Edito : |
" Les enjeux des élections municipales : la suppression de la politique familiale "
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L'un des grands chantiers de François Hollande pendant son quinquennat consiste à supprimer la politique familiale pratiquée en France depuis des décennies. Cependant, pour ne pas heurter de front une résistance légitime d'une majorité de français il applique cette politique par étape et de façon masquée.
Dans un premier temps François Hollande a donc, sous couvert d'égalité, dissocié le modèle familial de la natalité. Avec le mariage pour tous la reconnaissance légale et officielle de l'union de deux êtres par le mariage n'a plus, comme fondement, la vocation a faire des enfants, vocation qui était jusqu'à peu le fondement de cette reconnaissance officielle. Désormais ce n'est plus le cas. Le mariage c'est l'union de deux personnes qui n'a aucune vocation particulière si ce n'est de vivre sous le même toit. Le mariage n'a donc plus aucune finalité à favoriser des naissances, à fonder une famille. Privé de ce fondement reproductif on ne sait plus très bien sur quoi sont fondés les avantages fiscaux et sociaux des couples mariée ou pacsés. Pourquoi l'Etat, la société, favorise t elle les personnes mariées ou pacsées et ce au détriment des célibataires voir de parents vivant ensemble ?
Grâce à cette suppression de la vocation à faire des enfants de la famille, l'Etat va pouvoir justifier la limitation puis la baisse des avantages fiscaux accordés aux couples mariés et pacsés comme c'est déjà le cas maintenant avec la baisse du quotient familial dans le calcul des impôts sur le revenu.
Reste alors à supprimer la source autonome de financement de la politique familiale, les cotisations familiales sur les salaires, pour pouvoir achever le processus.
C'est chose faite avec le pacte de responsabilité qui prévoit la suppression des cotisations familiales versées par les entreprises sans lui substituer une autre source de financement. François Hollande a était très clair notamment quand il a dit que ce n'était pas aux entreprises (autrement dit à l'économie donc la collectivité) de payer la politique familiale du pays ainsi que le fait que cette suppression serait intégralement compensée par des économies des dépenses de l'Etat, dépenses dont les allocations familiales font désormais partie.
La suite est écrite à l'avance. Dans un premier temps on va se contenter de ne pas revaloriser les allocations familiales au titre de la modération budgétaire avant que d'en adopter des baisses au nom de la lutte contre les déficits imposés par Bruxelles.
Une fois les élections passées si les socialistes ne sont pas laminés dans les urnes, l'Assemblée Nationale va adopter le droit à la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui pour tous, évitant ainsi tout débat sur l'homosexualité. On va dire que si un couple capable d'avoir des enfants préfère avoir recours à une procréation assistée par don de sperme pour quoi le lui refuser. Après tout si un couple souhaite un enfant qui ne ressemble pas au père ou à la mère, ou si une femme seule veut en enfant sans qu'il est de père pourquoi lui refuser ? Chacun est libre de faire ce qu'il veut. Idem pour la gestation pour autrui. Si une femme veut des enfants mais ne veut pas les porter pour ne pas interrompre sa carrière professionnelle ou conserver sa ligne au nom de quoi lui refuser ? Pour quoi interdire a un homme seul d'avoir des enfants ? Il y aura des dons d'ovocytes et des mères porteuses comme il y a aujourd'hui des assistantes maternelles.
Bien sur ces modes médicaux de procréation et de gestation coûtent très cher et l'Etat, les contribuables, be peuvent prendre en charge de telles dépenses par le biais de la sécurité sociale. Qu'à cela ne tienne. A partie du moment où le fait d'avoir un enfant devient une envie individuelle, un acte de consommation, il n'y a plus lieu de le rembourser et de le financer pour qui que ce soit. Ainsi l'Etat pourra réduire puis supprimer la prise en charge des grossesses et les allocations familiales dans le cadre du budget de l'Etat.
Voilà comment François Hollande compte supprimer la politique familiale et les allocations familiales avec le concours des partenaires sociaux et la passivité des citoyens français. Il contentera ainsi l'Allemagne qui ne cesse de se plaindre de la politique familiale française qui risque de faire de France un pays plus peuplé que l'Allemagne et donc d'avoir plus de voix dans le cadre des institutions européennes.
La suppression de la politique et donc des allocations familiales est demandée par les institutions européennes dans le but de préserver l'équilibre démographique entre les grandes puissances. En votant socialiste aux élections municipales vous cautionnez cette politique mortifère et attentatoire à la condition humaine qui retire aux individus leur capacité reproductive pour en faire un objet de consommation sociale réglementé par l'Etat.
Un électeur avertie en vaut deux.
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( Par gabdel le 14/03/2014
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