Comme chacun les sait le Président Hollande a tenté de lutter contre le chômage grâce à ce qu'il a lui même baptisé de "boîte à outils", c'est-à-dire les contrats aidés ou aides à l'embauche créés ou développés au début de son quinquennat à savoir contrat d'avenir, contrat unique d'insertion, contrat de génération.
Aujourd'hui ces dispositifs ont plus de deux ans et nombre des bénéficiaires salariés ne peuvent plus rester dans ces dispositifs. Soit ils sont recruter par l'organisme ou l'entreprise chez qui ils ont travaillé soit ils doivent retourner à Pôle Emploi ou au chômage.
Jusque là rien d'anormal sauf qu'aujourd'hui la boîte à outils est devenu une boîte à quenelles car l'administration du travail et Pôle Emploi mettent toute en œuvre pour que les organismes ou entreprises ne gardent pas ses salariés à l'issue de leur contrat.
Ainsi dès qu'un CUI-CAE arrive à son terme sans possibilité de renouvellement Pôle Emploi contact l'organisme employeur pour lui préciser qu'il peut toujours bénéficier de l'aide versée mais uniquement si elle ne garde pas le salarié actuel pour un pendre un autre. Oui véritable "quenelle de 12 cm" dans le dos de tous les salariés en CUI-CAE Pôle Emploi fait tout pour dissuader vos employeurs de vous garder à l'issue de vos contrats !
Bien entendu le gouvernement sera étonné du retour des salariés ayant bénéficié d'un CUI-CAE à Pôle Emploi et va diligenter une enquête pour accuser les employeurs de n'avoir pas joué le jeu de la formation ne profitant que de l'aubaine de subventions pour les CUI !
Pour les jeunes en contrat d'avenir ou les apprentis qui espèrent un emploi à l'issue de leur formation François Hollande vient de leur glisser une belle "quenelle de 18 cm" avec la prise en charge par l'Etat à 100 % du salaire des apprentis mineurs. Une belle incitation à ne pas garder les jeunes en emploi d'avenir ou les apprentis diplômés pour qu'ils laissent la place à ses jeunes mineurs qui ne coûtent rien à l'entreprise !
Et oui. L'administration du travail et Pôle Emploi ont sorti la boîte à "quenelles". Ils travaillent pour dissuader entreprises et organismes à recruter les salariés ayant bénéficié de contrats aidés pour en prendre des nouveaux, encore moins cher et toujours plus nombreux.
