Edito : |
" Croissance nulle au 1er trimestre 2014 ou la confirmation de la récession à venir :"
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Les incantations du gouvernement pour faire croire que leur politique économique est la meilleur voir la seule possible ne résistent pas à la réalité des chiffres.
En l’occurrence le chiffre de la croissance du 1er trimestre 2014 qui est de 0,00 % donc nul.
Compte tenu qu'au 4ème trimestre 2013 la croissance a été de + 0,2 % on constate chiffres donc à l'appui qu'il n'y a aucune reprise en France. Bien au contraire on est dans une stagnation dont malheureusement tout indique qu'elle glissera en récession.
Cet indicateur est très important dans la mesure où il concerne le premier trimestre de la seconde année d'application du Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) et le premier trimestre d'activité suivant l'annonce de la mise en oeuvre du pacte de responsabilité par François Hollande.
Premier constat donc cette croissance nulle atteste de l'échec du CICE en 2013 et de son augmentation en 2014. Le CICE, rappelons le est une réduction d'impôt pour les entreprises de 4 % des rémunérations brutes versées aux salariés de l'entreprise passant à 6 % à partir du 1er janvier 2014. Son assiette étant basée sur les salaires bruts versés il constitue donc une baisse du coût du travail pour les entreprises, baisse sensée les amener à investir et à embaucher massivement. Ors, et les chiffres ont sans appel, les entreprises n'ont pas plus embauché le chômage augmentant au 1er trimestre 2014, et surtout elles n'ont pas investie.
L'investissement en France a en effet reculé de 0,9 % donc 0,5 % pour les entreprises. C'est clair les entreprises ont moins investi au premier janvier 2014 malgré l'augmentation du CICE dont le taux passe de 4 à 6 %.
Cette baisse de l'investissement montre que les entreprises ne croient pas du tout en une reprise et encore moins dans la politique du pacte de responsabilité annoncé par François Hollande.
En effet, le premier trimestre 2014 est le premier trimestre d'activité qui suit l'annonce du pacte de responsabilité par François Hollande, donc d'une baisse des cotisations sociales venant s'ajouter au CICE déjà en application depuis un an.
Du fait de cette annonce si le entreprises croyaient aux bénéfices prétendues de ces mesures elles auraient dû investir, augmenter donc leur investissement pour bénéficier à plein de la croissance générée par le pacte de responsabilité. Ors c'est tout le contraire qui c'est produit puisque les entreprises ont baissé le montant de leurs investissements dans l'économie.
La baisse de l'investissement au 1er trimestre 2014 montre que malgré les prétentions du MEDEF les entreprises ne croient pas du tout dans le pacte de responsabilité et n'anticipent aucun prétendu retour de la croissance.
Si les entreprises ne croient pas dans le pacte de responsabilité c'est parce que les entreprises ne peuvent pas se baser uniquement sur les beaux discours. Elles doivent se fier aux réalités du marché.
Et le marché intérieur est très mal orienté puisque la consommation des ménages a baissé de 0,5 % au cours du 1er trimestre 2014. Une baisse de la consommation des ménages cela signifie moins de commandes et moins de clients donc impossible d'investir dans un marché qui se contracte.
Si les français consomment moins c'est tout simplement parce que leurs revenus et leur pouvoir d'achat stagnent voir baissent. C'est surtout vrai pour les retraités dont on s'obstine à geler les revenus entrainant ainsi une baisse de la consommation des séniors et des manges aidés par les séniors et une hausse de l'épargne comme l'atteste le rebond de la collecte des assurances vie au second semestre 2013.
Les français, et plus particulièrement les séniors, ont donc adapté leur consommation à leur niveau de revenus et anticipé une baisse à venir par le biais d'un recours à l'épargne au-travers de l'assurance-vie.
Conclusion les entreprises n'investissent pas parce qu'elles ne croient pas du tout aux bienfaits du pacte de responsabilité et qu'elles constatent à l'inverse une contraction de la demande sur le marché intérieur non compensée par une hausse des exportations qui, au contraire, continuent de baisser.
Inutile de dire qu'avec l'annonce et l'adoption du plan de stabilité comprenant le gel des retraites, du point d'indice du traitement des fonctionnaires et des prestations sociales la consommation des ménages ne va pas repartir bien au contraire. Impactant directement les classes moyennes moteur principal de la consommation la consommation des ménages va de nouveau se contracter au second trimestre n'incitant pas les entreprises à investir ou à embaucher.
Tendance lourde car si les ménages vont anticiper les effets du gel des revenus leur impact ne se fera vraiment sentir qu'à la rentrée des classes période de dépenses imposées très forte du fait de la rentrée scolaire, du paiement des impôts locaux et du remplissage des cuves de fioul en prévision de l'hiver. C'est donc une très forte baisse de la consommation des ménages qui va se produire à la fin du troisième trimestre 2014.
Comme les chiffres le montre la politique du gouvernement est voué à l'échec. Elle mène tout droit l'économie à la récession pour la rentrée de 2014. Les français ne sont pas dupes puisque 78 % d'entre eux jugent défavorablement la politique de François Hollande, plus haut niveau de mécontentement jamais atteint par un Président de la République.
Reste la question, la vraie. Puisque la politique du gouvernement et de François Hollande est mauvaise et catastrophique pour l'avenir pourquoi n'est elle pas sanctionnée par le Parlement ?
La réponse est simple. L'UMP est divisé en interne et ne parvient pas à rallier suffisamment d'élus pour pouvoir contrer le gouvernement. Mais surtout c'est parce que la grande majorité des élus socialistes a décidé de faire passer son intérêt avant tout et donc préfère voter pour une politique contraire à leurs idéaux et néfaste plutôt que de risquer de perdre leur place par le biais d'une dissolution.
Ce n'est pas un hasard si François Hollande et le nouveau Ministre du Travail ne parle que de 2017 et des résultats qu'il espèrent à ce moment là. Ils ne parlent jamais de 2015 et 2016 car ils savent pertinemment que ce sera deux années de récession et de hausse du chômae qui attendent les français.
Maintenant si les socialistes font moins de 15 % aux européennes et que le Front National est bien le premier ont peut espérer une nouvelle orientation de la politique économique du gouvernement voir, pourquoi pas, une dissolution de l'Assemblée Nationale permettant enfin aux citoyens de reprendre leurs destins en main.
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( Par gabdel le 15/05/2014
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