Edito : |
" De très mauvais chiffres sur l'emploi viennent encore contredire la politique économique du gouvernement :"
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Alors que Manuel Valls tente de faire croire aux 18 % de français encore prêt à voter socialiste aux européennes que les impôts vont baisser l'INSEE vient de publier de très mauvais chiffres pour l'emploi dans le secteur marchand pour le 1er trimestre 2014.
"Après une timide éclaircie en fin d'année dernière, la situation s'est de nouveau dégradée sur le front de l'emploi marchand au 1er trimestre : 23.600 postes ont disparu (-0,1%), en premier lieu dans l'intérim, réputé précurseur des évolutions du marché du travail.
Selon les premières estimations publiées vendredi par l'Insee, aucun secteur d'activité n'a échappé à ce repli: -0,3% dans l'industrie, -0,4% dans la construction et -0,1% dans le tertiaire, où sont comptabilisés tous les emplois en intérim qui ont particulièrement souffert en ce début d'année.
Le secteur du travail temporaire enregistre à lui seul une dégringolade de 24.900 emplois (-4,6%). Après une embellie à la fin de l'année dernière, il retrouve son niveau de début 2013." (Source AFP - Boursorama 16/05/2014).
C'est donc une suppression de postes dans le secteur marchand qui a eu lieu dans le secteur marchand et ce malgré la baisse des charges dont a bénéficié les entreprises par le biais du Crédit Impôt Compétitivité Emploi, de 4 % de la masse salariale en 2013 puis 6 % à compter du 1er janvier 2014.
Ces chiffres sont la preuve que la baisse des charges sur les entreprises ne permet nullement une hausse des embauches. Elle n'empêche nullement la destruction d'emploi bien au contraire.
Le problème c'est que c'est le cœur de la politique économique du gouvernement au-travers du pacte de responsabilité. Baisser les charges des entreprises pour qu'elles embauchent des salariés. Oui mais voilà cela ne marche pas.
Bien loin des modèles informatiques ( malgré tout le respect que l'on doit aux concepteurs de logiciel informatique surtout ceux qui fournissent le logiciel de l’éducation nationale qui interdit la pré rentrée des profs au moi d'août et oblige à repousser la rentrée des élèves au 2 septembre ...) la réalité économique démontre qu'une baisse des charges ne permet pas de créer un quelconque poste, bien au contraire il en finance la destruction.
Volant au secours du gouvernement qui ne fait qu'appliquer une politique qu'il ne comprend pas le MEDEF explique alors que ce n'est pas du tout ça le fonctionnement du pacte de responsabilité, c'est plus subtil.
Avec le pacte de responsabilité on baisse les charges des entreprises pour qu'elles puissent baisser leur prix et conquérir des marchés. Grâce à cette conquête des marchés il y a donc de la demande, de la croissance et les entreprises embauchent pour pouvoir satisfaire cette demande.
Problème c'est que, comme cela a été développé hier, l'INSEE vient d'annoncer une croissance nulle pour le premier trimestre 2014. Nulle, donc 0 demande supplémentaire et donc 0 embauche à attendre. Donc ce n'est pas vrai que la baisse des charges permet de conquérir des marchés et donc d'avoir de la croissance.
Reste alors les irréductibles. Ceux qui pensent que c'est bien de faire porter des jupes aux garçons pendant une journée alors que filles et garçons portent les mêmes pantalons tout au long de l'année (à part les filles rom qui n'ont pas les moyens de se payer des jeans avec des trous déjà fait et les jeunes filles croyantes voilées qui portent de très longues jupes par conviction religieuse). Pour eux, comme le millionnaire Michel Sapin, l'activité du 1er trimestre 2014 ne compte pas. C'est un accident. On fait comme si il n'avait jamais existé. On l'oublie.
C'est tout le problème d'être dirigé par des millionnaires enfermés dans leur tour d'ivoire. Le 1er trimestre 2014 ne peut absolument être qualifié d'accident de parcours et ce pour au moins deux raisons.
Première raison cela ne peut être un accident puisque la France connait depuis plusieurs années une telle croissance nulle ou à peine positive voir légèrement négative. Le 1er trimestre 2014 est donc parfaitement dans la norme de la croissance française depuis plusieurs années. Tout sauf un accident.
Deuxième raison la baisse spectaculaire de l'investissement dans les entreprises (-0,9 %) et la dégringolade de l'emploi intérimaire ( - 4,6 %) démontrent que les entreprises et les investisseurs anticipent un ralentissement de l'activité et ce malgré, ou à cause, de l'entrée en vigueur du pacte de responsabilité.
Comment expliquer un tel décalage entre les faux espoirs du gouvernement qui, à l'instar de l'INSSE dans ses prévisions pour le premier semestre 2014 publié en mars, annonçait une légère progression de l'emploi marchand soutenu par les effets du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi et la réalité économique ?
La réponse est simple. Pour bénéficier à plein de la baisse des charges et être compétitives les entreprises ne doivent surtout pas embaucher ou augmenter les salaires. Bien au contraire. Si elles veulent être réellement compétitives elles doivent se débarrasser d'un maximum de salariés dit séniors ou quadragénaires pour embaucher à moindre coût de jeunes salariés au smic et profiter ainsi au maximum de l'exonération de charges.
Grâce au pacte de responsabilité les entreprises vont donc pouvoir financer des plans de départs volontaires, à l'image de ce qu'à annoncer la SNCF et que prépare la plupart des banques et la grande distribution, leur permettant d'alléger au maximum leur masse salariale et d'accroitre ainsi leur compétitivité.
C'est donc bien une baisse de l'activité et une hausse du chômage qui est anticipée par les entreprises. Entreprises qui ne ré embaucheront que dans un ou deux ans et à la condition qu'ils puissent embaucher à un salaire inférieur au SMIC notamment pour les séniors et les chômeurs de très longue durée.
Comme parallèlement le gouvernement va supprimer massivement des postes dans la fonction publique territoriale au nom de la réforme territoriale c'est bien une hausse massive du chômage qui va avoir lieu à l'image de ce qui c'est passé en Espagne, en Italie ou au Portugal.
Maintenant pour ceux qui croient encore dans la politique du gouvernement malgré la réalité et les chiffres on ne peut rien faire pour eux.
On a bien du mal que cela peut représenter 18 % des français soit les intentions de vote pour les socialistes aux européennes. Non dans ces 18 % il doit y avoir les pervers, les sadiques. Ceux justement qui vont voter socialiste parce qu'ils savent qu'ils vont se planter et qui veulent voir ça et notamment la tête de ceux qui auront crus dans les mensonges énormes du gouvernement.
C'est vrai que cela peut donner envie de voter socialiste.
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( Par gabdel le 16/05/2014
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