Manuel Valls vient encore une fois de mentir de façon éhontée devant les socialistes de La Rochelle. Le premier mensonge celui qui consiste à dire qu'il aime les socialistes. C'est faux puisque dans les faits ils montrent le contraire.
D'abord en demandant aux députés socialistes de se renier en supprimant l'encadrement des loyers qu'ils ont pourtant voter à l'unanimité, ensuite en annonçant qu'il allait réformer les professions réglementées par ordonnances du fait de la trop grande proximité entre les députés et les professions dites réglementées.
Ensuite c'est quand il affirme qu'il incarne une gauche réelle, donc réaliste, et opposé à une gauche utopique incapable de voir la réalité économique.
Là encore c'est faux et il suffit pour s'en convaincre de regarder le plan de relance qua Manuel Valls entend mettre en œuvre pour relancer la construction.
Le plan de relance de Manuel Valls est basée sur des exonérations fiscales alors que la capacité de faire construire un logement dépend de sa capacité à emprunter donc de ses revenus.
Et oui. Le énième dispositif d'exonération fiscale destiné à inciter les particuliers à construire (1996 Périssol, 1999 Besson, 2003 Robien, 2008 Borloo, Scellier 2009, Duflot 31/12/2012) et la légalisation de l'inceste locatif ne permettront nullement d'inciter les particuliers à construire des logements.
Pour faire construire il faut en effet emprunter. Pour emprunter il faut donner à la banque le montant de ses revenus. La banque déterminant votre capacité d'emprunt en fonction de l'importance et de la régularité de vos revenus. Ors que constate t on aujourd'hui :
- le gel du point d'indice des fonctionnaires bride leur capacité d'emprunt donc de construction;
- les annonces de suppression de postes dans les fonctions publiques et de réforme territoriale incite les fonctionnaires à ne pas investir donc emprunter sur du moyen ou du long terme;
- le gel des retraites bride la capacité des retraités à construire pour héberger leurs enfants;
- les réformes successives et défavorables des retraites incitent les retraités à ne pas investir pour leurs enfants de crainte de ne plus s'en sortir eux mêmes dans l'avenir;
- le ralentissement des hausses de salaire dans le privé, ralentissement qui sera accentué par la mise en œuvre des exonérations de charges sur les bas salaires prévue dans le pacte de responsabilité, bride la capacité d'emprunt des salariés du privé;
- la suppression des CDI au profit de l'interim et des CDD pour les jeunes incite les banques à refuser les emprunts.
C'est cela la réalité d'aujourd'hui. Ce n'est pas du tout un problème de fiscalité pour les particuliers et les banques mais une logique de niveau et de stabilité des revenus de l'emprunteur.
Il n'est pas réaliste du tout Manuel Valls. Il est même totalement hors sujet voir grotesque quand il tente d'endosser le costume de Sarkozy de 2008 (celui du plan de relance qui n'a rien donné).
Il est même dangereux car aucune des pseudos mesures annoncées ne sont financées.
Menteur, irréaliste et dangereux tel est le vrai visage de Manuel Valls.