N° 894 : "Même les vacances des enfants sont touchées par la crise :"
Par gabdel le 24/02/2013
Voilà c'est fait. La crise et l'appât du gain des adultes a fini par rattraper le monde de l'enfance et des vacances. Terminé les grandes vacances libres et joyeuses pour tous les enfants. Place aux moyennes vacances zonées destinées à augmenter les revenus des professionnels du tourisme.
Terminé le un mois sur deux pour les enfants de parents séparés, place au 3 semaines chacun qui risqueront d'ailleurs de tomber en même temps si les parents vivent dans deux zones différentes.
Fini le dilemme entre juillet et aout il faudra prendre ses vacances dans la plage de dates prévue pour sa zone. Fini la capitale quasi vide du 15 juillet au 15 aout où il fait bon se balader sur les quais.
Salir, avilir, tout réduire au rang de gains financiers même les vacances des enfants. L'innocence n'a plus sa place dans cette société du mariage pour tous où l'enfant est patrimonialisé, monétisé de la conception à sa scolarité en passant par ses vacances.
L'ogre Peillon est passé par là, les enfants n'ont plus qu'à se plier.
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N° 893 : "Droits des pères ou le dialogue impossible :"
Par gabdel le 19/02/2013
L'action de ce père nantais sur sa grue pour voir son enfant a permis de mettre en lumière le décalage qui existe entre la vision qu'ont nos élus de la vie affective des français et la réalité. Alors que le législateur navigue dans un monde de "bisounours" basé sur une vision idéalisée de la réalité, la majeure partie des français souffrent terriblement sans que cette souffrance ne soit prise en compte.
Pour le législateur depuis 1999 tout va bien dans le meilleur des mondes. Les couples se font et se défont dans une complète harmonie. Ils forment des familles composées ou recomposées où l’harmonie et le bonheur règnent. Comme dans cette publicité pour la Renault Scenic où le père de famille ramène dans sa voiture ses enfants de premier lit mais aussi ceux de sa compagne et leur enfant commun sans oublier le fils du voisin. Le législateur est sur de lui et de son dispositif au point de vouloir introduire un nouvel acteur dans ce schéma : le beau-parent.
Il faut en effet rappeler que l'avant projet de loi sur la famille prévoit de donner un droit de visite et d'hébergement pour celui qui a vécu avec un enfant même s'il n'en est pas le père ou la mère. C'est le ménage à trois rêvé par nos élus : le père et la mère de l'enfant ainsi que l'ancien compagnon ou compagne de l'un des parents qui s'entendent à trois pour organiser la vie de l'enfant. C'est le Jules et Jim du 21ème siècle, la société rêvée, ou plutôt fantasmée, par nos élus.
Face à cette vision idéalisée, "boboisée", de la vie affective des français, la réalité vient de mettre son grain de sable au-travers de l'action désespérée d'un père privé de la possibilité de voir son enfant. Car face au monde des "bisounours" dans lequel navigue nos élus et la sphère des bobos il y a la réalité et cette réalité elle n'est pas belle à voir.
La réalité c'est qu'une séparation ce n'est jamais simple. Que contrairement à ce qui peut être affirmé il n'y a pas d'entente véritable entre les partenaires mais le plus souvent l'un qui part et l'autre qui subit la situation. Quand bien même celui ou celle qui subit la décision fait son deuil de la relation il reste qu'il est très difficile de s'entendre à propos du ou des enfants commun. Comme on ne peut pas couper l'enfant en deux il y a inévitablement un conflit qui se noue. Chez qui l'enfant va t il résider habituellement ? Sachant que la résidence alternée est difficile à mettre en œuvre et à maintenir compte tenu des contraintes professionnelles imposant de plus en plus des mutations géographiques comment faire pour organiser la vie de l'enfant ? Comment faire quand les parents ne veulent pas s'entendre ? C'est alors vers la justice que l'on se tourne.
Là encore, pour ceux qui connaissent la réalité de la justice familiale, on voit que nos élus sont à des années lumières de la réalité. A des années lumières car la justice familiale c'est quoi aujourd'hui ? C'est une femme qui doit décider, seule, de l'organisation de la vie d'un enfant de parents qui se séparent face, le plus souvent, à des avocats qui attisent le conflit pour justifier leurs honoraires. C'est donc un système ne pouvant donner satisfaction parce que conflictuel et non neutre.
La saisine du juge aux affaires familiales relève du contentieux même en ce qui concerne les droits de visite et d'hébergement. C'est donc une procédure judiciaire qui oppose deux personnes, comme un créancier et son débiteur, avec chacune leur avocat pour se défendre. C'est donc tout sauf une voie de pacification et de mise en place de la nécessaire entente entre les parents. C'est même exactement l'inverse. La justice n'est donc pas la meilleure façon de gérer les relations entre les parents séparés il faut donc, comme le clame haut et fort Christiane Taubira et Dominique Bertinoti, développer le recours à la médiation familiale, solution miracle pour elles face à ces questions.
D'un mot la médiation familiale cela consiste en quoi ? Cela consiste dans le fait de confier à un professionnel formé pour cela le soin d'entendre et de faire dialoguer les parents d'enfants séparés aux fins qu'ils puissent eux même finir par trouver des solutions pour organiser la vie de l'enfant. Solution miracle pour les "bisounours" qui nous gouvernent, fausse solution pour les associations de défense des droits des pères et véritable "tarte à la crème" dans les faits.
Dans les faits la médiation familiale ne peut marcher parce qu'il n'y a, tout simplement, pas de financement pour cette profession et qu'elle fait l'objet d'une véritable OPA de la part des avocats qui craignent pour leurs honoraires.
En effet pour que la médiation familiale soit effective et efficace il faut des médiateurs professionnels et formés et il faut donc les payer. Problème, si saisir le juge aux affaires familiales c'est gratuit, passer par une médiation familiale c'est payant. A part quelques bobos particulièrement fortunés il est impossible de payer et un avocat et une médiation. Donc le recours à la médiation n'a lieu, aujourd'hui, que dans 5 % des cas. Alors on se tourne vers l'aide judiciaire, l'aide juridictionnelle, autrement dit un financement partiel ou total des médiations familiales par l'Etat au-travers du dispositif de l'aide juridictionnelle. Malheureusement c'est impossible. En dehors des récentes restrictions budgétaires (car cela fait près de 15 ans que l'on tente de développer la médiation) l'aide juridictionnelle est la chasse gardée des avocats. Eux seuls ont droit à cette manne d'argent public qu'ils estiment déjà insuffisant pour eux. Donc quelques avocats suivent des formations de médiateurs et mettent en œuvre ainsi une médiation qui n'a rien de réellement professionnelle donc réellement efficace. Compte tenu de ce blocage des avocats et des contraintes budgétaires rien de possible dans cette direction. Pas plus du côté des associations agissant dans le cadre de l'aide à l'enfance.
L'aide à l'enfance est de la compétence financière pour l'essentiel dus Conseils Généraux. Dépense obligatoire elle est mise en œuvre par des associations recevant tous les ans des financements importants pour mettre en œuvre les actions en faveur des enfants en danger ou en difficulté (comme la Sauvegarde par exemple présente dans plusieurs départements). Ces associations ce sont constituées des fonds propres à partir de l'argent public ainsi reçu avec lequel elles achètent des immeubles où attribuent des avantages à leur personnel de direction ( comme des véhicules de fonction ou des tablettes et autres avantages en nature). Certaines de ces associations ce sont d'ailleurs constitué un parc immobilier dont l'importance et la valeur laisse sceptique pour des associations sans but lucratifs. De même tous avantages compris certains cadres touchent plus que certains ministres. Aussi il pourrait paraitre logique de demander à ces associations de financer des services de médiation familiale avec leur fonds propres issus d'argent public plutôt que de faire des achats immobiliers ou d'accorder des avantages en nature à leurs cadres. Mais les associations opposent un refus catégorique à cette éventualité affirmant que les fonds propres, même provenant d'argent public, sont à eux et en ont la libre disposition. Donc aucun espoir de ce côté là non plus.
Voilà, la réalité vient de rattraper les "bisounours" qui nous gouverne. Le monde du mariage pour tous et de la famille recomposée vivant en harmonie n'existe que dans leurs rêves et dans leurs fantasmes. Maintenant qu'une loi sur la famille est annoncée pour la fin de l'année avec l'introduction du beau-parent dans l'équation le gouvernement ne peut plus se cacher. Il va devoir prendre des décisions. Si la décision, telle qu'annoncée par Christiane Taubira et Dominique Bertinoti, consiste dans le développement d'une véritable médiation familiale il faudra bien dire qui va payer pour cette médiation : les avocats au-travers de la perte de clientèle et du partage du gâteau de l'aide juridictionnelle ou les associations agissant dans le domaine de l'aide à l'enfance avec leur fonds propres ou les deux ?
Dans l'attente des décisions.
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N° 892 : "Clap de fin pour la politique familiale française :"
Par gabdel le 18/02/2013
La France est sur le point de mettre un terme à sa politique familiale basée sur la valorisation de la famille nombreuse et donc de mettre un terme à l'une de ses particularités, l'une de ses exceptions culturelles (au sens sociétal du terme). Terminé l'incitation à faire des enfants. Terminé la valorisation de la famille nombreuse. Trop de bouches à nourrir il faut diminuer le nombre des naissances à venir. Faute de pouvoir imposer une limitation des naissances (comme en Chine jusqu'à aujourd'hui) le gouvernement favorise l'émergence d'une nouvelle famille basée sur le nomadisme (tant preofessionnel que sentimental) et la réussite sociale tendant à remplacer la famille traditionnelle.
En réalité, et comme vient de le confirmer le législateur depuis 1999, il n'y a plus une famille, mais des familles. Terminé le monopole de la famille composée d'un homme et d'une femme élevant leurs enfants communs. Non. Pour le législateur la famille d'aujourd'hui ce sont des couples de sexes différents ou non, élevant partiellement leurs enfants issus d'unions précédentes et leur(s) enfant(s) commun(s), ou des personnes seules élevant leurs enfants n'ayant pas nécessairement le même père ou la même mère. Ces familles n'ont pas du tout pour vocation à faire des enfants en nombre. Non. Pour le législateur la famille moderne est donc un couple de même sexe ou de sexe différents avec un ou deux enfants conçus ou adoptés sur le tard (entre 35 et 40 ans) avec parfois un ou deux enfants d'une union précédente. Ou alors des personnes seules (le plus souvent des femmes) élevant un ou deux enfants parfois d'ailleurs de père différent.
C'est en 1999 que la première étape de cet abandon de la politique familiale française a eu lieu au-travers de la légalisation du PACS et du concubinage et de la réduction du temps travail. Si l’avènement du PACS et du concubinage sont dans cette logique en favorisant le nomadisme affectif au détriment du maintien du couple il peut paraitre étonnant de citer la réduction du temps de travail et les 35 heures. C'est tout simplement parce qu'à l'occasion du passage au 35 heures le supplément familial du salaire a disparu de la quasi totalité des conventions collectives. Le salaire, dans le privé, est, depuis la réforme des 35 heures totalement indifférent, indépendant, du nombre d'enfants à charges. On a donc bien adopté un modèle familial qui est le modèle de base aujourd'hui fondé sur la naissance d'enfants en nombre limités et tardifs, c'est-à-dire après la réussite sociale des parents.
Aujourd'hui le législateur souhaite accentuer ce phénomène. Il va jusqu'au bout de sa logique et, en inversant sa politique familiale, la famille traditionnelle va maintenant être défavorisée. Pour cela deux actions actuellement en cours : la légalisation du mariage homosexuel actant la dissociation totale entre couple et procréation entre union et enfants. Le couple n'a plus vocation à;avoir des enfants. le couple est une simple union de fait ou de droit de deux personnes (de sexe identique ou non) à durée indéterminée pouvant éventuellement déboucher sur la création d'une famille avec naissance ou adoption d'enfants en nombre limités. La deuxième action c'est, bien entendu, la fiscalisation ou plafonnement des allocations familiales dans le but de dissuader encore plus les couples d'avoir des enfants en nombre.
Comme on le constate la société n'incite plus du tout les personnes a avoir des enfants. Bien au contraire. La pression sociale maintenant va à l'inverse vers des naissances peu nombreuses et tardives, passant bien après la réussite sociale et professionnelle qui doit primer sur le fait d'avoir des enfants.
La troisième phase de cette nouvelle politique familiale est déjà en action. Elle tend à définitivement couper le lien entre le couple et l'enfant. Le but est d'aller vers la monoparentalité, l'appartenance d'un enfant à une personne, homme ou femme. Là encore pour cela deux directions : la standardisation de l'enfant au-travers de la théorie du genre et la procréation médicalement assistée et gestation pour autrui pour convenance personnelle. L'enfant ne doit plus être perçue comme une personne fruit de l'union deux personnes. Non. Il doit être impersonnel et donc asexué. C'est le principe de base de la théorie du genre qui tend à nier la différence des sexes entre petit garçon et petite fille. Il n'y a plus de petits garçons et de petites filles il n'y a plus que des enfants. Des enfants communs et standards donc interchangeables. Ce n'est plus le fils de son père ou la fille de sa mère non c'est un enfant. Interdiction formelle d’individualiser en offrant une poupée à une fille et une auto au garçon. Non. L'enfant est commun quel que soit son sexe, il doit donc avoir les mêmes jouets et les mêmes vêtements. Uniformes dans les crèches et jouets communs, l’uniformisation et donc la standardisation de l'enfant est en bonne voie.
La pression sociale mise sur les couples pour des naissances tardives et la valorisation des couples de même sexe pose des problèmes en terme de réussite de la conception. L'évolution de notre mode de vie affectant la fertilité masculine pose également de plus en plus le problème d'être capable de concevoir un enfant au moment où on le décide conformément à la pression sociale. D'où développement de la médecine procréative, procréation médicalement assistée et gestation pour autrui. Avec la technique de la vitrification des ovaires et de la cryogénisation du sperm il es possible de se prémunir ainsi contre les risques liés au temps. Mais ces techniques permettent également de ne plus avoir besoin de l'autre pour avoir un enfant. On prend un ovaire pétrifié et du sperm cryogène et on implante dans une mère porteuse. C'est l'enfant individuel, chacun ou chacune pouvant avoir ainsi son enfant à lui ou à elle seule. La procréation n'est plus basée sur des rapports sexuels entre l'homme et la femme mais une technique médicale permettant à tout à chacun d'avoir son enfant.
L'enfant n'est donc plus le résultat naturel de l'union d'un homme et d'une femme. Il est désormais un accessoire social (comme la voiture ou le logement), accessoire bientôt fabriqué par la société au-travers de la médecine procréative et plus du tout produit naturellement par un homme et une femme sur la base de rapports sexuels.
C'est quand même beau l'avenir...
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N° 891 : "Debout ! les damnés de la terre !"
Par gabdel le 16/02/2013
Un chômeur en fin de droits c'est immolé par le feu et deux autres ont fait des tentatives identiques. Deux hommes ce sont réfugiés sur des grues géantes pour dénoncer le vol de leurs enfants par leurs mères avec la complicité des autorités judiciaires. Deux choses qui paraissent distinctes et qui pourtant ont un point commun : le désespoir des sacrifiés, des condamnés à la mort lente par la société.
Prenons d'abord les demandeurs d'emploi de longue durée. Ils sont délibérément sacrifiés par le gouvernement qui se vante de sa politique en défaveur des chômeurs de longue durée. La priorité unique ce sont les jeunes. D'où les emplois d'avenir et les emplois de génération qui condamnent les chômeurs de longue durée à ne plus jamais retrouver de travail stable. Face à la concurrence déloyale de ces jeunes, diplômés ou non, exonérés de charges le chômeur de longue durée n'a plus aucune chance d'être recruté. Il ne peut prétendre, au mieux, qu'à des petits boulots précaires voir de l'intérim. Condamné à la pauvreté et à la précarité à vie, le chômeur de longue durée comprend qu'il est condamné par l'Etat et n'a d'autres solutions que de vouloir en finir. Pour lui il n'y a pas d'argent public. Il y en a pour les drogués et leur salle de shoot, il y en a pour les couples homosexuels dont nos élus se battent pour une prétendue égalité tout en instituant une inégalité légale, une discrimination officielle contre le chômeur de longue durée vis-à-vis du jeune de moins de 26 ans.
Les pères ensuite. Ceux auxquels on vole légalement leurs enfants avec tous les encouragements du législateur qui favorise ce rapt. Comment un homme peut il avoir une chance quand plus de 75 % des juges aux affaires familiales sont des femmes ? Quand plus de la moitié des avocats sont des femmes ? Quand les associations en faveur du droit des femmes bénéficient de fonds publics et pas celles en faveur du droit des pères ? L'évolution législative est même contre lui. On va donner des droits au conjoint de son ex. par le biais du statut de beau parent. On va encourager légalement le retrait de l'autorité parentale pour lui prendre définitivement ses enfants. Comment ces hommes peuvent ils réagir face à tout un système qui scande « égalité » en faveur des couples homosexuels tout en légalisant et en encourageant un vol de l'autorité parentale et des droits de visite des pères biologiques ? Car le père biologique est bien une espèce en danger d'extinction. Demain avec le retrait de l'autorité parentale facilitée en faveur du beau-parent et l'adoption de la procréation médicalement assistée le père biologique va disparaître au profit du conjoint, du ou de la partenaire sexuel de la mère de l'enfant. Le lien du sang, la paternité biologique va légalement et judiciairement disparaître au profit du lien social, le lien sexuel.
Ces phénomènes sont donc l'expression du désespoir d'une génération d'hommes que l'on assassine, d'une espèce d'homo sapiens sapiens que l'on condamne à l'extinction. Cette génération d'hommes qui croyaient naïvement qu'en étant honnête, travailleur et fidèle ils pouvaient vivre sa vie et qui ne pouvait imaginer que l'on pourrait lui voler ces enfants au nom de l'évolution des mœurs et de la suprématie féminine. Ce sont les damnés du 21ème siècle, les sacrifiés sur l'autel des intérêts des bobos qui gouvernent notre société aujourd'hui.
« Debout ! les damnés de la terre ! Debout ! les forçats de la faim ! Pour vaincre la misère et l'ombre Foule esclave, debout ! debout ! C'est nous le droit, c'est nous le nombre : Nous qui n'étions rien, soyons tout «
L'internationale. Eugène Pottier.1871.
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(orlando):
gabdel nous fait du mélanchon
N° 890 : "Zéro pointé :"
Par gabdel le 14/02/2013
La note pour la politique libérale du gouvernement Hollande est tombée et elle est sévère : c'est un zéro pointé. Zéro point de croissance pour 2012. Pire un 4ème trimestre 2012 catastrophique avec - 0,3 % qui sera, n'en doutons pas, corrigé à -0,4 % par la suite.
Cette nullité de la politique menée par le gouvernement est tout sauf une surprise. Le couple Hollande / Ayrault ne fait que poursuivre la politique menée par le couple Sarkozy / Fillon qui échoue depuis plusieurs années. Mais que l'on se rassure, sans correctif, sans inflexion de cette politique néfaste le pire est à venir comme le démontre les très mauvais chiffres pour l'Allemagne en 2012.
Pourquoi ce parallèle avec l'Allemagne ? Tout d'abord parce que l'Allemagne est le premier partenaire économique de la France. Donc si elle ne va pas bien la France vendra moins de produits et de prestations de service en Allemagne. Ensuite, parce que nos brillants dirigeants, tant ceux issus de l'UMP que du PS, ne jurent que par le modèle allemand. L'Allemagne est l'exemple à suivre, notamment en matière de politique économique et sociale. D'où il faut faciliter le recours au chômage partiel, légaliser les accords de compétitivité en institutionnalisant la négociation chantage à l'emploi, il faut baisser l'indemnisation des demandeurs d'emploi, il faut retarder l'âge de départ à la retraite, toutes ses réformes menées en Allemagne pour un résultat qui, au final, est le même que celui de la France. En effet,en même temps que les chiffres pour la France ceux pour l'Allemagne sont aussi tombés et ils sont sans appel : - 0,6 % du PIB au quatrième trimestre 2012 soit + 0,1 % pour l'année 2012. Tout aussi mauvais que les chiffres pour la France.
Cette croissance nulle va avoir des effets assez catastrophiques pour la France qui vont bien au-delà du simple fait de ne pas pouvoir limiter le déficit à 3 % pour l'année 2013. La spirale à récession est en effet amorcée et mécaniquement la dégradation de la situation va se poursuivre pour devenir rapidement intenable en 2013.
Pour comprendre c'est assez simple. On a une croissance nulle en 2012 mais surtout un 4ème trimestre à - 0,3 % marqué par l'absence d'investissements dans les entreprises et une destruction massive de postes salariés dans le privé (28.100 pour le quatrième trimestre 2012 soit 66.800 pour l'ensemble de 2012). La baisse de l'emploi intérimaire au quatrième trimestre 2012 (- 2,7 %), à une époque où, traditionnellement, l'interim est le plus sollicité (fêtes de fin d'année, inventaires puis soldes) montre que cette tendance à la destruction des emplois va se poursuivre et même s’accélérer grâce aux accords de compétitivité qui vont être conclus dans les grands secteurs de l'économie (comme l'industrie automobile, l'industrie agro alimentaire, les banques etc...). Cette suppression de postes dans le secteur privé va être rejointe par une suppression de postes assez forte dans le secteur non marchand, autrement dit les collectivités locales et associations financées par celles-ci, du fait de la réduction de la dotation aux collectivités de 3 milliards d'euros programmée sur deux ans. On a donc une tendance lourde à la destruction des postes salariés dans tous les secteurs programmés pour au moins deux ans soit jusque 2015 au mieux.
Ce mécanisme de suppressions de postes, la pondération des revenus imposées aux salariés par les accords de compétitivité, aux fonctionnaires (d'Etat et territoriaux) au nom de la lutte contre les déficits et aux retraités par des prélèvements nouveaux et un gel des augmentations empêche tout sursaut de la consommation intérieure qui ne pourra, au mieux, que se maintenir au niveau actuel. Donc rien à espérer de ce côté.
Reste donc la perspective, pour espérer renouer avec la croissance, de booster les exportations, que les entreprises basées en France puissent vendre de plus en plus à l'extérieur. Pour atteindre cet objectif cela suppose, selon le MEDEF, le gouvernement et bons nombres de commentateurs économiques et experts, de baisser les coûts du production pour être compétitifs face aux produits fabriqués dans d'autres pays. D'où le crédit d'impôt compétitivité institué par l'Etat en faveur des entreprises, crédit financé par la baisse des dotations aux collectivités évoquées plus haut et une hausse programmée de la TVA pour 2014. Malheureusement le gain de compétitivité ainsi accordé au entreprises va être totalement absorbé par la hausse des cotisations patronales rendue nécessaire pour financer les retraites complémentaires et l'assurance chômage dont le déficit ne va que croitre avec la poursuite de la suppression des postes salariés. On ne tiendra pas compte des prétendus droits au chômage renouvelables contenu dans l'accord sur l'emploi qui ne pourra pas, de toute façon, être financée. Sans gain de compétitivité par d'amélioration majeure à espérer non plus du côté des exportations.
Si on ajoute un budget européen en baisse pour les 7 ans à venir on voit bien que l'on est dans une spirale négative que l'on va, paradoxalement, renforcée par des réformes prétendues indispensables. Le seul exemple à prendre est celui de la réforme des retraites. On va augmenter encore une fois le nombre de trimestres nécessaires pour avoir droit à une retraite à taux plein et instaurer la retraite à points ne permettant à un salarié de prendre sa retraite que si il a le nombre suffisant de trimestres travaillés. Ce faisant ce sont donc des salariés qui vont devoir rester sur le marché du travail plus longtemps (soit en poste avec des aides comme les contrats de génération soit comme demandeur d'emploi) aggravant ainsi le besoin de financement pour les régimes sociaux, notamment l'assurance chômage, et donc rendant inévitable la hausse des cotisations patronales et autres prélèvements sociaux.
Après un zéro pointé ou on se ressaisit et l'on change de comportement, ou l'on coule. A voir ce que va décider François Hollande.
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N° 889 : "Si seulement sa mort pouvez être utile "
Par gabdel le 13/02/2013
Un homme s'est immolé par le feu aujourd'hui devant une agence de Pôle Emploi de Nantes. Un geste de désespoir absolu face à un refus d'indemnisation et l'expression d'une détresse totale. Le mal est fait et cet homme est mort comme un tibétain exprimant son désespoir face à une situation ubuesque. Mais si sa mort pouvez être utile. Si sa mort :
- pouvez faire taire tous les "matamore" et donneurs de leçons qui crient haut et fort que les chômeurs sont toud des fainéants vivement grassement avec les allocations versées à partir des cotisations des travailleurs ;
- pouvez faire prendre conscience aux agents de Pôle Emplois qu'ils ont la vie des personnes entre leurs mains et qu'en envoyant des lettres de refus et des pseudos radiations sans motifs réels ils condamnent à l'exclusion et à la mort plus ou moins lente des hommes et des femmes voir des familles;
- pouvez faire renoncer le gouvernement à institutionnaliser le chantage à l'emploi dans le cadre de la transcription de l'accord sur l'emploi car ce n'est pas vraiment négocier que de devoir céder sur les salaires ou les conditions de travail sous peine de licenciements et/ou fermetures de sites;
- pouvez faire prendre conscience aux élus et footballeurs qui se paient des orgies avec des escort girls bien souvent mineures qu'il y a vraiment mieux à faire avec son argent;
- pouvez faire prendre conscience aux députés se congratulant pour leur vote sur le mariage pour tous qu'ils sont grotesques face à la réalité de la crise aujourd'hui;
- pouvez faire adopter au gouvernement une véritable politique de gauche mettant l'homme au centre du système et non la finance.
Mais dans une société où l'on dénature les institutions comme le mariage, où des harpies à moitié nues peuvent profaner une cathédrale en toute impunité et où les bobos et nantis sont les seuls bénéficiaires des courageuses décisions de nos élus il n'y a aucune chance que cela se produise. On a déjà oublié cette jeune femme qui avait dégradé "La liberté guidant le peuple" de Delacroix déclarée folle et internée d'office. Jamais deux sans trois. Il y a donc fort à penser qu'il y aura prochainement un troisième drame lié à la misère humaine, un ultime appel au secours d'une humanité bafouée qui s'autodétruit dans un silence assourdissant.
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N° 888 : "La liberté guidant le Peuple dégradée : tout sauf un hasard :"
Par gabdel le 08/02/2013
La nouvelle de la dégradation du tableau d'Eugène DELACROIX au Louvre-Lens fait la une de l'actualité et embarrasse tout le monde. Aussi on se précipite pour affirmer haut et fort que la femme qui a ainsi écrit son pseudonyme sur la toile est une déséquilibrée mentale. Il est indispensable que cet acte ne soit pas l’œuvre de quelqu'un de normal, d'une citoyenne lambda, non il faut que ce soit l’œuvre d'une déséquilibrée.
Mais il faut aller un peu plus loin et se demander pourquoi avoir tagué cette toile précisément?
Il existe en effet de nombreux tableaux exposés et non protégés au Louvre Lens alors pourquoi cette femme s'en est elle pris à ce tableau ?
Ce tableau représente la Liberté guidant le peuple. Il est une éloge aux révolutions et à la souveraineté populaire. Le peuple est la source du pouvoir guidé par la liberté. Cependant, force est de constater qu'aujourd'hui la souveraineté populaire est en berne et même crainte par le pouvoir en place qui fait tout pour éviter d'y recourir au-travers des référendums. Quel que soit le sujet la seule préoccupation du pouvoir en place est d'éviter les référendums. Que ce soit au sujet de l'évolution des Traités européens, des réformes de la Constitution ou des grandes questions de société il ne faut pas recourir au référendum ne pas consulter le peuple :
- la modification ds Traités européens : ratification par le Parlement; - modification de la Constitution ; adoption par le Parlement réuni en Congrès; - grandes questions de société : le Conseil Constitutionnel.
Oui sur les questions de société ce ne sont pas les élus qui décident. In fine c'est le Conseil Constitutionnel, une poignée d'hommes et de femmes nommés ou présentes de droit, qui décident de la validité des lois au regard des normes constitutionnelles donc de l'évolution de notre société. Le meilleur exemple en est la loi sur le mariage et l'adoption pour les homosexuels. Au final c'est bien le Conseil Constitutionnel qui va avoir le dernier mot. C'est lui qui va décider si oui ou non une famille c'est un père ou une mère ou si cela peut être deux pères et deux mères. Les citoyens n'ont pas leur mot à dire, ils sont exclus de la décision à venir.
Cette défiance pour la souveraineté populaire est mal vécue par les citoyens. Dans un récent sondage 62 % des français ont déclaré ressentir du dégout pour les hommes et femmes politiques.
Le spectacle pitoyable donné par le gouvernement dans le cadre de la rédaction de la loi sur la sécurisation de l'emploi cédant face aux injonctions de Laurence Parisot leur imposant sa rédaction du texte n'améliore pas les choses. On fuit le peuple, la collectivité, on confisque les pouvoirs, tous les pouvoirs.
En s'en prenant à la toile de Delacroix cette jeune femme a exprimé un malaise face à cette confiscation du pouvoir par quelques uns et leur mépris affiché pour la collectivité, pour ce peuple incapable de décider pour lui même et que l'on doit guider contre son gré. Le peuple se sent opprimé, victime des décisions prises par quelques uns confisquant tous les pouvoirs.
Attention à ce que cet acte isolé le demeure et si, demain, il y a des incidents au cour de la célébration de certains mariages entre personnes du même sexe ou que des salariés font sauter leur usine on ne regrette pas de n'avoir pas tenu compte de cet avertissement, de ce symptôme d'une société oppressée dont les citoyens sont de plus en plus tenus à l'écart de la prise des décisions.