N° 880 : "Oui Florence vous êtes la bienvenue dans votre pays"
Par gabdel le 23/01/2013
Impossible de ne pas se féliciter de la libération de Florence Cassez et de se joindre à la formule employée par François Hollande. Et puis qu'elle bonheur, une française heureuse de rejoindre son pays et qui doit rêver de travailler et de payer des impôts. Cela montre la lâcheté de ceux qui sont partis ou s'amusent à délocaliser leur entreprise en Belgique où aux Pays Bas. Il y a beaucoup plus d'honneur et de fierté dans cette femme qu'il n'y a en aura jamais dans l'ensemble des exilés fiscaux.
Bienvenue chez vous Florence.
Les commentaires :
N° 879 : "Et maintenant la baisse des allocations chômages et des retraites:"
Par gabdel le 22/01/2013
A peine l'accord dit de "sécurisation de l'emploi" de signer que c'est le retour de bâton, la fin du pseudo rêve dit de la flexisécurité à la française.
Pour rappel l'accord dit de "sécurisation de l'emploi et des parcours professionnels" est, selon les syndicats réformistes, une grande faveur pour les salariés puisqu'ils gagnent certains droits en cas de licenciement (droit à la formation, portage de mutuelle, droits renouvelables au chômage) en contrepartie d'une plus grande facilité pour les entreprises de licencier. Sauf que ces syndicats ont oublié de dire que les salariés victimes de licenciement allez voir leurs allocations chômages baissées et leurs retraites sérieusement imputées.
Et pourtant le changement c'est maintenant : la Cour des Comptes vient de rendre un rapport estimant qu'il faut réformer en profondeur l'assurance chômage jugée beaucoup trop protectrice en France. Elle estime notamment que l'indemnisation des intermittents est beaucoup trop élevée et qu'il faut la revoir. Ors dans l'accord de sécurisation les syndicats ont validé l'extension du domaine des statuts intermittents aux entreprises de moins de 11 salariés dans deux secteurs. Il y a donc bien un lien direct entre l'accord signé et la nécessité de réforme évoquée par la Cour des Comptes. On veut étendre les contrats intermittents tout en indemnisant le moins possible ses salariés intermittents. De même la Cour de Compte propose de plafonner beaucoup plus bas qu'actuellement l'indemnisation chômage des cadres. Avec la CFE-CGC qui vient de signer l'accord et donc d'entériner des modalités plus faciles du contrat de travail les cadres vont être plus souvent au chômage et beaucoup moins indemnisés.... Ils peuvent dire merci à la CFE-CGC.
Pour les retraites la douloureuse va être sévère pour tout le monde. La réforme à venir va faire mal et va particulièrement toucher tous ceux qui auront eu des périodes de chômage au cours de leur carrière. En effet si l'on abandonne la référence au 25 meilleurs années de carrière comme base du montant de la retraite et que l'on opte pour la moyenne de toutes les années travaillées ou réputées comme telles (chômage) il va y avoir une baisse mathématique du montant des retraites pour tous les salariés du privé ayant connu des périodes de chômage.
On peut faire confiance aux syndicats "réformistes" pour suivre ce mouvement et enfoncer ainsi les salariés français.
Les commentaires :
N° 878 : "Mais comment Laurent Berger (CFDT) peut il s'en prendre à Carlos Ghon ?"
Par gabdel le 21/01/2013
Laurent Berger (CFDT) s'en prend à Carlos Ghon, le PDG de Renault, l'accusant de privilégier NISSAN contre RENAULT et en demande le remplacement. Jean-Marc Ayrault a tout de suite répondu qu'il n'était pas question de procéder à un tel changement, désaveu cinglant pour le CFDT empêtré dans ses contradictions.
En effet que peut bien reprocher Laurent Berger à Carlos Ghon quand celui-ci ne fait que se servir de l'accord de sécurisation sur l'emploi triomphalement signé par la CFDT ? Rien il n'est pas crédible. A partir du moment où la CFDT, par la signature de l'accord dit de sécurisation, trouve normale des suppressions de postes elle ne peut reprocher le PDG de Renault à produire des voitures Nissan dans les entreprises françaises.
La CFDT affirme qu'il faut être moderne. Comme la CFTC elle se prétend être réformiste. Elle proclame que c'est normal que des salariés soient licenciés et des postes supprimés. Que le plus important n'est pas d'empêcher les suppressions de postes et de licenciements mais de donner de nouveaux droits aux salariés licenciés. Et bien il faut assumer cette position dans le cadre du plan de Renault.
Dans ce cadre c'est très simple. A peine l'annonce de la signature de la CFDT de l'accord sit de la sécurisation de l'emploi Renault a annoncé la suppression de 7.500 postes en France étalé sur une période allant de 2013 à 2016. Que cette suppression d'effectifs se ferait sans fermeture de site ni plans de départs volontaires à la condition que les syndicats de Renault acceptent la signature d'un plan de sécurisation de l'emploi prévoyant mobilité et augmentation de la durée du travail. Ce n'est là que l'application de l'accord moderne signé par la CFDT, accord salué par le Président de la République, le Premier Ministre et même Arnaud Montebourg.
A aucun moment il n'est prévu, dans cet accord moderne de sécurisation, qu'une entreprise soit obligée de localiser ou relocaliser tout ou partie de sa production en France. Dès lors pourquoi le groupe Renault-Nissan devrait il fabriquer des modèles NISSAN en France alors que ses usines en Espagne sont plus compétitives et que désormais il dispose d'un cadre juridique pour l'éviter ? Et cela est d'autant plus vrai que la communauté européenne est en négociation avancée pour un accord de libre échange avec le Japon. Donc il faudrait que les usines françaises soient plus productives, plus compétitives que les usines japonaises pour que NISSAN décide de fabriquer des modèles en France.
La CFDT, par sa signature de l'accord de sécurisation de l'emploi, a trompé les salariés de Renault condamnés à des efforts de compétitivité sans précédent pour espérer survivre etce sans aucunes garanties. Ils doivent être plus compétitifs que les usines des autres pays, aussi bien de l'Espagne que du Japon voir de Corée (avec laquelle un accord de libre échange vient d'être signée) et demain du Brésil ou d'Inde. Grâce à la CFDT les salariés de Renault France sont directement en concurrence interne avec ceux des autres usines du groupe et doivent accepter d'être au moins aussi compétitives qu'elles si ils veulent survivre.
Voilà l'impasse à laquelle la CFDT a amené les salariés de Renault dans sa "modernité" : soit accepter des conditions de travail équivalentes au moins disant social de tout le groupe soit subir des fermetures d'usines pour refus de signature d'un plan comprenant de telles concessions.
Les salariés de Renault peuvent dire merci à la CFDT et la CFTC.
Les commentaires :
(orlando):
Mais qui peut acheter des voitures comme ça tous les ans ?
on arrive déjà pas à payer le loyer et le gaz.;
je comprends pas qu'on arrive encore à vendre ces voitures hors de prix , assurances et essence en plus
Tous des rigolos ces syndicats
(gabdel):
Comme annoncé la situation se dégrade pour les salariés de Renault. La direction vient d'annoncer que si aucun accord de compétitivité n'était signé Renault envisager de fermer 2 sites. les syndicats sont donc coincés : soit accepter le moins disant social et les licenciements pour non respect de ce moins disant soit être rendu responsable de la fermeture de deux sites. C'est cela l'avenir du syndicalisme pour les réformistes CFDT et CFTC : entériner le moins disant social pour éviter de prétendues fermetures de site. C'est donc tout sauf la défense des droits des salariés.
Merci encore à la CFDT et la CFTC pour leur signature de l'accord dit de sécurisation de l'emploi !!!!!!!!!!!!!!
N° 877 : "CFDT et CFTC officialisent leurs signatures de l'accord dit de "sécurisation" de l'emploi :"
Par gabdel le 18/01/2013
La CFDT et la CFTC annoncent, sur leur site respectif, leur décision de signer l'accord dit de "sécurisation de l'emploi" et tentent de justifier cette signature par de prétendus droits nouveaux accordés aux salariés. Cette justification est totalement fausse.
L'accord dit de sécurisation de l'emploi n'accorde aucun droit nouveau aux salariés si ce n'est le droit d'être licencié
En effet les prétendues avancées soit disant contenues dans l'accord ne sont en fait que des avancées marginales ne touchant que peu de salariés. Si l'on prend la mise en place des droits rechargeables au chômage cela n'est pas du tout un droit nouveau pour le salarié. Il n'est qu'une aide supplémentaire pour celui ou celle qui, après un premier licenciement sera de nouveau licencié(e) avant d'avoir épuisé la totalité de ses droits au chômage. Cela ne concerne donc, à ce jour, qu'une minorité des personnes en age de travailler. Sauf à considérer que cette hypothèse de licenciements successifs est appelé à devenir la norme et d'affecter une majorité de salariés. Si c'est le cas, si l'on part du principe que chaque salarié va être licencié plusieurs fois dans sa carrière alors c'est un plus oui pour les salariés. Les droits rechargeables au chômage sont donc avant tout une banalisation, une dédramatisation du licenciement et non un droit nouveau pour le salarié.
C'est exactement la même chose avec la mise en place de droits à la formation attachés à la personne et n'ont plus au poste occupé. Tout salarié va avoir droit à des heures de formation dont il pourra se servir même s'il n'est plus affecter à un poste ou à une entreprise. Ses droits e cumuleront ainsi au gré des postes et emplois qu'il sera amené à occuper. Autrement dit ce droit à la formation liée à la personne et non plus au poste est encore une fois, non pas un droit nouveau pour le salarié qui a déjà ce droit, mais une nouvelle forme de banalisation, de dédramatisation du licenciement. Le salarié licencié n'est pas dépourvu, il a le droit d'utiliser son compte formation pour faire une formation lui permettant de changer de profession. Là encore il s'agit d'acter la généralisation des licenciements qui va donc affecter une majorité de salariés.
Le licenciement pour motif personnel devient la norme, le mode privilégié de la rupture du contrat de travail
La CFDT ne dit mot, dans ses justificatifs, sur les contre parties accordées aux employeurs. Seule la CFTC l'évoque tout en tentant de faire croire qu'elles sont un plus pour les salariés protégés par la négociation syndicale. En effet l'argument de la CFTC consiste à dire que puisque les plans de sauvegarde et accords de compétitivité doivent être conclus avec les syndicats alors c'est un plus pour les salariés. Ce qui est totalement faux et couvre, encore une fois, une généralisation des licenciements pour motif personnel comme le démontre l'annonce de la baisse des effectifs par Renault.
Renault a en effet annoncé sa volonté de réduire ses effectifs de 7500 salariés sans plan de départ volontaire ni fermeture de site à condition qu'un accord de mobilité et d'augmentation du temps de travail soit signé par les syndicats. Pourquoi Renault pose t il cette condition dans son annonce de réduction d'effectifs ? Tout simplement parce que c'est cet accord signé par les syndicats qui permettra à l'employeur de pouvoir licencier pour motif personnel ceux qui ne pourront se conformer à l'accord. En effet l'accord signé par la CFDT et la CFTC précise que celui ou celle qui refuse une des mesures prévues par un plan de compétitivité sera licencié pour motif personnel et non pour motif économique. Autrement dit la signature d'un accord avec les syndicats est en fait une autorisation de licencier donné par les syndicats donnant leur aval, leur caution, à des licenciements pour motif personnel.
La taxation pour les contrats courts n'est qu'une vaste supercherie dans la mesure où elle ne concerne pas l'intérim.
C'est donc un plus pour les entreprises d’intérim et une nouvelle preuve qu'en réalité cet accord favorise le nomadisme professionnel au détriment de la sécurité de l'emploi.
Cet accord dit de sécurisation de l'emploi n'est donc pas un bon accord pour les salariés. Il ne leur accorde aucuns droits nouveaux mais banalise, dédramatise et donc favorise les licenciements pour motif personnel. Si la CFDT le signe on sait que c'est parce que ses dirigeants sont couverts de bienfaits par le gouvernement. François Chérèque vient d'être élu Président de Terra Nova (centre de réflexion proche du parti socialiste) et vient de se voir confier la mission par le gouvernement de surveiller les avancées du plan de lutte contre la pauvreté qui va être mis en place prochainement. Pour la CFTC c'est le complexe de "charité". Pour la CFTC il faut absolument des pauvres, des malheureux à aider au-travers de la charité et non pas des salariés forts et protégés par des droits. En signant cet accord de banalisation des licenciements la CFTC peut ainsi s'ériger en protectrice charitable des droits des salariés licenciés et trouver ainsi une justification à son action dans une société dont la déchristianisation est en accélération constante.
Les commentaires :
N° 876 : "Renault ouvre le bal : 7500 emplois supprimés sans départs volontaires :"
Par gabdel le 15/01/2013
Renault aura donc été la première a annoncer publiquement sa volonté de supprimer des postes en profitant de l'accord de sécurisation sur l'emploi courageusement signé par la CFDT et la CFTC.
En effet Renault vient d'annoncer qu'elle allait réduire de 7500 ses effectifs d'ici mais sans aucun plan de départs volontaires devenu désormais inutile. En effet à côté des 5700 départs naturels (départs en retraites et fin de CDD) 1800 salariés vont donc être licencié pour motifs personnels (refus de mutation ou de baisse de salaires, absences maladie ou age ne bénéficiant pas d'une exonération de charges). Plus besoin d'avoir l'accord des salariés. Grâce à la future loi relative aux accords de maintien dans l'emploi (les accords de compétitivité de Sarkozy) et le plafonnement des dommages et intérêts pour licenciements abusifs plus besoin de plan onéreux de départs volontaires ! Une simple lettre de licenciement avec un chèque a minima suffira à valider les départs.
L'ensemble des salariés de Renault qui vont vivre dans ce climat délétère au moins jusque 2016 peuvent remercier la CFDT et la CFTC ainsi que les députés socialistes qui vont valider l'accord signé "sans en changer une virgule".
Les commentaires :
(orlando):
oui mais 6000 soldats au Mali : ça compense..
N° 875 : "Mais c'est quoi la France en 2013 ?"
Par gabdel le 15/01/2013
La France en 2013 c'est simple :
c'est ce pays où l'on peut expulser une personne âgée de 94 ans de sa chambre en maison de retraite parce qu'elle n'a pas payé ses frais d'hébergement;
c'est ce pays où une fillette de 5 ans peut être arrêtée par la police dans son école et emmenée au commissariat parce que ses parents n'ont pas payé la cantine;
c'est ce pays où l'on peut mourir à l'hôpital et attendre 36 heures pour que cela soit découvert parce qu'aucune infirmière n'est passée, pendant ses 36 heures, pour s'assurer que le patient allez bien et de penser à taper sur la porte des toilettes de la chambre du malade en demandant " Mr (ou) Mme .......... vous allez bien ?" (On prévoit d'ailleurs au ministère de la santé un module de formation pour infirmière intitulé "Toc, toc vous allez bien ?"
c'est ce pays où l'on fait croire aux salariés que de pouvoir être licencié plus facilement en contrepartie d'une mutuelle obligatoire et payante en période de chômage est un progrès social;
c'est ce pays où la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale a décidé qu'un homme pouvait être la mère d'un enfant et une femme son père (et inversement...);
c'est ce pays où les citoyens apprennent tout à coup un matin que le pays est en guerre sans qu'ils aient leur mot à dire;
c'est ce pays où des enfants crèvent de froid aux feux rouges où vivent dans des camps de fortunes sous prétextes qu'ils sont "roms" et donc ont moins de droits que les chiens errants;
c'est ce pays où l'on va étendre le droit à pension de réversion aux couples homosexuels tout en parallèle en baissant le montant des retraites principales et complémentaires de l'ensemble des retraités;
c'est ce pays qui pense avoir voté à gauche et qui s’aperçoit que c'est la même politique libérale qui continue à être menée en France;
c'est ce pays où l'on fait croire que l'on va taxer les millionnaires à 75 % alors que cela ne se fera jamais;
c'est ce pays où l'on fait croire que l'on va inverser la courbe du chômage alors que l'UNEDIC prévoit, à minima, une augmentation de 178.000 du nombre de chômeurs en 2013;
bref c'est ce pays où l'on prend les citoyens pour des "pigeons" voir pour des c..s et qui commencent à s'en rendre compte !
Les commentaires :
(orlando):
le changement , c'est maintenant !!!!!
N° 874 : "Mais c'est quoi la France en 2013 ?"
Par gabdel le 15/01/2013
La France en 2013 c'est simple :
c'est ce pays où l'on peut expulser une personne âgée de 94 ans de sa chambre en maison de retraite parce qu'elle n'a pas payé ses frais d'hébergement;
c'est ce pays où une fillette de 5 ans peut être arrêtée par la police dans son école et emmenée au commissariat parce que ses parents n'ont pas payé la cantine;
c'est ce pays où l'on peut mourir à l'hôpital et attendre 36 heures pour que cela soit découvert parce qu'aucune infirmière n'est passée, pendant ses 36 heures, pour s'assurer que le patient allez bien et de penser à taper sur la porte des toilettes de la chambre du malade en demandant " Mr (ou) Mme .......... vous allez bien ?" (On prévoit d'ailleurs au ministère de la santé un module de formation pour infirmière intitulé "Toc, toc vous allez bien ?"
c'est ce pays où l'on fait croire aux salariés que de pouvoir être licencié plus facilement en contrepartie d'une mutuelle obligatoire et payante en période de chômage est un progrès social;
c'est ce pays où la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale a décidé qu'un homme pouvait être la mère d'un enfant et une femme son père (et inversement...);
c'est ce pays où les citoyens apprennent tout à coup un matin que le pays est en guerre sans qu'ils aient leur mot à dire;
c'est ce pays où des enfants crèvent de froid aux feux rouges où vivent dans des camps de fortunes sous prétextes qu'ils sont "roms" et donc ont moins de droits que les chiens errants;
c'est ce pays où l'on va étendre le droit à pension de réversion aux couples homosexuels tout en parallèle en baissant le montant des retraites principales et complémentaires de l'ensemble des salariés;
c'est ce pays qui pense avoir voté à gauche et qui s’aperçoit que c'est la même politique libérale qui continue à être menée en France;
c'est ce pays où l'on fait croire que l'on va taxer les millionnaires à 75 % alors que cela ne se fera jamais;
c'est ce pays où l'on fait croire que l'on va inverser la courbe du chômage alors que l'UNEDIC prévoit, à minima, une augmentation de 178.000 du nombre de chômeurs en 2013;
bref c'est ce pays où l'on prend les citoyens pour des "pigeons" voir pour des c..s et qui commencent à s'en rendre compte !