Alors que le gouvernement prétend que la lutte contre le chômage est sa priorité, pourquoi fait il un budget et donc une loi de finances qui garantie que le chômage va augmenter en 2015 voir au-delà ?
Car pour comprendre c'est simple il suffit de reprendre ce qui est prévue dans le projet de loi de finances, à savoir une croissance de 1 % en 2015 et plus de 7 milliards d'économies pour les agences de l'Etat et plus de 3 milliards pour les collectivités territoriales.
Avec une croissance de 1 % le privé ne peut pas créer d'emploi suffisamment pour faire baisser le nombre de demandeurs d'emploi. Il faut minimum 2 % de croissance pour cela. Les réductions de dépensent publiques quant à elles vont entrainer des suppressions de postes et des départs plus ou moins volontaires donc une hausse du nombre de demandeurs d'emplois.
Donc mécaniquement le chômage va augmenter en 2015...
Mais pourquoi donc voter une loi de finances qui garantie une nouvelle hausse du chômage en 2015 et rend improbable la baisse du chômage en 2016 ou 2017 ?
Oui car dans le projet de loi de finances il est écrit que le gouvernement espère une croissance de 1,7 % en 2016 et de 1,9 % en 2017. Compte tenu de la poursuite dans le même temps de la réduction des dépenses et de la surestimation traditionnelle des prévisions de croissance dans les lois de finances, le gouvernement entérine donc une hausse du chômage pour les années 2016 et 2017 ...
Celà n'a aucun sens surtout que les hausses combinées du prix de l'énergie (notamment le gazole, le gaz, l’électricité) et du timbre (+ 10 cts au 1er janvier 2015) vont très vite faire reperdre aux entreprises les gains de compétitivité prévue dans le pacte de responsabilité.
Franchement on ne comprend pas la logique du gouvernement. Les députés "fraudeurs" qui le soutienne ne se poseront même pas la question. Peut être qu'il y aura quelques "frondeurs" pour mettre en avant cet anomalie, ce non sens qui consiste à faire voter par le Parlement un budget qui garantie une hausse du chômage pour les 3 années à venir.