La naissance du « Parti de Gauche » créé par Messieurs Jean-Luc Mélenchon et Serge Dolez est incontestablement une bonne nouvelle même s'il pose des questions sur l'avenir du parti socialiste.
Que l'on soit de droite ou de gauche, la naissance d'un nouveau parti politique, est, dans une démocratie une bonne nouvelle. Elle l'est d'autant plus qu'à quelques jours de son congrès à Reims l'avenir du Parti Socialiste est en jeu et avec lui la direction qui sera prise par l'opposition dans notre pays.
En effet, à l'instar de la CFDT de Nicole Notat sur le sujet des retraites, le parti socialiste de Lionel Jospin et de François Hollande a collaboré avec l'UMP pour instaurer une « dictature républicaine » au nom de la nécessité des réformes. Cela c'est fait par l'adoption du quinquennat et de la concomitance de l'élection présidentielle et des élections législatives confirmée par l'adoption de la dernière modification de la Constitution de 1958.
Grâce à cette collaboration, il n'y a pas d'élections nationales prévues dans notre pays avant la prochaine élection présidentielle et la tentation de repoussée les élections régionales est présente tant à droite qu'à gauche. Nicolas Sarkozy prévoit de fusionner les Conseils Généraux et les Conseils Régionaux et à installé pour ce faire une Commission présidée par Edouard Balladur. Au travers de cette réforme se trouve posé le maintien ou le report des élections régionales prévues en 2010. Compte tenu de l'année déplorable qui s'annonce pour la France en 2009, l'UMP ne serait pas opposé à ce qu'on reporte les élections régionales à une date ultérieure correspondant au délai nécessaire pour la mise en place de la réforme annoncée. Le parti socialiste qui détient la majorité dans tous les Conseils Régionaux est tenté d'accepter ce report de crainte de perdre la majorité dans certains de ces Conseils.
Selon la ligne politique qui l'emportera au Congrès de Reims nous saurons, à partir du 20 novembre, si la France à certes un pilote installé pour cinq ans mais si elle possède encore les ailes de la liberté et de la démocratie ou si à l'instar de tous les Etats totalitaires elle est comme un avion sans ailes errant sans âme dans la nuit...
Les commentaires :
N° 322 : "François Fillon ou le paradoxe d'une politique anxiogène :"
Par gabdel le 12/11/2008
Face à la perspective de plus en plus grande de croissance nulle pour 2009 le Premier Ministre déclare qu'il ne veut pas parler de récession car : « parler de récession quand on y est pas, c'est casser inutilement le moral des entreprises, des consommateurs, c'est aggravée psychologiquement la situation » (Associated press 11.11.2008).
Ce faisant, François Fillon oublie de dire que ce qui casse le plus psychologiquement tant les entreprises que les consommateurs c'est la politique de son gouvernement.
Ainsi au niveau des entreprises, l'un des grands projets du gouvernement est la télévision numérique. Lancée par Jean-Pierre Raffarin avec la TNT, la prochaine étape sera le tout numérique en 2011 obligeant tous les français à acheter des écrans plats pour recevoir la télévision et des lecteurs enregistreurs avec disque dur pour enregistrer les programmes. Le problème, c'est que cette politique ne peut pas profiter à l'économie française qui n'a plus de fabriquant de télévisions et de lecteurs numériques.
En effet, l'agonie actuelle de Thomson n'est que l'un des symboles du déclin technologique de l'industrie française rétrogradant au rang de pays pauvre. Le Concorde immobile dans un musée, le paquebot France rouillant en attendant d'être dépecé, les avions Airbus accumulant retards et déboires, la fusée Ariane qui ne décolle presque plus, tel est le bilan technologique de la France d'aujourd'hui. Mais il ne peut pas en être autrement puisque la France est le seul pays qui favorise les secteurs économiques qui profitent aux autres au détriment de sa propre industrie.
Quand au consommateur, le gouvernement ne cesse de lui rappeler que sa vie va être de plus en plus difficile et précaire et qu'il devra avoir beaucoup d'économies pour s'en sortir. Ainsi, en imposant le travail du dimanche et des jours fériés sous couvert de volontariat, en obligeant à des heures supplémentaires jusqu'à 48 heures par semaine et en reculant l'âge de la retraite à 65 puis 70 ans, le gouvernement indique aux français qu'ils ne doivent surtout pas consommer mais mettre de l'argent de côté s'ils ne veulent pas devoir travailler jusqu'à leur mort.
Ce ne sont pas les mots qui sont à l'origine de la récession qui se dessine pour l'avenir proche mais les conséquences d'une politique économique néfaste qui engendre la morosité des consommateurs et des entreprises.
Les commentaires :
(orlando):
je rappelle qu'il n'est pas obligé d'avoir un écran plat pour recevoir la tnt, il y a des décodeurs tnt à 39 euros...
par contre pour visualiser la tnt HD, il faudra un ecran HD ...mais pour l'instant étant donné la faible quantité d'images HD par la tnt. Il est par contre STUPIDE d'acheter des écrans plats pour Noel.
En effet regarder la tnt classique sur un ecran plat Hd ou visionner ces dvd sur ces ecrans est une horreur absolué: l'image est floue et complétement dégradée...
On force les gens a se ruer sur des appareils qui ne servent à rien aujourdhui.
ON LE DIRA JAMAIS ASSEZ : l'ecran plat n'est beau que lorsque'il est éteint pour montrer à ses voisins que l'on a un grand écran...
ou alors il faut racheter tous nos dvd en blueray ou ne faire que des jeux avec....
Bref c'est pour les gens qui ont de l'argent à dépenser
N° 321 : "Poursuivre une politique perdante : la réduction de postes dans la fonction publique"
Par gabdel le 10/11/2008
Le fondement essentiel de la politique du gouvernement actuel consiste dans la suppression de postes de fonctionnaires dans le but de réduire les dépenses de l'Etat et donc de pouvoir baisser les charges et impositions sur les ménages et les entreprises.
Or, Georges Tron, député UMP déclare que malgré les 30.600 suppressions de postes prévus dans le budget 2009 les réformes mises en place par le gouvernement dans la fonction publique vont coûter de l'argent et pas en faire économiser dans les prochaines années (AFP 10.11.2009).
Ce constat résulte de l'augmentation des rémunérations et primes de toutes sortes accordées aux fonctionnaires pour leur faire accepter les suppressions de poste et mutations imposées par le gouvernement.
Autrement dit, après la Présidence de la République qui a doublé sa rémunération, un parlement qui a augmenté son budget de 40% en dix ans et des ministères dont les frais de personnel ont augmentés de 40% en un an, on découvre la fonction publique « bling bling » achetée pour ne pas faire grève.
Bien entendu les victimes de ces réformes en « trompe-l'oeil » sont les citoyens qui, malgré la fermeture de classes, de tribunaux, de casernes et de gendarmeries ne verront pas baisser leurs impôts mais au contraire augmenter par le biais de l'aggravation des déficits engendrée par la fonction publique « bling bling » voulut par le gouvernement.
L'échec de la politique du gouvernement n'est pas tant dans la crise financière que dans l'utilisation massive de l'argent public pour acheter la paix sociale au détriment des impôts des citoyens confiant dans leurs dirigeants.
Les commentaires :
N° 320 : "Le consternant spectacle donné par le parti socialiste et les verts."
Par gabdel le 07/11/2008
Pour comprendre comment le Président de la République et le Premier Ministre qui ont amené la France en état de récession économique ont une popularité en hausse, il suffit de regarder vers le comportement suicidaire des partis d'opposition que sont le parti socialiste et les verts.
Tout d'abord au parti socialiste. Le Premier secrétaire de ce parti passe son temps à tout faire pour empêcher son « ex » compagne de prendre la tête du parti. Ainsi, après avoir soutenu un candidat opposé à son « ex », il passe désormais son temps à clamer haut et fort que bien qu'elle soit arrivée en tête du vote des militants, Ségolène Royal n'est pas majoritaire et ne peut, en l'état, diriger le parti socialiste. Cette attitude à un effet dévastateur dans l'opinion qui ne peut décemment confier des responsabilités à un parti dans lequel des »ex » règlent leurs comptes au détriment des intêrets du pays.
Quand bien même l'opposition de François Hollande à Ségolène Royal serait fondée uniquement sur des questions d'ordre politique, le ressenti de la population et des citoyens est en défaveur d'une telle réalité et n'importe quel expert en communication expliquerait aux dirigeants du PS que ce n'est pas à François Hollande d'incarner la ligne anti-Ségolène Royale.
Ensuite les verts. Parti d'opposition ayant participé au gouvernement de Lionel Jospin les verts sont définitivement condamnés à disparaître. En effet, face à l'avènement d'une crise économique sans précédent, à des citoyens saturés d'interdictions en tout genre (interdiction de fumer, de se garer, de rouler vite, de télécharger...), les verts ont courageusement décidés de faire une proposition de loi interdisant le chauffage aux terrasses des cafés et restaurants.
Comment ne pas se rendre compte de la stupidité d'une telle proposition alors que les restaurateurs, cafetiers et clients attendent encore la baisse de la TVA, promise par tous les ténors de l'UMP depuis plusieurs années, pour compenser la baisse de leurs chiffres d'affaires liée aux interdictions notamment celle de fumer dans leurs établissements ?
A quand une véritable opposition en France ?
Les commentaires :
(orlando):
mais s'opposer à quoi ?
(orlando):
Je préfére dire : s'opposer à qui ?
pourquoi faut-il obligatoirement un parti d'opposition. A quoi sert-il ?
il y a des élections, a quoi servent-elles ?
N° 319 : "Explosion des dépenses des ministères : faut-il en rire ou en pleurer ?"
Par gabdel le 06/11/2008
Christine Lagarde et Eric Woerth viennent de corriger leur prévision de croissance pour l'année 2009 à un chiffre compris entre 0,2 et 0,5 % et un déficit public de 3,1 % du PIB.
Pour expliquer ces très mauvais résultats la Ministre de l'Economie explique qu'il s'agit des conséquences de la crise financière qui, est « une crise des abus, des excès, des excès de crédit, d'endettement, de complexité, de cupidité, d'irrationalité » (AFP 06.11.2008).
Cependant la Ministre omet de préciser que le gouvernement a lui même fait preuve d'excès, de cupidité et d'irrationalité en augmentant de plus de 40 % ses frais de fonctionnement notamment par le versement de primes pour les collaborateurs des ministres (Le Monde; Nouvel Observateur).
Comment le Président de la République et le gouvernement peuvent ils justifier l'octroi de telles primes aux collaborateurs des ministères alors qu'ils n'ont de cesse de vilipender les chefs d'entreprises et banquiers qui touchent des primes de départ ou des bonus même quand les résultats ne sont pas bon ?
Comment peut on justifier la généralisation d'une rémunération des fonctionnaires au « mérite » quand l'on constate que cela abouti à une explosion des dépenses publiques pour un résultat très mauvais ?
La loi de finances rectificative et le remaniement ministériel annoncés pour début janvier vont ils amener au gouvernement des hommes et des femmes mettant en pratique une réelle baisse des dépenses publiques en commençant par la baisse des budgets de fonctionnement de leur ministère ?
Rien n'est moins sur puisque l'exemple venant d'en haut il faudrait une baisse, et non une hausse, du budget de l'Élysée pour montrer à tous que l'époque « bling bling » est révolue et qu'il est temps de se mettre réellement au travail.
Les commentaires :
(buckley):
Je ne suis pas choqué a priori par l'octroi de primes ou de bonus aux fonctionnaires méritants . Encore faudrait -il avoir préalablement réformé l'organisation et le statut de la fonction publique, comme l'ont fait beaucoup de pays voisins, et ne plus y trouver des emplois garantis à vie, des mutations impossibles, des promotions sur le principal critère de l'ancienneté, et bien d'autres pratiques aberrantes !
N° 318 : "Je ne les supporte plus !!!"
Par orlando le 05/11/2008
tout ça c'est bien joli, MAIS que font-ils avec notre argent ? budget de l'élysée : en hausse salaire du président : en hausse avantages en tout genre,ils pensent qu'à dépenser notre argent en mobilier, immobilier, cocktail,congrés, voiture avec chauffeur, déplacements, plateaux télé ! et on dit rien. aucune manif. on continue à payer les impots locaux pour que ces gens continuent à dépenser tout et n'importe quoi. des piscines, des médiatheques, des stades de foot, on dépense, on dépense et nous on a quoi : 200 euros de prime transport POUR L ANNEE on se fout vraiment de nous !! alors barackobama, tant mieux pour lui mais en france j'en ai vraiment marre de les voir à la télé vivre et se balader avec notre argent. et je vous parle pas de la redevance tele pour payer des salaires exorbitants à des présentateurs ou des animateurs qui s'en foutent pleins les poches avec notre argent ! et ils se plaignent qu'on va leurs retirer la pub . c'est honteux. je ne vote plus c'est terminé et les régions, cudl,départements , conseils ceci, conseils cela....à droite comme à gauche : tous pareils !
Les commentaires :
(gabdel):
"18 mois et même pas fatigué" déclaration de Nicolas Sarkozy Président à raison de 120 millions d'euros par an.
N° 317 : "Les leçons institutionnelles de la victoire de Barack Obama :"
Par gabdel le 05/11/2008
Le monde entier se réjouit de la victoire de Barack Obama en ce compris la France et son président Nicolas Sarkozy. Cependant, plus que des félicitations cette victoire devrait inciter les français et leur président à tirer les leçons de cette élection notamment en matière institutionnelle.
La première est que la victoire de Barack Obama a eu lieu dans un pays où les institutions, a commencer par la Constitution, sont stables et non sujet à des modifications incessantes. En France, à l'inverse, on n'a de cesse que de modifier constamment les institutions et à revenir en arrière quand on se trouve dans une impasse.
Ainsi, Nicolas Sarkozy vient à peine de faire adopter sa modification de la Constitution qu'il a confié à Edouard Balladur la mission de préparer la fusion entre les Conseils Généraux et les Conseils Régionaux, autrement dit de préparer la prochaine réforme et de revenir sur une politique – la décentralisation – débutée il y a à peine 26 ans.
La seconde est que la victoire d'Obama est la preuve que l'avenir politique passe par une fréquence accrue des scrutins et non l'inverse. En effet, la particularité du système américain est qu'il existe une élection majeure tous les deux ans puisque la Chambre des Représentants est renouvelée tous les deux ans. Cela explique pourquoi nombre d'électeurs peuvent ne pas hésiter à voter pour quelqu'un de « différent » (noir, femme, gay...) puisqu'ils savent que s'il ne convient pas ils pourront, deux ans plus tard, le mettre en cohabitation avec la Chambre des Représentants.
A l'inverse, les dernières modifications de la Constitution française n'ont eu comme seule objectif que d'éviter que ce mécanisme devienne celui des institutions françaises. En effet, obsédé par le culte du chef et des pleins pouvoirs, les « cohabitations » ont été jugé, tant par la droite que par la gauche, néfaste pour notre pays.
C'est pourquoi , aujourd'hui, grâce à la réduction du mandat présidentiel à cinq ans et la concomitance institutionnelle de l'élection présidentielle et de l'élection législative, le parti politique vainqueur des élections est assuré des pleins pouvoirs pendant cinq ans et ce au mépris de l'évolution de la volonté de la majorité des citoyens et donc au mépris de la démocratie et du principe de la séparation effective des pouvoirs législatif et exécutif.
La victoire de Barack Obama démontre ainsi que par ses dernières réformes institutionnelles la France a tourné le dos à l'avenir démocratique pour retomber dans ses vieux démons du culte du chef suprême et des pleins pouvoirs empêchant toute évolution démocratique et aboutissant, le plus souvent, à une crise majeure voire une « révolution » obligatoirement violente et traumatisante pour le pays.
Les commentaires :
(orlando):
obama : merci
ça fait une journée sans parler de sarko.
on s'en rend même pas compte