Votre pseudo :

> anonyme

 

Edito :

" 40 % des français croient en la baisse d'impôts annoncée par Manuel Valls : ça fait froid dans le dos ."

Depuis l'affaire Cahuzac qui a juré les yeux dans les yeux qu'il n'avait pas de comptes à l'étranger et la promesse non tenue de François Hollande d'inverser la courbe du chômage ont pouvez penser que les français avaient compris et qu'ils ne se laisseraient plus prendre par les mensonges du pouvoir socialiste.

Las. Un sondage montre que 40 % des français croient que le gouvernement va réellement baisser l'impôt sur le revenue de plus de 3 millions de personnes au mois de septembre 2014.

Comment peut on croire une telle chose quand les faits démontrent que ce n'est pas possible ?

Si on fait abstraction de la question de la légalité de la baisse annoncée dont le mécanisme d'ailleurs n'est pas précisée (augmentation de la décote ou modification du barème des impôts)
il ne sera tout simplement pas possible de financer les baisses annoncées.

En effet il est bon de rappeler que le gouvernement doit déjà trouver 12 milliards d'économie pour financer les mesures du pacte de responsabilité. Le coût des mesures annoncées étant de 1 milliards d'euros c'est donc 13 milliards d'euros qu'il faut trouver.
Inutile de dire que prétendre que l'on va financer ses milliards par la lutte contre la fraude fiscale ne tient pas la route. Jamais la lutte contre la fraude fiscale ne rapportera 1 milliards d'euro de plus que ce qui avait déjà été acté dans le budget.

Mais surtout, c'est la faiblesse de l'activité qui va engendrer une baisse des rentrées fiscales et donc une impossibilité de baisser les impôts comme annoncé.

En effet, après un premier trimestre de croissance nulle on apprend que l'activité dans le secteur privé au mois d'avril a encore ralentie :

"L'activité dans le secteur privé français a progressé pour le deuxième mois consécutif en avril mais à un rythme nettement moins prononcé qu'en mars, où elle avait renoué avec la croissance, selon les premières estimations "flash" des indices des directeurs d'achats compilés par Markit.

L'indice PMI composite, qui combine l'industrie et les services, s'est inscrit à 50,5 contre 51,8 un mois plus tôt. Il est repassé en mars au-dessus de la barre des 50, qui sépare croissance et contraction de l'activité, pour la première fois depuis octobre 2013.

Celui du secteur de l'industrie manufacturière est ressorti à 50,9, contre 52,1 en mars, soit nettement en deçà des attentes des économistes interrogés par Reuters, qui tablaient sur un indice à 51,9.

Le recul de l'indice du secteur des services a été tout aussi net : 50,3, à comparer avec 51,5 en mars et 51,4 attendu par le consensus des économistes.

Jack Kennedy, économiste de Markit, souligne que la reprise amorcée en mars s'est essoufflée ce mois-ci.

Ce ralentissement reflète selon lui le coup d’arrêt subi par la croissance des nouvelles commandes reçues par les entreprises, qui font état d'autre part d'une "certaine frilosité" de la part de leurs clients.

L'enquête fait apparaître en outre un recul de l'emploi pour le sixième mois consécutif."

(Source agence Reuters 23 avril 2014)

Conclusion il est impossible que la France connaisse le 1 % de croissance inscrit dans le budget et cette prévision sera donc abaissée au moment du collectif du mois de juillet.

C'est aussi à ce moment là, soit au mois de juin 2014, que l'on annoncera que l'on ne peut pas baisser les impôts pour septembre 2014 et que ce sera fait au 1er janvier 2o15.

D'ici là si les 40 % de français encore assez naïf pour croire dans la parole du gouvernement consomment sans mettre de côté pour le choc des dépenses de la rentrée 2014 il y aura beaucoup de personnes en difficultés à la rentrée. Mais les élections seront passés
et le gouvernement n'aura plus rien à faire des promesses non tenues, il y en a déjà tellement eu.

Tant que ça marche pourquoi se priver.
 

 

( Par gabdel le 17/05/2014 )

Ecrire votre commentaire:

vous n' êtes pas identifié !

Nous acceptons: la polémique ,la mauvaise fois, l' humour, l'ironie, le débat, l' humeur...
Nous refusons: l' insulte, la grossierté, la diffamation, et tout ce qui touche à l' éthique.

Notre modérateur se réserve le droit de supprimer les commentaires ne correspondant pas aux critères