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Edito :

" Consentement présumé aux dons d'organes : l'Homme rétrogradé et dépossédé "

Le vote par l'Assemblée Nationale du principe selon lequel toute personne qui décède est présumée avoir consentie au prélèvement et à l'utilisation de ses organes est dramatique pour l'humanité entière. En effet elle signifie officiellement que l'Homme, l'être humain, n'est plus un être sacré et unique, non il n'est plus qu'un produit comme les autres productions humaines, une réserve d'organes qui ne s'appartient même pas à lui même.


Cette désacralisation de l'Homme et la dépossession de son être n'est pas une surprise. Elle n'est que la suite, et non d'ailleurs l'aboutissement, d'une mouvement qui a débuté avec la légalisation de l'avortement.


En effet avec la la légalisation de l'avortement l'Homme n'existe plus qu'à compter de sa naissance. Jusqu'à cette date il n'est pas considéré comme un être mais comme une entité appartenant à la femme qui le porte et qui peut en disposer comme bon lui semble.


Avec la procréation médicalement assistée l'Homme perd définitivement son rang d'être unique et sacré fruit de l'union charnelle de deux êtres. Non l'Homme devient un "projet". Il est désormais l'aboutissement d'un "projet parental". On décide d'avoir un ou des enfants comme on décide d'avoir un chien. Si et quand on estime en avoir envie. Comme Amélie Mauresmo qui décide aujourd'hui à 35 ans d'avoir un enfant tout comme Ellie Macpherson qui, a 51 ans, à envie d'avoir un enfant.


Les deux ne pouvant pas ou plus avoir d'enfants naturellement (l'une étant homosexuelle et l'autre trop âgée) cela n'a plus d'importance puisque la technique et la science peuvent leur donner des enfants sociaux, des enfants conçus dans des éprouvettes et pouvant même être injectés dans le corps d'une femme pour être porté jusqu'à la naissance.


L'Homme aujourd'hui n'est plus le résultat naturel de la fécondation d'une femme par un homme il est un produit que l'on décide d'acheter et que l'on commande en programmant son arrivée. Il n'est qu'une marchandise qui ne s'appartient plus.


Aujourd'hui il y a deux humanités : l'humanité naturelle, de souche, et l'humanité artificielle conçue en laboratoire par la société .


L'Homme, l'individu n'étant plus un être unique et sacré mais une fabrication humaine, un être conçu et voulu par la société il ne s'appartient plus. Son corps et ses organes appartiennent à la société libre de les reprendre à son décès voir avant en cas de coma prolongé.


En tuant Dieu l'Homme a désacralisé l'Homme et a donc tué l'Homme avec un grand H cet être unique et sacré qu'il faut protéger à tout prix.


L'appel des chercheurs à une législation Ethique face aux progrès de la recherche notamment dans le domaine de la génétique tombe dans le vide. L'Homme n'écoute plus. Il ne s'écoute plus trop heureux de penser à tous les bénéfices qu'il pourra tirer de cette marchandisation du corps humain.


L'Homme ne s'appartient donc plus. A sa mort la société peut donc librement lui rependre ses organes pour en faire ce que bon lui semble. C'est normal dans une société où l'individu n'est plus que l'aboutissement d'un "projet parental" dans lequel la conception naturelle n'est qu'une option parmi d'autre. Comme les poulets il y a des enfants "bio" et des enfants de "laboratoire", des enfants qui n'ont plus rien d'unique et de sacré auxquels on peut reprendre les organes qu'on leur a donné...

 

 

( Par gabdel le 11/04/2015 )

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