Avec la publication du décret relatif à la mise en œuvre de la réforme du collège François Hollande montre son vrai visage : celui d'un petit dictateur méprisant et insultant pour la société.
Oui car par cette publication ce n'est pas seulement l'opposition politique et l'ensemble des élus socialistes qu'il pend pour des "moins que rien" (cela est habituel), non c'est lensemble des enseignants de France qu'il discrédite publiquement.
A la veille du vote des adhérents du parti socialiste sur les motions présentées le message est très clair. François Hollande et son gouvernement ne sont plus de gauche. Sur le fond comme sur la forme ils vont réformer de façon encore brutale que ne l'avait fait Nicolas Sarkozy et l'UMP.
Les adhérents du parti socialiste vont donc devoir dire si, comme François Hollande, ils optent pour une telle politique libérale et conservatrice en votant ou non pour la motion Cambadèlis.
Compte tenu de son attitude méprisante François Hollande est confiant dans la lâcheté des adhérents socialistes qu'ils pensent bien incapable de voter contre sa politique libérale et réactionnaire tant ils ont peur de Manuel Valls.
Outre pour les enseignants la parution de ce décret est un signal fort adressé aux verts : les décrets modifiant le Code de l'Environnement selon l'autorisation donnée en ce sens par la loi
Macron sont prêts et ne seront en aucun cas modifiés. A peine le loi adoptée par le 49-3 il seront publiés. Il n'y aura pas même en semblant de consultation avec les verts et les associations de défense de l'environnement.
Le virage libéral et réactionnaire de François Hollande est clairement annoncé avec :
1) une réforme du collège imposée ayant pour but de dissuader les jeunes d'étudier pour entrer en apprentissage dès 16 ans;
2) une suppression de la quasi totalité des contraintes environnementales pour permettre la mise en œuvre d'un maximum de chantiers disproportionnés et polluants;
3) une campagne de radiation massive de Pôle Emploi de ceux qui ont accepté de quitter leur emploi dans le cadre d'un plan social;
4) adoption de la loi Macron par le 49-3 et mépris du Parlement et des députés socialistes pour le reste du mandat;
5) remise en cause du CDI dans le but de faciliter encore les licenciements;
6) remise en cause du Code du Travail en permettant des accords d'entreprise contraire au Code du Travail et aux Droits de l'Homme;
7) remise en cause des retraites complémentaires.
Ce week end on sera fixé. On saura si le parti socialiste est toujours à gauche ou est devenue un parti de droit soumis à la botte d'un dirigeant méprisant et libéral.