N° 908 : "Le Front de Gauche soutien le gouvernement en ne votant pas la censure :"
Par gabdel le 20/03/2013
C'est plus qu'une déception, c'est en fait la preuve que même le Front de gauche et le Parti Communiste font primer leurs intérêts particuliers sur l'intérèt général. Ce qui est très décevant.
Décevant car on pouvez penser (du moins je me permettez de penser) que Jean-Luc Mèlenchon et les communistes étaient des hommes et de femmes d'honneur, les derniers mais surs remparts pour les salariés et les classes populaires et moyennes face aux mesures inhumaines prises par l'alliance Bruxelles / Berlin / Parisot.
Las. Le Front de gauche en ne votant pas la censure ouvre un boulevard à la loi dite de sécurisation de l'emploi qui est en réalité l'institutionnalisation du chantage à l'emploi dans le but de faire baisser le pouvoir d'achat des salariés. C'est la validation du crédit de compétitivité que les français vont seulement devoir payer en 2014. C'est bien sur une validation du matraquage fiscal affligé aux retraités, c'est un blanc seing donné aux institutions européennes pour imposer des mesures insensées contre les citoyens européens comme la taxation des comptes bancaires etc...
Alors pour se donner bonne conscience l'orateur à l'Assemblée va critiquer l'action du gouvernement mais pour terminer par le fait que le Front de Gauche et le Parti Communiste ne voteront pas la motion de censure. Donc de l'inutile, du vent.
Plus que jamais les français tout comme les Chypriotes ne peuvent compter que sur eux mêmes pour s'en sortir. En fait comme on dit chez nous : "grand parleux, petits faiseux" et à gauche cela ne fait que parler et se montrer à la télévision pour finalement ne rien faire quand ils en ont l'occasion.
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(orlando):
wouarf une bande d incapables !
N° 907 : "Comme un parfum de 21 avril 2002 :"
Par gabdel le 18/03/2013
Ce n'est certainement pas la météo qui fait penser à ce 21 avril 2002 mais la réalité politique de notre pays. Souvenez vous, le 21 avril 2002 Lionel Jospin annonçait qu'il n'était pas au second tour de l'élection présidentielle, devancé par Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen. Ce lundi 18 mars 2013 on apprend que la candidate socialiste à l'élection partielle de l'Oise est éliminée dès le premier tour, devancée par l'UMP et le Front National. Simple coïncidence ? Non les mêmes causes ont les mêmes effets.
François Hollande était en effet le Secrétaire Général du Parti Socialiste sous le gouvernement Jospin et étroitement associé à la politique menée par Lionel Jospin. A l'époque déjà le PS avait triomphé en faisant adopté le PACS et la légalisation du concubinage ce qui ne lui sera pas pardonné par une bonne partie de l'électorat. Bis repetita le PS refait la même erreur avec le mariage gay et l'adoption pour les couples homosexuels. A l'époque on parlait de "gauche plurielle" et le candidat Jospin clamait dans ses meetings que s'il était élu il mettrait en place une nouvelle phase de décentralisation et une garantie universelle sur les loyers impayés, tout comme aujourd'hui le clame François Hollande. Lionel Jospin avait eu recours à trois reprises aux ordonnances (ce que n'a jamais osé faire Nicolas Sarkozy) tout comme s'apprête à le faire François Hollande. Lionel Jospin a appauvri les salariés français avec les 35 heures, François Hollande va les paupériser durablement avec le vote de la loi sur la sécurisation de l'emploi. La similitude est frappante.
Mais similitude ne signifie pas à l'identique. Lionel Jospin a mis 5 ans pour devenir impopulaire, François Hollande n'a même pas mis 10 mois pour parvenir à ce résultat. Il faut dire que les contradictions et les revirements sont tellement évidents. Ainsi le candidat Hollande a expliqué pendant la campagne électorale qu'il ne fallait pas augmenté la TVA. Que c'était un impôt injuste et contre productif. A peine élu le Président François Hollande explique qu'il faut augmenter la TVA pour financer un crédit d'impôt en faveur des entreprises. Ce n'est plus une mesure injuste et contre productive, bien au contraire. Il fait adopter cette mesure par les "pantins" de sa majorité qui se font une joie de dire tout le bien qu'il pense d'une augmentation de la TVA après avoir clamé le contraire pendant la campagne. Aujourd'hui le Président de la République ne souhaite plus augmenter la TVA. Bien au contraire il veut même la baisser à 5 % sur construction de logements sociaux. A partir du moment où les élus grassement payés, quoi qu'habitués à avaler des couleuvres, vont avoir du mal a se déjuger François Hollande envisage de prendre cette mesure par ordonnance ne craignant même plus le ridicule tant sa politique économique est une catastrophe.
François Hollande par sa politique néfaste pour le pays dicté par Bruxelles et la Dictatrice Parisot déroule le tapis rouge pour le Front National tant aux municipales que pour les européennes. Seuls le Front de Gauche et le Parti communiste en se démarquant totalement de la politique du gouvernement peuvent éviter ce scénario de se produire. Pour cela ils doivent se décider à voter la censure contre le gouvernement Ayrault avec l'UMP et renoncer à toute alliance électorale au premier tour des municipales. Résister, s'indigner et agir, agir avant qu'il ne soit trop tard.
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N° 906 : "Et ils croyaient être reçus par un ministre de gauche … :"
Par gabdel le 17/03/2013
Les déclarations de déception des associations de précaires et de chômeurs à la sortie de leur entrevue avec Michel Sapin ne peut surprendre que ceux qui, comme les responsables de ces associations, croyaient avoir à faire à un gouvernement de gauche. Las. S'ils suivaient un peu plus la réalité de la politique menée par le gouvernement Ayrault et le Parti Socialiste ils auraient évité cette déconvenue.
Le Parti Socialiste n'est plus un parti de gauche depuis plusieurs années déjà. C'est en fait un parti social libéral dont la priorité est la croissance économique par le privé et accessoirement par des aides ponctuelles et minimales pour les précaires et les pauvres. De plus, et surtout, le gouvernement actuel n'est pas le gouvernement d'un pays souverain en matière économique et social. C'est en effet un gouvernement sous tutelle européenne contraint d'appliquer une politique de rigueur et d'austérité imposée par Berlin.
La politique économique et sociale de rigueur imposée par Berlin est donc actuellement mise en œuvre par le gouvernement auquel appartient Michel Sapin. Cette politique a un seul leitmotiv : pauvreté et misère pour tous. Pauvreté et misère pour les retraités auxquels on impose une nouvelle taxe de 0,3 % sur les retraites et dont on a programmé une baisse de pouvoir d'achat de plus de 3 % sur trois ans par le biais des réformes complémentaires et dans l'attente des décisions prises sur les retraites principales. Pauvreté et misère pour les salariés qui vont se voir imposer des hausses de cotisations et de prélèvements et de la TVA tout en se voyant imposé un gel voir une baisse de leur rémunération pour "sauver" leur emploi. Précarité et misère pour les fonctionnaires dont on gel le point d'indice et dont on supprime le délai de carence en cas de maladie pour montrer qu'on préfère les payer à rien faire qu'en "travaillant" car ils ne servent à rien.
Dans le cadre de cette politique que pouvez donc espérer les associations de précaires et de chômeurs dont la dégradation des conditions d'indemnisation est déjà actée et prévue lors de la négociation de la prochaine convention d'assurance chômage dès cette année ? Chacun sait que Bruxelles veut que la durée de l'indemnisation et le montant des allocations chômages soient baissées dans le but de réduire les déficits publics impactant sur la valeur de l'euro que Berlin veut maintenir au plus haut. Donc le gouvernement va, non pas décider car il a trouver une autre méthode, demander à la CFDT (en contrepartie de postes bien rémunérer pour les responsables et leurs enfants) de signer une convention d'assurance chômage actant une baisse de la durée d'indemnisation et du montant de ces indemnisations, convention qui sera présentée comme un succès par la CFDT car en contrepartie il y aura le droit renouvelable au chômage et une complémentaire santé pour les chômeurs.
Dans ce contexte il n'y a pas de place pour une quelconque aide pour les demandeurs d'emploi non indemnisés, bien au contraire. En qualité de dernier palier social ceux ci doivent être les plus impactés par l'austérité et accepter la précarité et la misère que leur attribue généreusement l'Etat et Pôle Emploi.
Donc il faut que ces associations comprennent qu'elles n'ont rien a attendre d'un ministre qui n'est qu'un homme de paille sous tutelle de Bruxelles et de Berlin. Ce qui a trompé les associations de chômeurs c'est l'attitude compatissante de Michel sapin après qu'un demandeur d'emploi de longue durée ne ses oit immolé par le feu devant une agence de Pôle Emploi à Nantes. Ils ont cru que le Ministre s'indignait contre cette expression de détresse, ce qui n'est absolument pas le cas. Si Michel Sapin c'est rendu au Pôle Emploi de Nantes ce n'est pas du tout pour marquer son indignation mais son soutien aux agents de Pôle Emploi. Assurez ces "bourreaux" de la République du soutien de l'Etat dans leur action en faveur du développement de la misère et de la précarité en France telle a été le but du déplacement de Michel Sapin à Nantes.
Mais il faut être juste aussi et reconnaitre que le gouvernement fait un geste en faveur des plus pauvres puisqu'il va supprimer le délit de racolage passif pour permettre aux femmes avec enfants et travaillant à temps partiel de se faire un revenu de complément. Pôle Emploi va d'ailleurs mettre en place une "Méthode de Recrutement par Simulation" pour les travailleuses du sexe (escort girl, gogo danseuse etc...). De même l'Etat va financer des salles de shoot pour permettre aux pauvres de se droguer bien confortablement pour mieux supporter leur condition voir abréger leurs souffrances. De même avec la légalisation du mariage pour tous et de l'adoption pour les couples homos les précaires gays ou lesbiennes peuvent devenir d'honnêtes personnes à charges de leur conjoint(e).
Si les associations de précaires et de chômeurs veulent être efficaces ce n'est pas au ministère de l'économie qu'il faut être reçu mais par Angela Merkel, ce n'est pas au MEDEF ou au patronat qu'il faut s'en prendre mais à la CFDT qui sacrifie délibérément la défense des salariés et des demandeurs d'emploi au profit de son confort et de ceux de ses dirigeants. Ils faut qu'ils soient réalistes s'ils veulent être efficace.
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(orlando):
Mais quel gâchis ce hollande !
N° 905 : "La CFDT et le PS mettent en place leur programme de misère pour tous :"
Par gabdel le 14/03/2013
L'accord sur les retraites complémentaires confirme la nouvelle conception du syndicalisme appliquée par la CFDT : recul social et misère pour tous plutôt que progrès social et défense des intérêts des salariés.
Bras armé du parti socialiste, les français commencent à mieux comprendre l'action de la CFDT aujourd'hui. Elle consiste à organiser une baisse spectaculaire du pouvoir d'achat voir de la rémunération de l’ensemble des français à la demande du Parti Socialiste au nom e la compétitivité des entreprises. Ainsi les salariés vont connaitre une baisse drastique de leur pouvoir d'achat par le biais des accords de compétitivité et des plans de restructuration. Les plus modestes vont d'ailleurs être particulièrement touché en raison de la mutuelle obligatoire pour tous qu'impose l'accord pour l'emploi. Si l'on ajoute la hausse des cotisations pour les retraites complémentaires, les salariés vont connaitre une correction sévère de leur pouvoir d'achat voir de leur rémunération.
C'est au tour maintenant des retraités d'être particulièrement touchés par l'action conjugué du gouvernement socialiste et de la CFDT. En effet le gouvernement vient à peine d'instaurer une taxe sur les retraites de 0,3 % que la CFDT conclut avec fierté un accord aux termes duquel les retraites complémentaires vont être revalorisées beaucoup plus faiblement que le taux d'inflation (donc de hausse des prix) constaté. Ainsi les retraites complémentaires des cadres (agirc) ne vont augmenter que de 0,5 % au 1er avril et 0,8 % pour les autres retraités du privé (ARRCO). Compte tenu d'une inflation à 1,75 % c'est donc une perte moyenne de 1 % de pouvoir d'achat pour l'ensemble des retraités (1,25 % pour les cadres et 0,95 % pour les non cadres) qui est acté aujourd'hui. Si l'on ajoute la taxe sur les retraites de 0,3 % c'est donc une baisse de 1,3 % du pouvoir d'achat des retraités qui vient d'être courageusement acté par la CFDT et ceux dans l'attente des décisions sur les retraites principales qui vont seulement être prises. Les grands perdants de ces mesures sont les retraités dont les parents vivent en maison de retraite ou en établissement. En effet ils subissent de plein fouet la baisse de leur pouvoir d'achat mais ils subissent aussi celle affectant les revenus de leur parent placé et qui va donc augmenter le poids de leur participation financière s'impactant sur des revenus en baisse.
Avec la réforme des retraites et surtout la négociation de la nouvelle convention d'assurance chômage le pire est à venir. Les demandeurs d'emploi notamment peuvent craindre le pire en raison de la bêtise de la CFDT qui, en se battant pour le principe des droits renouvelables au chômage à donner des arguments au MEDEF pour faire baisser la durée et le montant de l'indemnisation de base ne serait ce que pour financer ce droit renouvelable au chômage.
Le gouvernement et la CFDT sont donc occupés à mettre en œuvre la rigueur avec comme seule slogan : moère et pauvreté pour tous. On peut espérer que la CFDT ne sortira pas le 1er mai ce serait une insulte pour tous ceux qui, jusqu'à aujourd'hui, ce sont battus pour les salariés et le progrès social.
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N° 904 : "La situation se dégrade et François Holande panique :"
Par gabdel le 13/03/2013
L'accord sur les retraites complémentaires prévoyant une baisse historique de plus de 1 % du pouvoir d'achat de l'ensemble des retraités et la hausse de 0,1 % des cotisations en 2014 et 2015 montre que le mécanisme de récession est désormais enclenché. Avec la prochaine mise en œuvre des accords de compétitivité et des plans sociaux facilités le mécanisme de récession risque très vite de s'emballer pour devenir incontrôlable.
Pour parer au plus pressé et à l'image de Nicolas Sarkozy annonçant des mesures pour sauver les banques, François Hollande et fait dire qu'il envisage de légiférer par ordonnances pour accélérer les réformes et donc pour sauver ce qui peut l'être. Le Président envisage d'abaisser à 5% le taux de TVA sur la construction de logements locatifs et les travaux de rénovation thermique alors que cette TVA devait passer à 10 % en 2014 pour financer le Crédit d'Impôt Compétitivité. C'est un aveu d'échec total pour une réforme, crédit compétitivité contre hausse de la TVA et fiscalité écologique, qui mène tout droit à une récession sans précédent dans notre pays.
Cette mesure ne changera malheureusement rien. Même si le Président espère arrêter la chute des emplois intérimaires et freiner le nombre de licenciements dans le bâtiment il n'empêchera pas le mécanisme de récession de continuer à avancer. Le Président prétend réveiller une activité économique atone alors qu'il va définitivement planter celle-ci e, facilitant les accords de compétitivité et les plans sociaux. Franchement le plan de compétitivité signé par Renault prévoyant la suppression de 7.500 emplois et un gel des rémunérations contre un engagement de non fermeture de sites si la situation économique s’améliore cela ne dynamise pas du tout l'économie.
La situation se dégrade de plus en plus et de plus en plus vite et François Hollande panique au point de renier sa politique. Bien peur qu'il ne soit trop tard.
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(orlando):
faut il un chef d etat qui sort de l ENA , ou faut il un economiste ?
on a un à la tête un Énarque et un ancien prof d'allemand...
N° 903 : "Que l'on m'explique :"
Par gabdel le 13/03/2013
Les déplacements de François Hollande en région pour tenter de calmer la population tend à montrer que le gouvernement improvise et "pédale dans la choucroute (ou la semoule pour nos amis musulmans ou simplement amateurs de couscous)". Autrement dit qu'il ne sait pas ce qu'il fait. Et force est de constater que l'on a toujours pas compris et qu'il va falloir nous expliquer plusieurs choses.
En premier lieu, pourquoi faut-il adopter par la loi le pseudo accord sur la sécurisation de l'emploi qui favorise et simplifie les restructurations donc les suppressions d'emploi alors que 99.500 emplois salariés ont été supprimés pour la seule année 2012 ?
C'est quand même difficile de comprendre comment le Président de la République espère voir s'inverser la courbe du chômage alors qu'il est demandé au législateur d'adopter une loi facilitant la suppression des emplois. L'argument selon lequel permettre aux entreprises de se restructurer c'est leur permettre de redevenir compétitive donc de reconquérir des parts de marché et donc de pouvoir ré embaucher plus vite ne tient absolument pas la route compte tenu de la rigueur budgétaire imposée par Bruxelles et la quasi faillite des régimes de retraite. En effet, pour préserver l'euro Bruxelles impose une réduction des déficits aux Etats dont la France. Pour réduire ses déficits la France est obligée de réduire ses dépenses mais aussi d'augmenter les impôts et taxes pour accroitre ses rentrées d'argent. L'augmentation de la pression fiscale sur les entreprises vient donc supprimer les effets prétendument bénéfiques d'une suppression de postes sur la compétitivité des entreprises, compétitivité qui d'ailleurs est entretenue artificiellement en 2013 par la Crédit Impôt Compétitivité. Dès 2014 les hausses de TVA programmées pour financer ce crédit d'impôt vont réduire à zéro tout gain de compétitivité. Donc les gains de compétitivité vont disparaitre en 2014 et ce d'autant plus qu'il va y avoir une hausse des cotisations patronales pour sauver les retraites complémentaires, les assedics, la retraite par répartition et la politique familiale. Sans gain réel de compétitivité il est donc improbable que les entreprises qui se seront restructurées gagnent des marchés et donc est besoin de recruter.
La hausse des cotisations et des prélèvements touche aussi les salariés et retraités donc les consommateurs français. Aussi la demande interne ne va pas augmenter voir baisser. Donc il y aura, au mieux, maintien de la consommation intérieure et plus probablement une érosion de cette consommation. Donc pas d'augmentation de la demande et donc aucune nécessité pour les entreprises de recréer des emplois. Tout au contraire elles devront envisager de nouvelles restructurations pour préserver leurs parts de marchés. Restructurations donc suppressions de postes qui seront donc plus faciles grâce à la loi. Suppressions de postes impactant directement les budgets sociaux (retraite, chômage) rendant de nouveau obligatoire une hausse des cotisations et des impôts pour compenser la baisse des rentrées fiscales et donc tenir le déficit budgétaire.
la politique mise en œuvre ne peut donc pas constituer un cercle vertueux permettant le retour de la croissance. Non, c'est un cercle vicieux vers la récession, un mécanisme inexorable d'appauvrissement généralisé sauf improbable augmentation "stratosphérique" de la croissance mondiale permettant aux entreprises de trouver des marchés malgré leur faible compétitivité.
En second lieu pourquoi multiplier les bénéficiaires des pensions de réversion et des allocations familiales par la légalisation de la famille homosexuelle alors que le financement des régimes de retraite et des allocations impacte directement la compétitivité des entreprises et le pouvoir d'achat des ménages ?
C'est quand même là aussi une incompréhension totale. En effet on nous explique que les régimes de retraites complémentaires sont au bord de la faillite et que pour les sauver il va falloir baisser les pensions versées et augmenter les cotisations patronales et salariales. On nous explique que la politique familiale est en déficit et qu'il va falloir soit augmenter les cotisations et impôts pour la financer soit réduire le montant des prestations versées. On nous explique que le régime de retraite principal des salariés et employés n'est plus financé et qu'il va falloir prendre "des décisions courageuses".
Problème c'est que dans le même temps le législateur impose au pays le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels et tente d'imposer la procréation médicalement assistée pour convenance personnelle donc la multiplication des bénéficiaires des allocations et prestations familiales et des retraites de réversion sans parler des prises en charge des frais médicaux par la sécurité sociale pour les PMA ? Où est le sens ? Prendre des "décisions courageuses" n'est ce pas dire par exemple on ne légalise pas le mariage gay, l'adoption pour les couples homosexuels et la PMA pour convenance personnelle parce que l'on ne peut pas payer pour cela. Que l'on ne peut pas se permettre d'aggraver la charge publique sans faire supporter une récession encore plus forte au pays?
Que l'on m'explique donc. Que l'on m'explique où on va et comment.
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N° 902 : "Non Pôle Emploi ne manque pas de moyens :"
Par gabdel le 12/03/2013
En ce jour où la CGT tente de mobiliser et avant que les associations de chômeurs et de précaires ne soient reçues par Michel Sapin il est important de tordre le coup à une idée reçue, celle du prétendu manque de moyens de Pôle Emploi.
Franchement pour ceux qui ont la "chance" et le "privilège" d'avoir (ou d'avoir eu) recours à ses services c'est totalement faux. Pôle Emploi est tout simplement mal géré et en retard systématiquement sur les actions à mener en faveur des demandeurs d'emploi.
Deux exemples. le premier c'est que Pôle Emploi dispose de vastes locaux dans toutes la France et entretien un parc d'ordinateurs en libre disposition alors que quasiment tout le monde a, aujourd'hui, accès à internet par ordinateur ou téléphone. Les frais inhérents à la gestion de ces immeubles et de ce parc informatique important est donc une "gabgie", une faute de gestion qu'il ne serait pas possible de faire dans le privé. Adapter les moyens en terme de locaux et d'ordinateurs à disposition en fonction des territoires et de leur utilité réelle permettrait à Pôle Emploi de dégager des marges de manœuvres financières.
Le second exemple c'est la pratique de la Méthode de Recrutement par Simulation. Pour ceux qui ne connaissent pas cette méthode propre à Pôle Emploi rappelons en les termes. Quand un employeur demande à Pôle Emploi non pas de simplement diffusé une annonce mais de procéder au recrutement d'un ou plusieurs salariés alors demande à certains de ses conseillers d'appeler des demandeurs d'emploi pour leur proposer les postes à pourvoir. Elle les convoque ensuite dans ses locaux (car elle en a énormément) et fait passer des tests débiles (comme le jeu des 5 erreurs entre deux images) pour soit disant déterminer si le demandeur d'emploi que l'on a obligé à venir est apte ou non à occuper le poste proposé. A aucun moment ne rentre en ligne de compte leurs formations, expériences et autres acquis professionnels. Ceux qui sont jugés aptes sont envoyés pour entretien chez l'employeur. Ceux qui ne sont pas jugés aptes sont abandonnés à leur sort. Aucune proposition de formation ou autre. Ils sont officiellement déclarés malhabiles, inaptes par Pôle Emploi donc condamnés à la précarité à vie. C'est contraire à la mission de service public de Pôle Emploi.
La gestion inadaptée aux réalités et la pratique de Méthode de Recrutement par Simulation qui mobilise les agents pour un but contraire à leur mission de permettre le retour à l'emploi et non d'exclure définitivement montre bien que Pôle Emploi ne manque nullement de moyens. ceci est d'autant plus vrai qu'elle n'hésite pas, par pur opportunisme, à utiliser les contrats d'insertion (les CUI) pour avoir une main d’œuvre bon marché sans aucune chance de recrutement à l'issue de ces contrats d'insertion.
Alors plutôt de larmoyer pour tenter d'obtenir des moyens supplémentaires un audit sur la gestion et les méthodes employées par Pôle Emploi permettraient, à moyens constants, de redonner un sens et de l'efficacité à une institution dont l'échec s'affiche chaque mois aux yeux de tous les français.