La nouvelle hausse du chômage du mois de mars 2015 sonne le glas des espoirs mis par François Hollande sur le pacte de responsabilité. Les résultats sont là. Après trois mois d'application la baisse des charges accordées aux entreprises n'a pas permis de faire baisser le chômage ni même d'en endiguer la hausse inexorable et ce malgré un environnement économique plus que favorable.
Oui car il ne faut pas oublier que l'économie française a bénéficié et bénéficie à plein d'un effondrement des cours du pétrole et d'une baisse sans précèdent du cours de l'euro. Et pourtant le chômage continue d'augmenter.
Et il ne cessera d'augmenter et ce pour une raison simple : le gouvernement de François Hollande fait de l'emploi l'ennemi de la croissance.
En effet le pacte de responsabilité a ciblé le coût du travail comme la cause unique de la stagnation de l'économie et de la croissance française. Tant dans le secteur privé que dans le secteur public l'emploi avec son coût trop important est officiellement devenu un frein à la croissance et à l'économie.
Et aujourd'hui toutes les entreprises qui voient leur trésorerie et leurs dividendes augmentées grâce aux exonérations de charges ne peuvent que faire le même constat, oui la baisse du coût du travail et la baisse de la masse salariale sont tout bénéfice pour elles. Grâce à cette baisse la situation s'améliore. Il faut donc tout faire pour rester ainsi voir améliorer encore ce gain et donc surtout ne pas embaucher.
Oui surtout ne pas embaucher pour ne pas, de nouveau, être pénalisé en terme de compétitivité. L'emploi est devenu l'ennemi de la croissance. Toute entreprise qui se respecte se doit surtout de ne pas embaucher et, si elle le peut, tout faire au contraire pour supprimer des postes à grand coup de "départs volontaires". Le plan de départs volontaires est, aujourd'hui, le meilleur investissement possible pour n'importe qu'elle entreprise française ou travaillant en France.
Face à cette situation loin de défendre l'emploi le gouvernement et les socialistes enfoncent le clou et prenne le relais du MEDEF pour faire de l'emploi l'ennemi de la croissance. Ainsi quand Jean-Marie Le Guen explique que le gouvernement ne peut pas flexibiliser autant qu'il le voudrai le contrat de travail à cause des normes constitutionnelles donc des Droits de l'Homme il alimente le fait que l'emploi salarié est l'ennemi de l'entreprise et de la croissance. L'entreprise doit tout faire pour ne pas embaucher sous peine d'être pénalisée, l'emploi est devenu un handicap.
D'ailleurs avec la mise en place du compte personnel d'activité embaucher un salarié sera purement et simplement du masochisme. En effet quand demain une entreprise voudra embaucher elle devra, obligatoirement, prendre en compte les droits acquis du salarié recruté en terme de congés de formation ou de RTT donc d'absences potentielles de son poste de travail. Et bien sur l'employeur devra mettre à jour ce fameux compte personnel d'activité au fur et à mesure de la présence du salarié dans l'entreprise. Ingérable et contre productif. La meilleur façon de dissuader encore plus les entreprises d'embaucher pour investir dans la robotique grâce aux 200.000 euros donnés par l'Etat aux entreprises pour investir.
L'emploi est devenue, grâce au pacte de responsabilité, l'ennemi de l'entreprise et de la croissance.
L'emploi mais aussi la santé publique. Jean-Marie le Guen a été très clair. Avec la suppression des contraintes environnementales et de santé publique de la loi Macron les grands chantiers destructeurs et polluants (Note Dames des Landes par exemple) vont reprendre et se multiplier et provoquer une baisse temporaire de la hausse du chômage sur quelques mois.
De même la natalité est aujourd'hui un handicap. Si le chômage augmente c'est à cause des jeunes qui arrivent en trop grand nombre sur le marché du travail. Jean Marie Le Guen l'a encore répété ce matin. Pour maîtriser le chômage il faut donc maîtriser la natalité d'où la politique du gouvernement en faveur d'une natalité médicale ( car nécessitant une aide à la procréation) au détriment d'une natalité naturelle passant par le biais d'une apologie de l'homosexualité et le fait qu'avoir un enfant avant 30 ans soit, pour une femme, un handicap social insurmontable.
Avec la politique du gouvernement l'emploi mais aussi la santé publique et la natalité sont des ennemis de la croissance économique. Les français vont donc devoir sacrifier leurs acquis sociaux, leur santé et leur désir d'enfant s'ils veulent avoir une chance d'échapper au chômage et à la misère. Pas sur que cela soit un bon slogan pour l'Europe et pour 2017...