Alors que les adhérents socialistes viennent de voter en faveur de la politique libérale du duo Hollande - Macron le monde du cinéma vient de leur infliger deux quenelles d'or pour dénoncer leur lâcheté et leur inquiétude face à la dérive droitière et libérale de la France.
Palme d'or pour Jacques Audiard, dont la critique affirme que "Dheepan" est un film moyen pour ce cinéaste, qui raconte l'histoire d'un réfugié Tamoul qui découvre la violence des banlieues françaises et son climat quasi guerrier. Première et gigantesque quenelle infligée aux socialistes français devant les yeux du monde entier.
Mais plus belle c'est le prix d'interprétation pour Vincent Lindon. Non pas qu'elle ne soit pas méritée loin de là. Vincent Lindon est un grand acteur et, comme François Bayrou, un exemple de réussite malgré des difficultés d'élocution. Non. Non Vincent Lindon est l'acteur social par excellence. Un acteur de gauche miltant n'hésitant pas à se mettre en danger dans des films engagés. Tout le monde se souvient de "La Crise" de Colinne Serrau (1992) où un cadre licencié découvre l'égoïsme de tous ceux qui l'entoure. De "Welcome" de Philippe Lioret (2009) quand il joue un maître nageur qui va apprendre à nager à un réfugié pour qu'il rejoigne l'Angleterre à la mer. Et bien sur ce film pour lequel il est récompensé, "La loi du marché" où il joue un demandeur d'emploi de longue durée obligé d'accepter n'importe quel emploi pour survivre, emploi pour lequel il sait être totalement incompétent.
Ce sont des quenelles majestueuses, massives, en or massif, que les frères Cohen et le jury viennent d'infliger aux socialistes et aux bourreaux qui se préparent à traquer les demandeurs d'emploi pour les "forcer" à prendre n'importe quel emploi ou qui utilisent les banlieues et les étrangers pour récupérer des voix.
Espérons que ces quenelles en or seront bien reçus et que les adhérents socialistes se réveilleront. Mais on y croit pas beaucoup veut l"inculture du gouvernement qui, de plus, s'en
vante ouvertement...