N° 845 : "Un crédit d'impôt pour financer les suppressions de postes :"
Par gabdel le 13/11/2012
La nouvelle fait le tour de toutes les unes et franchement ne constitue nullement une surprise : l'emploi salarié dans les secteurs marchands s'effondre en France. Rien qu'au 3ème trimestre 50.400 postes ont été supprimé avec l'aval du gouvernement et des partenaires sociaux.
Avec l'aval oui du gouvernement et des partenaires sociaux puisque ceux-ci ont facilité et encouragé cette destruction au-travers de la légalisation de la rupture conventionnelle du contrat de travail et la passivité des conseils des prud'hommes face aux licenciements prétendument disciplinaires. Pour s'en convaincre c'est simple il suffit de constater qu'il n'y a jamais eu aussi peu de licenciements pour motif économiques en France. A peine 12000 à 15000 par mois soit 2 à 3 % seulement des motifs d'inscription à Pôle Emploi (source Le figaro.fr du 24/10/2012. Dès lors 97 % des motifs d'inscription à Pôle Emploi ne sont pas liés officiellement à un licenciement pour motif économique mais à une fin de CDD, une rupture conventionnelle ou un licenciement prétendument disciplinaire. Grâce à la rupture conventionnelle validée par les partenaires sociaux et le législateur des plans sociaux officieux se déroulent actuellement en France sans que personne ne s'en offusque ou n'agisse.
Plus précisément sans que les autorités ne tirent le signal d'alarme et ne se décident à agir pour faire cesser ce massacre d'emplois salariés en France. Au contraire le gouvernement a même décidé d'encourager les entreprises a poursuivre cette politique en leur accordant un crédit d'impôt sans contrepartie qui va ainsi leur permettre de payer les indemnités de rupture. Ce crédit d'impôt, étalé sur 3 ans, va également permettre aux entreprise de continuer à faire venir une main d’œuvre européenne bon marché payé en dessous du SMIC et qui représente déjà 300.000 emplois en France aujourd'hui. Le "plombier polonais" est bel et bien venu travaillé en France comme le craignait la majorité des citoyens français qui ont courageusement voté non au référendum européen de 2005.
Pour les rares personnes qui seront surpris par ce chiffre il est bon de leur rappeler que ce n'est rien compte tenu de ce qui est actuellement en cours et qui donc n'apparaitra qu'au 4ème trimestre. En effet la grande distribution, l'un des secteurs qui emploie le plus de salariés en France, taille massivement dans ses effectifs par le biais de ruptures conventionnelles ou de prétendus licenciements disciplinaires. Rien que pour Carrefour c'est au minimum 3.000 postes qui vont ainsi être supprimés sans aucune réaction d'une quelconque autorité gouvernementale ou syndicale si ce n'est un crédit d'impôt pour financer ces suppressions et une négociation aux fins de réformer le contrat de travail et faciliter encore les licenciements et suppressions de postes.
Pour ceux qui pensent qu'ils ont à l'abri de cette politique rappelons que l'Etat souhaite baisser le montant de sa dotation pour le financement des collectivités car il estime que les collectivités territoriales emploient trop de fonctionnaires. Le gouvernement veut ainsi inciter les collectivités à supprimer des postes à tailler dans ses effectifs pour faire ainsi les économies imposées par Bruxelles et Berlin. Inutile de parler des organismes semi-public et associations financés par les collectivités qui vont devoir sérieusement réduire leurs coûts de fonctionnement pour compenser la baise de leur dotation. La situation est telle qu'un maire, Mr Stéphane Gatignon, maire de Sevran fait actuellement une grève de la faim car il lui manque 5 millions d'euros pour boucler son budget.
Franchement ce n'est pas la peine d'écouter François Hollande à la télévision expliquer qu'il est obligé de reprendre à son compte la politique néfaste de Nicolas Sarkozy imposé par Berlin ou d'écrire au Père Noël. En revanche un mot de remerciement à Mme Parisot et aux syndicats ainsi qu'à MmeMerkel pour les remercier de leur contribution à l'appauvrissement général de l'économie française et donc de sa population pourra peut être leur faire prendre conscience de ce qui est aujourd'hui en cours dans notre pays et pourra peut être épargner quelques salariés du carnage actuellement perpétré par les entreprises et financé l'Etat.
Agir avant que la France ne compte 25 % de demandeurs d'emploi comme en Espagne ou en Grèce.
Les commentaires :
N° 844 : "Jean-Vincent Placé ou le constat d'une faillite morale collective :"
Par gabdel le 09/11/2012
Le sénateur vert Jean-Vincent Placé vient d'avoir un éclair de lucidité en se demandant publiquement si les verts étaient à leur place dans un gouvernement libéral reprenant à son compte la politique économique de l'UMP. Ce faisant, Mr Placé doit aller plus loin dans l'analyse pour constater la faillite morale du pays aujourd'hui.
Avant même de se positionner par rapport à la trahison à la parole donnée aux citoyens par les socialistes Mr Placé doit d'abord mettre en avant la légitimité de la place d'élus EELV au gouvernement. Ce n'est nullement par le biais du suffrage populaire ou d'un résultat électoral (le score de la candidate EELV à la présidentielle ayant été insignifiant) que EELV doit sa place au gouvernement. C'est par le biais d'un accord signé entre partis politiques avant les élections. Pratique parfaitement opaque et donc anti-démocratique. Ce n'est donc pas du tout par mécanisme démocratique que certains membres de EELV sont au gouvernement c'est par combinaison politicienne conclue avant les élections. Moralement les verts n'avaient pas leur place dans le gouvernement du fait de leur score ridicule à l'élection présidentielle.
Ensuite oui il y a la trahison à la parole donnée par le Parti Socialiste et François Hollande. Trahison sur la ratification du Traité budgétaire européen et la règle d'or mais aussi sur le fait de ne pas augmenter la TVA, cet « impôt injuste qui touche de la même façon les plus modestes comme les plus riches ». Mais là encore il faut aller plus loin. Cette trahison, cette amoralité, n'est jamais que la continuité de l'amoralité de la zone euro qui conclut des accords de libre échange avec l’Asie et les USA et impose à ses membres la dérèglementation du marché du travail. La politique économique de la France ne se décide plus à Paris. Elle se décide à Bruxelles sous les ordres d'Angela Merkel qui, de fait, à défaut d'être de droit, dirige la zone euro. Cette direction de fait n'est d'ailleurs que provisoire. Le plaidoyer d'Angela Merkel pour plus de fédéralisme en Europe n'est pas innocent. L’Allemagne sait qu'elle a les cartes en main aujourd'hui par le biais de l'euro. Qu'étant déjà un Etat fédéral et ayant absorbé avec succès l'ex Allemagne de l'Est elle sait comment intégrer des pays dans son giron et d’espérer ainsi pouvoir relancer le Saint Empire Romain Germanique.
Mais ce n'est pas seulement sur le plan économique que Mr Placé doit se poser des questions il doit aussi le faire sur les sujets de société et l'abandon de tout modèle ou référence aujourd'hui sur ce plan.
Ainsi, après Dominique Straus Kahn revendiquant une vie de libertin on a Rachida Dati qui se proclame une femme libre. Libre parce qu'elle a eu un enfant sans en avoir manifestement le consentement du père potentiel, père potentiel qui n'en assumera donc jamais réellement la paternité même si les tests lui prouve sa paternité. Père potentiel d'ailleurs nullement certain d'être bien le géniteur de l'enfant au point de contester sa paternité et qui peut légitimement se demander sur quel fondement on lui impose une paternité alors que la conception de l'enfant ne sera bientôt plus la base de la filiation. En effet, avec l’élargissement de l'adoption aux couples homosexuels mais aussi et surtout la possibilité de recours à la procréation médicalement assisté pour les homosexuelles le fait d'être le géniteur de l'enfant n'est plus la base de la parenté. La base, le fondement de la parentalité va devenir, en droit, non pas le fait de concevoir un enfant mais d'avoir voulu, accepté cette parentalité. Dès lors sur quel fondement impose t on à un homme la paternité d'un enfant qu'il n'a pas voulu avoir ? Pourquoi l'homme hétérosexuel serait le seul a devoir encore subir le fondement de la paternité biologique ? A partir du moment où le critère premier de la parentalité n'est plus le lien biologique mais la volonté on ne peut plus forcer un homme qui a conçu un enfant sans le vouloir a le reconnaître. Cela devient légalement et moralement inconcevable.
Mais c'est vrai il n'y a plus de morale laïque, plus de modèle. Chacun fait ce qu'il veut. Peu importe si on impose un enfant à un homme qui n'en voulait pas et que l'on déstabilise ainsi une enfant qui devra vivre avec cette réalité pour se construire.
Donc oui Mr Placé il est plus que temps de vous poser des questions. Des questions vis-à-vis des socialistes mais aussi vis-à-vis des verts qui, en prônant le mariage et l'adoption pour tous, la libéralisation du cannabis, le financement public de salles de shoot, le droit de vote pour les étrangers et qui approuve une loi de finances dans laquelle, par exemple, on va augmenter la redevance audiovisuelle de 6 euros pour maintenir les revenus de Patrick Sébastien ou de Nagui, contribuent totalement à la faillite morale du pays, faillite morale ne faisant que couvrir la faillite financière déjà bien présente et dont l'Allemagne profite pour dicter sa volonté à un pays qui se croit encore souverain et libre.
Les commentaires :
(orlando):
le plus bel edito de gabdel !!!
entierement d'accord avec gabdel
on marche sur la tête dans ce pays
les français votent non au traité et on s'en fout
les francais votent 2% pour les ecolos et ils sont au gouvernement et à l'assemblée !
les français votent 15% pour le FN ( meme si on les aimes pas) et rien au gouvernement
il ne reste plus que le cannabis, le mariage gay, les sites porno , le poker en ligne, etcetc
N° 843 : "A Bercy c'est l'ordinateur qui décide "
Par gabdel le 07/11/2012
Bon nombre de personnes ayant voté pour François Hollande et les socialistes doivent se demander ce qui pousse le gouvernement à se renier et à adopter la même politique que Nicolas Sarkozy en matière économique, à savoir une aide financière aux entreprises contre une hausse de la TVA.
La réponse a été donné ce matin sur RTL par Pierre Moscovici : c'est l'ordinateur qui décide.
En fait lorsque le gouvernement envisage de prendre des décisions en matière économique il fait une simulation des effets de cette politique au-travers d'un logiciel qu'il a conçu lui même et dont il est le seul à en déterminer la pertinence. Ainsi Pierre Moscovici a affirmé ce matin sur RTL que l'ordinateur de Bercy a trouvé que la mise en œuvre des mesures adoptées par le gouvernement allait entrainer la création de 300.000 emplois et générer 0,5 % de croissance en plus ! C'est mathématique donc infaillible.
Et pourtant. Pourtant c'est ce même logiciel qui fourni chaque année au gouvernement ses prévisions de croissance pour établir le budget et elles sont quasiment toujours fausses devant être rectifiées en cours d'année. C'est le même logiciel qui poussait Nicolas Sarkozy a annoncer chaque année que le chômage allez baisser alors qu'il n'a cessé d'augmenter.
Même logiciel donc même solution : il faut donner de l'argent aux entreprises et augmenter la TVA. C'est la seule façon de créer des emplois et d'avoir un minimum de croissance. C'est mathématique, carré, non contestable.
Incontestable sauf que les résultats donnés par un logiciel dépendent des données qui lui sont fournies. Si les données sont fausses ou incomplètes le résultat sera forcément faussé.
Ainsi on peut légitiment douter que l'actuel vague de suppressions de postes déguisés en licenciements disciplinaires ou ruptures conventionnelles soit quantifiée et inscrite comme donnée dans le logiciel de Bercy. Ce simple fait fausse considérablement le résultat prétendument attendu en terme de création d'emploi par les mesures annoncées.
Ensuite il faut prendre en compte qu'il est difficile de mesurer en termes informatiques la façon dont les entreprises (qui ont des personnes à leur tête) vont agir ou réagir face aux mesures annoncées. Ainsi les entreprises vont comprendre qu'elles ont oui un crédit d'impôt à partir du 01er janvier 2013, mais un crédit d'impôt est limité dans le temps (3 ans) et il sera de toute façon amoindri par la hausse de la TVA effective au 01er janvier 2014, TVA touchant les produits et services fournis par l'entreprise mais aussi les matières premières et produits intermédiaires nécessaires à la réalisation du produit ou du service. Concrètement les entreprises ne vont bénéficier d'un réel crédit d'impôt que pendant un an, le temps qui précède la mise en place effective de la hausse de la TVA et des impositions écologiques annoncées par le gouvernement pour 2014. Cela ne va donc nullement inciter les entreprises à créer des emplois mais au contraire à amplifier les mesures d'économie et de restructuration pour anticiper 2014.
Le crédit d'impôt offert est donc totalement insuffisant pour inciter les entreprises à recruter en 2013 sauf si l'on réforme complétement le marché du travail et que l'on adopte la "flexisécurité" scandinave.
En effet il résulte d'une étude du DARES parue en septembre 2012 qu'en France trois embauches sur se font se font en CDD (travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2012-056.pdf). Que la fin du CDD est la première cause de sortie du marché du travail. Conclusion, si des emplois sont créés par les mesures prises par le gouvernement ce ne seront que des emplois précaires couverts par des CDD. Cela l'ordinateur l'a bien intégré et Pierre Moscovici aussi d'où son appel aux entreprises pour conclure rapidement la négociation sur le contrat de travail et d'adopter la "flexisécurité" rapidement.
La "flexisécurité" est, encore une fois, une idée commune au Parti Socialiste et à l'UMP, qui consiste à supprimer les contrats à durée déterminée en contrepartie d'une plus grande liberté pour l'employeur de pouvoir licencier un salarié. Concrètement il s'agit donc de n'avoir qu'un seul contrat de travail : le contrat à durée indéterminée, mais un contrat à durée indéterminée que l'employeur peut rompre sans motif en contrepartie d'une indemnité versée au salarié (indemnité plafonnée à 4 mois de salaire par exemple). L'idée est donc que chaque entreprise puisse recruter sans crainte d'être lié à vie puisqu'elle pourra, à tout moment, licencier qui elle veut et en nombre illimité. En contrepartie le salarié licencié outre son indemnité plafonnée bénéficiera d'une prise en charge financière au titre de l'indemnisation du chômage (90 à 95 % de son salaire) et bénéficiera de formations fiancées par Pôle Emploi dans le but de retrouver au plus vite une activité.
Autrement dit pour que les entreprises soient incitées à recruter en 2013 (en dehors du recours à l'intérim ou au CDD) malgré les mesures annoncées pur 2014 il est impératif que les entreprises sachent qu'elles pourront librement licencier par la suite les salariés ainsi recrutés eu égard de la réalité économique des années suivantes.
Bien entendu l'ordinateur de Bercy ne peut intégrer le succès éventuel de cette négociation ni anticiper sur le détail de la "flexisecurité" éventuellement adopté par les partenaires sociaux. En revanche on peut légitimement douté du bien fondé de l'application de cette "flexisecurité" dans notre pays quand on voit les ravages occasionnés par la mise en place de la rupture conventionnelle depuis son adoption par les partenaires sociaux. Le chômage ne cesse d'augmenter et plus particulièrement le chômage de longue durée. Avec la "flexisecurité" ce sera encore pire les entreprises pouvant librement dégraisser dans une économie nécessitant de moins en moins de travail humain pour prospérer.
Tout ce que l'on sait aujourd'hui c'est donc que voter ne sert à rien, aujourd'hui c'est l'ordinateur de Bercy qui décide et personne d'autre...
Les commentaires :
N° 842 : "Un crédit d'impôt pour financer les plans sociaux :"
Par gabdel le 06/11/2012
La classe politique a toujours eu l'art et la manière de prendre les citoyens pour des imbéciles mais force est de constater qu'avec François Hollande et Jean-Marc Ayrault on atteint des sommets. La meilleure preuve en est la hausse de la TVA programmée en 2014 pour permettre aux entreprises de financer leurs plans sociaux et suppressions de postes.
Pour ceux qui arrivent à se souvenir de la compagne électorale (qui s'est déroulée il y a à peine 6 mois) François Hollande et le Parti Socialiste ont fait campagne sur 3 thèmes principaux : le refus de la "règle d'or" budgétaire, le refus de la hausse de la TVA qualifiée d'injuste et d'improductive, le refus des plans sociaux et suppression de postes.
Aujourd'hui, à peine six mois plus tard, où en sommes nous ?
1) François Hollande et le Parti Socialiste ont ratifié le traité budgétaire européen et donc adopté la règle d'or qu'il s'était engagé à ne pas ratifier;
2) Jean-Marc Ayrault annonce une hausse de la TVA pour 2014, il ne s'agit pas de la TVA sociale mais de la TVA compétitivité changement de nom montrant bien que l'on prend les citoyens pour des imbéciles;
3) 20 milliards de crédit d'impôt pour les entreprises pour leur permettre de financer les plans sociaux et licenciements auxquels les grandes entreprises se livrent actuellement.
Un seul exemple Carrefour. Il est de notoriété public que le groupe Carrefour est en difficulté car il a notamment loupé le passage au web avec la formule de achats par internet (chronodrive par exemple). Pour se relancer Carrefour taille donc dans ses effectifs en procédant à des ruptures conventionnelles ou a des parodies de licenciements disciplinaires pour ne pas avouer des licenciements économiques. Ainsi on peut remarquer que les salariés de Carrefour Euralille sont devenus tout à coup incompétent. Du jour au lendemain les salariés les plus expérimentés sont devenus incompétents justifiant qu'on les licencie au moindre prétexte. C'est ainsi qu'en ce moment même à Carrefour Euralille on sanctionne et licencie les salariés comme jadis on guillotinez les "ennemis de l'intérieur" sous le régime de la terreur de Robespierre.
Bien entendu Carrefour, groupe de dimension mondiale, a calibré et provisionné l'argent nécessaire pour procéder à ces licenciements. Car le seul frein à cette soif de sang de cette enseigne est le coût de chaque licenciement en terme d'indemnité de licenciement. Heureusement pour eux, le gouvernement socialiste, celui qui prétend défendre l'emploi des français, va leur accorder un crédit d'impôt de 20 milliards pour financer ces licenciements et suppressions de postes. Mieux, c'est l'ensemble des français, en ce compris les victimes de ces licenciements, qui vont financer ses suppressions de postes au travers de la hausse de la TVA.
Ainsi va le gouvernement socialiste qui a ostensiblement menti à tous le monde pour se faire élire sauf aux gays en leur promettant le mariage, les drogués en leur finançant des salles de shoot, et les jeunes en rupture de scolarité de préférence délinquants voir drogués en leur donnant des emplois d'avenir. Pour tous les autres ce n'est que tromperie, le Parti Socialiste ne faisant que continuer la politique économique engagée par Nicolas Sarkozy et imposée par Berlin au-travers de Bruxelles et du FMI.
"Moi Président de la République" il est loin l'homme qui a prononcé cette réplique, il est mort avec sa prise de fonction et sa soumission à Berlin et à Bruxelles.
Les commentaires :
N° 841 : "Les frères raptout s'acharnent sur les retraités :"
Par gabdel le 25/10/2012
Avec la vote de la taxe de 0,3 % sur les retraités le socialistes s'acharnent sur les retraités, véritable cibles privilégiés du gouvernement Ayrault.
Bien entendu les courageux députés socialistes s'en défendent. Ainsi le rapporteur du PLFSS, Gérard Bapt (PS), déclare : «Un retraité qui gagne 1.200 euros par mois contribuera à hauteur de 3,50 euros par mois, ce n'est pas un acharnement de cotisation» . ce qu'oublie de préciser ce monsieur c'est que ce prélèvement s'ajoute aux autres augmentations de prélèvement liés au gel du barème de l'impôt sur le revenu et la hausse de 4 euros de la redevance audiovisuelle.
Si à ces augmentations ou création de taxes on ajoute la hausse des cotisations pour les mutuelles, la hausse continue du prix du gaz et de l'électricité c'est une véritable saignée qui est faite sur les retraités.
De tous temps les frères "raptout" ont existé. Même avec l'UMP qui n'a fait qu'augmenter les prélèvements. La différence c'est qu'aujourd'hui ils s'acharnent sur les retraités les socialistes n'ayant d'yeux que pour les jeunes de moins de 25 ans sans diplôme ni formation et de préférence un peut trafiquant et drogué. L'argent public leur est réservé au détriment des retraités.
Les commentaires :
(orlando):
sur tout le monde !
loyer (hors de prix)
gaz
eau
electricité
assurance
internet
portable
cela represente 100% du smic
on peut plus bouffer ou partir en vacances
et à la retraite:
meme chose à payer + medecin avec moins de sous!!!
comment qu'on va faire ?
N° 840 : "Les « technocrates » sont bien vivants et actifs eux:"
Par gabdel le 22/10/2012
Dénoncés par Coluche en son temps les technocrates sévissent toujours de nos jours et n'ont même jamais autant pesés sur la politique ubuesque de notre gouvernement. Ainsi quelques exemples :
- depuis 10 ans on explique aux français que la mondialisation de l'économie est un phénomène bénéfique et irrémédiable. De penser que l'on peut réussir en allant contre ce mouvement serait ringard et dangereux. Aujourd'hui les ministres posent en photo en marinière sur fond de drapeau français clamant les bienfaits du nationalisme économique « acheter français » ;
- il faut donc désormais acheter français mais le troisième produit quasiment intégralement fabriquer français est une voiture de marque japonaise la « yaris » fabriquée à Valenciennes ;
- il faut absolument consolider l'Europe. Face à la crise on ne peut s'en sortir qu'en faisant avancer l'intégration européenne qu'en traçant la route vers une fédération. Après le Traité Budgétaire il faudra une politique économique commune et un ministre de l'économie. En même temps il faut acheter français, chanter la Marseillaise à l'école et payer ses impôts en souriant ;
- réduire la TVA était « l'alpha et l’oméga » pour relancer la croissance et l’économie. Grâce à la baisse de la TVA sur la restauration il devait y avoir des centaines de milliers d'emplois créés et une croissance de plusieurs points. Aujourd'hui on nous affirme à l'inverse qu'il est nécessaire d'augmenter la TVA pour permettre de baisser les charges des entreprises seule manière de préserver l'emploi et de relancer la croissance ;
- aujourd'hui l'impératif c'est de baisser les charges des entreprises. C'est encore une fois « l'alpha et l’oméga » pour enrayer le chômage et relancer la croissance. Pourtant cela fait plus de 10 ans que les charges sont réduites (réduction Fillon sur les bas salaires, zones franches, contrats aidés, dispositif zéro charges dans les TPE) et cela ne donne aucun résultat ;
- il faut baisser les charges en ce compris salariales pour augmenter la CSG. Oui mais la CSG est une des charges salariales ;
- il faut augmenter l'assiette de la CSG et de la CRDS. Problème il n'y a que les entreprises qui ne paient pas la CSG et la CRDS ce sont des charges salariales ;
- il faut simplifier la vie des entreprises et pourtant la DADS, totalement inutile, est toujours obligatoire et la CSG et la CRDS sont calculés sur 98,25 % de la rémunération brute du salarié et toutes les autres charges sur 100 % ;
- il faut réduire les dépenses publiques et que l'Etat gagne de l'argent pourtant l'Etat va donner des terrains lui appartenant à des promoteurs pour construire des immeubles et financer des salles de « shoot » pour permettre aux drogués de se défoncer tout en en pouvant regarder par la fenêtre les roms patauger dans leurs cloacs (car il y a de l'argent pour les drogués mais pas pour les roms sauf ceux qui se droguent bien sur...) :
- les français doivent éviter de se déplacer en ville en voitures ils doivent adopter le vélo ou les transports en commun. Pourtant le marché automobile se casse la figure et donc les français doivent acheter des voitures pour ne pas les utiliser ;
- les français doivent circuler de moins en moins en automobile en milieu urbain mais l'on supprime le ramassage des encombrants la population devant se rendre à la déchetterie en vélo avec remorque ou en transport en commun ;
- la France et le monde subissent une crise de l'énergie depuis plus de 30 ans mais il ne faut pas exploiter le gaz de schiste ;
- il est interdit de fumer dans les salles ouvetes au public. On va donc expérimenter des « salles de schoot » où l'on pourra se droguer mais pas fumer ;
- avant les élections il fallait absolument voter contre Nicolas Sarkozy qui avait échoué en matière de chômage. Aujourd'hui le Ministre du Travail nous explique que ce n'est pas parce que l'on a changé de Président de la République, de Premier Ministre et de Ministre du Travail que cela change les choses et que le chômage va continuer à progresser ;
- le chômage de longue durée ne cesse de s'allonger et le nombre de personnes affecter ne cessent d'augmenter. Le gouvernement donne donc la priorité aux jeunes de moins de 25 ans sans aucune considération de durée de chômage au-travers des emplois d'avenir et des contrats de génération ;
- la lutte contre le chômage est une priorité absolue pour l'Etat. C'est pour cela qu'il va en transférer la compétence et le financement aux régions dans le cadre d'une nouvelle étape de la décentralisation ;
- la lutte contre le chômage est une priorité pour l'Etat. Donc l'Etat adopte et ratifie un Traité le contraignant à avoir un déficit budgétaire limité à 3 % et ce au détriment de toutes les autres priorités dont celle de la lutte contre chômage ;
- on doit absolument préserver le pouvoir d'achat des français pour ne pas faire baisser la consommation. Donc les retraités vont avoir un prélèvement supplémentaire de 0,3 % à partir du 01er avril. Les retraités ne sont donc ni consommateurs ni français ;
- la justice sociale pour le gouvernement Ayrault est donc de ne pas taxer les riches propriétaires d’œuvres d'art mais de faire payer les retraités avec un prélèvement supplémentaire de 0,3 % à compter du 01er avril 2013 ;
- au nom de la protection de l'environnement les commerçants ne peuvent plus donner de sacs plastics à leur client. Celui qui veut un plastic doit le payer. Dans toutes les villes on impose aux propriétaires de chiens d'envelopper les déjections de leur animal dans des plastics ou gants plastifiés mis à disposition gratuitement. Un plastic avec une « merde » dedans est donc moins nocif pour la planète qu'un sac plastic vide...
J'en passe et des meilleurs...
« Les technocrates, si on leur donnait le Sahara, dans 5 ans, faudrait qu'ils achètent du sable ailleurs. » Coluche.
Les commentaires :
N° 839 : "Arnaud Montebourg ou le retour de Guignol :"
Par gabdel le 19/10/2012
Pour les rares privilégiés qui ont pu se procurer le supplément magazine de "Aujourd'hui en France", la photo d'Arnaud Montebourg, photographié revêtu d'un pull marinière sur fond de drapeau tricolore avec un robot mixeur dans les mains a du les faire bien rire. (Pour les autres la photo est visible sur le site du Parisien www.leparisien.fr.). Les faire rire puis les consterner face au ridicule du message ainsi transmis par un Ministre de la République.
En effet, Arnaud Montebourg souhaite avec ce déguisement valoriser le "fabriqué en France". A l'image de François Bayrou (disparu en rase campagne électorale), Arnaud Montebourg souhaite que les consommateurs français achètent français. Il demande ainsi à la grande distribution de créer un rayon entièrement consacré aux "produits fabriqués en France" montrant ainsi, qu'à l'instar du vrai "Guignol", il vit dans un théâtre complétement déconnecté de la réalité.
Faire un rayon de produits français dans la grande distribution mais avec quels produits ? Quelques produits alimentaires et c'est tout. En aucun cas de la télévision ou des lecteurs DVD ou Blu-ray. Technicolor étant en liquidation il n'y a plus aucune production en France. Pas plus d'ordinateurs ou de tablettes. Encore moins de textiles dont plus aucun n'est 100 % made in France. Idem pour les jouets (à part quelques rares production artisanales et locales de jouets en bois). Franchement on ne voit pas ce qu'il va être possible de mettre en vente dans le rayon "fabriqué en France", rayon installé à celui réservé "au commerce équitable" montrant ainsi l'état de faiblesse de l'industrie française.
Ensuite qui va remplir le rayon "fabriqué en France" ? La grande distribution, confrontée à l'évolution des courses par internet (drive), restructure et supprime des postes à tour de bras. A côté des plans annoncés se succèdent des parodies de licenciements pour motif personnel pour tailler dans les effectifs sans que cela soient considérés comme des licenciements économiques, boursiers et donc invisible aux yeux d'un gouvernement qui ne veut pas voir la réalité en face.
Ensuite qui va acheter ces produits en priorité aux autres ? les "bobos" de la classe moyenne ? Surement pas. Les "bobos" de la classe moyenne achètent dans le discount pour préserver leur train de vie (lidl, dia, idstock etc...). Les classes supérieures ? Surement pas. Elles ne vont pas dans la grande distribution se fournissant chez les commerçants urbains et les traiteurs. Encore moins les jeunes pour qui l'idée même de la France est ringarde et qui ne jurent que par l'Europe voir le monde entier. Il y aurait pu avoir les personnes âgées si le gouvernement n'avait pas décider de les sacrifier au profit des collectionneurs privés. Après la suppression de la demi-part supplémentaire pour les veuves ayant élevé des enfants, le gel du barème de l'impôt sur le revenu, l'imposition des revenus fonciers et d'épargne à l'identique des impôts sur les revenus du travail et la taxe de 0,3 % prélevée à partir du 01er avril 2013 va diminuer drastiquement le pouvoir d'achat des retraités les contraignants, eux aussi, à se réfugier dans le discount.
A la décharge d'Arnaud Montebourg il faut bien reconnaitre que lorsque l'on a un train de vie permettant de se payer des lunettes sue mesure à 15.000 euros on ne fréquente pas la grande distribution. Ni Arnaud Montebourg ni sa compagne ne fréquentent ou se fournissent dans la grande distribution. Non Monsieur le Ministre du Redressement Productif à un niveau de vie lui permettant de pouvoir se fournir chez les commerçants urbains et les traiteurs renommés.
Guignol est éternel Arnaud Montebourg n'est que de passage. C'est la seule différence mais heureusement elle est de taille...
Les commentaires :
(orlando):
en effet comment mettre dans des rayons : un tgv, un airbus,une centrale nucléaire,une éolienne,une voiture
à part la bouffe je vois pas...et donc c'est complétement inutile