Votre pseudo :

> anonyme

 

Edito :

" En quoi le plafonnement des dommages et intérêts en cas de licenciement sans cause rélle et sérieuse est une erreur?"

Il ne fait plus aucun doute aujourd'hui que Manuel Valls va, une fois de plus, courber l'échine et se mettre à genoux devant le MEDEF en annonçant le plafonnement des dommages et intérêts aux salariés victimes de licenciement abusif.


Pour un espagnol de naissance, catalan de surcroit, quel manque de fierté et d’orgueil. Dans mon esprit les catalans étaient des hommes forts et fiers. En fait ils sont faibles et lâches.


Il n'en reste pas moins qu'il revient à expliquer en quoi le plafonnement des dommages et intérêts en cas de licenciement abusif est une très mauvaise idée.


D'abord sur le principe même. Rappelons en effet que l'on parle ici d'employeurs qui licencient un ou des salariés sans raisons valables comme le fait qu'elle porte un voile car elle s'est convertie à l'Islam, annonce son homosexualité, tombe malade, n'a plus le même rendement qu'avant, ne sert plus à rien du fait de l'achat d'un nouveau matériel informatique, pour augmenter les bénéfices et pouvoir partir avec sa famille aux sports d'hiver. Il s'agit donc de sanctions destinées à condamner des comportements inavouables dont on nous "rabat" les oreilles sans arrêt toute la journée comme la lutte contre l'homophobie ou l'islamophobie. En clair un homme ou une femme qui va crier "sale pédé" à un gars qui lui a coupé la route risque la prison alors que l'employeur qui vire son salarié marié à un autre homme et père de deux enfants conçus et nés par GPA va s'en tirer en payent une indemnité qu'il aura pris soin de se constituer ? Idem pour le salarié qui se révèle pratiquant ?


C'est déjà donc, sur le principe une aberration. C'est aussi donner une image négative aux entreprises et renforcer les victimes de discrimination dans leur défaitisme.


Oui c'est officiel les employeurs sont tous des "salauds" qui veulent pouvoir licencier ceux qu'ils ne peuvent plsu voir en peinture et ce sans raison. C'est sur que c'est la raison pour laquelle nombre de jeunes de banlieues ne peuvent pas garder un emploi...


Bien entendu c'est une injure faite à l'ensemble des conseillers prud'homaux, tant les conseillers prud'homaux salariés que patronaux. Ils ne sont pas dignes de confiance. Ils ne savent pas ce qu'ils font et allouent des dommages et intérêts sans réfléchir leur but à tous, même ceux représentants les employeurs, est de couler le maximum d'entreprise !


C'est également une provocation de plus en direction de la gauche du parti socialiste qui refuse déjà de voter la loi Macron en l'état. On prétend au Congrès de Poitiers que l'on veut réunifier la fauche et, dès le lendemain, on leur plante un poignard dans le dos. Le but étant de pouvoir utiliser le 49-3 est de montrer aux "bobos" socialistes terrorisés par le 07 janvier qu'ils sont bien sous une dictature qui gouverne sans majorité parlementaire mais sous la dictée du MEDEF et de Berlin.


Là où l'entreprise et l'économie ont besoin de confiance on va de nouveau insuffler de la défiance, défiance de l'employeur envers le salarié non productif ou qui ne plait plus et défiance du salarié envers l'employeur qui de toute façon finira par le licencier même s'il se "tue" à la tâche ...


Et tout celà pourquoi ? Au nom de quoi un tel gâchis ? Au nom d'un mythe social, celui de l'employeur qui n'ose pas recruter de peur de ne pas pouvoir le licencier quand les affaire seront moins bonnes. Mythe puisqu'il ne s'agit pas du tout de cela mais de la crainte de ne pouvoir se débarrasser de son ou ses salariés quand on aura plus besoin de lui ou que l'on ne voudra plus de lui dans motif économique. Mythe puisque depuis que l'on a facilité la rupture du contrat de travail par la reconnaissance de la rupture conventionnelle le chômage n'a cessé d'augmenter et les embauches ne sont pas plus nombreuses.


A ceux qui prétendent que cette idée n'est pas superflue puisqu'elle est soutenue par un prix Nobel de l'économie on répondra que ce n'est pas exact. En effet si le prix Nobel en question estime qu'il faut faciliter les licenciements sur le principe c'est en contrepartie d'une indemnisation conséquente pour le salarié mais aussi du paiement d'une taxe que l'entreprise doit verser à la collectivité (ASSEDIC par exemple) pour permettre de financer la rémunération et éventuelle reconversion du ou des salariés licenciés.


Mais de cette taxe ni le MEDEF ni son petit "chien chien" Manuel Valls ne veulent en entendre parler.


Faible, lâche et dépensier. Le catalan espagnol n'est beau à voir...

 

 

( Par gabdel le 08/06/2015 )

Ecrire votre commentaire:

vous n' êtes pas identifié !

Nous acceptons: la polémique ,la mauvaise fois, l' humour, l'ironie, le débat, l' humeur...
Nous refusons: l' insulte, la grossierté, la diffamation, et tout ce qui touche à l' éthique.

Notre modérateur se réserve le droit de supprimer les commentaires ne correspondant pas aux critères