Le "yoyo" des sondages relatifs à son action a du confirmé à François Hollande que ce que les français attendent avant tout d'un Président de la République c'est de l'autorité. De l'autorité face au danger et en matière de défense intérieure et extérieure mais aussi en matière économique et sociale.
Et c'est là où le bas blesse. En effet alors que l'action du Chef de l'Etat en matière de lutte contre le terrorisme faisant preuve d'autorité en imposant ses décisions à tous (en ce compris sa majorité) est soutenu et salué, sa soumission au désidérata de Bruxelles et du MEDEF en matière économique et sociale le fait de nouveau replonger dans les sondages.
Ainsi, quand la Ministre du Travail explique que les conditions pour une véritable baisse du chômage ne sont pas réunies et ce, malgré les milliards d'euros donnés aux entreprises par le biais du pacte de responsabilité cela fait désordre. Cela montre l'absence totale de pouvoir et d'autorité du Chef de l'Etat dans ce domaine contraint de toujours céder face à Bruxelles et au MEDEF dans l'espoir d'obtenir quelque chose.
Le MEDEF ne se prive pas d'ailleurs de profiter de chaque occasion pour montrer que c'est lui le maître du jeu et que le Président e la République est un pantin. Ainsi quand il demande aujourd'hui un plan d'urgence pour l'emploi basé sur la plus grande facilité de rompre un contrat de travail et toujours plus d'exonération de charges il sait qu'il va avoir gain de cause. Il sait que son agent infiltré, Emmanuel Macron, est dans la place et dirige en fait la politique économique et sociale voulue et décidée par le seul MEDEF.
Les échecs, parfois très lourd (comme Lionel Jospin en 2002), des Premier Ministre candidats à l'élection présidentielle doivent rappeler à François Hollande que faute de cohabitation il sera essentiellement jugé sur son action en matière juridique et sociale et que c'est cette dimension qui peut le faire perdre en 2017 quelque soit le candidat ou candidat(e) en face.
En effet résultats ou non ce qu'attendent les français d'un Président de la République c'est de l'autorité et des prises de décision et non un pantin contraint de se soumettre aux désidératas de tel ou tel composante de la société.
En d'autres termes les français veulent retrouver le "Moi Président" qu'ils ont élu en 2012 et non le "moi soumis aux exigences du MEDEF" qu'il est devenu depuis 2013.