Edito : |
" Agression sexuelle dans le métro de Lille : un cas d'école au regard de la réforme pénale à venir :"
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Tous le monde peut lire ou entendre le récit de l'agression sexuelle dont a était victime une jeune femme dans le métro de Lille dans l'indifférence des passagers. Des faits assez durs décrivant le calvaire vécue par cette jeune femme.
Il était 22h30 ce mercredi quand la femme de 29 ans entre dans une station de métro située au sud de Lille afin de regagner son domicile, à Tourcoing. Abdelnour B., un Marocain de 19 ans, la repère. «Dès qu'il m'a vue, il est venu vers moi directement. Il avait une bouteille, il sentait l'alcool, il a commencé à me bloquer ... il m'a touché!», raconte la jeune femme, très émue. «J'avais peur. Il m'a dit que j'étais une pute, qu'il allait appeler son cousin, qu'ils allaient me violer à plusieurs... il faisait des gestes bizarres avec la bouteille de vodka». Le jeune homme ne lâche pas sa proie. «J'ai crié à l'aide, j'ai demandé du secours». Mais les autres passagers, qui attendent eux aussi le métro, ne disent rien. «Je me suis mise près d'un homme, il n'a rien voulu savoir. Il ne m'a pas aidée». L'agresseur suit sa victime dans la rame. Les autres voyageurs préfèrent eux entrer dans la voiture suivante. «Les gens sont partis dans l'autre rame tout au fond. Ils m'ont laissée toute seule et ils me regardaient me faire agresser!», dénonce-t-elle. «Il y avait beaucoup de gens, je suis une femme, c'est un homme, ils auraient dû me défendre, ou l'écarter... C'est tout ce que je demandais, je ne demandais pas autre chose, juste qu'on me donne un coup de main.» La jeune femme prend la fuite à la station suivante, mais son cauchemar se poursuit. Elle ne parvient pas à semer son agresseur, qui la suit dans la rue. Elle décide d'«arrêter des voitures à contresens». Trois véhicules poursuivent leur chemin. Le quatrième, conduit par un jeune homme de 18 ans, s'arrête. «La femme hurlait et s'est mise en travers de la route. J'ai freiné pour ne pas la renverser. Elle était si terrorisée qu'elle est montée dans la voiture par ma portière côté conducteur alors que j'étais au volant…», a témoigné le conducteur auprès des enquêteurs. Une bagarre s'en suit entre le conducteur et l'agresseur, qui parvient à sortir la jeune femme de la voiture. Les agents de sécurité du métro interviennent alors et arrêtent l'homme. L'agression aura duré près de 30 minutes.
30 minutes de cauchemar où la douleur de l'agression se mêle au dégout d'avoir était abandonnée de tous pendant son agression.
Et bien il faut savoir que dans son malheur cette jeune femme a une chance extraordinaire, elle a pu bénéficier d'une prise en compte totale de sa douleur par la société au-travers d'une réponse pénale absolument remarquable.
En effet les faits ce sont donc déroulés mercredi 25 avril 2014 et l'agression a pris fin avec l'arrestation de l'agresseur par les agents de sécurité du métro. L'agresseur a donc était placé en rétention puis déféré au Parquet. Dès le lendemain des faits, soit le jeudi 25 avril 2014 il a était jugé au tribunal correctionnel. Oui dès le lendemain des faits cet agresseur passe en comparution immédiate. Face à l'horreur des faits subis par la victime où la lâcheté des témoins s'ajoute à l'agression elle même le Procureur de La République n'hésite pas à requérir 10 mois de prison ferme. La jeune femme présente à l'audience n'a pu qu'éclater en sanglot en voyant son agresseur et quitter la salle. Conscient de la brutalité et de l'horreur de l'agression subir les juges vont encore plus loin que le Procureur de la République. L'agresseur, le violent, le pervers est donc condamné à 18 mois de prison ferme avec mandat de dépot, assorti d'une interdiction de séjour en France durant deux ans et une inscription au fichier des délinquants sexuels.
La société a donc réagi face à l'horreur des faits. Elle a compensé la lâcheté des témoins par une sanction sévère pour l'auteur des faits pour permettre à la victime de croire encore en l'homme et à la société. Si la victime avait aussi le sentiment d'être lâchée par la justice c'est encore une agression ajoutée à celles déjà vécue.
C'est donc une réponse exemplaire de la justice pénale qu'à conne cette jeune femme, une justice qui a pris en compte la douleur de ce qu'elle a vécue et sa détresse d'avoir était abandonné de tous et ce puur lui permettre de se reconstruire.
Cette jeune femme a donc eu beaucoup de chance car dans deux mois, après l'adoption de la réforme pénale de Mme TAUBIRA, il ne sera plus possible pour la justice de répondre aussi justement à de tels faits .
En effet, la réforme TAUBIRA qui va être discutée et adoptée par l'Assemblée Nationale, va interdire à la justice de condamner un agresseur sexuel comme elle l'a fait aujourd'hui à Lille. Car dans la réponse apportée par la justice aux faits commis c'est la victime, sa douleur et son besoin de ne pas être abandonnée qui a primé dans la décision prise par les juges. Or, avec la réforme TAUBIRA ce n'est plus cette douleur qui devra dicter la décision des juges mais la nécessité de ne pas désocialiser l'agresseur, de penser à son avenir donc surtout de ne pas le condamner a de la prison ou une peine le coupant de la société.
Si l'on reprend les faits et que l'on applique la loi telle qu'elle sera après l'adoption de la réforme TAUBIRA il est acquis que plus jamais cet agresseur pourra être jugé en comparution immédiate 24 heures après les faits. En effet demain ce qui va primer ce n'est pas l'horreur des faits ou les besoins de la victime mais la protection de l'agresseur. En l'espèce l'agresseur n'a que 19 ans et en plus était, au moment des faits sous l'empire de l'alcool. Il n'est donc pas imaginable de ne laisser que 24 heures à un homme aussi jeune pour se défendre. Il faudra donc non seulement renoncer à la comparution immédiate mais aussi éviter la mise en détention pour permettre à ce jeune homme de préparer sa défense de chez lui. Il sera donc remis en liberté.
Au moment où il sera jugé il sera impossible de le condamner à une peine de prison ferme puisque la loi aura supprimé la peine de prions pour tous les délits donc en ce compris les faits d'agression sexuel. C'est ce qu'affirme Mame TAUBIRA partout, la réforme pénale a pour but de supprimer les peines de prison pour tous les délits et non pas seulement pour les délits punissables jusqu'ici d'une peine maximale de 5 ans d'emprisonnement. Donc cet agresseur, peu importe l'horreur de l'agression commise et des besoins de la victime de se sentir reconnue et protégée, il ne sera pas condamné à une peine de prison ferme. Il ne pourra être condamné, au mieux, qu'à une mesure de contrainte pénal qui devra tenir compte de l'âge et du statut social de la victime.
En l'espèce rappelons que la victime est très jeune, 19 ans. Que ce jeune homme est inséré socialement puisqu'il a une copine mais qu'il a des difficultés à s'insérer car ne maitrisant pas bien le français étant de nationalité marocaine. Compte tenu de ce profil et puisque l'insertion sociale de l'agresseur doit primer sur toute autre considération il sera condamné, pour les même faits bien sur, à 12 mois de travail d’intérêt général à accomplir chez Transpole (la société qui gère le métro à Lille) avec port du bracelet électronique sui vie d'une période de probation de 6 mois avec stage de perfectionnement au français et aide à la recherche d'emploi.
Voilà la réalité pénale de demain. La réponse de la société aux faits d'agressions sexuels commis en privé ou en public, à savoir un abandon total de la victime pour une prise en compte unique de l'intérèt de l'agresseur.
Le pire dans tout ceci outre la lâcheté des députés socialistes qui voteront cette réforme (sous peine de sanction comme pour le pacte de responsabilité) c'est le silence des mouvements féministes et de défense des droits des femmes. Alors que des femmes prétendent se plaindre du harcélement de rue, de faire comprendre que le simple fait d'être sifflée ou abordée dans la rue est pénible pour elles elles acceptent que les agresseurs sexuels soient à l'avenir aidé et assisté par la société au lieu d'être sanctionné. C'est affligeant et incompréhensible. |
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( Par gabdel le 25/04/2014
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