N° 344 : "L'UMP confond le pouvoir d'acheter et le pouvoir d'achat:"
Par gabdel le 14/12/2008
Nicolas Sarkozy estime qu'il est nécessaire de favoriser le travail le dimanche pour promouvoir la valeur travail et donner du pouvoir d'achat aux salariés.
Or, le Président de la République confond pouvoir d'acheter et pouvoir d'achat et valeur travail et appât du gain.
En premier lieu ouvrir les magasins le dimanche c'est donner du pouvoir d'acheter à tout le monde. Au lieu de pouvoir faire mes courses du lundi au samedi je vais pouvoir le faire du lundi au dimanche. Outre que ce gain est minime dans la mesure où avec internet je peux faire mes courses quand je veux même la nuit et même dans le domaine alimentaire (avec les sites comme chronodrive ou auchandrive), cela ne donne nullement du pouvoir d'achat. En aucune façon on ne me donne une somme d'argent pour acheter le dimanche au lieu de la semaine. Donc pour la grande majorité des français il n'y a pas de gain de pouvoir d'achat.
L'argument du pouvoir d'achat donner aux salariés, notamment ceux à temps partiels, qui accepteront de travailler le dimanche ne tient pas non plus compte tenu du développement des caisses automatiques dans les grandes surfaces.
Aucune disposition du texte sur le travail le dimanche n'imposant aux employeurs le fait de devoir proposer de travailler le dimanche en priorité aux travailleurs à temps partiel rend illusoire toute augmentation du pouvoir d'achat car des caisses automatiques cela ne dépensent pas.
Les grandes surfaces attendent le vote de cette loi pour réduire leurs effectifs car pour l'instant elles ont besoin de salariés conditionnés et manipulés pour défiler et revendiquer le droit de travailler le dimanche. Par la suite elles feront tout pour n'avoir qu'un nombre de personnes présentes le dimanche le plus faible possible en faisant travailler les salariés le samedi après l'ouverture pour préparer le magasin et en donnant la priorité aux caisses automatiques.
En second lieu, la promotion d'une valeur, celle de la solidarité avec les personnes âgées, était déjà l'argument avancé pour supprimer le lundi de Pentecôte férié. Or, la nécessité de respecter les traditions locales (les ferias) puis le rythme de vie des enfants (tournois de football) et le respect des religions ont amené le gouvernement à renoncer à cette suppression du caractère férié du lundi de Pentecôte.
En l'espèce, la seule valeur qui est mise en avant est celle de l'appât du gain et non celle de travail. En effet, ce ne sont pas les industries ou les administrations qui pourront ouvrir mais les commerces et les grandes surfaces. Surtout il n'est laissé aucun moyen aux maires des communes concernées (Paris, Lyon, Marseille, Lille) pour interdire l'ouverture le dimanche sur tout ou partie du territoire de leur commune pour faire respecter les valeurs familiales, religieuses ou le déroulement des fêtes locales.
En fait le texte ne fait que mettre en avant l'appât du gain pour les plus aisés comme seule valeur digne d'intérêt comme les réformes précédentes. Cette politique va, comme dans les crises passées, nous faire connaître une période de récession plus rude et plus longue que les autres pays, la Banque de France venant d'annoncer - 0,7 % du PIB au titre du quatrième trimestre 2008.
Les commentaires :
N° 343 : "Extension du travail le dimanche : de la promotion de la valeur du travail à la volonté malsaine de détruire les repères collectifs :"
Par gabdel le 12/12/2008
Dans le cadre du débat sur la généralisation du travail le dimanche, l'archevêque de Paris André 23 a qualifié de malsaine la volonté d'étendre les exceptions au repos du dimanche prévues dans la proposition de loi débattue actuellement à l'Assemblée Nationale et fondée uniquement sur l'appât du gain et le profit.
Plus généralement André 23 qui, en tant qu'ecclésiastique, mais aussi comme citoyen et observateur averti de notre société, constate que l'on est passé de la revalorisation de la valeur travail à la perversion de cette valeur au-travers de la seule recherche de gains et de profits au détriment des valeurs familiales et collectives.
Ce faisant, l'archevêque de Paris a trouvé le qualificatif qui correspond le mieux à la politique du chef de l'Etat et à l'action de son gouvernement. En effet, outre le fait de devoir travailler le dimanche il est malsain :
- de ne pas avoir d'élection nationale avant 2012 alors qu'aux USA par exemple ils votent tous lesdeux ans;
- de laisser entendre que l'on va « trier » les enfants à partir de 3 ans ou permettre de mettre en prison des enfants de 12 ans;
- de contraindre les syndicats de salariés à négocier sous la menace d'adoption de dispositionslégislatives contraires à leurs attentes;
- de forcer la main à des parlementaires qui tentent de faire croire que la dernière réforme de laConstitution a donné plus de pouvoir au Parlement;
- de faire croire aux salariés victimes de plans sociaux ou de chômage partiel que ce sont les heures supplémentaires qui vont leur permettre de sauver leur situation;
- de faire croire aux salariés qui peuvent à tout moment se voir légalement proposer « une rupture conventionnelle" de leur contrat de travail qu'ils pourront refuser de travailler le dimanche:
- de faire croire aux jeunes que les réformes réalisées ou souhaitées dans le domaine de l'éducation sont faites dans leur intérêt ;
- de mener une politique anxiogène consistant à expliquer aux français que pour qu'eux mêmes et surtout leurs enfants puissent vivre décemment ils devront travailler 48 heures par semaine, samedi et dimanche inclus et ce jusqu'à 70 ans;
- de faire croire qu'il est juste de retirer une demi-part aux veuves pour qu'elles paient des impôts et de rembours à ceux qui paient plus de 50 % d'impôt le trop perçu :
- de contourner le refus des peuples d'Europe de la Constitution Européenne en faisant ratifier un traité par les seuls Parlements ou en contraignant les peuples qui ont refusé à revoter;
- de faire croire à tout le monde qu'il est urgent, indispensable et dans l'intérêt de tous de supprimer la publicité sur la télévision publique pour pouvoir indexer la redevance sur l'inflation et donc de l'augmenter chaque année.
Oui la volonté de Nicolas Sarkozy d'imposer la généralisation des exceptions au travail du dimanche est malsaine, mais au delà c'est l'ensemble de sa politique qu'il l'est.
Les commentaires :
N° 342 : "« Et toi tu proposes quoi ? »"
Par gabdel le 10/12/2008
Face à l'échec de la politique de Nicolas Sarkozy et l'absurdité de nombreuses réformes passées et à venir, la réponse des partisans du Président de la République est toujours la même : « Et toi tu proposes quoi ? ».
Par cette réponse les aficionados de l'UMP entendent profiter le plus longtemps possible des divisions du parti socialiste et de la complicité de fait des syndicats pour faire passer les réformes voulues par le gouvernement.
Aussi pour répondre collectivement à ces défenseurs de la pensée et de l'action elyséenne faisons quelques propositions pour lancer le débat.
1)Une véritable action contre l'aggravation des déficits :
L'une des caractéristiques essentielles de la France est sa tendance à toujours être en déficit : déficit budgétaire, déficit du commerce extérieur, déficit de la sécurité sociale etc... Il faut donc agir pour résoudre ces déficits en agissant autant sur les dépenses que sur les recettes.
En ce qui concerne les dépenses il faut une véritable politique de réduction des couts de fonctionnement qui commence par le sommet c'est-à-dire l'Elysée, la Parlement et le gouvernement. Il faut donc tout de suite faire adopter dans le collectif budgétaire le principe d'une baisse de 10 % du budget de l'Elysée, de chaque ministère, de l'Assemblée Nationale et du Sénat avec l'indication de l'extension de cette mesure à l'ensemble des préfectures et consulats pour 2009.
En ce qui concerne les recettes il est urgent de rétablir des impositions abandonnées pour éviter qu'après 2010, 2012 puis désormais 2014 le retour à l'équilibre budgétaire soit programmé pour la « saint glinglin ».
Aussi il est impératif de porter le bouclier fiscal dès maintenant à 55 % et de rétablir en partie les droits de succession supprimés pour trouver de nouvelles recettes et donc de nouvelles marges de manoeuvres notamment pour financer sans emprunter les grands travaux publics annoncés pour éviter l'aggravation de la récession économique.
La réduction de l'exonération des charges sur les heures supplémentaires dans le but de financer les mesures de chômages partiels et permettre une réduction des charges salariales et patronales de 1 à 2 % sur les assurances chômages pour l'ensemble des salaires.
L'adoption d'une véritable stratégie à l'international pour aider les entreprises à exporter en cessant de réaliser des nominations de complaisances ou de copinages dans les instances internationales pour nommer de véritables experts dotés d'une stratégie et d'une ligne de conduite fixée au sommet de l'Etat.
2)La suspension voir le retrait de réformes absurdes et contre-productives :
En premier lieu il faut cesser la politique de suppression de postes systématiques dans la fonction publique qui n'a pour but que de conforter dans leurs fantasmes tous ceux qui pensent que les fonctionnaires « ne foutent rien et sont trop payés ».
Non seulement cette politique coute plus qu'elle ne rapporte au budget de l'Etat mais elle n'apporte aucun avantage aux entreprises. A l'inverse, négocier avec les syndicats pour que les services publics et administrations soient ouverts au public jusque 22 heures et toute la journée les samedis pourraient être un plus considérable pour les particuliers mais aussi pour les entreprises.
En second lieu il faut abandonner la réforme de l'audiovisuelle qui va aboutir à des taxes supplémentaires et une augmentation de la redevance par indexation sur l'inflation.C'est une réforme inutile et insensée dans une phase où il est nécessaire de trouver des ressources pour combler les déficits. La publicité est un manque à gagner que l'Etat ne peut abandonner sans aggraver le cout du service public de l'audiovisuel et donc des dépenses de l'Etat.
3)Une nouvelle politique européenne:
La politique européenne française relève du masochisme puisqu'elle s'ingénie à être le moteur de dispositions européennes qui se retournent contre elle et ses intérêts.
Ainsi, la condamnation de la France à une amende de 10 millions d'euros pour le retard pris dans la transposition en droit français de la directive européenne relative aux OGM.
Pourtant la France continue à perdre son temps à porter à bout de bras des projets de traités qui n'interresent pas les populations au lieu de défendre ses intérêts. Après l'échec de la Constitution Européenne, Nicolas Sarkozy remue« ciel et terre « pour faire adopter son Traité de Lisbonne mais n'obtient pas , en contrepartie la possibilité de réduire la TVA sur certains secteurs comme la restauration.
A l'image de la Grande Bretagne qui n'hésite pas à baisser sa TVA de 2 %, la France devrait baisser d'office sa TVA sur la restauration dans le cadre de son plan de relance de l'économie et de faire comprendre aux européens que c'est le minimum qu'ils puissent consentir pour que la France continue à être le moteur d'une construction européenne qui profite à tous.
Mauvaises, ridicules, idiotes, irréalisables.... Peu importe. Ses propositions ont le mérite d'exister et d'ouvrir le débat en passant outre la rituelle question : « Et toi tu proposes quoi ? »
Les commentaires :
N° 341 : "Le contrôle des licenciements économiques : une vaste rigolade."
Par gabdel le 09/12/2008
Benoît Hamon au nom du Parti Socialiste réclame la possibilité de contrôler les licenciements économiques pour éviter les licenciements « boursiers », c'est-à-dire fondés uniquement sur la volonté de donner des dividendes aux actionnaires malgré la baisse d'activité et du résultat de l'entreprise.
Sans hésiter, le nouveau porte parole du Parti Socialiste évoque la possibilité pour les salariés de ne pas accepter les plans sociaux voir de les contester en justice en faisant comme si la loi de modernisation sociale n'avait pas été promulguée.
En effet, la loi de modernisation du marché du travail en date du 25 juin 2008 a légalisé la rupture conventionnelle du contrat de travail et permis ainsi à la grande majorité des plans sociaux actuels de reposer sur des départs volontaires et non sur des licenciements.
Dès lors, sur quelles bases des salariés ou des syndicats pourraient ils contester des plans sociaux ne prévoyant pas ou peu de licenciements mais des départs volontaires ?
Comment le leader du Parti Socialiste pourra dire aux signataires de l'accord qui a servi de base à cette loi (CFDT, FO, CFTC, CGC...) qu'ils ont eu tort d'adopter ce dispositif de départs volontaires ?
Mr Hamon désolé de vous dire que les entreprises qui ont de l'argent ne réalisent pas des licenciements mais négocient et rédigent des conventions de départ volontaire. Les entreprises qui procèdent à des licenciements sont celles qui sont réellement en difficultés et n'ont pas les moyens de financer le départ de leurs collaborateurs.
Pour être crédible le Parti Socialiste doit s'adapter aux réformes réalisées depuis l'élection de Nicolas Sarkozy avec la collaboration des syndicats voir de certains membres du parti comme Jack Lang.
Aussi rétablir l'autorisation administrative de licenciement ne servirait à rien si ce n'est accélérer la chute de nombreuses TPE et PME fragilisées par la crise que traverse notre pays.
En revanche, faire corps avec le corps social et les syndicats piqués par l'échec des prudhommales pour s'opposer aux réformes dévastatrices voulues par le gouvernement serait déjà une avancée majeure dans notre pays et un retour à la démocratie.
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N° 340 : "Encourageons les auteurs de politiblog.fr pour cette initiativre d'entreprise"
Par gerald le 08/12/2008
Bonjour,
Je ne ferai pas de critique pour une fois ... Au contraire, je tenais même à féliciter les auteurs de www.politiblog.fr en particulier notre informaticien qui a mis en place le site www.politiblog.fr et notre chroniqueur principal gabdel (même si nous ne partageons pas ses prises de position).
www.politiblog.fr vous donne en effet l'avantage en tant que particulier, acteurs économique, chroniqueur ou élu, de pouvoir exprimer GRATUITEMENT sur la toile votre point de vue, sur des sujets importants, en évitant SVP la grossierté et la diffamation. Avec une fois encore tous nos encouragements aux deux auteurs pour cette véritable initiative d'entreprise. GERALD
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N° 339 : "La dernière blague de l'UMP : le droit du salarié de refuser de travailler le dimanche :"
Par gabdel le 08/12/2008
Après l'invention du droit opposable qui ne sert à rien, du travailler plus pour gagner plus qui nous mène tout droit à la banqueroute, du statut auto-entrepreneur permettant à tous les chômeurs , RMIstes et sans abris de devenir chef d'entreprise et de toucher le RSA, l'UMP renouvelle sa gamme en sortant « le droit du salarié de refuser de travailler le dimanche ».
En effet, pour faire passer une régression sociale évidente pour l'ensemble de la société et face à la réticence de quelques députés UMP un peu lucides, Laurent Wauquiez propose d'inscrire dans la loi libéralisant le travail le dimanche « le droit pour tout salarié de refuser de travailler le dimanche » qui montre bien le cynisme et l'humour de l'UMP.
Comment un salarié peut refuser de travailler le dimanche alors que son employeur peut refuser ses dates de congé ? Un aménagement de son temps de travail pour s'occuper d'un enfant malade ? La prise d'un congé sans solde pour s'occuper de son parent mourant ? D'augmenter son temps de travail dans la semaine ? Une augmentation de salaire ? Le remboursement des frais de transport ? Le renouvellement de son contrat à durée déterminée ?
Comment peut-on dire non à un employeur qui peut du jour au lendemain vous signifier qu'il ne souhaite plus vous garder et vous propose une rupture conventionnelle de votre contrat ?
Mesdames et Messieurs de l'UMP il n'y a pas seulement en matière d'environnement que vos enfants vous jugerons sur votre action, mais aussi sur le modèle de société que vous leurs léguerez.
Les commentaires :
(orlando):
moi je suis pour le fait de pouvoir travailler le dimanche !
on dit que cela ne sert à rien, que cela ne va pas créer de l'emploi , que les gens qui achetent la semaine iront le dimanche à la place....
je veux bien...
mais à partir de ce principe on peut tout dénigrer !
exemple: travailler 35 heures pourquoi pas 32
pourquoi pas prendre sa retraite à 45 ans ? on peut dire n'importe quoi!!!!
je préfére tout ce qui m'autorise plutot que tout ce qui m'interdit....
bravo xavier bertrand
N° 338 : "Prison à 12 ans : François Fillon a donc une âme et l'UMP une conscience :"
Par gabdel le 06/12/2008
C'est avec un profond soulagement que l'on peut enfin écrire un article positif envers l'UMP. Alors que les rumeurs les plus folles courraient à propos d'un repérage des enfants dangereux dès l'age de 3 ans et du bon sens que pourrait constituer le fait de mettre des enfants de 12 ans en prison, François Fillon a rappelé qu'il avait une âme et qu'il était Premier Ministre.
En effet, conscient que l'on comptabilise plus de 100 suicides en prison depuis le début de l'année et que la France est régulièrement pointée du doigt par la communauté internationale pour les conditions dégradantes de ses prisons, le Premier Ministre a déclaré qu'il n'était pas question de mettre des enfants en prison à 12 ans et qu'il n'y avait aucun projet en ce sens.
Saint Nicolas prend bien des visages et peut surgir de là où on l'attend le moins. J'espère qu'il ira jusqu'au bout et qu'il renverra la mère « fouettard » de son gouvernement.
Les commentaires :
(le_vrai_roy_de_france):
Ici on refuse l'éthique, c'est normal sur un site politique, non ?