La large victoire du oui au mariage gay des irlandais est, contrairement aux apparences, un désaveu cinglant pour François Hollande. En effet ce résultat provenant à l'issu d'un référendum dans un pays de tradition catholique démontre qu'il est toujours possible et préférable de passer par référendum pour trancher des questions de société. C'est mieux pour tout le monde car un référendum rend la décision irrévocable et mets fin à tout débat ce qui est loin d'être le cas en France.
Loin car François Hollande a seul décidé de ne pas avoir recours au référendum pour faire adopter le mariage "gay". Décision relevant du pouvoir discrétionnaire du Président de la République François Hollande est donc le seul responsable du blocage de la société qu'a engendré l'adoption de la loi sur le mariage pour tous.
Car il faut rappeler que les opposants à cette loi n'ont eu de cesse que de réclamer un référendum, référendum qui devra, de toute façon, être organisé pour trancher le débat sur la PMA et la GPA. On ne peut en effet rester indéfiniment dans cette situation où la PMA et la GPA sont interdits en France mais dont on valide celles pratiquées à l'étranger...
Seul un référendum peut trancher la question et donner une orientation incontestable à la société civile que l'on n'y soit pour ou contre.
Ce refus de François Hollande d'organiser un référendum sur le mariage pour tous est l'une des causes de son rejet par les français dont 77 % ne souhaitent pas qu'ils se représentent en 2017. Car même les partisans du mariage "gay" ont conscience que cette loi n'a rien résolu. Qu'au contraire le débat fait toujours rage et la "Manif pour tous" est même aujourd'hui un parti politique qui négocie son ralliement à Nicolas Sarkozy favorable a une modification de la loi sur le mariage pour tous, modification qui peut se faire par un référendum car la loi référendaire échappe au contrôle du Conseil Constitutionnel.
Non cette victoire du oui au référendum irlandais sur la mariage "gay" est une nouvelle preuve de l'incompétence de François Hollande tout comme, à un autre nivau, l'entrée des troupes de Daesh dans Palmyre...