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Edito :

" Et si la PMA n'était pas le motif du report de la loi famille ?"

Au lendemain de l'annonce du report de la loi famille, tout le monde, à commencer par les médias et les politiques, attribue ce report au refus du gouvernement d'inclure la question de la PMA et de la GPA dans ce projet de loi. Mais si la réalité était toute autre ? Si ce report n'était pas lié à l'homoparentalité mais à la légalisation du statut de bezu parent, autrement dit de la coparentalité sociétale ?

En effet jusqu'à aujourd'hui la société fonctionne sur un principe simple à savoir que ceux qui élèvent les enfants, qui en sont leurs tuteurs sont, en principe, ceux qui ont conçu les dits enfants. Nul autre, sauf disparition des parents ou carence éducative, ne peut élever des enfants qu'il n'a pas conçu. Cependant, du fait du nomadisme sentimental qui caractérise les rapports familiaux d'aujourd'hui c'est ce principe que le législateur veut remettre en cause aujourd'hui.

L'argument essentiel consiste à dire que de plus en plus d'enfants ne vivent pas avec leurs deux parents. De plus en plus souvent ils vivent avec l'un de leur parent et le compagnon ou la compagne de celui-ci. Cette compagne ou compagnon du parent de l'enfant n'a aucun droit sur celui-ci ni obligation ne serait ce en matière alimentaire. Situation jugée jusqu'à aujourd'hui tout à fait normale mais qui, aujourd'hui, est devenue (on ne sait pas pourquoi) un enjeu de société qu'il faut traiter sur le plan législatif.

Le législateur décide donc qu'il faut donner un statut à la compagne ou le compagnon qui partage la vie du père ou de la mère d'un enfant. Ce statut, appelé statut de beau parent, permettrez à cette compagne ou ce compagnon d'voir des droits sur l'enfant de l'autre, des droits mais peut être aussi des devoirs.

Il faut donc légiférer pour officiellement faire cesser le monopole parentale sur l'éducation des enfants pour instaurer une coparentalité de fait ou parents naturels et étrangers contribuent à l'éducation des enfants.

Exposer ainsi on pourrait applaudir à cette initiative. On pourrait dire voilà une réforme intelligente qu'il est urgent de mettre en œuvre. Sauf que ce n'est pas si simple lorsque l'on traite de l'humain.

Certains l'on peut être oublié mais il y a aujourd'hui des hommes et des femmes désespérées parce qu'ils ne peuvent pas voir leurs enfants. Désespérés au point de mener des grèves de la faim ou de monter sur des grues ou des bâtiments pour crier leur désespoir. Avec le statut du beau parent on va ajouter à leur détresse. Non seulement ils sont victimes de la situation et du non vouloir de l'autre parent mais ils devront en plus faire face à la compagne ou compagnon de l'autre parent devenu, tout à coup, cotuteur de l'enfant.

Plus globalement alors que l'entente entre deux personnes qui se séparent n'est pas simple voilà que l'on va devoir se mettre d'accord à 4 ! Que ce soit pour les droits de visites, le choix de la scolarité, le déménagement pour une mutation professionnelle, il faudra que tout le monde soit d'accord sous peine d'engorger en peu plus les juridictions familiales déjà en flux tendues et qui ne s'en sortent qu'en ordonnant des médiations familiales.

Seulement les médiations familiales cela à un coût. Le budget alloué aux services de médiation familiale ne cesse d'augmenter et, avec la consécration légale du beau parent, il va exploser pour faire face aux besoins d'ententes dans l'intérêt du ou des enfants.

Mais qui va payer ? Le gouvernement a annoncé qu'il devait faire plus de 50 milliards d'économie d'ici 2017. De même il a annoncé que les entreprises ne financeront plus la politique familiale. Alors qui va payer pour les médiations familiales à 4 ?

Enfin inutile de dire qu’avec cette présence de 4 tuteurs pour un seul enfant les grand parents n’ont plus leur place. Franchement se mettre d’accord à 4 c’est déjà difficile alors où trouver des jours pour les grand parents ?

On apprend que les députés socialistes sont déterminés à déposer des propositions de loi notamment sur le statut de beau parent. Grand bien leur fasse. A eux d’expliquer aux parents privés de leurs enfants et qu’ils rencontrent au cours de leur permanence pourquoi il donne à un autre des droits sur leur enfant, à eux de trouver le budget pour financer les médiations familiales imposées par la nécessité de s’entendre à 4 pour décider pour l’enfant, à eux d’expliquer aux grand parents pourquoi ont les exclus en fait et en droit de la vie de leurs petits enfants.

L’enjeu de la loi famille va bien au-delà de la PMA et de la GPA. En réalité c’est la place de chacun au sein d’une famille avec enfant qui est en jeu et remis en cause par cette loi. Pas si simple que l'on ne le dit.




 

 

( Par gabdel le 04/02/2014 )

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