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N° 852  :  "SFR : du chômage pour Noêl (suite) :"
Par gabdel le 28/11/2012
Impossible de ne pas revenir sur le sujet tant le gouvernement mets de la bonne volonté pour que le chômage augmente rapidement et fortement. Ainsi il vient de présenter son crédit d'impôt au Parlement en en revendiquant la simplicité. Simplicité et donc rapidité et efficacité. Et c'est tout à fait vrai. Toute entreprise employant au moins un salarié va recevoir, dès 2013, un chèque (ou une réduction fiscale) égale à 4 % de sa masse salariale.
Donc SFR va bénéficier, dès 2013, d'un crédit d'impôt calculé sur sa masse salariale avant la suppression de postes annoncés, ce qui va lui permettre de financer la suppression des postes et même d'en faire plus !

Rapide et efficace le gouvernement finance les suppressions de postes annoncées et revendiquées par les entreprises par son crédit d'impôt !

Bien entendu le gouvernement ne souhaite pas en rester là. Il ne faut pas perdre de vue que le gouvernement impose au patronat et aux syndicats de négocier sur le contrat de travail dans le but d'en faciliter la rupture. C'est d'ailleurs le 30 novembre que nous aurons les propositions précises du MEDEF sur ce point. Notamment quant au plafonnement des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et la procédure administrative de licenciements économiques. Si tout se passe comme le souhaite le gouvernement la réforme du contrat de travail pourra être adopté début 2013 permettant ainsi, grâce au crédit d'impôt de 2013 et 2014, financé des licenciements économiques massifs et des licenciements sans cause réelle et sérieuse compensés partiellement par des recrutements de jeunes en contrats de génération.

A suivre .

Les commentaires :
(gabdel):
Alcatel-Lucent France 934 postes supprimés, via un plan de départ volontaire. Encore des suppressions de postes financés grâce au CICE donc de l'argent public.
 
N° 851  :  "L'obscenité est à son comble :"
Par gabdel le 28/11/2012
L'obscénité est ce qui blesse ouvertement la pudeur, le bon goût et en ce moment on atteint un sommet. On ne parlera pas ici du comportement des membres de l'UMP qui montrent à tous leur vrai visage. Non on parlera de l’obscénité du gouvernement qui fait le forcing pour financer le maximum de surpression d'emplois en France.

Pour comprendre il faut prendre un exemple précis. En l’occurrence SFR.

SFR est un opérateur téléphonique mais aussi un fournisseur d'accès internet bien connu de tous. Plus précisément c'est une société anonyme appartenant au groupe Vivendi. le groupe Vivendi a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 28 milliards d'euros en 2011 dont 12 milliards d'euros pour la seule société anonyme SFR.

SFR est donc une société qui brasse des milliards d'euros et à les moyens de se payer une campagne publicitaire de plusieurs millions d'euros avec comme vedette Gad Elmaleh.

Brassant donc des milliards d'euros et pouvant se payer à prix d'or des artistes (sans état d'âme d'ailleurs) pour faire sa publicité SFR vient d'annoncer qu'elle allez supprimer 856 postes. 856 salariés sacrifiés pour maintenir les revenus des actionnaires et payer le cachet de Gad Elmaleh. Rien de plus obscène qu'un artiste faisant le comique en surfant sur le malheur des autres.

Mais le gouvernement vient encore ajouter à cette obscénité. En effet comme chacun le sait le gouvernement, auto-proclamé de gauche, a annoncé un crédit d'impôt de plusieurs milliards d'euros au bénéfice des entreprises. Qu'il fait le forcing actuellement pour que ce crédit d'impôt soit adopté, sans aucune contrepartie, avant la fin de l'année pour s'appliquer dès le mois de janvier 2013. Autrement dit le gouvernement fait le forcing pour donner de l'argent à SFR pour l'aider à supprimer des postes sans baisser la rémunération des actionnaires ni de priver Gad Elmaleh de son traitement de stars.

Voilà. On est au comble de l'obscénité. Le gouvernement va donner de l'argent public par milliards à des groupes pour leur permettre de financer des suppressions de postes et de se payer des stars pour leur campagne publicitaire. Chapeau bas mesdames et messieurs les socialistes. J'espère qu la dinde aura quand même un arrière goût amère après la deuxième coupe de champagne...
Les commentaires :
(gabdel):
PS : Une précision importante qui ajoute à l'obscénité de la situation. SFR annonce 1123 suppression de postes et en même temps la création de 267 postes. Ainsi le crédit d'impôt compétitivité sera bien affecté à des créations de postes (les 267) montrant ainsi que SFR prend le gouvernement et les syndicats, qui évoquent de la transparence sur l'utilisation du crédit d'impôt pour des imbéciles. Disons faussement pour des imbéciles car en fait le gouvernement est complice de cette façon de faire annonçant depuis toujours une augmentation constante du chômage en 2013 donc une suppression massive de postes financée par de l'argent public.
 
N° 850  :  "Guerre à l'UMP : Copé utilise le fichier des adhérents :"
Par gabdel le 23/11/2012
Jean-François Copé utilise tous les moyens pour démolir François Fillon. Désormais il utilise le site de l'UMP et le fichier des adhérents et sympathisants pour donner sa dernière version des faits.

Alors pour ceux qui ne sont pas sur ce fichier la prose de Jean-François Copé en écrit et en vidéo .

"Je voudrais une nouvelle fois m’adresser directement aux militants et sympathisants de notre famille politique.

Vous êtes l’UMP. Vous faites l’UMP.

Aujourd’hui, je le sais, vous êtes déboussolés, indignés, choqués par ce qui se passe.

Moi aussi, je le suis profondément.

Comme vous, je ne me suis pas engagé en politique pour des batailles de chiffonniers. Je me suis engagé pour des valeurs, pour des idées.

Les dirigeants politiques vous doivent des comptes.

Ils doivent respecter les valeurs de notre famille politique.

Ils doivent respecter les règles de ce parti, des règles qui ont été votées et approuvées par chacun d’entre nous. Des règles qui protègent notre mouvement contre les foucades des uns et des autres.

Personne n’est au-dessus des règles. Personne n’a le droit de choisir ce qui l’arrange selon son bon plaisir. Ce serait vous enlever à vous les militants, le pouvoir de choisir.

Moi, je n’ai qu’une obsession : garantir l’unité de notre famille politique, garantir le respect de nos statuts, garantir le respect de votre vote.

C’est ce que je m’efforce de faire dans ces jours de tourmente et je remercie les milliers, les dizaines de milliers de militants et d’élus qui m’adressent des messages de soutien et d’encouragement, qu’ils aient d’ailleurs ou non voté pour moi dimanche dernier.

Dimanche, vous avez voté en masse.

La commission indépendante chargée de l’organisation et du contrôle du scrutin a proclamé les résultats : vous m’avez officiellement élu Président de l’UMP à la majorité des suffrages exprimés.

Le résultat serré, c’est pour moi une invitation au rassemblement, à l’unité.

Dès mon élection, j’ai annoncé que je composerai une équipe diverse, collective, regroupant tous les talents de notre famille politique.

J’ai tendu la main à François Fillon, à l’ensemble de ses amis qui sont aussi les miens. Je lui ai proposé de participer à l’équipe dirigeante au plus haut niveau.

Car pour moi, il n’y a pas d’un côté ceux qui m’ont choisi et de l’autre ceux qui ont choisi François Fillon. Il n’y a qu’une seule et grande famille, l’UMP.

Le doyen Gélard, président de la commission indépendante, est intervenu hier à la télévision. Il a expliqué les conditions dans lesquelles cette commission avait travaillé.

Il a reconnu deux éléments majeurs :
•D’abord, les résultats de Nouvelle-Calédonie, de Wallis-et-Futuna et de Mayotte n’ont pas été examinés par la Commission et n’ont pas été pris en compte.
•Mais d’autre part, il cite : « des fraudes » graves et massives, constatées par huissiers, notées par la commission. Et les deux exemples qu’il a cités hier concernent, chacun le sait, les bureaux qui se situent à Nice, qui sont les bureaux n°1 et n°3.

Patrice Gélard a expliqué avec sagesse que la commission avait préféré valider les résultats en l’état dans la mesure où l’annulation des bureaux concernés n’aurait pas inversé le résultat final.

Autrement dit, si la COCOE, la commission indépendante, avait annulé les bureaux dans lesquels il y avait des fraudes massives, la vérité est que j’aurai gagné avec une avance encore plus large.

Ces propos, il les avait déjà tenus dès lundi soir, en toute transparence.

Après avoir accepté le verdict des urnes lundi soir, François Fillon change d’avis, le conteste.

Dans toute élection, une contestation est parfaitement possible. Cela n’est pas dramatique. Cela est même prévu par les statuts dans toute organisation quelle qu’elle soit.

Mais François Fillon nous dit qu’il refuse de saisir la commission prévue par nos règles qui est la commission nationale des recours.

Il a ainsi causé un blocage qui est très dangereux pour notre mouvement : d’abord parce qu’il y a une contestation médiatique des résultats de l’élection, d’autre part parce qu’il refuse de saisir cette commission des recours.

Sa position nous conduisait à l’impasse et explique pour une bonne part la tension venu d’un certain nombre de nos amis parlementaires dont je peux comprendre le désarroi, évidemment.

Pour en sortir, et dans un souci d’apaisement, j’ai moi-même saisi, hier, la commission nationale des recours, geste inédit pour un président élu.

Je le fais dans un souci d’apaisement. Je ne veux aucune suspicion sur votre vote. Je ne veux d’ailleurs aucune suspicion sur notre parti. C’est une question de morale. C’est une question d’honneur.

Dans un deuxième geste d’apaisement, j’ai accepté qu’Alain Juppé intervienne, avec une commission ad hoc, dont l’objet ne peut pas être de se substituer –ce n’est pas statutaire- à la Commission nationale des recours, mais de veiller à la transparence absolue des travaux de la Commission nationale des recours.

J’ai eu Alain Juppé au téléphone sur ce point ce matin qui me l’a confirmé.

Cette commission nationale des recours est composée de membres que vous avez élus, vous les militants, par un vote du Conseil national. Son président avait été élu sur proposition de mon prédécesseur, Xavier Bertrand, qui était alors secrétaire général de l’UMP. Au sein de cette commission siègent des élus, des militants de tous horizons dont personne n’a le droit de remettre brutalement aujourd’hui en cause la sincérité et l’honnêteté.

J’ai d’ailleurs proposé que la commission nationale des recours travaille en présence de représentants des deux candidats, c’est une évidence, mais aussi d’huissiers, d’avocats, pour que nul ne puisse contester son sérieux et sa transparence.

Cette commission nationale des recours est la seule qui puisse juridiquement vérifier, valider les réclamations ou les recours des candidats, et donc au final les résultats de l’élection.

Si on s’affranchit de cette commission, on s’affranchit de nos statuts et donc on se place, de fait, dans l’illégalité.

N’importe lequel d’entre vous serait en mesure de faire annuler une décision prise en dehors de cette commission.

François Fillon avait accepté hier la proposition d’Alain Juppé. C’était une voie de sagesse et de soulagement pour nous tous, militants de l’UMP.

J’apprends ce matin qu’il fait de nouveau marche arrière.

Il refuse nos statuts en expliquant que désormais il ne leur fait plus confiance. Il explique qu’il ne fait plus confiance à notre règle commune, à ce que chacun d’entre nous s’est engagé à respecter en adhérant à l’UMP.

Pire, il a des mots extrêmement blessants et injurieux pour l’ensemble de notre famille politique, des mots qui provoquent l’indignation de tous.

On ne peut pas donner des leçons de morale à tout le monde en permanence et refuser de se les appliquer à soi-même.

Pour ma part, je le redis, seul vaut le verdict qui sera rendu par la Commission nationale des recours prévue par nos statuts dont j’ai accepté, comme François Fillon, le pensai-je, comme surtout Alain Juppé, que cela soit sous le regard attentif et impartial de la médiation Juppé qui garantira la transparence absolue des résultats proclamés.

C’est vous et vous seuls, les militants de l’UMP, qui avez choisi votre Président.

Chacun est désormais placé devant ses responsabilités.

Jean-François Copé
Président de l'UMP "

Bien entendu nous sommes disposé à publier à l'identique la réponse de Mr Fillon.

Vive la République et vive la France.
Les commentaires :
(orlando):
bien mal acquis ne profite jamais
(orlando):
Copé renique Nicolas
 
N° 849  :  "Quand l'UMP avait la prétention de changer le monde ..."
Par gabdel le 22/11/2012
Au moment où les masques tombent et où les élus de l'UMP montrent à la face de tous leur vrai nature il est bon de rappeler que ces personnes avaient la prétention de changer la société pour la transformer à leur image. Alors en hommage a tous les gogos qui se sont fait avoir un petit rappel des paroles du lipdub officiel de l'UMP :

"Le pire risque c'est celui de ne pas en prendre"

Pfff...Oh franchement, C'est pas le genre de l'UMP, quoi...

Mais pas du tout!!!

Regarde...Tu vas voir!!!

Refrain:

Tous ceux qui veulent changer le monde

Venez marcher, venez chanter

Tous ceux qui veulent changer le monde

Venez marcher à mes côtés (Rama Yade)

Que toutes nos voix se confondent

Dans un champ de fraternité (Patrick Devedjan)

J'entends la révolte qui gronde (Rachida Dati)

Au coeur de toute l'humanité

Pour que la terre soit féconde

A tous ceux qu'elle a enfantés (Eric Besson)

Il est nécessaire que l'on fonde

Une nouvelle société (Jean-Pierre Raffarin)

Refrain:

(David Douillet, Christine Lagarde, Laurent Wauquiez)

Si les racines sont profondes

Nous saurons bien les transplanter (Xavier Darcos)

Pour laisser fleurir à la ronde

Les chemins de la liberté (Frédéric Lefebvre)

Et tant mieux si la terre est ronde (sic)

Nous ne pourrons nous arrêter (Gilbert Montagné)

Il n'y aura pas de fin du monde

La vie est une éternité (Christine Lagarde)

Refrain:

(Stéphanie Fugain, Valérie Pécresse, Nadine Morano)

Vivre d'amour et mourir d'espérance (Eric Woerth)

A chaque jour l'avenir recommence

Le temps est court le parcours est immense (Chantale Jouanno)

Je viens te dire à mon tour

Refrain:

(Benjamin Lancar, Xavier Bertrand,)

Changeons le monde ensemble.


Les commentaires :
(orlando):
EXCELLENT GABDEL !
 
N° 848  :  "Mais au fait c'est quoi la flexibilité en entreprise ?"
Par gabdel le 17/11/2012
Q : C'est quoi la flexibilité dans l'entreprise ?

R : La flexibilité dans l'entreprise consiste dans la capacité pour une entreprise à s'adapter en interne à l'évolution du marché dans laquelle elle se situe (donc de l'évolution de la demande de ses clients et des clients potentiels et de l'offre de ses concurrents) pour maintenir voir accroitre ses ventes (ou prestations de services) pour maintenir ou augmenter ses gains.

Q : Pourquoi parle t on aujourd'hui autant de flexibilité ?

R : On en parle parce que les autorités européennes ont décrété qu'augmenter la flexibilité des entreprises était la seule manière de sortir l'Europe et donc la France de la crise qui la touche actuellement. Pour les tenants de cette théorie seule la libéralisation totale du marché du travail en Europe peut permettre à l'Europe de renouer avec la croissance économique. Cette libéralisation a été faite en Grèce, en Espagne, au Portugal et en Italie c'est donc à la France de l'appliquer. Aussi François Hollande impose actuellement au patronat et aux syndicats de négocier pour trouver un accord réformant le marché du travail en France (donc les contrats de travail) devant permettre aux entreprises d'être plus flexibles et donc plus compétitives sur le marché intérieur mais aussi à l'exportation.

Q : Mais ne vient on pas déjà de réformer le marché du travail en France ?

R : Si absolument. La dernière réforme ne date que de 2008. Elle est basée sur l'accord du 11 janvier 2008 sur la modernisation du marché du travail et la loi du 25 juin 2008 portant modernisation du marché du travail. L'une des principales innovation de cette réforme est d'avoir créé la rupture conventionnelle du contrat de travail, c'est-à-dire la possibilité pour un employeur de mettre fin au contrat de travail d'un salarié à condition d'avoir son accord. Autrement dit on a facilité la possibilité de rompre les contrats de travail pour un employeur dans le but de permettre aux entreprises de pouvoir faire varier plus facilement leur masse salariale donc d'être plus flexible.

Q : Si la réforme du marché du travail est si récente pourquoi en faire une nouvelle ?

R : Parce que pour les tenants de la théorie de la flexibilité cette réforme n'a servi à rien. Elle n'a fait que transformer les licenciements économiques en ruptures conventionnelles sans pour autant augmenter suffisamment la flexibilité dans les entreprises. Il est donc nécessaire de faire une nouvelle réforme pour augmenter encore la flexibilité des entreprises donc de pouvoir licencier encore plus facilement et de pouvoir contraindre les salariés à accepter de nouvelles exigences sous peine de licenciement.

Q : Quelles exigences ? :

R : De travailler plus d'heures pour un salaire identique, de travailler dans des lieux différents et éloignés (parfois de plusieurs centaines de kilomètres) sans indemnités particulières, de travailler le dimanche et les jours fériés, de faire un autre travail que le travail pour lequel on est normalement formé et payé en plus de son travail normal (polyvalence du salarié), d'avoir une baisse de sa rémunération ne serait ce que par le gel de son salaire (voir la baisse dans certains cas), d'être licencié du jour au lendemain sans aucun motif.

Q : Sur quels fondements imposer de telles choses aux salariés ?

R : Sur le fondement de la loi et des accords d'entreprise. La loi d'abord qui, en plafonnant les indemnités dues en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, va permettre à l'employeur de licencier n'importe quel salarié à n'importe quel moment en lui remettant simplement un chèque. Fort de ce pouvoir total et absolu l'employeur va pouvoir négocier des accords d'entreprise imposant des exigences drastiques en terme de flexibilité aux salariés et ce simplement en évoquant les difficultés supposées de l'entreprise et donc le risque de recourir à des licenciements voir la fermeture de l'entreprise.

Q : Pour quels résultats ?

R : Une hausse spectaculaire et continue du nombre des ruptures de contrat de travail donc du chômage. Cette hausse est d'ailleurs totalement acceptée et anticipée par le gouvernement français qui, outre le recrutement de 2.000 conseillers supplémentaires à Pôle Emploi, ne cesse de clamer haut et fort que le chômage va continuer d'augmenter tout au long de l'année 2013. C'est donc le délai nécessaire, selon le gouvernement, pour les entreprises de se restructurer et d'augmenter leur flexibilité en licenciant massivement et/ou en faisant signer des accords de flexibilité interne imposant les exigences énoncées plus haut.

Hypothétiquement, car ce n'est nullement certain, permettre ainsi aux entreprises de conquérir des parts de marché donc d'augmenter leurs ventes et prestations de services et donc éventuellement de recommencer à embaucher en 2014.

Q : Tout ceci ne repose donc que sur des théories, des hypothèses virtuelles ?

R : Oui. Et le pire c'est que cela repose sur les théories et hypothèses émises par les mêmes économistes et autres experts qui n'ont pas anticipé, voir même parfois provoqué, les crises successives que nous connaissons depuis plus de 30 ans (pour se limiter à l'après guerre).

Q : Mais ce sont des experts, des énarques, des économistes de haut rang qui préconisent ce remède ?

R : Absolument. Ce sont les mêmes qui, encore une fois, n'ont pas anticipé voir provoqué les crises successives mais aussi ceux qui sont au chevet de la Grèce, de l'Espagne et de l’Italie depuis plusieurs années avec l'insuccès que l'on connait. Preuve en est que la crise s'étend et que c'est maintenant la France qui doit passer sous la tutelle financière et européenne et subir l'austérité.
En fait les experts et économistes actuels sont à la société ce qu'était les médecins pour les hommes du temps de Molière à savoir des sachants, des experts, pour qui seuls la saignée et le lavement pouvaient guérir un malade ou un blessé.

Q : Le remède risque donc d'être pire que le mal ?

R : Oui c'est certain. La vague de licenciements et des accords de flexibilité va engendrer une chute du pouvoir d'achat, donc de la consommation des ménages, chute qui doit absolument être compensée par une augmentation proportionnelle, voir supérieure, des exportations pour permettre aux entreprises d'augmenter leurs bénéfices et donc de faire repartir la croissance. Tout repose en fait sur une éventuelle reprise de la croissance mondiale, reprise basée sur le redémarrage de l’économie américaine liée à l'indépendance énergétique qu'elle va prochainement atteindre grâce au gaz de schiste.

Q : Il y a donc de bonnes raisons de penser que cela va fonctionner ?

R : Non et ce pour deux raisons. La première c'est que les autorités européennes attendent trop de la seule reprise américaine pour se relancer. Il faut bien comprendre que les USA sont hyper endettés et sont notamment embarrassé par cet endettement vis-à-vis de la Chine qui achète massivement de la dette américaine. La priorité des USA ce ne sera donc pas de favoriser la croissance en Europe mais de se désendetter pour cesser cette dépendance financière avec la Chine. De plus les pays émergents (comme le Brésil notamment) vont tout faire pour capter le maximum de cette croissance nouvelle et donc vont empêcher l'Europe d'en bénéficier.

La seconde c'est que le gouvernement français sous estime le nombre de licenciements et donc de restructurations qui vont avoir lieu si la rupture du contrat de travail est ainsi libéralisée. Surtout il faut bien comprendre que nombre de ceux qui vont ainsi perdre leur travail n'intéresseront plus les entreprises au moment de la reprise théorique. Ils vont donc peser sur les budgets sociaux et donc imposer la remise en cause des aides sociales (ce que la Droite Forte appel «l'assistanat ») pour ne pas devoir augmenter les charges sociales et les impôts donc d'accroitre encore la baisse de la demande intérieure et le manque de compétitivité des entreprises.

Q : Peut on éviter la catastrophe ainsi annoncée ?

R : Peu de chances. Seule une mobilisation des citoyens sans précédent dans le rue et la paralysie généralisée peut éventuellement faire infléchir cette politique. Une simple mobilisation, comme cela a été démontré avec la réforme des retraites, ne servira à rien. Il faut bien comprendre que François Hollande et le gouvernement sont pleinement conscients de tout ceci et ont décidé, sans aucun remords, de sacrifier massivement des personnes, des familles, dans l'espoir d'en sauver quelques unes. Le système institutionnel a d'ailleurs été adapté en ce sens. Avec la réforme du quinquennat l'élection présidentielle a lieu la même année que les élections législatives garantissant au Président élu d'avoir la majorité à l'Assemblée Nationale. Autrement dit le Président élu dispose de fait du pouvoir exécutif et législatif et ce pour cinq ans. La Commission Jospin propose même de renforcer encore cette confusion des pouvoirs en rapprochant encore dans le temps l'élection présidentielle et les élections législatives. François Hollande vient d'être élu il dispose donc de 2 à 3 ans pour prendre toutes les mesures impopulaires qu'il veut sans sanction démocratique possible. François Hollande a d'ailleurs déclaré lors de sa conférence de presse qu'il ne travaille pas pour la génération actuelle qu'il considère comme perdue mais pour la prochaine.

Q : Pourquoi écrire un tel dialogue imaginaire ?

R : C'est tout à la fois un cri d'alarme qui est lancé, mais aussi une bouteille à la mer et un témoignage pour le futur lorsque l'on aura le résultat de cette belle logique.
Les commentaires :
(orlando):
une chose est sure, c'est que moi j'embaucherais plus jamais une personne. tous les droits (congés,faire la gueule,absence) que des emmerdes ( il veut aller à la médecine du travail, il veut pas se deplacer, il a mal au dos) que des papiers ( cotisations,bulletins de paye,regul,déclaration,certificats,....ras le bol) ha quel bonheur d'être seul !!!!!
 
N° 847  :  "Pour le MEDEF il faut libéraliser totalement la possibilité de licencier :"
Par gabdel le 15/11/2012
Le MEDEF vient de transmettre aux syndicats ses propositions en matière de réforme du contrat du travail. Sans surprise la principale proposition du MEDEF consiste à libéraliser totalement les licenciements en substituant à la nécessité d'avoir un motif pour licencier le simple fait de donner un chèque au salarié pour le mettre dehors et ce sans recours possible en justice.

Pour être clair, pour le MEDEF un employeur qui souhaite licencier un salarié : parce qu'il est devenu vieux, parce qu'il a des problèmes de santé, parce qu'il a des problèmes familiaux, parce qu'il est gay ou c'est converti à l'Islam ou au judaïsme ou à la scientologie, parce qu'il refuse une main aux fesses ou une petite gâterie matinale, parce qu'il n'accepte plus de se faire hurler dessus tous les jours, parce qu’il refuse de rester au bureau ou derrière le comptoir après 22 heures, parce qu'il fait comprendre qu'il souhaite que son salaire augmente, parce qu'il ne trouve personne pour garder ses enfants ou tout simplement parce qu'il ne veut plus voir sa « tête », doit pouvoir le faire en toute liberté moyennant la remise d'un simple chèque d'un montant défini à l'avance (par exemple 4 mois de salaire) au salarié. Plus de procédure compliquée, pas besoin de convocation et d'entretien, il prend son chèque et il se « casse » et puis c'est tout.

En terme MEDEF la proposition de libéralisation de la possibilité de licencier se dit :

«  - limitation du montant des condamnations prononcées par le juge pour licenciement sans motif réel et sérieux, afin de ne pas mettre en péril l’existence même de petites entreprises qui ne peuvent financièrement supporter le coût prohibitif de certaines condamnations ».

La limitation du montant des condamnations prononcées par le juge prud'homale c'est simple : un licenciement sans cause réelle et sérieuse (donc infondé ou abusif) c'est 4 mois de salaire maximum et pas plus. La mention sur la mise en péril des petites entreprises c'est pour bien préciser que ce plafond ne doit pas être élevé. Donc 4 mois pour un salarié ou un employé et 6 mois pour un cadre.

Le tout financé par le biais du crédit d'impôt accordé par un gouvernement dit socialiste et vous avez en préparation le plus vaste plan social qui est jamais existé, d'une ampleur à peine imaginable.

Bien entendu certains naïfs pensent que c'est trop gros et que les syndicats de salariés ne vont pas accepter cela tout comme l'homologation administrative des licenciements économiques. Désolé pour eux mais il doivent se rappeler que la majorité des organisations syndicales (dont la CFDT, FO, LA CGC et la CFTC) ont validé la rupture conventionnelle du contrat de travail, rupture grâce à laquelle on assiste à un effondrement de l'emploi salarié et une montée en flèche du chômage sans discontinuer depuis plusieurs années.

Avec la réforme du contrat de travail actuellement en cours le MEDEF veut faire sauter les deux derniers verrous à la liberté totale de licencier qui on veut et quand on veut à savoir le refus du salarié et le recours à la justice prud'homale.

Avec le MEDEF, la majorité des syndicats et le parti socialiste les emplois salariés risquent fort de disparaitre bien avant les pandas ou les ours polaires.
Les commentaires :
(gabdel):
Les événements se précisent : la CFDT et la CFE-CGC ont en effet annoncé qu'il y avait des avancées dans cette mesure proposée par le MEDEF. On peut donc, comme prévu s'attendre à une signature courant décembre. Pôle Emploi ayant engagé 2.000 conseillers qui vont débuté au mois de janvier 2013 et François Hollande ayant annoncé la hausse continue du chômage pour toute l'année 2013 la purge salariale débutera au mois de janvier et durera au minimum un an. La seule inconnue est le nombre de salariés qui vont ainsi être victime de cette destruction de postes ainsi programmée.
(gabdel):
Tout s'accélère. Désormais c'est le secteur de l'agroalimentaire qui est touché. En effet depuis la rentrée, les groupes Candia, Coca-Cola, Cecab ou Andros ont annoncé des centaines de suppressions de postes, avec pour certains, des fermetures de sites. Au total, 5.000 emplois seraient menacés dans les mois à venir. Malheureusement dans ce secteur qui pèse 500.000 emplois en France le débat actuel sur le coût du travail et la compétitivité donne des arguments aux entreprises pour accélérer les restructurations comme le souligne le syndicaliste CGT Jean-Luc Brindel. Il faut dire que si on ajoute la hausse des matières premières et l'instauration ou la hausse des taxes (taxe sur la bière, taxe sur les sodas, taxe sur l'huile de palme) pas étonnant que les secteur soit en difficulté. D'où vaste plan de restructuration et donc de licenciements à venir en 2013 dans la filière dans le cadre du nouveau contrat de travail résiliable sans motif. A qui le tour ?
 
N° 846  :  "François Hollande ou l'héritier de Margaret Thatcher :"
Par gabdel le 14/11/2012
La conférence de presse de François Hollande est venue confirmée les pires craintes évoquées dans les articles précédents, à savoir le sacrifice délibéré de millions de français dans l'espoir d'un avenir meilleur. Le tout résumé en une seule phrase :

"Je ne prépare pas le sort d'une prochaine élection, je prépare le sort d'une future génération".

Pour ce faire François Hollande a donc décidé d'agir dans deux axes : la suppression de la stabilité de l'emploi et la suppression de la référence familiale.

Le premier axe est la fin de la stabilité de l'emploi pour tous les salariés.
François Hollande a été très clair il approuve les restructurations et suppressions de postes qui se déroulent actuellement dans le secteur marchand. Il encourage d'ailleurs cette politique en accordant un crédit d'impôt aux entreprises pour financer cette politique. Il donne un blanc seing aux entreprises pour ainsi se restructurer annonçant fièrement que le chômage augmentera encore sans discontinuer pendant l'année 2013 et que cela lui convient très bien. Bien plus il entend bien étendre cette campagne de restructuration aux collectivités locales, donc aux fonctions publiques territoriales et hospitalières, qui vont être contraintes, elles aussi, de se restructurer et donc de supprimer des centaines de millier de postes.
Les français sont prévenus, le gouvernement approuve la suppression de postes dans le privé et va contraindre les collectivités à agir de même entrainant une montée continue et très forte du chômage en 2013.

Pour bien se faire comprendre il a d'ailleurs rappelé à l'ordre les partenaires sociaux sur la nécessité d'aboutir rapidement sur la négociation relative à la réforme du contrat de travail. Il est, Pour François Hollande, impératif de supprimer l'actuel référence au contrat à durée indéterminée résiliable que dans certains cas précis pour laisser la place à un contrat à durée indéterminée facilement modulable en terme de mobilité, salaire ou durée du travail et facilement résiliable pour permettre aux entreprises de se restructurer plus vite et plus fortement qu'aujourd'hui.

L'ensemble des salariés travaillant en France et bénéficiant d'un contrat à durée indéterminée sont donc concernés par cette mesure. Soit ils sont ou seront victimes de la restructuration généralisée réalisée en 2012/2013, soit leurs garanties en terme de conditions et de sécurité du travail sera affectées par la réforme du contrat de travail annoncé. Bien plus qu'une génération, c'est l'ensemble des générations actuellement au travail que François Hollande compte sacrifier pour préserver la suivante.

Le second axe est la suppression de la référence familiale. Dans le monde du travail de demain voulu par l'Europe et François Hollande la mobilité des employés s'impose. Chaque français n'ayant plus aucune garantie de faire carrière dans une entreprise doit, à tout moment, s'attendre à être licencié et donc à devoir changer de lieu de vie pour pouvoir trouver un nouvel emploi et ce plusieurs fois dans sa vie. Il faut dès lors que les français ne soient pas empêchés de partir par attachement à un territoire mais surtout par attachement familial. Le citoyen français de demain ne doit plus se référer à une ascendance allant au delà de ses parents il ne doit plus y avoir de référence à une ascendance plus lointaine et de référence aux liens de sang. D'où la suppression définitive de la référence à la famille traditionnelle basée sur les liens du sang au-travers de la légalisation du mariage gay et de l'adoption en faveur des couples homosexuels. Le but est de briser le lien naturel de la parenté biologique pour le remplacer par un lien social basé sur la seule volonté des parents. Le grand-parent, faute de lien biologique avec l'enfant du couple, n'a plus sa place dans la structure familiale. La structure familiale ainsi rétrécie et basée uniquement sur un lien social indépendant du lien biologique ne constitue pas un frein à la mobilité du salarié qui ne ressentira plus une gène à s'éloigner de sa famille celle-ci étant réduite au strict minimum. Il n'y aura plus demain de père ou de mère, de papa ou de maman mais des "parent 1" et "parent 2" coupant ainsi tout lien avec les grand-parents faute de référence à un quelconque lien de sang avec les parents des "parent 1" et "parent 2". L'enfant à des parents. Les parents sont les personnes qui ont voulu cet enfant et pas nécessairement ceux qui l'ont conçu. Les grand parents ne sont plus que les parents des parents de l'enfant et mais ne sont plus les ascendants des enfants de leurs enfants faute de lien de sang, de lien biologique.

Les français savent maintenant à quoi s'en tenir. A l'image de Margaret Thatcher en son temps François Hollande va sacrifier des millions de personnes et un modèle social dans l'espoir d'une hypothétique relance vers 2014 mais sans revenir sur ce qui aura été abandonné à savoir : la stabilité de l'emploi et la référence familiale. Demain pour tout le monde c'est, au mieux, chômage, mobilité, précarité et absence de repères et donc de soutiens familiaux.

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