce compagnon d'voir des droits sur l'enfant de l'autre, des droits mais peut être aussi des devoirs.

Il faut donc légiférer pour officiellement faire cesser le monopole parentale sur l'éducation des enfants pour instaurer une coparentalité de fait ou parents naturels et étrangers contribuent à l'éducation des enfants.

Exposer ainsi on pourrait applaudir à cette initiative. On pourrait dire voilà une réforme intelligente qu'il est urgent de mettre en œuvre. Sauf que ce n'est pas si simple lorsque l'on traite de l'humain.

Certains l'on peut être oublié mais il y a aujourd'hui des hommes et des femmes désespérées parce qu'ils ne peuvent pas voir leurs enfants. Désespérés au point de mener des grèves de la faim ou de monter sur des grues ou des bâtiments pour crier leur désespoir. Avec le statut du beau parent on va ajouter à leur détresse. Non seulement ils sont victimes de la situation et du non vouloir de l'autre parent mais ils devront en plus faire face à la compagne ou compagnon de l'autre parent devenu, tout à coup, cotuteur de l'enfant.

Plus globalement alors que l'entente entre deux personnes qui se séparent n'est pas simple voilà que l'on va devoir se mettre d'accord à 4 ! Que ce soit pour les droits de visites, le choix de la scolarité, le déménagement pour une mutation professionnelle, il faudra que tout le monde soit d'accord sous peine d'engorger en peu plus les juridictions familiales déjà en flux tendues et qui ne s'en sortent qu'en ordonnant des médiations familiales.

Seulement les médiations familiales cela à un coût. Le budget alloué aux services de médiation familiale ne cesse d'augmenter et, avec la consécration légale du beau parent, il va exploser pour faire face aux besoins d'ententes dans l'intérêt du ou des enfants.

Mais qui va payer ? Le gouvernement a annoncé qu'il devait faire plus de 50 milliards d'économie d'ici 2017. De même il a annoncé que les entreprises ne financeront plus la politique familiale. Alors qui va payer pour les médiations familiales à 4 ?

Enfin inutile de dire qu’avec cette présence de 4 tuteurs pour un seul enfant les grand parents n’ont plus leur place. Franchement se mettre d’accord à 4 c’est déjà difficile alors où trouver des jours pour les grand parents ?

On apprend que les députés socialistes sont déterminés à déposer des propositions de loi notamment sur le statut de beau parent. Grand bien leur fasse. A eux d’expliquer aux parents privés de leurs enfants et qu’ils rencontrent au cours de leur permanence pourquoi il donne à un autre des droits sur leur enfant, à eux de trouver le budget pour financer les médiations familiales imposées par la nécessité de s’entendre à 4 pour décider pour l’enfant, à eux d’expliquer aux grand parents pourquoi ont les exclus en fait et en droit de la vie de leurs petits enfants.

L’enjeu de la loi famille va bien au-delà de la PMA et de la GPA. En réalité c’est la place de chacun au sein d’une famille avec enfant qui est en jeu et remis en cause par cette loi. Pas si simple que l'on ne le dit.




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N° 1034  :  "PMA et GPA au PS ou la confusion des genres :"
Par gabdel le 03/02/2014

Manuel Valls, dans un premier temps, puis Jean-Marc Ayrault dans le journée, ont eu une révélation. Les manifestants de la manif pour tous de dimanche n'étaient ni des extrémistes ni des racistes mais des citoyens et électeurs lambda. Dans le lot il y avait même des électeurs de gauche. Et, gros problème, ils étaient nombreux et mobilisés.

Catastrophe, comment éviter que les élections municipales ne se transforment en référendum contre la PMA et la GPA et fassent perdre leurs places si lucratives aux socialistes ? Simple, on annonce que dans le projet de loi sur la famille il ne sera pas question ni de PMA, ni de GPA et que le gouvernement s'opposera à tout amendement des députés sur ces deux points.

Problème, quid de l'électorat gay et lesbien à qui les élus socialistes ont vendu la PMA et la GPA pour se faire élire ? Annoncer qu'il va y avoir une loi sur la famille mais sans que celle ci ne traite de la GPA et de la PMA c'est, de fait, renoncer à faire adopter la PMA et la GPA. Donc comment faire pour ne pas perdre cet électorat ?

Simple. On annonce que l'on ne présentera pas le projet de loi sur la famille en 2014. Que ce projet de loi, et donc son contenu est renvoyé à plus tard. Ainsi on rassure ceux qui sont opposés à ces pratiques. On leur passe comme message qu'elles n'ont pas besoin de dissuader tout le monde de voter socialiste. Quant aux gays et lesbiennes ont leur fait passer le message que ces sujets seront traités après les élections et qu'il n'est pas question d'y renoncer.

Bref il s’agit de prendre tout le monde, quel que soit son orientation sexuelle, pour un imbécile dans le but de le dissuader de voter contre le gouvernement en place. Là pour le coup c’est bien de l’enfumage pour tous.

Mais qu’en est-il dans d’autres domaines et notamment dans le domaine pénal et la réforme qui va être présentée au mois d’avril à l’Assemblée Nationale ?
Rappelons en effet qu’au mois d’avril 2014 Mme TAUBIRA va présenter un projet de loi visant à remplacer les peines d’emprisonnement pour les délits punissables de moins de 5 ans de prison par une peine dite de contrainte pénale (rester chez soit avec un bracelet électronique par exemple).

Les actes et sévices graves commis sur les animaux sont punissables de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende (article 521-1 du Code Pénal). Grâce à ce texte le tribunal correctionnel de Marseille vient de condamner l’individu qui s’était filmé en lançant un chaton sur un mur et en diffusant cette vidéo sur le web à un an de prison ferme. Le but de cette sanction est d’être dissuasive et d’éviter que certains soient tentés de reproduire de tels actes voir de surenchérir.
Avec la réforme TAUBIRA ce ne sera plus le cas. Plus personne ne risquera de peine de prison s’il se livre a des actes de cruauté envers les animaux. Lancer un chat, estropié ou mutilé un chien ou un cheval , empaler un hamster sur une règle en fer plus aucun fait commis sur un animal ne sera susceptible, pour son auteur, d’être condamné a de l’emprisonnement.

De cela les défenseurs de la cause animale doivent en avoir conscience. Demain leur action destinée à dissuader au maximum des personnes à se livrer à des actes de cruauté envers un animal et d’en faire la publicité va être réduite à néant.

Curieux de savoir sur ce point ce que le gouvernement et les parlementaires dire aux défenseurs de la cause animale pour justifier une telle reculade dans le cadre de la protection animale.





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N° 1033  :  "Pourquoi la Préfecture de Police refuse la présence d'huissiers de justice dans la manifestation de la "Manif pour tous" ?"
Par gabdel le 02/02/2014
Emmanuel Valls, le Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement auto proclamé de gauche, dénonce l'apparition en France d'un "Tea party" à la française. il en dénonce la violence et l'extrémisme. Il va même jusqu'à évoquer une situation comparable aux années 1930.

Cette fois ce ne sont donc pas les éditorialistes ou journalistes qui comparent par rapport aux années 1930. C'est le Ministre de l'Intérieur lui même.

Mais ce qui est absolument incompréhensible, c'est la méthode employée par le Ministère de l'Intérieur pour tenter de décrédibiliser des personnes qui n'ont tout simplement pas la même opinion que lui et le gouvernement sur la famille.

Rappelons tout d'abord que s'il existe un tel mouvement d'opinion c'est directement la conséquence du parti socialiste qui a décidé de faire adopter la loi sur le mariage pour tous et qui revendique haut et fort qu'il veut absolument autoriser la PMA pour les couples de femmes. C'est bien la remise an cause de la conception traditionnelle de la famille et de la filiation naturelle qui est à l'origine de la naissance d'un mouvement d'opinion en faveur de la famille traditionnelle.

Chacun est libre de ses opinions. Que l'on approuve ou pas les opinions de ceux qui défendent la famille traditionnelle on se doit de les laisser exprimer leurs opinions. Aussi, comme démocrate, il n'y a absolument à redire quant à l'émergence d'un mouvement d'opinion, il est même normal et rassurant que cela se produise.

Le problème est que le gouvernement en place ne supporte pas la liberté d'opinion et souhaite absolument discrédité ce mouvement. Il ne faut surtout pas que les français prennent conscience de l'importance de ce mouvement d'opinion qui va à l'encontre de la dialectique gouvernementale.

Donc le Ministre de l'Intérieur cherche à discréditer ce mouvement. Par des provocations non évitées voir organisées on provoque des incidents, et on minimise fortement le nombre de participant à ces manifestations. Le gouvernement doit faire croire que ceux quine pensent pas comme lui sont des violents et des racistes. Cela ne peut, en aucun cas, être des personnes ou des familles respectables.

D'où le refus opposé par la Préfecture de Paris à la présence d'huissiers de justice dans la manifestation, les huissiers pouvant constater les provocations policières, l'abstention fautive des policiers face à l'arrivée de "casseurs", et bien sur empêcher que soit donner des indications incontestables sur la réalité du nombre de manifestants et de leur nature (hommes, femmes et enfants).

La dérive dictatoriale du gouvernement est criante mais fort peu de personnes, sous prétexte qu’il s’agit d’un gouvernement auto proclamé de gauche, n’ose dénoncer cette dérive et ces pratiques.

Le gouvernement et les élus du gauche sont donc les seuls à savoir ce qui est moralement acceptable et sociétablement admis et tous ceux qui ont une opinion différente sont des fascistes et des provocateurs.

Drôle de conception de la démocratie...

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