Les accusations très claires de racisme portée par Christiane Taubira ce matin sur RTL contre l'UMP confirme que le piège d'élections départementales dénuées de fondement se referme contre Valls et son gouvernement.
L'absence de fondement à ces élections départementales est public et officiel. En effet il a bien été annoncé hier que la loi relative aux compétences des collectivités territoriales venait d'être adoptée en première lecture par l'Assemblée Nationale. Autrement dit personne aujourd'hui ne peut savoir avec certitude qu'elles seront les compétences des conseils départementaux d'ici 3 ou 4 mois. Donc on demande à des candidats de faire campagne sans savoir de quoi ils devront ou pourront s'occuper une fois élu et à des électeurs de voter pour élire leurs représentants pour des collectivités dont on ne sait pas à quoi elles vont servir !
Cette situation empêche toute campagne de fond, tout débat électoral sur les programmes locaux des candidats et sur les orientations générales des grands partis politiques.
D'où la transformation de cette élection par Manuel Valls en référendum national pour ou contre le Front National. Référendum qui en est sa peur, sa crainte, son obsession.
Cependant cette position, bien loin de profiter au parti socialiste et à ses alliés, profite au contraire à l'UMP-UDI qui progresse dans les sondages grâce à l'acharnement de Manuel Valls contre le Front National.
Problème. Sachant que l'électorat socialiste se reportera en masse en faveur du candidat UMP en cas de second tour UMP-PS, Manuel Valls prépare une victoire historique pour l'UMP à ces élections départementales et la disparition de fait de la gauche des conseils génraux dont le Parti Radical de Gauche.
Pas sur que le Parti Radical de Gauche qui n'existe que par ses élus locaux continuent de soutenir Manuel Valls en cas déroute électorale aux départementales.
D'où la tentative de Christiane TAUBIRA d'accuser l'UMP de racisme et de commencer à dire que le Front National et l'UMP sont tout aussi nocifs l'un que l'autre.
Pathétique et dangereux, surtout quand on sait que deux bastions de l'électorat "bobos" pro immigration et mariage pour tous ne participera pas aux départementales (Paris et Lyon).
Surtout, compte tenu de cette implication de Manuel Valls dans la campagne électorale il est très clair qu'il joue son avenir à Matignon sur cette élection comme l'atteste la réception de députés "frondeurs" par François Hollande à l'Elysée.
François Hollande prépare l'après départementales et va mesurer avec ces élections l'impact réel de ce Premier Ministre de "droite" sur l'électorat.
Si Manuel Valls fait fuir l'électorat des alliés du parti socialistes (EELV, PRG) et celui des frondeurs socialistes sans pour autant gagner sur l'électorat centriste il ne pourra pas rester à Matignon.
En effet, avant même la présidentielle de 2017 les élections régionales de 2016 vont être décisives puisque ce sont les régions qui vont désormais avoir l'essentiel des compétences dévolues aux collectivités territoriales. C'est aussi un bastion du Parti Socialiste qui, depuis 2010 gère 20 régions sur 22. Avec 13 régions du fait de la réforme territoriale, le parti socialiste peut tout perdre au cours de régionales de décembre 2015.
Il est mal parti "el blancos"...