N° 365 : "Motion de censure présentée par le Parti Socialiste : que vont faire les élus du Nouveau Centre ?"
Par gabdel le 19/01/2009
Martine Aubry a annoncé au nom du Parti Socialiste que le groupe socialiste à l'Assemblée Nationale allez déposer une motion de censure contre le gouvernement contre sa politique économique mais aussi sa réforme du droit d'amendement parlementaire visant à réduire les droits de l'opposition mais aussi ceux des minorités de la majorité présidentielle comme le Nouveau Centre.
La question qui est donc au cœur de cette motion de censure est celle du soutien ou non du Nouveau Centre aux réformes institutionnelles en cours initiées et réalisées par l'UMP.
A priori tout semble réuni pour que le Nouveau Centre vote cette motion de censure, tant le droit d'amendement est un des éléments primordial - avec l'ordre du jour - qui lui permet de peser sur la politique du gouvernement. Cependant, la volonté de s'afficher à droite en soutien de Nicolas Sarkozy qui est à l'origine de la scission avec François Bayrou risque fort de l'emporter, les avantages financiers liés à une appartenance majoritaire et une participation au gouvernement sont des arguments qui devraient emporter la décision chez ces centristes dont l'audace et le courage n'ont jamais été les vertus premières.
Dans une semaine nous serons fixés.
Les commentaires :
(konfu6us):
Allez Martine ! Tous contre Sarko !!!
Mais qu'est-ce qu'on fera sans Sarko ?...
(orlando):
je suis pour la pseudo diminution des droits de l'opposition...
1) je rapelle que l'on a voté pour avoir une majorité
2) donc à priori je suis pour que cette majorité et ce gouvernement propose des lois
3) je suis donc à priori POUR que ces lois soient votées.
4) si je suis dans l'opposition, je ne peux proposer que des amendements ,ou signale tel ou tel dérive de cette loi.
mais si tout le temps l'opposition s'oppose en changeant une virgule ou parlant de casimir..cela ne sert à rien..
de plus proposer un plan de relance fin janvier: les socialistes sont vraiment en retard
(gabdel):
Pourquoi alors ne pas aller vers une suppression de l'opposition et d'avoir une assemblée quavec les membres de l'UMP comme lors de la séance des questions au gouvernement de ce mercredi 21 janvier 2009 ?
Si c'est pour en arriver au parti unique comme en URSS ce n'était pas la peine de voter à droite ou de payer Jack Lang pour faire croire que la dernière réforme de la Constitution avait pour but de renforcer les pouvoirs de l'opposition.
On passe bien de l'ouverture à la fermeture voir au cadenassage du pouvoir législatif.
Mais ils ont où les centristes qui se disent défenseurs des libertés ?
(orlando):
ben oui
je ne vois pas pourquoi on nous demande de voter et si on gagne, on ne peut pas appliquer nos lois. il faut demander l'avis de ceux qui ont perdu et qui sont jamais d'accord...
on tourne en rond depuis 40 ans et rien ne se regle en france..
on passe son temps à discuter, à demander l'avais des uns et des autres..
et dans 20 ans, il y aura toujours des grevistes, des syndicats, des delinquants, du chomage etc.
pourtant le principe est simple:
on votre, on gagne, on fait nos lois..
si dans 5 ans les gens sont pas contents, ils votent pour un autre etc....
(gabdel):
Alors on est obligé d'être à 100% d'accord avec la majorité dans tout ce qu'elle fait sans contre-pouvoir pendant cinq ans.
Peu importe qu'elle ne fasse absolument pas le programme prévu ou que son programme soit complètement inadapté en cas de survenance d'une crise économique par exemple.
En bref on vote pour quelqu'un qui promet de baisser les impôts, d'aider la France qui se lève tôt et qui garantie une croissance de 5% par an. Une fois élu on se retrouve avec un homme qui augmente son salaire, donne de l'argent aux plus aisés, mène tout droit le pays en récession, décide tout d'un coup qu'il ne doit plus y avoir de publicités sur la télévision publique etc...
Et il faudrait tout accepter sans opposition pendant 5 ans ?
N° 364 : "La République des « minis »"
Par gabdel le 17/01/2009
L'actualité politique montre tous les jours et de plus en plus l'absolutisme du pouvoir du Président, comparé par certains à Napoléon et par lui-même à Louis 16. Il reste à qualifier les tenants du pouvoir législatif et du parti majoritaire pour donner aux générations futures l'image exacte de la situation actuelle.
A ce titre, l'UMP et la majorité parlementaire qui comprend les « Nouveaux Centristes » sont tout simplement des acteurs insignifiants ne donnant lieu qu'à de « minis » aménagements de la volonté présidentielle.
Ainsi, alors que la survenance de la crise économique aurait commandé un changement de Premier Ministre et de gouvernement pour montrer aux citoyens le sérieux avec lequel la majorité allait gérer cette crise, le Président de la République n'a procédé qu'à un « mini » remaniement sans changer de Premier Ministre, montrant ainsi qu'il était le seul décisionnaire et que tout changement de politique ne pouvait venir que de lui.
Le sommet du ridicule vient bien entendu du débat sur la loi de l'audiovisuelle et le « terrible affront » fait par les sénateurs de modifier une disposition d'un texte déjà appliqué par la seule volonté présidentielle. Même les assemblées les plus soumises de notre histoire constitutionnelle avaient plus de poids et de caractère que cette chambre d'enregistrement qu'est notre Parlement actuel.
Nos députés et sénateurs devraient comprendre que pour l'Histoire et face à la toute puissance du Président de la République ils vont passer à la postérité comme des « petits » soumis et sans envergures. Tous ceux qui n'ont eu de cesse de demander à François Mitterrand l'importance de la place qu'il occuperait dans l'Histoire devraient s'interroger sur l'image qu'ils donnent et vont laisser à leurs enfants qui hériteront de la France soumise et décérébrée qu'ils sont en train de créer actuellement.
Les commentaires :
(konfu6us):
C'est clair gabdel ! On dirait que Nico a sérieusement l'intention de nous inculquer le mazochisme ! lol
Plus sérieusement, je sens une petite note d'appréhension quand tu fais ton constat. Y a pas de quoi, man ! La France c'est la France ! Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'elle est France. Ais confiance en ton pays et garde ta lumière allumée. Sarko veut changer les règles mais il veut le faire tout seul. Résultat, il joue tout seul ! Il lui arrive avec la victimisation la même chose qu'à Pierre avec le loup. A force de jouer à la victime, il courre le risque de... Tant pis pour lui. Le monde est en phase critique. On a plus le temps d'attendre les bouffonneries. La France doit jouer son rôle maintenant ou se taire à jamais ! Or la France ne se tait jamais !!! C'est pour ça que c'est la France... S'il ne propose pas de véritable gouvernement, c'est parce que le président de la République n'a déjà plus de munitions !!! lol (si peu de mèche pour autant de dynamite!) C'est un précoce. Il s'emballe vite, puis trop, et au final, au moment de s'éclater, y a plus personne !
Je ne dis pas ici que les autres sont blancs comme neige ! Je ne dis pas que les parlementaires sont des saints. Je dis simplement que Nicolas n'en est pas un. Puisse-t-il me faire mentir !!! lol
(chiche !)
N° 363 : "Pour la réforme de notre système juridique - une page de mon journal."
Par konfu6us le 16/01/2009
Dimanche 22 avril 2007. Aimons-nous les uns les autres.
Ce n'est pas notre système judiciaire qu'il faut remettre en cause mais notre système juridique ! Lâchons la grappe aux juges car dans leur majorité, ce sont des gens merveilleux... (Luc 18,1-8)
Nemo censitur ignorare legem. Nul n'est censé ignorer la loi ! C'est ce qu'en droit on appelle une présomption irréfragable. C'est une proposition dont la preuve du contraire ne peut juridiquement être établie ! Cette organisation nous est indispensable, bien que nous ne connaissions pas tous la loi par coeur, car c'est à partir de cette présomption que nous sommes tous tenus par le droit. C'est elle qui lui donne concrètement du sens. Car même si notre connaissance de celui-ci n'est pas complète, ce postulat nous oblige à faire l'effort sinon de la connaître (la loi), au moins de la comprendre, afin de faire preuve d'un minimum d'autodiscpilne dans la société. En quelque sorte, cet axiome met juridiquement chacun devant sa conscience.
En gros, lors d'un jugement, le juge ne cherche pas à punir le coupable, mais plutôt à circonscrire le plus précisément que possible le champ de ses responsabilités dans les faits qui lui sont reprochés. Le but de la sentence n'est alors pas de châtier le coupable à la hauteur des crimes qu'il a commis (c'est pas oeil pour oeil, dent pour dent), mais de maintenir l'ordre dans la société en lui signifiant publiquement ses responsabilités et ses manquements vis-à-vis de cette société ! Afin qu'il en ait honte.
Entre le moment où elle nous aura montré le chemin pour la première fois et celui ou elle nous contraindra réellement à le suivre, la conscience sera la seule loi qui fera le lien juridique temporel. Car nous sommes libres. Et puis aussi parce qu'il ne pourrait se trouver un juge derrière chaque citoyen dans la présente réalité. Sinon, pourquoi le système judiciaire s'encombrerait-il de la présomption d'innocence ?!!
Le bon jugement n'est donc pas celui qui punit sévèrement pour l'exemple (le système judiciaire, ça ne sert pas à gouverner !), mais celui dont la critique est suffisamment juste pour que le coupable porte le poids de ses actes sur sa propre conscience ! Il ne doit pas être dur pour corriger, mais juste pour la même raison. c'est ça pardonner ! Non oublier, mais comprendre l'erreur. La clef du système est alors la prescription ! C'est-à-dire le travail du temps sur note conscience ! Ainsi, il est inutile de maintenir un individu en détention à partir du moment où il a reconnu sa culpabilité et a pris conscience de la portée de ses actes, c'est-à-dire dès lors qu'au bout d'un certain temps l'ordre est revenu dans la société et que le coupable ne risque plus de récidiver ! On admet alors que le temps a réparé les choses et que l'affaire peut être classée !
Oui, la justice des hommes est imparfaite. Toutefois, la voie judiciaire n'est que la solution de dernier recours. c'est le dernier rempart, le dernier geste pour maintenir l'ordre dans la société. Il existe pourtant une façon beaucoup plus pacifique de maintenir cet ordre ! Car la loi n'a rien de sadique dans son essence. C'est en amont qu'il faut serrer les boulons !
Ce n'est ni aux juges (par la jurisprudence), ni aux multinationales, ni d'ailleurs aux médias, aux partis politiques, ou à quelqu'autre groupe de défense d'intérêts particuliers (fût-il une élite) que revient la tâche de dire le droit, mais à la République indivisble, au peuple dans sa version intégrale, en exprimant par des procédés équitables une véritable direction nationale (cf. démocratie séquentielle) ! Dès lors, il lui suffira de suivre la direction qu'il se sera lui-même choisi, sans que la loi ne soit contrainte de l'y contraindre ! En somme, pour que la loi ne soit plus forcée de nous forcer, il suffit qu'elle nous montre le bon chemin... Et donc qu'on le choisisse bien !
Ce que je veux dire c'est que, si notre système judiciaire craque, ce n'est pas parce qu'il n'est pas bon, mais parce qu'il est mal employé. Mal entretenu ! Donc la crasse bouchonne dans les tuyaux et ça déborde ! Un juge, c'est indépendant, ou ce n'est pas un juge ! Par définition. Le problème de la justice aujourd'hui ne tient pas à ses règles, ou même à ses organes, mais à son emploi par notre société ! Le système est engorgé, nécessairement il sature ! Cependant, si le travail législatif était correctement réalisé, il n'y aurait aucune raison pour que nos prisons soient aussi surchargées !...
Si le législateur prenait véritablement le temps d'écouter les attentes profondes du peuple qui l'élit, il n'y aurait aucune raison pour qu'on se déteste autant les uns les autres !
Les commentaires :
(konfu6us):
Le journal en question est accessible à l'adresse suivante :
myspace/cedricadelon
Bienvenue à tout le monde !
N° 362 : "La démocratie séquentielle - Constitution tyrannique de la sixième République."
Par konfu6us le 14/01/2009
Pour moi, la démocratie tient en un système naturel de trois institutions souveraines et indépendantes. Le reste, c'est beaucoup de protocole...
Article I. La séquence démocratique.
.....Au cours d'un scrutin démocratique, la majorité absolue des suffrages exprimés emporte l'élection. .....Sont exprimés tous les suffrages non blanc ni nul. .....Le vote blanc est réputé exprimé chaque fois qu'il emporte une majorité absolue. Il annule le scrutin. Il est alors procédé à un nouveau scrutin.
Article II. L'électeur.
.....Est inscrit d'office sur les listes électorales à sa majorité et peut voter tout national français des deux sexes jouissant de ses droits civils et politiques. .....Cette inscription s'annule à la demande expresse de l'électeur et reprend effet par le même moyen. .....Son retrait par un citoyen des listes électorales entraîne pour sept ans la déchéance de ses droits politiques. Durant ce temps, il ne peut ni voter, ni être élu.
Article III. L'opinion publique.
.....Tout mandat démocratique appelle une fois l'an un SOR (Sondage d'Opinion Référendaire). .....Au cours d'un SOR, l'abstention confirme l'élu dans sa fonction tandis qu'une majorité absolue de votes blancs le désavoue et déclenche un scrutin démocratique. .....Au terme de six ans sans alternance, il est automatiquement procédé à un scrutin démocratique la septième année.
C'est ce que j'appelle de la démocratie séquentielle !
Ce système normatif étant le prolongement littéraire d'un état de fait, il ne nécessite pas d'être ratifié pour dire son droit. En d'autres termes, ces principes se revendiquent de l'autorité naturelle. Ils n'ont donc pas besoin de s'appeler loi pour être reconnus par ceux à qui ils s'adressent. Nous saurons quoi en faire le moment venu.
daniel97228.skyrock.com
Les commentaires :
(orlando):
cher confusius,
peut-on remettre chaque année en cause le vote précédent ...
j'ai besoin d'en savoir donc plus sur votre S.O.R.
merci
(konfu6us):
Réponse à Orlando:
Le président doit-il dissoudre quand bon lui semble puisqu'il le peut ?
En accolant cette question à la tienne, nous touchons au coeur de la République : la dissuasion. Le SOR est une institution systémique naturelle. Je ne l'invente pas. Je me contente de le décrire. Parce que la République ne saurait trouver de définition positive exacte, j'utilise un négatif pour mettre en évidence les rouages de la V° que je considère comme un système parfait. Je dénonce le mauvais usage qui en est fait par notre société en proposant un mode d'emploi. Pour en savoir davantage sur ma fameuse démocratie séquentielle, je t'invite à consulter mon livre sur over-blog. Ca s'appelle "Motivé !" et j'ai consacré 7 années de ma vie à le concocter. J'y travaille depuis le 11 septembre 2001. Ca sortira bientôt en librairie...
cedricadelon.over-blog.com
Sinon, pour te répondre plus directement, oui. Non seulement on peut remettre en cause nos institutions tous les ans, mais en plus on se doit de le faire ! C'est ce qui fait toute la valeur de notre démocratie. Nos intitutions tolèrent la contestation. Mieux ! Elles la revendiquent !!! Si tel n'était plus le cas, nous ne serions pas plus en démocratie que la Chine, l'Inde ou le Pakistan. Nous aurions simplement un autre délire, mais il ne serait plus démocratique.
Merci Orlando de ta question. Elle est ultra-pertinente.
à pistache, frangin !
(orlando):
oui mais pourquoi pas dire tous les 6 mois ou toutes les semaines !
pourquoi choisir tous les ans..
mon député construit un lycée en 2008.
en 2009 je ne vote plus pour lui , que devient donc ce collége, les lois, les investissements et les projets ? :
si une majorité de personne dit tous les ans "tu est nul, je te vire". super! il est viré!; mais que devient tout ce qu'il aura créée?
il faut que je réfléchisse à ta proposition
à bientôt
(konfu6us):
Je t'invite à inspirer ta réflexion de mon bouquin.
Pour répondre à ton interrogation, j'ai choisi un an parce que symboliquement, ce chiffre représente bien l'objectif que je poursuis. Il parle à tout le monde pareil ! Tu suis ?!... Mais ça reste symbolique ! Mon but n'est pas de déclencher une élection tous les ans. Mon but est de donner une flexibilité à la volonté populaire pour enfin lui permettre de s'exprimer. Nous en avons largement les moyens aujourd'hui ! Je ne veux donc pas d'une élection tous les ans mais d'une élection quand c'est nécessaire ! C'est-à-dire quand le peuple le réclame. C'est pour ça que je crée juridiquement cette possibilité de réclamation. Elle n'existe pas encore. Elle n'a jamais existé.
Mais je comprends très bien les craintes que tu dissimules derrière cette question. C'est parce que tu ne considères pas la démocratie séquentielle en mouvement. Tu es pour l'instant coincé dans les a priori que nous impose le système autoritaire que nous subissons encore. Cet état de fait ne se prolongera plus très longtemps. Avec le millénaire le monde tourne une page. Aujourd'hui, en 2010, il faut se crever les yeux pour ne pas Le voir. J'ai confiance en le peuple.
Merci de faire vivre cet article fréro !
(konfu6us):
Supplément de réponse :
Si j'ai créé un automate, c'est pour qu'il fonctionne automatiquement... S'il faut encore pédaler, à quoi bon créer ?
N° 361 : "Jean François Copé se livre à une campagne anti-parlementaire sur internet :"
Par gabdel le 13/01/2009
Alors que Jean-Pierre Raffarin dénonce l'anomalie institutionnelle que constitue le fait de débattre au Sénat du bien fondé d'une loi déjà appliquée (loi sur la réforme de l'audiovisuelle), Jean François Copé diffuse sur son blog une vidéo dénonçant les blocages parlementaires liés au droit d'amendement des députés (voir le lien dans la rubrique "le blog des politiques").
Ceux qui ignorent ce que peut être la manipulation mentale et la propagande doivent regarder cette vidéo qui consiste en un montage reprenant des instants de plus de 15 ans de travail parlementaire pour tenter de faire croire que c'est le droit d'amendement des parlementaires qui bloque l'adoption des lois.
Bien entendu, la diffusion de cette œuvre de propagande contre le droit d'amendement des députés et sénateurs n'est pas neutre puisque l'Assemblée Nationale adopte en ce moment les dispositions légales relatives à la procédure parlementaire rendue nécessaire par la dernière réforme de la Constitution.
Or, non pas l'opposition du Parti Socialiste, mais celle de certains membres de l'UMP rendent difficiles l'adoption de réforme (audiovisuelle publique) voir empêche leur vote (loi sur le travail du dimanche) et donc freine la toute puissance régalienne du chef de l'Etat.
En limitant en nombre et/ou dans le temps le droit d'amendement des élus de la Nation ce n'est pas l'opposition qui est visée, mais bel et bien les parlementaires de l'UMP qui ne comprennent pas qu'ils n'ont comme seules fonctions que d'approuver, sans les modifier, les volontés et décisions du Président de la République, seul détenteur de la vérité dans ce pays anciennement démocratique qui s'appelle la France.
Les commentaires :
N° 360 : "Patrick Devedjan confirme au Grand Jury RTL que la réforme de l'instruction a pour but de protéger les politiques :"
Par gabdel le 11/01/2009
Au cours du Grand Jury de RTL, Patrick Devedjan a été très clair en ce qui concerne la réforme annoncée du juge d'instruction. Pour lui, elle a pour but de permettre à l'un de ses amis politiques mis en examen depuis 15 ans de pouvoir s'adresser au futur »juge de l'instruction » pour ne plus être inquiété.
Propos confirmés par Etienne Mougeotte, pour qui la dite réforme, doit pouvoir permettre à Julien Dray d'avoir accès à son dossier avant même les juges instructeurs pour préparer sa défense et les prendre de cours.
Ainsi, les hommes politiques sont en train de se constituer une immunité pénale,sans se cacher et sans que cela ne suscite de véritables réactions. Il faut dire, qu'en instaurant la règle selon laquelle tout député qui aura accepté d'être ministre retrouvera son poste de député une fois ses fonctions ministérielles terminées, la majorité s'assure le pouvoir jusque 2012 en limitant les élections partielles.
La prochaine étape est le re-découpage des circonscriptions législatives que le gouvernement va pouvoir faire par voie d'ordonnance.
Arrivée en 2012, les députés UMP bien installés dans des circonscriptions découpés à leur mesure et doté d'une impunité pénale seront assurés de rester au pouvoir « ad vitam eternam ».
La démocratie meurt dans un silence assourdissant, en 2012 le mal sera fait.
Les commentaires :
N° 359 : "Le dépeçage programmé du juge d'instruction:"
Par gabdel le 07/01/2009
Depuis sa création par le Code Napoléon, le juge d'instruction a toujours été perçu comme un homme ayant un pouvoir exorbitant faisant peur aux hommes politiques eux-mêmes. Aussi, après quelques tentatives avortées (comme le Tribunal d'instruction souhaité par Albin Chalandon dans les années 1980), le pouvoir politique va réussir à retirer au juge d'instruction son pouvoir principal à savoir celui de la mise en détention.
Ainsi, avec un juge des libertés chargé de mettre en détention ou non une personne mise en examen, le juge d'instruction était sensé ne plus faire peur notamment aux hommes politiques.
Cependant, de l'affaire « clearstream » en passant par celle de l'interpellation de l'ancien rédacteur de « Libération » et bien sur le dossier « Outreau » il est apparu que cela ne suffisait pas pour calmer les craintes de la classe politique effrayée par la perspective d'être mise en examen et confrontée avec un juge d'instruction dont l'indépendance du pouvoir politique est garantie par la Constitution.
Aussi, le Président de la République actuel continuateur de la logique de confusion des pouvoirs, va tout naturellement retirer le pouvoir d'instruire au juge d'instruction pour le confier au Procureur de la République dépendant du Ministère de la Justice Le juge d'instruction devenant le juge de l'instruction chargé de faire respecter le contradictoire entre l'accusation et la défense.
Le but est d'obtenir une procédure pénale à l'américaine où le service du Procureur assure les poursuites et l'accusation et les personnes accusées et leurs avocats assurent la défense et le tribunal de l'instruction tranche entre les deux thèses.
Bien entendu les hommes politique ne diront jamais qu'ils souhaitent adopter le système accusatoire américain pour se mettre à l'abri des poursuites. Ils diront que c'est pour limiter les erreurs comme dans le dossier d'Outreau.
C'est oublier que par ce système aux USA il y a beaucoup plus de noirs et de pauvres qui sont condamnés car ils faut avoir énormément de moyens pour se défendre. Que de nombreux Etats sont obligé de suspendre des exécutions tellement il y a d'erreurs judiciaires.
Mais c'est ainsi. Alors que la France il y a 200 ans donnait au monde un modèle au-travers des codifications, aujourd'hui elle se contente d'adopter de pâles copies d'autres systèmes faute de moyens mais surtout d'intelligence démocratique.