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Edito :

" Contrat de travail unique : le nouveau mensonge de Valls et du MEDEF :"

Manuel Valls et le MEDEF ont trouvé une nouvelle fausse excuse pour expliquer la hausse du chômage en France. En effet, selon eux les entreprises françaises ont peur d'embaucher des salariés de peur de ne pas pouvoir les licencier au moment où les résultats de l'entreprise seraient moins bon. Ce qui est de nouveau un "fantasme" comme celui, aujourd'hui éventé, de l'importance des charges sociales qui pèsent sur le travail.


Oui car il est bon de rappeler que le 21 janvier 2014 François Hollande et le MEDEF ont annoncé aux français que pour permettre la création d'un million d'emplois on allez alléger les charges patronales pour un montant de 40 milliards d'euros. Que ce million d'emploi créé le serait grâce à des accords de branches dans lesquels syndicats et patronats, la main dans la main et les yeux dans les yeux, fixeraient eux mêmes le nombre et le calendrier des dites créations d'emploi.


Que reste t il aujourd'hui de cette formidable annonce aujourd'hui ? Rien si ce n'est un pays au bord de la rupture avec l'Europe.


En effet aujourd'hui il n'y a toujours que deux accords de branches conclus et des accords qui ne prévoient aucune embauche des nouvelles mais simplement des embauches programmées du fait des départs naturels. Pire on nous dit aujourd'hui que les entreprises ne peuvent pas embaucher. Que leurs priorités c'est avant tout de refaire leurs marges et de verser des dividendes pour ne pas disparaitre tout simplement.


Il est donc malheureusement de notoriété publique qu'aujourd'hui la baisse des cotisations patronales ne donnera lieu à aucune embauche supplémentaire à court ou moyen terme. Au mieux, comme l'a encore annoncé il y a peu Bernard Arnault, cela peut amplifier une éventuelle reprise qui n'arrivera pas avant plusieurs années.


D'où la nécessité de trouver une nouvelle fausse excuse pour justifier cette absence d'embauche. Et c'est la peur de ne pas pouvoir licencier qui est évoqué.


Cet argument est plus que jamais un leurre aujourd'hui où il est désormais beaucoup plus facile qu'avant de se séparer de salariés jugés en surnombre.


En effet à côté du classique licenciement pour motif économique permettant à toute entreprise en difficulté de se séparer de salariés du fait de mauvais résultat, la loi a ajouté la possibilité de rupture conventionnelle, amiable, tant individuelle que collective. 


La rupture conventionnelle individuelle a été institué par l'UMP en 2008, et la rupture conventionnelle collective par le PS avec la loi de sécurisation de l'emploi en 2013 et les fameux plan de sauvegarde des emplois.


Cela prouve bien qu'il est faux de prétendre aujourd'hui que c'est la peur de ne pas pouvoir faire partir les salariés qui est la cause de l'absence d'embauches par les entreprises.Outre le licenciement les entreprises disposent en effet aujourd'hui des ruptures conventionnelles pour moduler leurs effectifs.


On assiste en réalité à une "course à l’échalote" de pseudos excuses pour justifier une économie exsangue et à bout de souffle dans laquelle plus personne ne veut investir du fait de l'absence de perspective de croissance liée aux politiques de rigueur imposée par Bruxelles et le refus de voir la réalité en face.


Si les français, et surtout les députés sensés les représenter, avaient deux sous d'intelligence ils devraient s'élever en bloc contre la remise en cause du CDI et demander à Valls et au MEDEF de d'abord leur donner le million d'embauches annoncées en janvier 2014 et acheté 40 milliards d'euros pour ensuite, éventuellement, envisager de modifier les règles relatives aux contrats de travail.


Oui car c'est bien 40 milliards d'euros d'allégement de charges qui sont adoptés actuellement à l'Assemblée Nationale et ce sans aucune contrepartie sauf la certitude que cela ne suffira pas pour créer des emplois et qu'il faudra en plus supprimer le contrat à durée indéterminée pour espérer un résultat.


40 milliards qui vont faire défaut tant aux français qu'aux collectivités et qui vont entrainer une baisse de la consommation intérieure qui va réellement dissuader les entreprises de recruter.


La solution réelle est connue c'est la préférence nationale ( pour le Front National ) ou le patriotisme économique pour les socialistes et l'UMP, autrement dit une sortie de Shengen et de l'euro pour faire un véritable plan de relance permettant d'orienter la consommation vers la production intérieure et non plus à l'importation.


La France a tout perdu avec l'Europe. Plus de paquebot (le France n'existe plus), plus d'avion supersonique (le concorde est à la casse) et un TGV aujourd'hui dépassé car développé sur des bases électorales et non pas de logique de dessertes et de nécessités commerciales.


Elle ne pourra sauver le peu qui lui reste qu'en reprenant son destin en main et en redevenant un vrai pays avec une monnaie propre et la maitrise de ses frontières.

 

 

( Par gabdel le 24/10/2014 )

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