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N° 372  :  "Plan d'aide à l'automobile : on ne prête qu'aux riches."
Par gabdel le 11/02/2009
Après les banques, dont la plupart ont annoncé des bénéfices pour l'année 2008, le gouvernement intervient pour prêter de l'argent aux deux constructeurs automobiles Renault et Peugeot.

L'aide versée aux banques est justifiée, selon le gouvernement, par le fait que les banques doivent absolument continuer à prêter de l'argent aux entreprises pour éviter que celles-ci ne ferment faute de liquidités.

L'aide versée aux constructeurs automobiles est cette fois ci justifié par le refus des banques de leur prêter de l'argent et donc de les contraindre de fermer des usines et de licencier leur personnel. L'argent prêté devant servir à investir dans la fabrication de nouveaux modèles vers lesquels les consommateurs vont se précipiter malgré la baisse significative de leur pouvoir d'achat depuis plusieurs années.

En clair, l'Etat prête aux banques pour qu'elles prêtent aux entreprises et il prête aux entreprises parce que les banques refusent de le faire.

La question qui se pose est alors la suivante : quelles garanties l'Etat prend pour s'assurer que l'argent ainsi prêté soit bien utilisé pour l'investissement et la préservation de l'emploi ?

Aucune et cette politique est un échec par le fait même que l'Etat doive aider le secteur économique. En effet, l'argent et les garanties débloquées par l'Etat pour les banques devaient permettre les prêts aux entreprises;.Or les banques, porteuses de bénéfices en 2008, renoncent à utiliser la deuxième tranche d'aides proposées par l'Etat pour ne pas être obligées de faire les prêts qu'elles ne veulent plus faire aux industries.

De ce fait et pour éviter une brutale « faillite » collective de l'industrie l'Etat prête de l'argent aux industriels au-travers de la filière automobile en contrepartie de l'engagement verbal et virtuel de ne pas fermer de sites ni de procéder à des licenciements.

Ce qui est grave c'est que comme pour les banques l'Etat va être déçu par les industriels qui ne vont pas jouer le jeu. Certes officiellement ils ne vont pas fermer de sites ou procéder à des licenciements mais en réalité et comme le fait Arcelor-Mittal actuellement ils vont procéder à des départs volontaires récemment légalisés et procéder aux investissements nouveaux dans des pays à bas cout dans le but de survivre dans la crise.

C'est ainsi que PSA (Peugeot) vient d'annoncer qu'elle mettait en oeuvre un plan de départs volontaires pour 11.000 salariés en Europe dont 1.215 en France.

Combien de temps va-t-il falloir pour que nos dirigeants comprennent que la crise économique actuelle est une crise de système, celle de la mondialisation et du libéralisme international, qui ne pourra être résolue sans la mise en place d'un secteur public de l'économie venant compléter le secteur privé.

La politique systématique de privatisation débutée en 1986 au nom de la mondialisation et du libéralisme doit être remise en cause si l'on veut pouvoir sortir de la crise actuelle. Comme le démontre l'attitude des banques et maintenant celle des constructeurs automobiles toute aide donnée sans mise un place d'un secteur public concurrent (par la nationalisation d'un des deux groupes) sera sans effet, les entreprises ne songeant qu'à se sauver et non à sauver un pays ou une économie.
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N° 371  :  "Gandrange, Poweo, Blaringhem quelqu'un ment monsieur le Président de la République :"
Par gabdel le 07/02/2009
Le jeudi 05 février 2009, Nicolas Sarkozy explique à l'ensemble des français que si Poweo renonce à investir sur le site de Gandrange c'est parce que cette société est elle même en difficulté financière.
Que dès lors l'engagement qu'il avait personnellement pris envers les salariés dont l'un des sites va fermer au 01er avril 2009 concernant la ré-industrialisation du site ne pouvait être tenu. Il a ajouté que le problème essentiel de cette région était la formation les personnes ayant un niveau trop faible pour trouver du travail ailleurs.

Ce samedi 07 février 2009, le journal « La Voix du Nord » annonce que Poweo confirme qu'elle va investir pour 500 millions d'euros à Blaringhem (dans le Nord de la France) pour y construire une centrale électrique.

Dès lors Poweo ne renonce absolument pas à investir pour de prétendues difficultés financières, mais elle préfère investir à Blaringhem plutôt qu'à Gandrange.

La question qui se pose est donc celle de savoir qui ment ?

Est-ce Poweo qui ment au Président de la République en lui disant qu'elle ne peut investir à Gandrange en raison de difficultés financières ou est-ce Nicolas Sarkozy qui ment à l'ensemble des français sur les raisons du refus de Poweo d'investir à Gandrange ?

Où est la vérité ?
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N° 370  :  "Rendez-vous le 18 février 2009: Nicolas Sarkozy se tourne vers les partenaires sociaux."
Par gabdel le 05/02/2009
Nicolas Sarkozy pris à son propre piège reconnaît que le pays connait la plus grave crise économique depuis 100 ans, et appel les partenaires sociaux à discuter des mesures à prendre pour passer ce cap et aider les « victimes » de cette crise.

C'est, à mon avis, la première fois où le Président de la République discrédite totalement le gouvernement et la majorité parlementaire en les jugeant incapables de trouver des solutions à la crise.

En effet, en cas de crise et de changement de politique, la tradition républicaine et la Constitution de la Véme République conduisent le Président à trouver dans sa majorité les personnes porteuses de solutions pour former un gouvernement et mettre en œuvre les mesures annoncées par les ministres
et la majorité présidentielle.

Or, le Président de la République décide qu'il faut prendre des décisions mais que le gouvernement et la majorité parlementaire n'ont pas leur mot à dire puisque c'est lui qui va décider de ces mesures avec les partenaires sociaux.

Certes il n'y a pas de dissolution comme en 1997 mais la majorité parlementaire est considérée par le Président de la République comme étant incapable de lui donner un gouvernement et des mesures à appliquer pour faire face à la crise. Quand le Président explique qu'il va discuter avec les partenaires sociaux il met bien sur la touche la majorité parlementaire dans son ensemble et, comme il le dit lui même il a été élu pour agir et il se dit responsable de tout.

Ainsi face à la crise Nicolas Sarkozy se pose en homme providentiel et se propose de gérer l'ensemble de la crise seul avec les partenaires sociaux sans se soucier des idées et préoccupations de sa majorité parlementaire.

L'UMP a porté au pouvoir un homme qui « tue le père » en mettant de côté complètement ses partisans pour se sortir seul de l'impasse dans laquelle la politique inspirée par l'UMP l'a conduit.

Franchement, il ne faut pas avoir beaucoup d'orgueil ou de dignité pour être adhérent ou élu UMP.
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N° 369  :  "Incontestablement la tension monte !"
Par gabdel le 30/01/2009

- Les manifestations massives du 29.01.2009,

- le refus des syndicats de signer la nouvelle convention d'assurance chômage,

- le refus du parti socialiste de siéger aux questions d'actualités à l'Assemblée Nationale,

- la secrétaire nationale du parti socialiste qui parle de « casus belli » à propos de la réforme des collectivités territoiales,

- le Modem de François Bayrou votant pour la censure du gouvernement,

- l'incapacité du chef de l'Etat à changer de gouvernement et contraint de procéder à un remaniement « perlé » et étalé dans le temps,

- un Préfet de la République muté pour cause de « mauvais accueil » du Président de la République à l'occasion de la présentation de ses voeux au monde de l'éducation....

Tout démontre que la tension monte dans le pays et que le Président de la République n'a pas l'intention ou les moyens de changer de politique et de stratégie.

Que vont donc faire les élus du « Nouveau Centre » dont le seul fait de guerre politique et d'obtenir une augmentation de 2 euros de la redevance télévisuelle ?

Que vont décider les « collaborateurs » socialistes du Président de la République : Martin Hirsch, Bernard Kouchner, Fadela Amara ?

Eric Besson ayant choisi d'intégrer l'UMP et les élus du « Nouveau Centre » ayant refusé de voter la censure du gouvernement il semble que l'on s'oriente vers un statu quo politique ne laissant que la rue aux citoyens pour être entendue.

A chacun de prendre ses responsabilités.
Les commentaires :
(orlando):
n'importe quoi ! les manisfestants : toujours les mêmes aucun blocage, rien de rien: une voiture en panne sur l autoroute bloque plus de gens que 1500000 personnes qui font tut tut et qui agitent des drapeaux un préfet muté : c'est 1 personne ! le modem : c'est 3 personnes à tout casser le parti socialiste : 60 députes qui chantent la marseillaise la secrétaire : 1 personne.... franchement les opposants sont nuls et peu nombreux..... on est vraiment loin du mouvement massif avec toutes les familles dans la rue..... j'attends la prochaine manif avec impatience..
(gabdel):
Les faits sont indiscutables : 1) Le journal Aujourd'hui en France titre : "La manifestation qui a tout changé". 2) Le Figaro lui même reconnait la réussite et l'ampleur de la mobilisation du 29 janvier 2009. 3) Nicolas Sarkozy va intervenir sur TF1 et France 2 jeudi soir pour tenter de calmer le jeu surtout quand la Ministre de l'Economie annonce des chiffres du chômage très mauvais pour décembre 2008 et commence à parler de croissance négative pour 2009. Dece fait moi aussi j'attends avec impatience la prochaine manif...
 
N° 368  :  "Jean-François Copé et les grèves : les contradictions de l'UMP:"
Par gabdel le 28/01/2009
Plus mesuré que le porte parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, Jean François Copé invité de RTL ce matin a déploré qu'en France il ne puisse y avoir d'autres moyens que la grève pour ce faire entendre, surtout dans un pays où le dialogue social est une tradition.

Par ses déclarations, le chef de file de l'UMP illustre le discours officiel de son parti qui souhaite voir disparaître les grèves au profit d'une autre forme de contestation mais sans définir la forme de celle-ci.

Mais surtout, ces déclarations montrent les contradictions de l'UMP qui, dans les faits, mets tout en oeuvre pour que la grève soit le seul recours possible pour se faire entendre.

Ainsi, la réduction des droits des partis d'opposition qui n'ont aucune chance de faire tomber un gouvernement avant 2012 rend inutile tout recours à ces partis. La mise en place du quinquennat et la concomitance entre élection présidentielle et élections législatives faites au nom de l'efficacité et de lé réforme prive de crédibilité les partis d'opposition qui sont impuissant et donc incapable de relayer un malaise social.

De même, l'échec de la politique de mise sous tutelle du dialogue social mène celui-ci dans l'impasse. Pour rappel la mise sous tutelle du dialogue social consiste à imposer aux partenaires sociaux de négocier sur un ou des sujets dans un délai donner sous peine de se voir retirer la compétence de décision sur ce ou ces sujets par le gouvernement.

Cette méthode, inaugurée par Nicolas Sarkozy lui-même, et reprise par Xavier Bertrand au sujet du travail du dimanche récement aboutit à l'isolement de la CFDT pourtant favorable à l'UMP et la réforme et à l'impasse sur la convention d'assurance chômage attestant de la paralysie du dialogue social.

Tout en déplorant les grèves et manifestations de rue, l'UMP mets tout en oeuvre pour que la grève soit, plus que jamais le seul moyen d'exprimer un malaise et un refus dans notre société.
N'hésitant pas à clamer et répéter que le parti socialiste n'a pas d'idées ni de propositions, l'UMP oublie que Madame Ségoléne Royale en proposant la mise en place d'une démocratie participative a la mérite de proposer une alternative à la grève. L'UMP, elle, ne propose rien sur ce plan.
Les commentaires :
 
N° 367  :  "Frédéric Lefebvre, porte parole de l'UMP, veut sanctionner les délégués syndicaux et menace les élus du Parti Socialiste :"
Par gabdel le 26/01/2009
Xavier Bertrand à peine intronisé à la tête de l'UMP, le porte parole de ce parti franchi un pas de plus vers une dictature en demandant des sanctions contre les syndicalistes et en menaçant les élus du Parti Socialiste.

Comme prêtexte pour sanctionner les représentants syndicaux Monsieur Lefebvre prétend sanctionner les « abus » du recours au droit de grève, abus dont seuls les membres de l'UMP seraient aptes à juger. Comme référence ce Monsieur prend pour exemple les incidents de la gare Saint Lazare démontrant ainsi la fausseté de son analyse.

En effet, en ce qui concerne la gare Saint Lazare il n'y a pas d'abus de droit de grève mais réaction à la loi sur le service minimum et provocation du chef de l'Etat qui a déclaré que désormais quand il y avait grève en France on ne s'en apercevait même plus. Ce faisant, du fait de cet acharnement de l'UMP à s'en prendre aux cheminots et au droit de grève, l'exercice du droit de retrait des conducteurs de trains suite à l'agression d'un contrôleur a nécessité la décision par la direction de la SNCF de fermer la gare Saint Lazare par crainte d'affrontements entre les usagers et le personnel de la SNCF. Le Président de la République ayant vilipendé cette décision et de nouveau mis en cause les syndicats, l'interruption de trafic engendré par le fait qu'un homme se soit jeter sous un train a failli déclencher des incidents graves tant les usagers sont « remontés » par les discours haineux des élus de l'UMP à l'encontre des syndicats.

Aussi, à l'avant veille d'une journée de manifestation à l'appel de l'ensemble des syndicats, le porte parole de l'UMP dans son aspiration à un Etat totalitaire n'hésite pas à demander la création de sanctions à l'encontre des syndicalistes osant défiler pour réclamer des augmentations de salaires et de moyens à des élus qui s'augmentent chaque année leurs revenus et moyens matériels.

De même, constatant que le Parti Socialiste était de nouveau un parti d'opposition, Monsieur Lefebvre compare les élus socialistes à des élus de Corée du Nord capable d'actes de violences dans l'hémicycle. Car pour un élu UMP, s'opposer à la mise en place d'une dictature présidentielle est un acte anti-démocratique, et le simple fait de chanter « La Marseillaise » dans l'enceinte de l'Assemblée Nationale constitue un acte de violence comparable à ceux commis dans les pays totalitaires.

Plus que jamais la démocratie est en danger dans notre pays et le silence assourdissant des élus du « Nouveau Centre » fait craindre le pire sur la suite des évènements. Le sort de la République et de nos libertés reposent plus que jamais entre les mains des Sénateurs indépendants et modérés dont la sagesse peut seule nous préserver d'un troisième empire dont l'anachronisme n'aurait d'égal que le ridicule pour les générations futures.
Les commentaires :
(orlando):
Pour une fois que quelqu'un propose de supprimer tous les cons.
 
N° 366  :  "Bien joué Monsieur le Président de la République :"
Par gabdel le 23/01/2009
La récession économique amplifiée par la politique du gouvernement et la mise en place d'une « monocratie » présidentielle avaient toute les chances d'aboutir à un échec électoral de l'UMP aux élections européennes de 2009.

Cet échec pouvait même s'amplifier par le souhait de certaines catégories de citoyens de manifester leur mécontentement tout en étant des électeurs UMP.

Ainsi, les avocats et magistrats pouvaient être tentés de voter massivement pour d'autres listes suite aux fermetures et humiliations infligées par la Garde des Sceaux au monde judiciaire sous les ordres du chef de l'Etat.

Pour minimiser ce risque et tenant compte du fait que c'est en Ile de France qu'il y a le plus grand nombre d'avocats et juristes, le chef de l'UMP place Rachida Dati en seconde position sur la liste UMP en Ile de France pour les élections européennes.

Le but étant que le monde judiciaire « ulcéré » par la politique menée par le gouvernement vis-à-vis du corps judiciaire vote massivement pour la liste UMP pour être sur que Rachida Dati quitte le gouvernement et la France pour s'occuper des affaires européennes.

Capitaliser sur les membres du gouvernement impopulaires pour limiter la défaite aux européennes tout en les éloignant dans la perspective de 2012, c'est définitivement bien joué Monsieur le Président de la République.

Les commentaires :

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