N° 442 : "Famille : le gouvernement poursuit sa politique anti-familiale"
Par gabdel le 12/08/2009
Alors que Philippe de Villiers rejoint l'UMP, Xavier Darcos envisage de supprimer les trimestres de cotisations accordées aux femmes ayant élevées des enfants pour bénéficier d'une retraite à taux plein.
En effet, actuellement les femmes salariées du privé ayant élevé des enfants peuvent bénéficier d'annuités supplémentaires pour le calcul de la durée de cotisation nécessaire à une retraite à taux plein pouvant aller jusqu'à deux ans par enfants.
Cette disposition a pour but de compenser en partie la disparité des salaires entre les hommes et les femmes dus aux congés parentaux ou le recours au temps partiel pris par les femmes pour élever leurs enfants.
Cependant, Nicolas Sarkozy est hostile au dispositif du congé parental pouvant aller jusqu'à trois ans, et a annoncé une réforme de ce dispositif pour qu'il soit plus court (un an non renouvelable) et mieux rémunéré. Aussi, avec moins de temps d'arrêt l'octroi de trimestres supplémentaires pour les mères de famille se justifierai moins.
Cette remise en cause des droits de la mère de famille n'a pas comme fondement l'amélioration de la condition des femmes au travail mais la crainte par le gouvernement de l'extension de ce dispositif aux hommes ayant élevés des enfants.
En effet, la HALDE a demandé le 11 décembre 2008 que ce dispositif actuellement uniquement réservé aux femmes soit également accordée aux pères ayant élevé leur enfant, argument repris par la Cour de Cassation le 19 février 2009 pour accorder cette majoration à un père ayant élevé ses enfants.
Aussi, face à la perspective de devoir accorder des trimestres de cotisations par enfant à tous les salariés du privé ayant élevé leurs enfants le gouvernement préfère supprimer cet avantage sans se préoccuper de son impact sur la population des femmes actives et proches de la retraite ayant besoin de ce complément pour toucher une retraite à taux plein.
Avec l'exonération des heures supplémentaires, le relèvement de l'age de la retraite, l'extension du domaine du travail le dimanche, la mise en place d'un taxe carbone sur les ménages, le gouvernement ne cesse de montrer son hostilité à la famille et à la vie de famille dans l'indifférence voir l'assentiment général d'une société de plus en plus basée sur l'individualisme et la remise en cause des acquis sociaux comme seul moteur de son évolution.
Les commentaires :
(orlando):
le miracle francais :
on gagne plus sans travailler
t'as un enfnat, on te donne des sous
t'as pas de boulot on donne des sous
tu payes pas les transports, tu peux aller au cinoche, et on te paye ta bouffe aussi
t'a pas de sous ? on paye ton logement
et moi je bosse 7/7 et j'ai les huissiers au cul
N° 441 : "Le bracelet électronique pour les conjoints « présumés » violents : la mise à mort de présomption d'innocence "
Par gabdel le 08/08/2009
Avec la loi Hadopi contre le téléchargement illégal le gouvernement, censuré en cela par le Conseil Constitutionnel, a montré sa volonté de supprimer la présomption d'innocence au profit d'une présomption de culpabilité, des personnes étant sanctionnées sans avoir à prouver au préalable leur culpabilité.
Montrant par le projet Hadopi 2 sa persévérance sur ce point avec l'adoption de la procédure d'ordonnance pénale, Nadine Morano, Secrétaire d'Etat à la Famille, souhaite aller plus loin et soumettre au port du bracelet électronique le conjoint simplement « présumé violent » dans le but de pouvoir contrôler ses déplacements.
Autrement dit, une personne pourra se voir accuser par son conjoint de violences conjugales, physique ou morale, et se voir enjoindre par un Juge aux Affaires Familiales de se tenir éloigné de sa compagne et de devoir porter un bracelet électronique pour que l'on puisse suivre ses mouvements. Rappelons qu'actuellement il est possible de demander une ordonnance de résidence séparée sans que le conjoint soit prévenu dès lors que l'on présume un risque pour le conjoint souhaitant quitter le domicile conjugal.
N'ayant pas était jugé et reconnu coupable de violences conjugales, un homme ou une femme, en violation totale ou flagrante des droits de la défense et de la présomption d'innocence pourra se voir espionner par le port d'un bracelet électronique et contrôler à tout instant dans le moindre de ses déplacements.
Au moment où le Conseil Constitutionnel a montré les limites de son pouvoir en cédant au gouvernement sur le travail du dimanche on peut craindre une multiplication de ce type de mesures destinées à mettre sous contrôle électronique un maximum de nos concitoyens sans qu'ils soient condamnés. Après les prévenus (comme substitut à la détention provisoire), les délinquants en fin de peine ou condamnés à de courtes peines (comme substitut à l'emprisonnement) et les délinquants sexuels on souhaite mettre sous contrôle électronique les conjoint présumés violents et les personnes âgées atteintes de maladie d'Alzheimer sous prétexte de les retrouver en cas de fugues ce dernier cas étant d'ailleurs mis en pratique sans aucune législation spécifique.
La mise sous contrôle électronique est donc sur le point de quitter la sphère de la délinquance pour celles des personnes présumées coupables ou simplement atteintes d'une pathologie ou d'un afaiblissement lié à l'âge. Avec le développement de la surveillance par bracelet des personnes âgées et le souhait de contrôler les conjoints présumés violents la technologie sera banalisée et donc moins onéreuse. Aussi on souhaitera par la suite contrôler les enfants mineurs pour les protéger et les repérer en cas d'absentéisme scolaire, surtout dans les banlieues où les parents sont débordés. Puis ce sera l'employeur qui voudra mettre un bracelet électronique à ses salariés pour contrôler leurs déplacements pendant leur temps de travail etc...
Si les défenseurs de la liberté individuelle, les penseurs et philosophes ne se mobilisent pas, nous serons très vite tous dotés d'un bracelet électronique pour un motif ou un autre et soumis au contrôle permanent de nos allées et venues signant ainsi la fin de toute liberté et de toute intimité individuelle.
Les commentaires :
(orlando):
Cher Gabdel,
et les victimes alors ?
(gabdel):
Cher Orlando,
Bien entendu qu'il faut s'occuper des victimes de violences conjugales mais cela ne passe certainement pas par le fait de mettre un collier à tous les conjoints comme aux chiens.
Ce dont on besoin les victimes de violences conjugales ce sont des points d'accès aux droits pour qu'on leur explique les droits dont elles disposent. Elles ont besoin surtout que des structures puissent les aider à quitter leur conjoint avec leurs enfants sans avoir à redouter l'absence de ressources ou les représailles.
Aussi avoir la possibilité pour une victime de violences de pouvoir quitter son domicile avec les enfants sans avoir à demander l'autorisation ou se justifier (donc en supprimant l'abandon du domicile conjugal comme faute dans le cadre d'un divorce), ni d'obligation de communiquer son adresse à son conjoint et de pouvoir toucher, sur simple demande, une allocation d'attente permettant de vivre jusqu'à une future décision de justice voilà ce qui protégerai beaucoup plus les victimes de violences conjugales.
De plus, il faut savoir que dans ce domaine particulier il existe de nombreux cas où la conjointe aime son mari ou concubin et souhaite lui pardonner. Ainsi, si tu consulte des sites juridiques comme par exemple celui d'Infodroitservice, tu trouvera des questions posées par des femmes victimes de violences conjugales qui demandent comment éviter une sanction à leur conjoint parce qu'ils se sont réconciliés. Ce n'est pas en mettant un bracelet au conjoint pour éviter qu'il ne rencontre sa compagne qu'ils pourront se réconcilier et cela provoquera une souffrance supplémentaire à celles qui aiment leur conjoint malgré les mauvais traitements.
(orlando):
pauvre france
N° 440 : "Travail dominical : la loi validée par le Conseil Constitutionnel entérine des zones de non droit à la vie cultuelle et à la vie de famille "
Par gabdel le 07/08/2009
C'est fait. Le Conseil Constitutionnel a validé la loi sur le travail le dimanche qui entérine la possibilité de créer des zones du territoire où, comme avant 1936, les salariés n'auront pas le droit au respect de leur liberté du culte ou au droit à la vie de famille.
Ainsi, et sur propositions des maires concernés, Paris, Lille et Marseille pourront devenir ces zones de non droits tant souhaités par la majorité et l'UMP pour que les banquiers et les « traders » puissent dépenser l'argent gagné aux dépens des clients des banques et des salariés licenciés à cause de la crise du crédit.
Inlassablement, méthodiquement, la majorité UMP sape les fondements de notre société comme la famille ou le droit à la pratique religieuse, tout en les faisant adopter par ceux censés représenter ses valeurs. Ainsi si Christine Boutin prend du recul par rapport à cette politique, Philippe De Villiers, uniquement préoccupé par le fait de rester Président du Conseil Général de Vendée se prépare à rallier l'UMP dans la perspective de la réformee territoriale et de l'instauration du parti unique par le biais du scrutin proportionnel à un tour.
La chance qu'ont Paris et Lille est qu'ils ont des maires socialistes qui luttent malgré les coups bas donnés par l'omnipotente UMP. Ainsi, Bertrand Delanoé vient d'obtenir du Conseil Constitutionnel que ce soit bien lui, et non le Préfet de Paris qui puisse proposer ou non des ouvertures supplémentaires le dimanche dans la capitale.
A Lille, Marine Aubry peut dormir sur ses deux oreilles et continuer à œuvrer pour sa ville, tant les méfaits de la politique UMP vis-à-vis du Nord Pas de Calais sont criants et déservent l'UMP dans la région. Ainsi, l'UMP profite du re-découpages des circonscriptions électorales pour les élections législatives pour supprimer 3 députés censés représenter la région Nord Pas de Calais. Cependant, par ce re-découpagee l'UMP oblige ses propres candidats à plus de terrain puisqu'ils vont avoir plus de territoire à ratisser. Tant et si bien que Sébastien Huyge, candidat malheureux à la Mairie de Lille, vient d'annoncer qu'il jettait l'éponge pour se consacrer aux municipales, et aucun membre de l'UMP, pas même Philippe Daubresse ne souhaite se présenter contre Martine Aubry.
Ainsi, faute d'adversaire, Martine Aubry sera présente pour protéger les nordistes et les salariés contre le politique hostile de l'UMP. En faisant adopter une résolution par la Communauté Urbaine de Lille par laquelle les maires de la Communauté s'interdisent de procéder à de nouvelles ouvertures les dimanches, Madame la Maire de Lille protège ceux qui veulent librement pratiquer leur culte, profiter de leur famille ou gouter au repos dominical après une fête le samedi soir.
Plus que jamais la région doit se mobiliser et résister face aux « anti-nord » qui ont de plus en plus de place à l'UMP et à Paris.
Les commentaires :
(orlando):
pour les défenseurs du non-travail du dimanche, je leurs propose de fermer le dimanche:
les fleuristes
les boulangeries
les pompiers
les commissariats
les centres de loisirs
les bibliotheques
les gares
les cinémas
les patisseries
les cafés
les stations services
les pharmacies de garde
les aeroports
les restaurants
les marchés
les musées
etc,etc.
N° 439 : "Hausse de l'électricité de 1,9 % dès le 15 aout mais pas de hausse pour les revenus des français"
Par gabdel le 05/08/2009
Le gouvernement a demandé à la Commission de Régularisation de l'Energie son avis pour une hausse du tarif de l'électricité de + 1,9 % applicable dès le 15 aout 2009.
Cette hausse, si elle est confirmée, va engendrer une dégradation nette du pouvoir d'achat des français puisque les rémunérations de ceux-ci ne suivent pas la même hausse. Ainsi :
- le Smic n'a était revalorisé que de + 1,3 % au 01 er juillet 2009 ;
- les allocations chômages de 1 % au 01 er juillet 2009 ;
- les pensions et retraites de 0 % au 1er juillet 2009;
- les minimas sociaux (RMI, RSA, ASS...) de 0 % au 1er juillet 2009;
- les allocations familiales de 0 % au 01er juillet 2009 (pas avant le 01er janvier 2010).
Ainsi, c'est l'ensemble des français qui est touché par cette baisse du pouvoir d'achat, et plus fortement encore que les autres les retraités, les titulaires de minimas sociaux et les familles nombreuses.
Si on ajoute à ces chiffres la baisse du taux de rémunération du livret A à 1,25 % et la mise en place à l'étude actuellement de la taxe carbone (300 euros par ménage et par an), on constate la politique d'appauvrissement des français menés par le gouvernement actuel.
Travailler plus pour gagner plus, Président du pouvoir d'achat, tout ceci est démenti par les faits et les chiffres, merci à vous Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement pour cette politique d'appauvrissement systématique des français.
Les commentaires :
N° 438 : "La lente agonie des services publics français"
Par gabdel le 31/07/2009
Le suicide d'un salarié de France Telecom mettant en cause sa hiérarchie et le projet de loi de transformation du statut de la Poste marque la lente agonie des services publics français vers une disparition progressive et inéluctable.
Ainsi, France Telecom devenu Orange, confrontée à la concurrence n'a plus rien d'un service public. Tous ceux qui sont poursuivis en paiement ou coupés par Orange savent bien que France Télécom n'a plus rien d'un service public.
EDF et GDF ne sont pas encore confrontés à une concurrence féroce mais sont accusés et condamnés pour monopole. D'ailleurs l'interdiction d'EDF sur des dispositifs d'économies d'électricités montre bien que le résultat financier et les bénéfices priment tout. D'où les demandes incessantes d'augmentation des prix comme pour le gaz d'ailleurs.
La réforme hospitalière qui mets l'accent sur la gestion plus que sur les soins ou la recherche montre bien là encore que le service public régresse au profit de la gestion et de la recherche des bénéfices.
La SNCF ne pense qu'a réduire son fret pour augmenter ses bénéfices, la Poste va bientôt laisser la place à une Société Anonyme conditionnée à la rentabilité face à une concurrence exacerbée. La RATP devrait être prochainement privatisée à son tour.
Ce phénomène souhaité, voulu, par ceux prônant la réduction des dépenses publics et actuellement au pouvoir, porte un nom : celui de désocialisation. Progressivement mais inexorablement on détruit les liens sociaux qui peuvent unir un homme ou une femme au corps social. Le rôle du facteur pour les personnes isolées est ainsi indispensable pour le maintien de nombre de personnes au contact du monde et de la société.
Alors que du fait de la disparition du modèle familial traditionnel le nombre de personnes seules, notamment des personnes âgées augmente, la désocialisation accentuée d'ailleurs par la substitution de l'internet à l'humain, fait que de plus en plus de personnes vont se retrouver seules sans aucun contact avec l'extérieur.
Ainsi, il y aura de plus en plus de cas de personnes que l'ont découvrira mortes depuis un long moment, la famille et le corps social n'ayant plus le temps de s'intéresser à eux par soucis de rentabilité. Le facteur continuera à mettre le courrier même avec une boite pleine, tant qu'il y aura du courrier papier. Les mails continueront d'arriver même si la personne est décédée.
En supprimant l'ensemble des services publics et en les ouvrants à la concurrence, la France accentue la désocialisation et donc l'abandon des personnes qui ne peuvent plus suivre comme les personnes âgées, celles du 4ème age, condamnées à rester seules en attendant que la mort vienne mettre un terme à leur solitude et à leurs souffrances tant physique que morale.
Merci mesdames et messieurs les gouvernants pour cette belle vision de l'avenir que vous nous construisez aujourd'hui.
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N° 437 : "La taxe carbone ou contribution énergie climat : une injustice sociale soutenue par le PS"
Par gabdel le 29/07/2009
La volonté de Michel Rocard soutenu par le PS de mettre en place une taxe carbone est une hérésie car source de profonde injustice sociale et une erreur sur le plan économique.
En effet, l'idée est de taxer les entreprises et les ménages qui consomment le plus d'énergie fossile (pétrole, charbon, gaz) au profit de ceux qui consomment le moins. Or, pour économiser de l'énergie il faut pouvoir s'équiper. Seuls les plus aisés et les plus riches ont les moyens de s'équiper en chaudière neuve voir au tout électrique et certainement pas les plus modestes.
Les plus modestes sont ceux qui utilisent encore des poêles ou des feux d'appoints. Qui ont des chaudières mal réglées, qui n'ont pas les moyens de poser du double vitrage et donc consomment le plus. Faire une telle contribution avec un bonus-malus c'est promouvoir une forme de redistribution des richesses à l'envers, ce sont les pauvres qui donneront aux riches !
Outre son aspect d'injustice, cette contribution est une « balle dans le pied » tirée par l'Etat contre son industrie. Mais, vue du côté UMP cela pose moins de problème puisque la droite va proposer de baisser les charges sociales et supprimer la taxe professionnelle pour compenser cette nouvelle taxe. Bien entendu pour baisser les charges il y aura de nouvelles suppressions d'emplois dans la fonction publique et une baisse de la prise en charge par la sécurité sociale ainsi qu'un rallongement de l'age de prise de la retraite jusqu'à 67 ans et pour la suppression de la taxe professionnelle une réduction des budgets des collectivités territoriales réformées.
Du point de vue du PS et de la gauche ce n'est pas la même chose. Car avec cette taxe supplémentaire où trouver l'argent et les cotisations pour une politique sociale ambitieuse ? Comment augmenter le budget des collectivités territoriales sans étrangler les entreprises ou les particuliers par les Taxes Foncières ? Comment financer des dispositifs d'aides pour permettre aux plus modestes de pouvoir s'équiper d'équipements permettant de réduire leurs consommations de gaz ou de fuel ?
En soutenant la mise en place d'une taxe carbone ou Contribution Énergie Climat le PS tourne le dos encore une fois aux salariés modestes et aux classes populaires déjà sacrifiés par l'UMP sur l'autel du bouclier fiscal et des exonérations en faveur des entreprises. A croire que le PS n'a comme seule ambition que de perdre son électorat pour être sur de ne jamais revenir au pouvoir.
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N° 436 : " Baisse du chômage en juin 2009 : la victoire de la lutte menée par les salariés licenciés"
Par gabdel le 28/07/2009
Le mois de juin 2009 à vue une baisse du nombre des demandeurs d'emplois inscrits à l'ANPE, baisse à laquelle ne s'attendait pas le gouvernement. Bien entendu l'UMP s'empresse de faire croire que cette baisse est liée à la politique du gouvernement alors qu'il n'en est rien.
En effet, si le chômage baisse en France en pleine crise économique c'est grâce à la lutte et au combat menés par les salariés licenciés ou menacés de licenciement.
La meilleur preuve en est l'argument principal évoqué par le gouvernement pour tenter de faire croire à la réussite de sa politique, c'est-à-dire celui qui consiste à dire que dans tous les autres pays le chômage augmente alors qu'il baisse en France. Or, si l'on va plus loin, ce qui distingue fondamentalement la France des autres pays c'est bien la lutte et le combat menés par les salariés menacés de licenciement pour garder leurs emplois.
L'UMP, par la bouche de Jean-François Copé ou Frédéric Lefebvre, ne cessent de vilipender l'exemple des salariés français qui n'hésitent pas à séquestrer leurs dirigeants ou qui menacent de faire sauter leurs usines quand on leur apprend qu'il vont être licenciés. De la même façon les recours en justice se multiplient contre les plans sociaux ainsi que les recours aux Conseil des Prud'hommes de la part des salariés licenciés ou menés de licenciement.
Cette lutte, ce combat incessant et courageux des salariés est la principale raison du maintien de l'emploi salarié en France. En effet, le chômage a fortement augmenté avec un record au mois du janvier 2009 en raison du non renouvellement des CDD et des missions intérims. Cependant, face à la résistance intensive des salariés en CDI confrontés à des annonces de licenciements les grandes entreprises présentes en France sont contraint d'établir des plans sociaux qui, à l'inverse de celles présentes dans d'autres pays, ne prévoient pas de licenciements mais des reclassements ou des mesures d'âges. En France on ne licencie pas on se contente de ne pas renouveler les départs en retraite ou de payer des départs négociés.
Si les entreprises ne dégraissent pas comme ils le font à l'étranger c'est parce qu'ils craignent la réaction des salariés licenciés qui peut aller du recours aux Prud'hommes jusqu'à la séquestration voir des menaces physiques contre les dirigeants des entreprises. C'est cette action, cette perspective de combat qui fait réfléchir à deux fois une entreprise qui veut dégraisser de procéder à des licenciements.
De Vercingétorix à Jeanne d'Arc, en passant par la Révolution Française, Léon Blum et Jean Moulin la France à une longue histoire de résistance et de combat face aux invasions et aux injustices. Plus que jamais la France, dans ce contexte de crise a besoin de salariés décidés et motivés à se battre pour leurs emplois aux fins d'éviter au maximum les dégâts causés par la crise économique et financière.