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N° 767  :  "Les pétroliers annoncent une hausse du prix de l'essence en raison de la TVA sociale :"
Par gabdel le 02/02/2012
L'industrie pétrolière vient d'annoncer qu'elle allez répercuter à la pompe la TVA sociale annoncée par le candidat Nicolas Sarkozy. Comme l'a déclaré Jean-Louis Schilanski, le président de l'UFIP, sur Europe 1 : "La TVA est une taxe que tous les opérateurs répercutent directement au moment où elle est appliquée". Autrement dit l'essence va donc bien augmenter. Donc les coûts de fabrication et de transport aussi annulant, pour les entreprises, l'économie réalisée sur les charges patronales.

Comme annoncé sur ce blog la hausse de la TVA annoncée par le candidat Nicolas Sarkozy est un contre sens économique qui va coûter très cher à la France en terme d'emplois notamment. Comme la TVA touche les matières premières et l'énergie elle enclenche un cercle vicieux d'augmentation des coûts de production qui aura un impact supérieur à une baisse des cotisations patronales.

Cette augmentation annoncée du prix des carburants va venir s'ajouter à l'augmentation de l'essence qui se déroule actuellement. Avec la TVA sociale le litre d'essence à la pompe à 1,80 vois 2 euros au 01er octobre est plus que probable. Avec cette hausse de l'essence l'ensemble des prix va augmenter en ce compris les dépenses essentielles comme le pain ou le chauffage ruinant ainsi le pouvoir d'achat des consommateurs.

Encore une fois Nicolas Sarkozy a pris une mauvaise décision et à menti. Lui et François Fillon ont assuré que la hausse de la TVA ne provoquerait pas de hausse des prix en raison de la "concurrence" et d'un contexte de "déflation". Il est acquis maintenant que c'est un mensonge éhonté. La TVA sociale sera répercutée sur le prix de l'énergie et des matières premières et engendrera donc obligatoirement une hausse des prix et des coûts de production.

A quel moment les français vont ils comprendre que Nicolas Sarkozy est incompétent et mène le pays droit dans le mur, droit sur "l'iceberg"...
Les commentaires :
(orlando):
je préfère que l'on paye moins sur les salaires 10 salaires à 1000 euros x 5%=500 euros par mois que ma societe à en moins à payer je ne comprends ps pourquoi on veut toujours taxer sur les salaires.... quand on embauche une personne , on devrait plutot nous donner de l'argent. Moi je n'embauche plus, c'est trop cher et trop de papiers et de soucis à bientôt
(gabdel):
Oui mais avec une TVA à 21,2 % sur des prix qui augmentent il n'y aura plus grand monde pour acheter les produits ou demander des prestations. Dans ce cas pourquoi embaucher ou garder des salariés s'il n'y a plus de commandes ?
(orlando):
wouarf avant d acheter il faut vendre et donc produire
 
N° 766  :  "De la TVA sociale à la TVA MEDEF :"
Par gabdel le 30/01/2012
Une fois n'est pas coutume il s'agit ici de faire un "mea culpa" au sujet de la hausse de la TVA annoncée par Nicolas Sarkozy. En effet, bêtement, reprenant les commentaires des éditorialistes, j' ai baptisé cette hausse de TVA sociale me trompant lourdement. Désormais, avec les explications données par Nicolas Sarkozy et François Fillon je suis à même oui, de dire que je me suis trompé, cette hausse de la TVA n'a rien à voir avec la TVA sociale.

En reprenant les explications officielles nous pouvons déterminer la véritable nature de cette hausse de la TVA. La hausse de la TVA de 1,6 % au 01er octobre 2012 a, comme raison d'être, non pas le paiement de la protection sociale des français, mais l'exonération des charges patronales au titre des allocations familiales payées par les entreprises. C'est bien ce qu'à déclaré Nicolas Sarkozy et a illustré François Fillon : pour un salarié payé 1530 euros net l'entreprise va économiser 80 euros par mois. C'est donc bien une hausse de la TVA en faveur des entreprises qui est instaurée, une TVA MEDEF.

Voilà. Désolé pour ceux qui sont persuadés que Nicolas Sarkozy mets en œuvre une réforme courageuse du financement de la protection sociale. En réalité cette hausse de la TVA est un ultime cadeau du Président "bling bling" à ses amis du Fouquet's, la mise en oeuvre d'un mécanisme obligeant chaque français à payer pour augmenter les profits des entreprises pour rendre les actionnaires encore plus riches.

Pour ceux qui souhaitent allez encore plus loin que l'UMP ils peuvent directement envoyer leurs dons au MEDEF ou se proposer pour organiser un "medefthon" pour aider financièrement nos pauvres entrepreneurs français qui ont besoin de vous pour continuer à déjeuner au Fouquet's et financer leurs villas et piscines...

Les commentaires :
(gabdel):
Les entreprises n'embauchent que quand elles en ont besoin. Il ne faut pas confondre entreprise et association d'insertion. De plus, et comme le démontre les délocalisations, elle n'embauchera en France que si elle ne trouve pas ailleurs moins cher en passant par un sous-traitant étranger ou en créant une entreprise dans un autre pays pour embaucher des personnes qui acceptent des salaires plus bas. C'est une réalité économique d'écrire cela et ce n'est nullement dénigrer qui que ce soit. Si c'était l'inverse, si le but des entreprises étaient de donner du travail à tout le monde et de ne recruter que sur le territoire français il ne serait pas nécessaire de prendre des mesures "anti délocalisation" comme c'est soi disant le cas en l'espèce. Avec cette exonération de la cotisation patronale au titre des allocation familiales le gouvernement espère (naïvement) justement que les entreprises cessent de licencier leurs salariés et fermer leurs usines en France pour faire fabriquer leurs produits à l'étranger. la question n'est pas d'aimer ou non les entreprises mais de les voir telles qu'elles sont réellement sous peine de connaitre encore de plus en plus de chômage et pour longtemps. Une entreprise n'embauche pas par envie mais parce qu'elle en a besoin et uniquement si elle n'a pas une autre solution moins onéreuse. C'est une réalité.
(orlando):
Bravo Gabdel ! même si j'aime bien mon petit sarko :))
(orlando):
Bravo !
 
N° 765  :  "DR Nicolas et Mr Sarkozy :"
Par gabdel le 29/01/2012
Nicolas Sarkozy va annoncer, ce dimanche 29 janvier 2012, une hausse de la TVA en contre partie d'une baisse sur les charges patronales payées sur les salaires. Autrement dit, le Président du « pouvoir d'achat » sacrifie officiellement celui-ci pour un gain, purement hypothétique, de compétitivité des entreprises. Hypothétique car la simple augmentation du prix de l'essence va ruiner les faibles gains de compétitivité que les entreprises pourront retirer de cette mesure, sans parler de la concurrence internationale qui s'adaptera et baissera ses tarifs....

Donc tout le monde va payer de la TVA en plus en consommant pour permettre aux entreprises de payer moins de charges salariales. Dit comme cela on voit que cela n'a aucun rapport avec l'endettement de la France. Quand les militants UMP disent on a pas le choix il faut faire quelque chose pour combler les déficits cela n'a aucun rapport avec cette mesure. Cette mesure ne rapportera rien à l’État puisque le gain de cette « TVA » servira à financer la protection sociale (sécurité sociale, allocations familiales) moins financée par les charges salariales réduites.

Tout le monde va payer de la TVA sur tous les produits achetés en France, que ces produits soient importés ou fabriqués en France. Dit comme cela on ne comprend pas en quoi c'est une taxe anti délocalisation. Cette taxe touche l'ensemble des biens consommés peu importe qu'ils soient fabriqués à Dijon ou en Chine.... C'est donc un mensonge, une supercherie que de dire que la TVA sociale va pénaliser les importations, celles de Chine comme les autres... . Ce n'est pas du tout l'augmentation de la TVA qui peut être la source d'un quelconque frein aux délocalisations mais, selon l'UMP et le MEDEF, la baisse des cotisations salariales.

Le raisonnement est simple et il est le suivant : si les industriels français préfèrent faire fabriquer leurs produits en Chine c'est parce que le coût du travail en France est trop cher. Les salariés sont trop payés et il faut payer trop de charges sociales sur ces salaires déjà scandaleusement trop élevés eu égard aux salaires payés en Chine ou à Taïwan. Donc, si l'on baisse le montant des charges salariales à payer, un salarié français coûtera moins cher et deviendra plus compétitif par rapport à ses homologues du Bangladesh ou du Maroc. Et ce d'autant plus si on autorise de plus en plus d'heures supplémentaires totalement exonérées de charges sociales... Autrement dit, il faut tirer le niveau de vie des salariés français vers le bas, dégrader leurs conditions de travail pour les rapprocher de leurs homologues étrangers.

Sauf que. Sauf que cet argument de la baisse des cotisations sociales est un faux argument dans la mesure où elle est déjà effective en France depuis plusieurs années. Inutile de passer en revue les nombreux dispositifs permettant l'exonération partielle ou totale des charges sociales passés ou à venir, le seul exemple de la réduction Fillon sur les bas salaires permettra d'illustrer la démonstration.

La réduction 'Fillon' est un dispositif d'allégement des cotisations sociales patronales sur les bas et moyens salaires applicables à toutes les entreprises (micro, moyenne, grande) en vigueur depuis 2003. Tout employeur de France connait la réduction Fillon sur les cotisations patronales. Autrement dit, voilà plus de 7 ans que l'on applique une réduction systématique sur les charges versées sur les bas et moyens salaires et force est de constater que cela n'a donné aucun résultat, que cela n'a empêché aucune délocalisation puisque l'on estime aujourd'hui que l'on doit, de nouveau, prendre une taxe « anti-délocalisation »...

C'est donc encore une fois un renoncement, une supercherie de l'UMP et de Nicolas Sarkozy qui ne cessent de vanter une politique pour, dans les faits, faire exactement l'inverse.

Deux exemples de ces contradictions. Tout d'abord l'instauration, par la loi, d'un dispositif permettant à un salarié de donner des jours de RTT à l'un de ses collègues pour lui permettre d'être avec son enfant gravement malade. Superbe dispositif digne de la gauche. Issue d'une proposition de loi UMP (Paul Salen député UMP) et adoptée par la majorité UMP de l'Assemblée Nationale. Majorité qui, pendant ce temps, adopte un programme électoral visant à supprimer les 35 heures et donc supprimer les RTT et souhaite même supprimer la 5ème semaine de congés payés... . Pour L'UMP il est donc noble et généreux de donner à un collègue des jours de RTT qui n'existeront plus dans l'avenir...

Autre exemple la lutte contre la délinquance et l'aggravation des sanctions contre la délinquance. Toujours actuellement au Parlement, l'UMP présente et soutien une proposition de loi tendant à aggraver les sanctions prononcées pour de nombreux délits et tendant même à obliger les tribunaux à prononcer une peine de prison ferme dès la première infraction commise. Oui mais. Dans le même temps les députés français ont adopté, mardi, une proposition de loi UMP qui prévoit l'incarcération des détenus dans la prison la plus proche de leur famille. Loi qui complète la loi pénitentiaire de novembre 2009 visant à éviter l'incarcération des personnes condamnées et développer les substituts à l'emprisonnement... D'un côté on oblige le tribunal qui juge les personnes sur les faits à condamner l'auteur des faits à de la prison ferme et de l'autre on oblige le juge chargé de l'exécution de la peine à tout faire pour éviter que le condamné soit incarcéré.... . Face à une surpopulation carcérale chronique, l'obligation d'incarcérer un condamné dans la prison le plus proche de sa famille est une incitation directe faite à tous les Procureurs et Juge d'Application des Peines à ne pas incarcérer le condamné au profit d'aménagement de sa peine....

Contradictoire et incompétent tel est en réalité Nicolas Sarkozy. Seul les adhérents UMP n'ont pas encore compris à qui ils avaient à faire...
Les commentaires :
(orlando):
Mais comment le Professeur Gabdel peut-il commenter des mesures de son ami Sarkozy avant que celui-ci ne les ai annoncées ? Attendons ce soir à 20 heures. Professeur Orlando
(gabdel):
Comme prévue Nicolas Sarkozy a annoncé une hausse de la TVA de 1,6 % pour le premier octobre 2012. En contrepartie il n'y aura aucune baisse des charges salariales. Les naïfs qui ont cru que les salaires perçus allaient augmenter en sont pour leurs frais. Non en contrepartie il n'y a que l'exonération de la cotisation patronale prélevée au titre des allocations familiales (soit 5,4 % du salaire brut) sur les bas et moyens salaires. Ce sont donc bien les particuliers, les consommateurs, qui vont payer pour compenser la faiblesse de la compétitivité présumée de nos entreprises. On continue donc une politique qui échoue depuis 2003. Mais à cette annonce attendue Nicolas Sarkozy a ajouté le cynisme montrant à quel point il méprise les gens et les prend pour des imbéciles. Il a en effet annoncé que si la hausse de la TVA ne serait effective qu'au 1er octobre 2012 c'est parce qu'il compte sur des achats par anticipation. Il attend des français qu'ils se précipitent pour acheter une voiture, une piscine ou une télévision et un lecteur blu-ray avant que la TVA augmente. Tant pis si la consommation s'effondre à partir du mois d'octobre. Le but est d'espérer que les français soient assez stupides pour se dépêcher d'acheter et ainsi faire croire à une amélioration de la conjoncture et donc de la croissance juste avant l'élection et tout au long de celle-ci et ce jusqu'aux élections législatives. Encore une fois au passage Nicolas Sarkozy est encore en contradiction avec lui même. Il affirme en effet qu'il ne pense pas que la hausse de la TVA va entrainer une hausse des prix en raison de la concurrence. Mais si c'est le cas pourquoi anticiper sa consommation ? Pourquoi acheter avant la hausse de la TVA si cela ne doit pas avoir d'effet sur les prix ? Apparemment, vue le commentaire laissé sur ce blog, il y a donc des gens qui apprécient d'être méprisés et pris pour des imbéciles. Des français qui vont se dépêcher d'acheter avant la hausse de la TVA pour éviter une augmentation des prix qui, selon le Président de la République lui même, ne doit portant pas avoir lieu. A mon avis ce sont les mêmes qui ce sont fait vacciner contre la grippe A pour éviter la pandémie mondiale que l'on attend toujours...
(gabdel):
Mais il est Président de la république depuis 5 ans déjà ! Réveillez vous vous êtes à côté de la plaque...
 
N° 764  :  "Il est vraiment, il est vraiment..."
Par gabdel le 25/01/2012
A la veille de son passage à la télévision ce dimanche 29 janvier 2012 Nicolas Sarkozy est fier de vous présenter son nouveau record :

4.537.800 chômeurs en France en décembre 2011 (sans aucune activité ou avec une activité réduite) dont 2.874.500 sans aucune activité !

Nicolas Sarkozy compte sur les français pour le réélire en mai 2012 et pouvoir ainsi pulvériser son record et le porter au plus haut niveau mondial.

Il est vraiment, il est vraiment phénoménal.....
Les commentaires :
(orlando):
c'est sur qu'avec hollande, les entreprises vont immédiatement embaucher ! c'est sur qu'avec hollande, tous les pays du monde vont immédiatement acheter nos produits c'est sur qu'avec hollande, mon loyer va immédiatement baisser c'est sur qu'avec hollande, je vais trouver tous les jours des clients c'est sur qu'avec hollande, rien ne changera, cela sera pire !
 
N° 763  :  "L'espoir renait !"
Par gabdel le 24/01/2012
"En cas d'échec, j'arrête la politique. Oui, c'est une certitude et vous n'entendrez plus parler de moi" Nicolas Sarkozy.

Vivement le mois d'avril 2012 !
Les commentaires :
 
N° 762  :  "Sommet social : Nicolas Sarkozy radote :"
Par gabdel le 18/01/2012
Force est de constater que Nicolas Sarkozy est à court d'idées et radote complétement notamment en matière de lutte contre le chômage.

Ainsi au cours du sommet social Nicolas Sarkozy annonce "la suppression pendant six mois des charges sociales pour les très petites entreprises (TPE) qui embauchent un jeune de moins de 26 ans." comme mesure révolutionnaire pour lutter contre la crise. Oui mais voilà. Le dispositif zéro charge pour le recrutement dans les TPE a déjà était utilisé en 2008, 2009 et 2010 (supprimé au 01er juillet 2010). Il était l'un des piliers du fameux plan de relance de 2008 dont tout le monde peut juger des bienfaits aujourd'hui. Donc Nicolas Sarkozy radote et l'on ne voit pas bien comment les salariés embauchés à zéro charge en 2008, 2009 et 2010 peuvent être aujourd'hui en retraite et donc permettre l'embauche de jeunes de moins de 26 ans ...

Que dire de la grande mesure en faveur des chômeurs de longue durée. Nicolas Sarkozy annonçant un «plan sans précédent de formation» pour les chômeurs de longue durée (de plus de deux ans): «Tous, sans exception, se verront proposer soit une formation, soit un emploi, soit un processus de resocialisation pour ceux qui sont éloignés de l'emploi depuis tant de temps qu'ils se trouvent en situation d'incapacité de reprendre un emploi, soit un contrat aidé, marchand ou non marchand». Oui mais voilà. Les demandeurs d'emploi de longue durée n'ont même pas tous eu le temps de bénéficier des précédentes mesures prises en leur faveur et qui sont d'ailleurs les mêmes. En effet, au mois de février 2011, lors de l'émission «Paroles de Français» sur TF1 Nicolas Sarkozy annonçait : "Tous les chômeurs de longue durée devront être reçus dans les trois mois pour recevoir soit une formation qualifiante, soit un emploi.» Donc c'est déjà fait.
Pôle Emploi a déjà proposé à tous les demandeurs d'emploi une formation (pas qualifiante il y en a pas et encore moins un emploi) et le résultat c'est que les demandeurs d'emploi sont de plus en plus nombreux. Donc qu'est ce que Pôle Emploi va bien pouvoir proposer aux demandeurs d'emplois de longue durée qui sortent de formation ? D'intégrer une formation accélérée pour devenir conseiller à l'emploi à Pôle Emploi en CDD ?

Triste et affligeant le sommet social est la démonstration que Nicolas Sarkozy est arrivée au bout de ce qu'il pouvait faire et qu'il radote. C'est moche de vieillir...
Les commentaires :
(orlando):
Gabdel, t'es le plus fort !
(orlando):
et les socialistes aussi , toujours les memes propositions de 1981
 
N° 761  :  "En réponse aux partisans de la TVA sociale :"
Par gabdel le 06/01/2012
Selon un dernier sondage 64 % des français sont opposés à la TVA sociale. cela signifie que prêt de 30 % sont pour, dont les 200.000 adhérents de l'UMP revendiqués par Jean-François Copé.

Il existe donc un nombre important de français qui, malgré les résultats désastreux de la politique de Nicolas Sarkozy depuis 5 ans, croient aux vertus de l'instauration d'une TVA sociale pour sauver la France du marasme dans lequel la politique de l'UMP l'a mené.

Avant que l’irréparable ne soit commis il s'agit donc de répondre aux arguments des pro TVA sociale pour bien faire comprendre l'erreur d'une telle mesure.

L'idée est la suivante : la protection sociale est financée par les cotisations sociales payées par les entreprises et les salariés. L'importance des cotisations payées pèsent donc sur la compétitivité des entreprises qui doivent inclure, dans leur prix de vente, le montant des cotisations payées ce qui les défavorise par rapport à ses concurrents étrangers qui payent moins de cotisations dans leur pays. D'où l'idée annoncée de baisser les cotisations payées par les entreprises et/ou les salariés tout en augmentant la TVA de plusieurs points, augmentation de la TVA appelée TVA sociale car destinée au financement de la protection sociale.

Pour les partisans de cette mesure tout le monde en tirerait un bénéfice : les entreprises qui auront une compétitivité accrue grâce à la baisse des charges ainsi réalisée et les salariés dont le revenu net augmentera avec la baisse des cotisations salariales payées.

Sauf que l'analyse plus fine de cette TVA sociale montre que ces arguments sont totalement et purement théoriques, ne tenant pas compte des réalités économiques concrètes.

1) L'amélioration de la compétitivité des entreprises :

L'argument bateau et facile des entreprises françaises pour justifier l'échec du commerce international de la France depuis des années est celui de l'importance des cotisations sociales payées par les entreprises françaises et donc du coût du travail en France. D'où la proposition du MEDEF de baisser les cotisations pesant sur les entreprises pour accroitre leur compétitivité et leur faire gagner des marchés. Sauf que cette baisse des cotisations sociales ne va avoir qu'un effet relatif sur les bas salaires et va être compensée par la hausse de la TVA sur l'énergie et les matières premières.

a) L'impact de la baisse des cotisations sur la compétitivité des entreprises :

Pour qu'une baisse des cotisations patronales entraine effectivement une amélioration de la compétitivité de l’entreprise, il faut que cette baisse soit basée sur les cotisations réellement payées par les entreprises aujourd’hui. Or, en raison des multiples exonérations de charges les entreprises ne paient pas réellement les cotisations prévues.

Le meilleur exemple en est l'exonération « Fillon » sur les bas salaires que l'ensemble des entreprises du pays (micro ou grand groupe) pratique et bénéficie. Par cette exonération les entreprises paient nettement moins de cotisations patronales qu'elles ne devraient sur les bas salaires. Aussi une mesure de baisse des cotisations à payer n'aura, au mieux, qu'un effet limité sur les bas salaires déjà grandement exonérés, voir même nul si cette baisse est compensée par une diminution voir une suppression de l'exonération « Fillon ».

Ainsi toute baisse des cotisations aura un effet très limité sur les bas salaires et ne profitera qu'aux grands groupes payant des masses salariales importantes. Bien mieux, à l'image de la réforme de la récente taxe professionnelle, cette baisse des cotisations peut aboutir, pour les artisans, commerçants, micro entreprises et TPE par une augmentation des cotisations à payer pour leurs salariés en raison de la remise en cause de l'exonération « Fillon » sur les bas salaires...

Mais les grands groupes n'en sortiront pas gagnant pour autant.A côté de cet effet relatif de l'impact de la baisse des cotisations patronales il ne faut pas oublier l'augmentation des couts de production que va générer la mise en place de la TVA sociale.

b) La hausse des couts de production liée à la TVA sociale :

Dans les faits l'économie mondiale est en crise depuis 1973 et le premier choc pétrolier. C'est l'augmentation du prix du pétrole qui est à l'origine de l'augmentation constante des couts de production et non le niveau des cotisations sociales ou des salaires. Si les entreprises françaises sont peu compétitives c'est parce qu'elles paient chers le pétrole et les matières premières nécessaires à leur fonctionnement ainsi que le transport de celles-ci. Donc, si l'on instaure une TVA sociale on va augmenter encore le prix du pétrole donc les couts de production et de transport. De même on va augmenter le cout des composants et produits intermédiaires non fabriqués en France et pourtant nécessaire à la production. De même on va augmenter le cout de l'équipement des entreprises en matériel informatique (car il n'y a plus de fabriquant français d'informatique)la TVA sociale se répercutant en effet directement sur ses produits tous fabriqués à l'étranger et pourtant indispensable aujourd'hui. De même les loyers commerciaux et professionnels vont augmenter ainsi que bon nombre de services comme les services bancaires.

Comme on le voit la TVA sociale en compensation d'une baisse des cotisations payées par les entreprises ne va nullement augmenter la compétitivité des entreprises françaises. La baisse du cout des cotisations va en effet être compensée par la hausse du cout de l'énergie, des matières premières, produits intermédiaires, équipements, loyers et services que va engendrer la hausse de la TVA.

Le MEDEF se ment à lui même et entraine le gouvernement et le pays dans son mensonge. Mensonge qui n'est rien eu égard à celui de la perspective pour les salariés de gagner plus.


2) L'augmentation du revenu net perçu par le salarié :

Pour tenter de faire croire aux vertus de la TVA sociale le gouvernement évoque un argument de poids : la baisse des cotisations payées par les salariés va, de fait, engendrer une augmentation du revenu net perçu par chaque salarié et ainsi augmenter son pouvoir d'achat.

Malheureusement encore une fois la réalité est toute autre. Tant en ce qui concerne l'augmentation du revenu net perçu qu'en ce qui concerne la hausse du pouvoir d'achat.

a) L'augmentation du revenu net perçu :

Pour que le revenu net perçu par les salariés augmentent il faut deux conditions : une baisse des cotisations salariales mais aussi une non augmentation de la CSG qui est payée par les salariés sur leur salaire.

Le but premier de la mise en place est, en théorie, d’augmenter la compétitivité des entreprises. Il est donc acquis que ce sont avant tout les cotisations patronales, donc celles qui n'influent pas sur la rémunération perçue par le salarié, qui seront baissées à l'occasion de la mise en place de la TVA sociale. En effet baisser les cotisations salariales sans baisser le salaire brut ne change rien pour l'entreprise celle-ci payant autant qu'avant. La différence étant que l’entreprise paie moins de cotisations et plus sa salaire net. Donc une baisse des cotisations salariales sans baisse de la rémunération brut n'engendre aucun gain de compétitivité pour l’entreprise. Aussi il n'y aura pas, ou que faiblement, une baisse des cotisations salariales payées par l'entreprise pour le compte des salariés. Comme la mise en place de la TVA sociale va s'accompagner d'une hausse de la CSG (dans le but de faire contribuer les revenus du capital et pas seulement ceux du travail) la légère baisse des cotisations salariales générées par la mise en place de la TVA sociale sera compensée par la hausse de la CSG et donc le salarié ne percevra absolument pas plus de revenus qu'avant.

Pour bien visualiser et comprendre cet effet pervers de la CSG sur les salaires perçus tout à chacun peut regarder sa fiche de paie et constater qu'il paie la CSG et la CRDS sur son salaire. Que la CSG est même divisée en deux : une déductible de l'impôt sur le revenu et une non déductible. Qu'en raison de la part de CSG non déductible chaque salarié déclare plus aux impôts (revenu ou salaire imposable) que ce qu'il perçoit réellement (revenu ou salaire net) payant ainsi de l'impôt sur de l'argent non perçu. Ainsi avec la mise en place de la TVA sociale la salarié va voir son revenu imposable légèrement augmenter mais absolument pas son salaire net qui sera affecté par la hausse de la CSG. Donc au mieux le salarié va toucher la même somme chaque mois qu'avant mais aura la joie de payer plus d'impôt en raison de l'augmentation de son revenu imposable.

Donc le salarié ne va absolument pas toucher plus avec la mise en place de la TVA sociale. Bien plus il verra son pouvoir d'achat s'effondrer par la hausse des prix.

b) La hausse du pouvoir d'achat :

L'argument surréaliste des partisans de la TVA sociale est le suivant : comme on baisse le montant des cotisations payées par les entreprises tout en augmentant, à du proportion, la TVA, les entreprises ne vont pas répercuter la hausse de la TVA sur leur prix et donc les prix ne vont pas augmenter.

Le simple exemple de l'échec de la baisse de la TVA dans la restauration montre que cet argument théorique ne tient absolument pas la route face à la réalité économique.

En effet, à l'image des restaurateurs qui n'ont pas ou faiblement baisser leur prix, de nombreuses entreprises vont avoir de bonnes raisons d'augmenter leur prix en raison de la mise en place de la TVA sociale. De l'augmentation de l'énergie et des matières premières en passant par celles des importations voir simplement le fait que cela fait longtemps qu'elles n'ont pas augmenté leur prix, de nombreuses entreprises vont ainsi augmenter leurs prix. Que dire des tarifs des services installés dans une concurrence de façade comme les tarifs bancaires ou de transports, sans parler des loyers (commerciaux, professionnels et d'habitations) qui vont copieusement augmenter. L'instauration de la TVA sociale va bien engendrer une hausse des prix et donc une inflation. Inflation qui va, de fait, diminuer le pouvoir d'achat des salariés.

Ainsi, non seulement les salariés n'auront aucune augmentation de leurs revenus nets, mais ils subiront bel et bien une baisse de leur pouvoir d'achat par l'imposition de l'augmentation de leur revenu imposable et la hausse des prix engendrées par la mise en place de la TVA sociale.

Absence d'amélioration de la compétitivité des entreprises et baisse du pouvoir d'achat des salariés, la mise en place de la TVA sociale ne peut donc nullement être bénéfique pour l'emploi. Bien au contraire, comme l'inflation va également affecter le pouvoir d'achat des non salariés (retraités, chômeur, handicapés, titulaires du RSA) la consommation intérieure va baisser sans être compensée par une hausse des exportations engendrant ainsi un cycle de récession pour l'économie française.


Reste l'argument des plus basiques, ceux qui ont donné leur âme à l'UMP et décidé que si c'est mis en place par l'UMP et Nicolas Sarkozy c'est que c'est une bonne mesure. Pour eux qu'ils se demandent pourquoi l'UMP et Nicolas Sarkozy se précipitent pour mettre en place cette mesure géniale avant les élections. Si la mesure était si bonne que cela elle devrait être la poutre du projet UMP et des propositions de Nicolas Sarkozy pour les élections. Or il n'en est rien. Si l'UMP et Nicolas Sarkozy se précipitent pour mettre en place cette mesure c'est pour, encore une fois, faire croire aux plus faibles et aux naïfs qu'ils ont des solutions contre la récession économique et le chômage qu'ils ont eux même alimenté pendant 5 ans.

Comme Faust vendant son âme au Diable l'UMP et Sarkozy sacrifient sans vergogne l'économie française et le niveau de vie des français contre 5 ans de pouvoirs absolus de 2012 à 2017...







Les commentaires :
(orlando):
si gabdel fait du Pv....heureusement, il n'y a pas les tableaux et flèches en plus !
(gabdel):
Si l'on en croit Jean-François Copé les députés UMP sont en phase avec le gouvernement sur la mise en place de la TVA sociale, rebaptisée pour le coup "TVA anti-délocalisation" sans préciser en quoi l'augmentation de la TVA allait empêcher les délocalisations. En effet, ce n'est pas l'augmentation de la TVA (qui touchera indifféremment les produits fabriqués en France et les produits importés) qui changera quoi que ce soit à l’intérêt de délocaliser pour produire moins cher. Non, ce qui, selon l'UMP, est sensé éviter les délocalisations est la baisse des charges patronales qu'est sensée permettre la hausse de cette TVA rendant ainsi moins cher le cout de fabrication en France. Sauf que. Sauf que la hausse de la TVA va frapper de plein fouet le cout de l'énergie consommée en France (pétrole, électricité, gaz) et le prix des matières premières et produits intermédiaires importés en France ramenant le gain de compétitivité lié à la baisse des cotisations nul (au mieux). Il sera toujours aussi cher, si pas plus, de produire en France et il y aura toujours autant intérêt à délocaliser. Comme la majorité des produits consommés en France sont des produits d'importation la hausse de la TVA va engendrer une hausse des prix entrainant elle même une baisse de la consommation. Baisse de la consommation synonyme de moins de rentrée de TVA et donc aggravation des déficits sociaux avec nécessité d'augmenter les cotisations patronales... Ce n'est pas en ouvrant les magasins le dimanche que l'on pourra se sortir de la crise mais quand l'on aura renvoyer Frédéric Lefebvre et l'ensemble des élus UMP du pouvoir...

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